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16.05.2008
Paris est magique
Il y a des fois où je vois des choses qui me font sourire dans notre capitale. Je râle après les touristes et les gens qui me laissent pas passer au supermarché mais quand même, Paris est magique. Quelques scènes vécues.
La princesse aux pieds nus
Ca se passe la semaine dernière, souvenez vous, il faisait beau et chaud. Après le déjeuner, je vais faire une virée rapide au Monop pour acheter deux ou trois trucs mais cette partie là de l’histoire n’a aucun intérêt. Donc me voici sur le chemin du retour quand passent devant moi deux filles se tenant la main dont une blonde aux cheveux longs bouclés. Je remarque de suite qu’elle a un peu de mal à marcher avec ses mules à talons. Deux torsions de la cheville plus tard, ça en est trop pour elle, elle attrape ses mules et continue d’avancer, pieds nus. Sa copine commence donc à courir et les voilà toutes les deux à cavaler dans la rue en riant. Je me serais crue dans un film.

Les étrangers nous prennent pour des gens polis (à tort)
L’autre soir, dans la ligne 1, je suis joyeusement assise sur un strapontin en train de lire quand le chauffeur pile et manque de faire tomber tout le monde. Comme nous ne sommes pas à quai (des fois qu’on aurait pas remarqué), il prend le micro pour nous expliquer « la signalisation nous impose un arrêt, veuillez ne pas descendre ». Et là, une dame anglophone interpelle la fille devant elle « Scuse me, what did he say ?
- He said…heu… wait !
- Oh, ok, he didn’t apologize ? »
Tous les gens comprenant l’anglais dont moi ont bien rigolé. Ben non, en France, quand le chauffeur de métro pile, il s’excuse pas. Quoi que des fois, y a des chauffeurs sympas qui nous rassurent quand on s’arrête entre deux stations.
La rencontre impossible
Hier, je quitte le boulot pour aller à un rendez-vous dans un quartier où je ne vais jamais ou presque. Sur le coup, j’oublie d’enlever mes lunettes et c’était la bonne idée du jour (si, si). J’arrive sur le quai d’une ligne que je ne prends jamais ou presque, j’avance et là, j’avise un mec. Mais… mais… je le connais ! Devant moi se trouve en effet un gars avec qui j’ai partagé un an d’études en province. Trois ans qu’on ne s’était pas vus et là, on se croise dans Paris. Un peu le truc improbable qui fait trop plaisir. Du coup, on a papoté un peu, on s’est donnés des nouvelles d’amis qu’on avait en commun. C’es là qu’on se rend compte qu’on a pas trop gardé contact avec les gens… Mais on s’est promis d’aller boire un verre un soir entre anciens combattants de la fac.
Le gentil chauffeur de taxi
A Paris, il y a deux types de chauffeurs de taxi : les bavards et les muets. Hier soir, je passe une super soirée en galante compagnie mais le problème quand on passe un bon moment, c’est qu’on fait pas attention à l’heure. On a beau manger en terrasse et voir qu’il y a de moins en moins de gens dans la rue, on tilte pas (enfin, pas moi). Résultat, quand on part à 1h30 du matin, y a plus de métro pour rentrer. Reste la solution taxi. Mon joyeux compagnon me rappelle l’histoire du taxi violeur, histoire de me mettre en confiance. Il arrête un taxi pour moi qui suis une faiiiiiiiiible femme « tu veux que je lui demande si c’est un violeur ? ». Bon, je monte dedans et là, je tombe sur le genre bavard sympa. Le mec me raconte un peu sa vie, qu’il était maroquinier avant pour de grandes marques de luxe mais ces dernières travaillant désormais avec d’autres pays comme la Chine, il a décidé un jour d’arrêter. « Ah mais comment vous vous êtes retrouvé taxi ? » (je m’intéresse). « Ben, un jour, j’ai pris un taxi et je lui ai demandé s’il gagnait bien sa vie. Comme il m’a dit oui, je me suis renseigné sur les démarches à suivre et voilà ». Puis il me parla de cette femme mariée dont il a été amoureux mais avec qui il n’a jamais rien fait et comment il a découvert un jour que celle-ci couchait avec un homme qui n’était pas son mari, mari qui était devenu un pote de notre chauffeur. « Du coup, j’ai changé de numéro de portable. Il n’était même pas beau son amant alors je me suis dit que j’avais été amoureux d’une pétasse pendant 8 ans et j’ai préféré l’oublier. Je mérite mieux que ça ». Petite leçon de vie au passage : je connais ma valeur donc je préfère couper les ponts avec une fille qui ne me mérite même pas. Du coup, comme j’étais d’excellente humeur du fait de ma rencontre avec mon ancien camarade de fac, de la soirée en général et de cette petite conversation pour bien conclure la journée, je lui ai laissé 5 euros de pourboire. Peut-être que le vin m’a un peu aidée dans mon euphorie mais n’empêche que je me suis couchée avec la banane hier soir et ça fait vraiment du bien.
Soleil et bonnes surprises, je suis d’une humeur de winneuse en ce moment. Merci Paris.
14:54 Publié dans C'est ma laïfe | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : paris, magie, blonde, mule à talons, chauffeur de taxi, métro, rencontre




