28.02.2009

3 ans d'âge mental

Pour fêter le retour de ma playmobilette, voici un petit strip tout en légèreté.

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Oui, je l'avoue, des fois, je pète dans le métro et ça me fait rigoler.

Pardon






27.02.2009

Philippe Djian - Impardonnables

Quand Véronique m'a proposée de recevoir le nouveau roman de Philippe Djian, j'ai dit « ouééééé ! ».  D'une parce que je suis une papivore boulimique et de deux, Djian, j'aime. En Fait, je n'ai découvert Djian qu'assez récemment, y a deux ans et demi, un mec s'en était plus ou moins servi pour me séduire.  Il adorait Fante et Djian, m'a offert le premier, j'ai acheté le second. Depuis, Dieu seul sait ce qu'est devenu le garçon mais les auteurs, eux, je les ai gardés.

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Revenons en aux Impardonnables. Djian est difficile à résumer vu qu'il balance des faits qui seront exposés plus tard, comme si nous étions directement dans la tête de son personnage. On apprend les choses de façon anachronique. Prenons exemple de Francis, le héros de ce nouveau roman. Dès les premières pages, Francis évoque un accident. Celui-ci sera décrit plus tard, d'autres détails s'ajouteront au fur et à mesure des pages. C'est ce que j'appellerais un processus pervers pour me forcer à continuer à lire alors qu'il est tard et que je dois dormir, quand même.  Mais je vous gratifie quand même d'un succinct résumé : Francis, un écrivain vivant au Pays Basque, vit dans sa maison avec Judith, sa deuxième épouse. Il doit recevoir la visite de sa fille, Alice, du compagnon et des jumelles de celle-ci mais Alice n'est pas dans l'avion. Elle a disparu. Les recherches sont lancées mais ce roman n'est pas un polar, il s'intéresse beaucoup plus aux turpitudes de Francis qui navigue entre passé et présent, assemblant pour nous les pièces du puzzle.

Alors j'ai lu quelques critiques (ici et ) reprochant le manque de surprise dans ce roman. Il est vrai que j'avais également deviné un des ressorts essentiels du roman mais dans la mesure où il ne faut pas chercher qui a tué le Dr Lenoir dans la bibliothèque avec le chandelier, je ne trouve pas ça si gênant. L'essentiel n'est pas tant l'action en elle-même que les réflexions et décisions qu'elle engendre. En gros, tout tourne autour de la notion de pardon ou non. Moi qui suis du genre pas rancunière pour deux sous, ça me parle.

En résumé, oui, j'ai aimé le livre même si j'ai un peu regretté qu'il soit si bref, je pense que quelques points auraient mérité un développement plus important, certaines zones d'ombres auraient pu être mises en lumière. Je ne suis pas super fan des romans lus en quelques jours, c'est vrai. Et encore, heureusement que je ne suis pas en vacances, je pense que j'aurais pu le lire en une journée. Ca laisse un peu sur sa faim. On ne se perd certes pas dans des circonvolutions inutiles qui ne sont là que pour rajouter quelques pages mais quand même...

En attendant, ma mère s'est déjà mise en tête de la liste d'attente pour récupérer le bouquin.

 

26.02.2009

La femme mal bottée

Parfois,les créateurs flattent l'enfant en nous. Par exemple avec les strass et les couleurs vives. Mais si je suis une bonne cliente de tout ce qui est régressif, y a quand même des limites à ne pas dépasser, celles du ridicule et de l'élégance.

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La dernière fois, je me suis moquée des crocs alors restons dans le rayon des chaussures en plastique aaaaaaavec... les bottes en caoutchouc. Oui le caoutchouc et le plastique, c'est pas mal la même chose et si j'étais une scientifique, ça se saurait. Donc les bottes en caoutchouc dites aussi bottes de pluie, c'est le truc que je ne comprends pas et que je ne conçois pas ailleurs qu'au bord de la mer avec un ciré, voire en forêt après la pluie mais c'est tout.

Certains me diront qu'il y a tout plein de couleurs et d'imprimés sympas, ça ajoute une touche d'originalité. Ouais mais non. D'abord, ça ne flatte pas la silhouette et ça, c'est indéfendable, à moins qu'on aime le look poteau à la place des jambes. Or si je me répète que c'est jour après jour que je gagnerai la bataille du pouvoir d'achat de la sveltesse, c'est pas pour adopter un look jambes carrées.

Par ailleurs, j'en suis persuadée, ça doit cocotter. Dans le caoutchouc, le pied sue, c'est inévitable. Alors imaginez un peu à la fin de la journée l'odeur de notre pauvre petit peton, surtout si on a mis des bas... quoi qu'avec des chaussettes en laine, on transpire aussi et ça n'aide pas. Alors l'erreur fatale ultime, c'est de les mettre à un rendez-vous galant qui se termine en petite tenue, vous deviendrez à vie « Carine, tu sais, la fille qui puait des pieds. » Et alors, ça, c'est juste pas question. On peut pardonner quelques poils disgracieux dus à un coïtus impromptus mais des pieds qui puent, ça fait de suite la fille sale et ça, non.

Alors le côté régressif, on le cultivera avec des petits bijoux strassés ou les fameux serre têtes à la Clara Sheller que, promis, je m'achète dès que je suis moins pauvre, sans doute en 2017. Pensons un peu à ma conseillère financière, quand même !

PS : Si tu t'appelles Carine, ne te sens pas visée par cette histoire de pieds qui puent, je ne connais pas de Carine, c'est pour ça...

PPS : Si tu t'appelles Carine et que tu me connais dans la real life...tu peux me rappeler qui tu es ?

 

 

25.02.2009

C'est MA douche, t'entends ?

On pourrait croire que je ne suis qu'amour et gentillesse mais je vais vous faire une révélation mes pioupioux : ce n'est pas tout à fait vrai. Ici, je ne montre que mon côté gentillet, glam and glitters avec une pointe de dark lady histoire de rendre le tout plus crédible mais en vrai, des fois, j'ai un caractère épouvantable. E-pou-van-ta-ble, vous dis-je. Y a des fois, j'ai envie de taper les gens. Genre la pouffiassista de ce matin, créoles en plastique, chewing gum mâché avec vigueur, queue de cheval « coque », musique à fond les ballons qui arrive sur le quai du métro et ose se poser DEVANT moi qui attends déjà depuis 5 minutes. Elle a de la chance que j'ai pu également rentrer dans la rame (pleine) sinon, je l'aurais dégagée en la tirant par les cheveux. Non mais...

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Depuis quelques temps, je vais très souvent à la piscine, dès que j'ai une soirée de libre en fait. Ouais, j'ai arrêté la gym suédoise pour cause de « j'ai pas les moyens de payer le forfait annuel et le forfait trimestriel est nase ». J'attends un abonnement plus intéressant maintenant. En attendant, je nage et j'aquajogge. 1h de nage + 30 minutes d'aquajogging, je vous jure que les résultats sont visibles. Mais à la piscine, j'ai mes petits rituels et ça m'agace quand les gens ne les respectent pas. Même s'ils ne les connaissent pas. D'abord, j'aime bien avoir le casier 433. Pas de raison particulière mais c'est celui que je prends dès que je peux comme ça, je suis sûre de pas me tromper. Le 437 va bien aussi. Encore, ça va, je ne suis pas trop psychorigide du casier. C'est après que ça se complique.

A la piscine prout prout, une fois en haut des escaliers, tu as le choix entre les douches pour femmes, à gauche, et celles pour les hommes à droite. Normalement, quand t'es pas con, tu trouves de quel côté tu dois aller sauf pour le lourdaud d'hier. Genre le mec, quand il s'est fait engueuler par le gars qui nous asperge les pieds avec son jet, il a répondu « ah je savais pas ! ». Il est le seul mec des environs (sauf celui du jet) et ça l'étonne pas ? C'est ça ouais et la marmotte...

Dans ces douches, il y en a une de magique, une qui a un jet très puissant qui te masse tout le dos comme il faut, la douche orgasmique. Plein de gens ne l'aiment pas car elle est forte, moi, je l'aime justement pour ça. Mon but pour une session de piscine parfaite (outre avoir le temps de finir mes exercices le jour où on se fait dégager du bassin à 20h45, ce qui n'arrive JAMAIS), c'est d'avoir cette douche en arrivant et en partant (oui, je passe deux fois aux douches, je trouve ça normal). Si c'est pas le cas, je pense plein de mal de la personne qui me pique MA douche, je guette le moment où elle va se barrer pour prendre sa place. Parce que moi, au moins, je me dépense, je suis la seule à nager une heure d'affilée et ce sans m'arrêter 10 minutes en bout de ligne et en plus, j'aquajogge une demi-heure. En conséquence de quoi, je trouverais légitime de pouvoir avoir la priorité sur la douche massante et pas les mollassonnes qui vont en plus m'embêter car elles nagent à deux à l'heure et en plein milieu pour que je ne puisse pas doubler.

Et puis, moi, je viens à la piscine pour me dépenser et me détendre, je paie l'entrée 4.69 (je les achète par paquet de 10) pour slalomer entre les boulets qui s'ébattent en liberté sous l'œil des MNS qui ne cherchent surtout pas à faire respecter les lignes alors j'estime que cette douche me revient. Sinon, je suis plus très détendue, grml grml

PS : Si, hier soir, je l'ai eue mais pas de suite, une mollassonne l'avait prise. Ou c'était la vieille, je me souviens plus bien. Pourquoi, tu me trouves pas détendue, là ??

 

Ashley Jade - Let me be your Fantasy

Cette semaine, je vous propose une blonde jeune femme qui danse sur de la bonne dance commerciale parfaite pour faire bouger les bodies, une chanteuse interchangeable qui ne sortira sans doute que ce single mais c'est une vraie pépite. Un soupçon de Christina Aguilera, de Dita Von Teese, d'une Pussy Cat Dolls et une bonne dose d'Eve Angeli et ça nous donne Ashley Jade qui a volé ses tenues à un club de strip tease tendance SM.

Sinon, si vous voulea savoir qui est cette belle blonde, c'est encore une Anglaise qui faisait autrefois partie du groupe Soda Club, elle a sorti un album en 2005 dont est extrait cette sublime chanson qui a pas mal marché, un autre en 2006 qui semble avoir fait un flop et depuis, plus rien.

Par contre, j'adore le canapé rouge, j'ai toujours rêvé d'avoir le même.

 

24.02.2009

Les hommes et leur délicatesse 3 tonnes

J'ai souvent tendance à croire qu'on n'a que ce qu'on mérite mais des fois, je me sens un peu victime sans raison apparente. Prenons hier soir par exemple. Je discute avec MAP sur MSN quand une autre fenêtre de conversation s'ouvre. Un mec que j'ai vaguement côtoyé en octobre, un simili coït catastrophique. Nous l'appellerons M. Moufle, les initiés savent pourquoi.

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Mi décembre, M. Moufle m'envoie un message sur Facebook à base de « hé, ça va depuis la dernière fois ?». J'oublie d'y répondre. Mais vraiment, j'oublie, ça m'arrive tout le temps. Il y a peu, je constate que le monsieur m'a virée de Facebook et je culpabilise. Oh my, j'ai malgré moi pratiqué le silence radio que je dénonce vigoureusement chez les hommes. C'est mal, c'est mal. Comme dirait Dany, ne fais pas aux autres ce que tu ne veux que l'on te fasse à toi-même.

Du coup, je le débloque sur MSN et hier soir, il vient me parler. Après m'avoir demandé qui j'étais (charmant mais ok, j'avais pas mon avatar), il me remet bien et détaille mes performances, me complimentant sur certaines pratiques que je maîtrise à la perfection apparemment. Ouais, délicat, super ! Notez que je n'en fais pas autant. Il me demande poliment ce que je deviens, je lui explique que j'ai énormément de travail et pas de temps mais bon, il glisse une question sexuelle une réplique sur deux, ça donne à peu près :

M. Moufle : Et alors, ça va le boulot ?

Moi : Ouais, enfin, débordée, ouhlala !

M. Moufle : T'as testé de nouveaux trucs sexuels depuis la dernière fois ?

Moi : Pas que je me souvienne mais en ce moment, pas le temps, boulot boulot

M. Moufle : Et la santé, ça va ?

Moi : Ouais, stressée et claquée mais faut ce qu'il faut si je veux réussir

M. Moufle : Et tu as vu d'autres mecs ?

Bon, bref, vous noterez comme j'essaie subtilement de me créer un alibi à base de « ouhlala mais je suis pas disponible ». D'ailleurs, quand il commence à se faire pressant, je lui dis de ne pas compter sur moi avant avril. Quand je sens qu'il a envie de jouer à la webcam, je lui explique que je suis en train de terminer un dossier et que j'aimerais aller me coucher ensuite donc non, pas le temps. Mais...mais il insiste le bougre. Je dis non. Il me dit qu'il comprend que j'ai du taf mais il insiste bien sur tout ce qu'il aimerait qu'on fasse. Non mais ça le dérange pas de raconter ça à une nana qui n'est clairement pas dans le bain ? Et allez, il m'envoie une invitation à le mater sur sa cam. Mais je parle français ou pas ?

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Donc ce qui devait arriver finit par arriver, je me suis légèrement énervée. Notez que j'ai été très correcte. Quand je lui dis que non, j'ai pas le temps de jouer avec lui, il me répond qu'il aimerait que sa **** soit dans ma ****** (remplacez les étoiles par ce que vous voulez), j'en peux plus : « Bon, écoute, je t'ai déjà expliqué que j'avais pas le temps, n'insiste pas ». C'est pas méchant. Mais ce fut suivi d'un silence éloquent. Je me suis déconnectée sans bruit. Au moins, maintenant, je pense qu'il a mérité son silence radio.

Je supporte pas les mecs qui ne respectent pas mes envies, mes désirs et m'imposent leurs délires sexuels alors que je leur indique clairement que ce n'est pas le moment. M. Moufle, éliminé. Et Amant du bout du monde aussi, tiens, il est trop pareil, à n'en avoir rien à faire de ce que je lui raconte, ça m'agace.

Et voilà qu'Ex kilétrobo (mais de moins en moins, en fait, je trouve) a répondu sur Facebook à la question « pensez vous que Pink embrasse bien ? ».

Ils m'épuisent.

PS : Allez, un petit coup de Dany, je m'en lasse pas.

 

23.02.2009

Réveil story

Ce matin, je me suis réveillée avec une idée d'article que j'ai trouvé trop funky. Il faut savoir que mes idées au réveil sont aussi brillantes que celles que j'ai quand j'ai la fièvre et que je trouve spirituel de me prendre pour une mangue. Mais bon, j'assume donc voici la passionnante histoire de mes réveils.

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Depuis que je suis salariée (donc ça fait un moment), je mets toujours deux réveils à sonner. Le premier, c'est la radio, le second, le mobaïle car n'être réveillée que par un bip bip bip, ça me stresse. J'aime mieux être réveillée par de la musique ou une personne qui parle. Ce qui n'empêche pas que les deux soient éteints dans la seconde avec un gracieux « hmmmmmm, ta gueule ! ». Evidemment, mon radio réveil se manifeste toutes les 7 minutes alors que mon portable, plus raisonnable, lance son doux bip toutes les 9. Quoi que pour le portable, le pire, c'est la vibration. Si j'ai pas pris la peine de le poser sur mon livre, la vibration sur la table de nuit me provoque des palpitations. Et les palpitations dès le réveil, ça me fout de mauvais poil.

Tu vas me dire que tu t'en fous et que je suis vraiment nase au réveil. Attends, c'est pas fini. Hier soir, tu vois, je me suis couchée tard. Parce que le dimanche, j'ai tendance à me lever tard donc j'ai pas sommeil. Et forcément, le lundi matin, ça tire, ça grogne... Premier réveil somme « grmlgrml ta gueule ! » et d'une main lourde, j'écrase le réveil. Quelques minutes plus tard, le téléphone prend le relais : « grpffffff, ta gueule ! » et d'un doigt presque agile, je coupe. Et ça resonne, resonne, resonne, jusqu'à ce que je me décide à quitter ma couette après avoir fait la revue de toutes les excuses possibles pour ne pas aller bosser et rester au lit. Je faisais déjà ça au lycée et à l'arrivée, je séchais jamais.

Mais ce matin, ayant particulièrement la tête dans le c*l (je ne suis pas une fille vulgaire), quand mon portable a sonné, j'ai appuyé sur mon réveil plusieurs fois, le regardant d'un air désespéré genre « mais tu vas te taiiiiiiiiiiire, oui ? ». Me récroulant sur mon oreiller pour 2 mn de répit, je me suis dit : « hihi, c'est rigolo de confondre réveil et portable, hihi, je vais en faire un article ! ».

Je sais, c'est totalement pitoyable et je ne sais comment j'ai pu trouver durant tout ce temps que c'était une idée super funky. Je me fais vaguement penser aux gens qui marinent une blague pendant trois heures pour se prendre un bide monumental quand ils la sortent. Moi au moins, j'ai conscience que le bide est là avant même de formuler mon histoire.

Ceux qui pensent que j'ai besoin de vacances, tapez 1 !

PS : Non mais sérieux, d'où j'ai cru que cette idée d'article était chouette, hein ?

PPS : Peut-être qu'avec un simulateur d'aube, j'aurais des réveils plus charmants

PPPS : Quand je suis avec un homme, je dis jamais "ta gueule" à mes réveils.

20.02.2009

Le drame de la 4e de couverture

(Sous titre : les éditeurs sont-ils vraiment très très cons ?)

Pioupiou d’amour, tu noteras que j’ai une passion dans la vie : surjouer ma vie en faisant des titres plein de tensions et de drames alors que je vais parler d’un truc pas fondamental en soi. Mais je suis une blogueuse et je dois mettre tout plein de strass et de paillettes d’un côté (genre quand je glande devant la télé un samedi, j’en fais un moment glamour avec plein de produits de beauté) mais il faut aussi mettre du drame, du sang et des larmes pour qu’on ait la sensation que derrière tout ce rose, y a une vraie fille.

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Et hop, une demi douzaine de lignes qui n’ont rien à voir avec mon propos mais j’y viens. L’autre jour, Vicky m’a prêté Jane Eyre pour que je le lise, histoire que je comble mon inculture, un peu. Je me plonge donc dans la lecture et je trouve ça trop bien, en fait. J’avance dans la lecture, découvrant à chaque page l’évolution de l’histoire. Mais lundi soir, j’ai fait une erreur. En fermant le livre pour dormir, j’ai eu la sotte idée de lire le résumé de 4e de couverture, résumé qui révèle un rebondissement qui a lieu à la page 340 à peu près (sur 520). Mais quelle bande de cons ! C’est pas possible d’être aussi crétin. Ca gâche carrément le plaisir, ça nuit totalement au suspense. Parce que je suis sûre que je l’aurais pas vu venir (notez que je balance pas, moi).

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Et c’est pas la première fois que ce genre de mésaventure m’arrive. Dans Guerre et Paix, j’avais farfouillé dans les annexes et découvert la mort de certains personnages et le mariage d’autres sur une généalogie mais à la limite, ça m’apprendra à regarder les annexes avant de finir le livre. C’est comme quand ado, je lisais toujours la dernière page d’un roman et une fois, pour un Agatha Christie (ohé, j’étais en 5e !), j’avais lu que le coupable était une femme, sans avoir son nom. Le roman n’avait plus le même sel après. Mais bon, à l’époque, la seule conne de l’histoire, c’était moi alors que coller un rebondissement qui se déroule presque aux deux-tiers du roman dans le résumé, c’est une connerie sans nom. Si je voulais savoir ce qu’il se passait si loin sans lire le bouquin, je serais allée sur wikipedia. Bande de truffes.

Avant, je râlais après les 4e de couverture qui reprenaient un extrait du roman sans m’en éclairer sur l’histoire, que je sache si j’achète ou pas. Parce que bon, certains auteurs, je bondis dessus sans même regarder de quoi il retourne tellement je les aime d’amour mais je les connais pas tous non plus et parfois, attirée par une couverture aux couleurs chatoyantes (oui, le packaging littéraire fait aussi de moi sa victime, parfois), un livre me saute dans les mains, le coquin. Et bien une jolie couv ne fait pas forcément le bon livre, hé oui. Mais au moins, ça ne révèle rien de l'intrigue.

En tout cas, messieurs du Livre de Poche, je ne vous félicite pas !

19.02.2009

Je suis une victime passive du packaging

Hier, je suis allée m'acheter à manger au Monoprix, rien de bien passionnant jusque là. Comme j'avais soif, je passe aux rayons boissons et que vois-je ? Une petite bouteille de thé gingembre-ginseng-miel avec des feuilles de cerisier, le tout sur fond rose et vert, son girly. Evidemment, je l'achète.

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Après mon déjeuner, j'ouvre ma bouteille de thé et... beuuuuuuuuuuuuh. Pas bon, pas bon. C'est super amer, pourquoi y a du rose sur la bouteille alors hein ? Et voilà, j'ai été victime du packaging, comme toujours. Je suis le genre de filles à être attirée par les jolis emballages et même à vouloir les garder sans savoir ce qu'elle en fera. Genre j'achète une bouteille d'Absolut juste pour la boule à facettes ou la trousse paillette (pratique en fin de compte).

Je me souviens de la fois où j'avais déjeuné à Cojean (such a pétassista) avec une amie, j'avais acheté une bouteille de thé à 4 euros parce qu'elle était jolie. Le thé était certes bon mais j'ai même pas gardé la bouteille : le sucre, ça finit par puer et allez laver une bouteille sans goupillon, vous.

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En fait, ça m'énerve un peu de tomber dans ce genre de marketing à deux balles. Je me vante de ne pas être sensibles aux pubs à la télé ou dans les journaux (les jolies, je les garde, ça suffit à mon bonheur) mais dès que ça flatte mes yeux, je plonge. Faut dire que je suis une sensuelle, moi. Pas dans le sens sexuel du terme mais dans le sens « aime utiliser tous ses sens ». J'aime en gros quand c'est doux, que c'est chatoyant, que ça sent bon, que ça sonne bien et que c'est délicieux. Une jolie bouteille qui recèle un délicieux brevage, je m'en fous du prix, je la veux. Une fringue chatoyante et toute douce pour ma peau, je la veux. Un poivron étincelant qui sent fort le poivron (ce qui tombe plutôt bien), je veux le croquer. D'ailleurs, je tiens à dire que le Monoprix à côté de chez moi m'emmerde à me proposer des poivrons oranges et pas rouges qui sont mes préférés. C'est encore un truc OGM, ça !

Bref, tout ça pour dire que j'ai beau faire ma maline, je suis une pigeonne et c'est tout. Ca fera plaisir à ceux qui sont payés pour concevoir un super packaging. Un métier qui m'aurait bien plu si j'avais des talents artistiques et esthétiques, d'ailleurs. Mais à mon grand âge de 2X ans, il serait temps d'arrêter de me faire attraper par ce piège si gros.

Ou alors les packageurs, mettez des choses bonnes dans vos beaux paquets (phrase sans aucun double sens, je ne connais aucun packageur) histoire que je ne me force pas à finir ce fuckin thé.

PS : Pour ceux qui voudraient connaître la marque dudit thé, je m'en souviens plus. Je sais, un truc arrivé hier et déjà oublié, c'est navrant.

18.02.2009

Samedi chouchoutage

Depuis quelques temps, le samedi, je me mets en off. Sortir ? Et puis quoi encore, on est si bien dans la chaleur de son chez soi. Oui, l'hiver et moi, on n'est pas très copains, je le boycotte un peu. Rien ne m'émoustille plus que la perspective de m'enrouler dans une couverture ou une couette, à part peut-être m'enrouler en duo.

 

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Alors depuis quelques temps, mes samedis soirs se suivent et se ressemblent, à ma grande joie. En un, un petit repas mitonné par mes soins. Des crèpes parfois ou mon menu régressif préféré : cordon bleu, pâtes à la tomate. Ca peut aussi m'arriver de finir la bouteille de champ qu'on s'est ouvertes la veille avec MAP mais on ne fait pas ça tous les jours non plus. Mais deux fois depuis 2009, ça m'en fait du champagne à siroter (plus celui que m'a laissé Ex torride mais c'était pas un samedi que je l'ai bu). Bref soirée grand luxe.

Une fois ma tambouille faite et ingérée, je me pose devant mon ordinateur, allume Médium et je trafique. Du photoshopage, du montage (enfin, faut que je m'y remette sérieusement, j'ai plein d'idées de clip façon cyclothymie), de l'écriture... et pas mal de glandage en règle aussi, yahoo jeux est traître. Mais quand même, il faut que j'œuvre à ma beauté donc je profite de cette soirée apaisante pour me chouchouter : c'est la fête du peeling, du masque et du gommage, tout sur ma figure, mmmm. Un peu d'huile sur ma peau, mmmm.

 

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Parfois, je m'autorise même « la totale ». Je fais couler un bon bain chaud que je parfume à la fille. Mon petit truc : je bloque un sucre effervescent pour le bain (la senteur océane de Sephora, mon chouchou) entre mon dos et la baignoire et je laisse fondre, ça fait un peu comme un mini jacuzzi. Après, je m'arme de mes magazines préférés (le tryptique Biba-Cosmo-Glamour) et je lis. De temps en temps, je rajoute un peu d'eau chaude et je savoure. Certains mettent des bougies, je ne suis pas de cette école essentiellement parce que le seul endroit où je peux en mettre, c'est au niveau de la tête et j'ai pas envie de me cramer les cheveux. Mais c'est pas grave. Je lis les magazines que même que s'ils tombent dans l'eau, c'est pas trop grave. J'ai testé, un Cosmo mouillé survit bien mieux que Courrier International dans la même situation.

 

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Bref, le samedi soir, à l'arrivée, je me couche détendue, parfumée, récurée. Alors que dans ma prime jeunesse, quand je sortais, je me couchais saoule, puant la clope (oui, dans ma prime jeunesse, on fumait DANS les boîtes), le teint crayeux.

 

Je crois que j'ai gagné au change.

 

PS sans rapport à la choucroute : La vie est encore plus belle en vidéo (mais on me voit pas, lalala)

 

 

 

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