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31.01.2008

Blonde attitude ou tous les livres girlie ne sont pas bons

J’avais promis une critique acide d’un roman girlie, je tiens mes promesses des fois. Comme je suis une fille hypra sérieuse des fois, j’ai acheté plusieurs romans girlie pour pouvoir faire de Clémence un modèle du genre. Bon, pour le moment, je l’écris plus mais vu que des gens l’ont réclamé (enfin, une personne), je m’y attellerai plus tard et le mettrai sur un autre blog.

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Donc en allant à la FNAC l’autre jour, dans un grand délire d’achat compulsif pour changer, j’ai acheté plusieurs romans girlie donc le Blonde attitude de Plum Sykes. Bon, déjà, une fille qui s’appelle Plum, elle n’avait pas trop le choix de son destin : soit elle écrivait des romans pour filles, soit elle faisait Paris Hilton. Mais c’est pas très sport de ma part de me moquer de cette pauvre Plum, surtout que s’il le faut, c’est son nom d’artiste, elle a trouvé ça trop bath. Passons au roman.

C’est l’histoire d’une fille qui n’est pas blonde et je me souviens même pas de son nom. Elle est New Yorkaise et vaguement journaliste. Oui, je sais, ça fait très Carrie Bradshaw spirit parce que bon, notre héroïne, elle est plus occupée à courir après les hommes qu’à écrire des articles (elle en a écrit un en 300 pages de roman). Notre amie a une meilleure amie très blonde et très riche qui s’appellerait Paris Hilton en vrai que ça m’étonnerait pas. Mais une Paris sympa. De là à déduire que notre héroïne qui n’est pas blonde et qui est anorexique s’appellerait en fait Nicole Richie… Mais non, la fille, elle a la classe, normalement et Nicole… Ben Nicole, elle l’a pas. Pas plus que Paris.

Bon bref. Donc notre héroïne, elle passe des bras d’un homme à un autre, cumulant les connards comme d’autres les Manolo Blink. Alors elle est malheureuse, oh oui, ce sont vraiment tous de vilains goujats. Mais on est rassurée sur son sort dès la page 50, à peu près, quand elle rencontre Charlie, un réalisateur « mignon ». Donc dès la page 50, on devine la fin du roman, retardée par l’arrivée de fiancés globalement transparents et sans personnalité surtout définis par leur position sociale. Déjà, on a des prénoms, c’est pas si mal.

En fait, notre héroïne est obsédée par le Brésil. Par le Brésil, je veux dire son sexe, épilé à la brésilienne. Du coup, Plum nous gave de métaphores « on est allés faire un tour à Rio », « on a visité le Brésil ». La première fois, je me suis dit que j’allais réutiliser la formule. A la fin, je me suis jurée de ne jamais, jamais associer mon petit minou au Brésil ou à un quelconque pays. Les métaphores sexuelles, c’est génial d’en avoir mais d’en abuser, ça épuise totalement le concept. Parce que notre héroïne, elle est incapable de parler sexe sans parler du Brésil, on en finirait presque par se demander si elle est pas un peu transsexuelle sur les bords. Elle peut pas juste dire « on a fait l’amour comme des fous toute la nuit et il fait les meilleurs cunnilingus de l’univers » au lieu du pudique (et à force ridicule) : « hihi, il connaît bien le Brésil ! ». Surtout que moi, j’ai connu des hommes qui connaissaient très bien le Brésil mais qui n’ont rien compris à mon Brésil, ça peut être trompeur !

En fait, cette histoire de Brésil, c’est à peu près tout ce que j’ai retenu vu que les personnages n’ont aucune psychologie et l’histoire tellement prévisible qu’on n’accroche pas. Plum semble plus écrire « la vie rêvée de Plum Sykes » qu’un réel roman. Seul passage que j’ai bien aimé, c’est le suicide raté de notre héroïne, assez amusant. Et c’est tout.

Bon, là, je fais un peu une pause dans ma lecture de romans girlie car en vrai, je ne lis pas que ça mais si je vous parlais d’un essai de géopolitique ou d’un roman un peu plus profond, vous penseriez vous être trompé de blog. Mais promis, le prochain que je lis, je vous le raconte aussi.

 

PS : En fait, je suis pas sûre d'avoir connu des hommes qui m'aient parlé du Brésil (le pays) un jour... 

30.01.2008

Une soirée à babiller

J’avais dit lundi que je parlerais aujourd’hui de mon nouveau concept révolutionnaire mais force est de constater que j’ai menti parce que je vais pas parler de ça. Non, en bonne petite blogueuse que je suis, je vais te parler de ma soirée d’hier parce que j’étais en compagnie d’autres blogueurs et il faut toujours en parler dans ces cas là. Ca fait genre je suis introduite dans ce grand cercle fermé, tu vois.

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Hier soir, il y avait au choix Paris blogue-t-il et une Fanny’s party. Alors je vais confesser de suite que je suis un peu une dilettante de ce milieu, je me tiens jamais au courant de rien donc je rate toutes les soirées. Mais vu que je savais pas qu’elles avaient lieu, je m’en porte pas mal. Alors pourquoi là, je suis allée à Paris blogue-t-il ? Parce que Babillages me l’a demandé ! Et je suis pas allée à la Fanny’s party car j’ai appris son existence genre trop tard. Donc me voici en compagnie de la douce Babillages à l’Entrepôt, dans le 14e. Babillages, je l’aime bien, elle me rappelle l’enthousiasme de mes 20 ans, qui ne sont pas si loin, ça fait juste hum hum années que j’y suis passée.

Comme toutes pétassistas qui se respectent, on attaque la soirée au champagne. On se pose à une table et des gens viennent nous voir, des gens que je connais pas forcément pour la plupart mais je suis hypra sociale comme fille donc c’est pas un problème. On discute un peu avec Mry (que je connaissais déjà) qui nous quitte en nous disant « buvez pas trop les filles ! ». Franchement, on comptait vraiment le faire mais on a été victimes des circonstances, je m’explique. Après notre coupe, on décide d’une deuxième tournée à base de sex on the beach pour elle et piña 1097132972.4.pngcolada (très bonne, ce qui n’est vraiment pas le cas partout) pour moi. A peine avions nous lancé la commande que Pierre Vallet, l’organisateur de la soirée, nous offre une coupe de champagne. Donc nous voici face à notre coupe et notre cocktail et là, on est un peu terrorisées quand même. J’avais pris une photo avec mon téléphone mais comme je l’ai pas mis sur mon pc et que mon téléphone refuse toujours d’envoyer des mails ben vous ne verrez pas. Parce que bon, Babillages et moi, on tient à peu près pas du tout l’alcool donc là, ça va pas être possible. Du coup, on boit en se relayant pour aller aux toilettes en rigolant et en racontant plein de choses que je ne dévoilerai pas ici, bande de curieux.

On reçoit des visites à notre table. D’abord Tilly qui cherchait Mao (mais je sais pas si elle l’a trouvée) puis Angie. C’est assez marrant de discuter avec des gens qu’on connaît sans connaître, des « ah mais oui, je le connais ton blog ! ». A chaque fois, je souris en disant qu’il doit y avoir erreur parce que je suis quand même une mini blogueuse, moi, j’ai à peine une centaine de visiteurs par jour. Mais non, apparemment, c’est bien de moi qu’il s’agit, I’m a star. Oui, quand je suis éméchée, il faut savoir que je suis plus anglophone que d’habitude, sans que je sache bien pourquoi. En fin de soirée, Pierre Vallet nous rejoint pour taper la causette mais il est déjà minuit et il faut se rentrer. Je quitte Babillages devant le métro, je m’affale m’assied dans la rame, consciente que la connexion entre mon corps et mon esprit est minimale. Du coup, je marche en me concentrant histoire de pas finir la soirée sur mes fesses. Quelle idée de mettre des talons, aussi.

Moralité : les soirées bloggeurs, c’est sympa mais l’alcool, c’est le mal. Mais en super nana que je suis, j’ai même pas mal à la tête ce matin. Et en plus, ça permet de faire des articles avec plein de liens genre « non mais t’as vu comme je connais trop de monde ».

29.01.2008

Hé, chéri, c’est la Saint Valentin

Il est de ces fêtes dont on oublie facilement l’existence mais qui s’imposent à vous malgré tout. Par exemple, la St Valentin. Je ne dirai pas que je déteste la St Valentin parce que ce serait faux, c’est juste une fête dont je me moque royalement. Et comme j’ai déjà été en couple un 14 février, j’ai le droit.

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C’est fou comme il est mal vu de ne pas s’intéresser la St Valentin quand on n’est pas en couple. On navigue dans un univers plein de fleurs, de petits cœurs, de mots d’amour et compagnie. Et alors ? Il ne semble exister pour la St Valentin que 4 postures :

Si tu es célibataire :
- si tu dis que tu t’en fous ou que tu n’aimes pas cette fête, c’est qu’en fait, tu es une aigrie de la vie qui n’a pas de moitié et qui déteste le monde entier. T’es même tellement vicieux que tu fais une soirée anti St-Valentin entre célibataires aigris.
- tu pleures officiellement sur ton célibat en guettant ta boîte aux lettres, ton téléphone et tes mails au cas où un message d’amour apparaîtrait. A 23h, de désespoir, tu renverses ton sac pour vérifier qu’il n’y a pas de lettre d’amour cachée dedans et tu noies ton désespoir dans un pot d’Haagen Dasz.

Si tu es en couple :
- tu dois fêter dignement cette fête. Si tu es une fille, ça veut dire attendre avec amour un cadeau de ton amoureux, lui concocter un bon repas et enfiler ta lingerie la plus sexy pour le dessert. Si tu es un gars, tu es prié d’acheter des fleurs, du chocolat, un nounours en peluche et des cartes avec des cœurs qui brillent. Tu peux te contenter d’un de ces trucs. Tu peux aussi inviter ta chérie au resto, ça n’empêchera pas le dessert lingerie. Au contraire, même.
- tu ne fais rien car tu t’en moques mais comme t’es en couple, on ne t’accuse pas d’être aigri frustré.

Damn it ! Pour ma part, quand je dis que je me fous de la St Valentin, en bonne célibataire que je suis, je précise aussi sec « de toute façon, quand j’étais en couple, je la fêtais pas. C’est commercial, ça rime à rien ». Et là, ça passe un peu mieux mais c’est fou de ne pas avoir le droit de se foutre de la St Valentin si on n’a pas été en couple.

De toute façon, les fleurs, ça meurt, les chocolats, ça fait grossir, les nounours, j’ai pas la place et les cartes non plus. Y a que le dessert en lingerie que je regrette dans l’histoire. Mais si je me démerde bien, je l’aurai moi aussi mon dessert. Et même que j’en reprendrai.

28.01.2008

Oh oui, chic, des changements !

La vérité, je vous le dis, j’avais prévu de publier cet article ce week-end mais vu que je tape ces mots en ce lundi nuageux, autant vous dire que c’était mal barré dès le départ. Faut dire que le week-end, j’essaie d’avoir la vie sociale et sexuelle que j’ai pas forcément le temps d’assumer en semaine.

Je suis un peu une inconstante du blog, je lance des rubriques pour voir et des fois, elles restent et d’autres pas. Je pense que c’est le principe de tout blog, de tester, de voir. L’essentiel est qu’on s’amuse, vous comme moi. Donc faisons un peu la liste de ce qui va changer.

Mercredi : bon, je sens que les aventures de Céleste, ça vous passionne pas et pour tout dire, moi non plus. C’est ma faute, je pense, l’histoire démarrait trop lentement, s’acheminait vers un mélange entre Ugly Betty (en plus jolie) et le Diable s’habille en Prada (sans la boss tyrannique) donc je vais laisser tomber. Pour ceux qui aimaient bien et qui voulaient connaître la fin, je vais faire un aveu : la fin, je la connais pas non plus, j’écrivais à l’aveuglette. Je voulais pas finir sur une happy end sucrée et prévisible du type « après avoir couché avec la moitié de la planète, Céleste trouva son John-John, se maria et fit plein d’enfants », ce qui trahissait le roman girlie spirit mais je trouve ça chiant, les happy ends prévisibles. Non mais c’est vrai, se taper un roman de quelques centaines de pages alors qu’on connaît la fin dès la moitié du truc, c’est un peu de l’arnaque. Du coup, le mercredi, ce sera plus Céleste, j’ai eu une autre idée débile dont je parlerai mercredi, à voir combien de temps ça durera.

Samedi : avant, il y avait le journal people, un peu trop long alors j’ai décidé d’alléger le tout. L’idée : choisir quelques faits people marquants et « élire » le fait marquant qui ferait la couv du Pink Lady’s people mag. Je voulais le lancer dès cette semaine mais vu que le fait marquant, c’était la mort d’Heath Ledger, j’ai pas trouvé ça super drôle de commencer par là. Non parce que je veux faire du rigolo et du léger. Et je suis pas sûre que la mort d’Heath Ledger le soit, même si on parle de sa relation avec Mary Kate Olsen. Donc ça, je vais le commencer ce samedi qui arrive.

Dimanche : au départ, il y avait l’horoscope et c’était pas super intéressant non plus. D’abord, j’ai subi un traumatisme récemment. Dans le supplément astro de Elle, il y avait une page pour calculer son signe lunaire et là, j’ai été choquée d’apprendre que selon ce petit supplément astro, je n’étais pas sagittaire de signe lunaire comme une nana me l’avait dit en le calculant mais capricorne, apparemment. Du coup, je ne sais plus à quelle lune me vouer et quel horoscope lire. S’il le faut, j’ai pas arrêté de dire que c’était tout faux ce qu’on me prédisait alors que je lisais tout bonnement pas le bon horoscope (pas forcément plus juste, ceci étant dit). Et puis y a des tas de semaines où il ne se passe rien de notable alors se taper tous ces horoscopes  à taper pour en conclure que : « ben, cette semaine, il ne s’est rien passé alors du coup, l’horoscope qui me prévoit des choses s’est planté », c’est vraiment pas passionnant. Alors comme Loulabyy m’a autorisé à piquer sa rubrique car elle est trop sympa, je vais lancer le beau gosse du dimanche. Tous les dimanches, je vous présenterai un people mâle que je trouve trop trop « je le veux là de suite », juste pour le plaisir des yeux.

Et les autres jours ? Les autres jours, ça restera comme c’est actuellement : selon mes envies. Voilà, maintenant, vous pouvez mettre vos agendas à jour !

25.01.2008

Gloria

En ce vendredi, je vais encore faire ma cérébrale et vous parler BD. Pour ceux qui se poseraient la question, non, je ne lis pas que des BD. Je lis aussi des livres avec que des mots et pas d’images mais c’est pas le sujet. Et puis c’est le festival d’Angoulême ce week-end donc je suis au top de l’actu, là, voyez.

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J’ai découvert il y a quelques temps une BD résolument girlie et très bien vue sur la situation de la trentenaire du XXIe siècle. Même si j’ai pas encore 30 ans, y a plein de situations qui me parlent et comme j’ai beaucoup aimé, je partage.

Gloria est donc une trentenaire like us (même si on n’a pas trente ans) qui se débat dans une vie amoureuse ratée qu’elle raconte à ses amies. Névrosée, elle se confie à son psy, se pose des questions existentielles, connaît les affres de toute femme : comment m’habiller, comment me coiffer. Un coup euphorique, un coup dépressive. Dessinée par Marianne Maury Kaufmann, le trait est simple mais très agréable, très féminin. Bref, j’ai du mal à critiquer cette BD parce que je l’ai beaucoup aimée.

Petits morceaux choisis : la critique du string, l’angoisse du téléphone qui ne sonne pas, de l’euphorie à la dépression par le biais d’un verre cassé, les mecs, les mecs, les mecs, la visite chez le psy. Bon, je ne suis jamais allée voir un psy mais j’ai un blog, c’est presque pareil. Je dirais qu’en gros, la phrase culte de ce livre est : « faut-il être lucide et malheureuse ou naïve et heureuse ? ». J’ai pas encore choisi mon camp, moi. Autre planche culte : celle où elle met deux heures à se coiffer avant de se demander « mais pourquoi je suis aussi énervée, moi, ce matin ? ». Combien de fois je me suis retrouvée de mauvais poil après ne pas avoir trouvé comment me coiffer ou comment m’habiller (surtout comment m’habiller) parce que quoi que je fasse, je me trouve moche ? Du coup, je pars de chez moi énervée et en plus sans une once de confiance en moi parce que je me sens laiiiiiiiiiide.

Bref, si tu es une femme, achète cette BD, tu t’y reconnaîtras. Si tu es un homme, achète cette BD, tu comprendras mieux les femmes. Et non, je n’ai aucune action dans cette BD.

La prochaine fois, je démolirai un roman girlie que j’ai pas aimé pour te montrer que des fois, je peux être vraiment critique, quand je veux.

24.01.2008

La pression du défilé haute couture

Cette semaine, fashion week à Paris avec les défiles Haute Couture printemps-été 2008. Et là, c’est la pression pour toute pétassista qui se respecte. En tant que wannabe, moi, je n’y étais pas (mais je connais des filles qui y étaient, j’ai du beau linge dans mon carnet d’adresse. Linge, haute couture, y a comme qui dirait un jeu de mot tellement subtil que je me sens obligée de le souligner). Et moi, je les envie pas parce que c’est la super pression.

 

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Pour bien comprendre la pression, je vous renvoie à la vidéo de Fonelle, journaliste mythique qui bosse chez Elle. Déjà, quand j’étais petite, elle m’apprenait la mode chez Jérôme Bonaldi, je me souviens de la fois où elle m’a expliqué que ce qui était over hype, c’était le jean avec le premier bouton ouvert. Bon, ça, c’était en 94, dommage que ce soit plus le cas sinon, je serais hypra tendance après chaque repas un peu lourd. Même si j’avoue que je mets pas beaucoup de jeans. Bref, en regardant cette vidéo, on voit que c’est vraiment pas facile d’aller à un défilé de mode, c’est pas comme aller acheter son pain, quoi, c’est stratégique, surtout quand on fait partie des happy few en front row, les people du premier rang.


Comment s’habiller à un défilé haute couture, là est toute la question. Au temple de la mode, le fashion faux pas est tout simplement suicidaire. Par exemple, dans la vidéo de Fonelle, on voit de tout, les gens décontractés genre « moi, les défiles, je suis blasé, j’en fais tout le temps » et les hypra bien sapés, au point qu’ils sont totalement en décalage. La semaine dernière, j’entends parler ces filles qui sont invitées aux défilés et je me mets à leur place. Après l’envie, vient l’angoisse : mais comment pourrais-je m’habiller pour ce genre d’événement ? Pour ma part, j’opterais pour le détendu chic. Non parce qu’un défilé, ça ne dure pas 10 minutes buffet compris, faut être à l’aise. Et comme je suis pas (encore) une happy few, je ne serais pas au premier rang de toute façon. Donc voilà, je me blinde dans une attitude pas impressionnée, pas trop moule bourrelet car je rappelle que là, il va y avoir plein de mannequins faméliques anorexiques minces comme des fils donc faudrait pas que je fasse trop remarquer que je suis pas comme elles.


Enfin, parlons attitude. Alors, c’est dédain powaaaa. Le défilé, tu le regardes à peine parce que t’en as vu d’autres et bon, à la Fashion Week, y en a pas qu’un, quoi. On peut prendre des notes quand même mais ne laissons pas paraître la moindre émotion, la moindre étincelle dans le regard. Aussi expressive qu’un poisson mort, tu seras. C’est la règle. On fait aussi profil bas, on n’essaie pas de se faire remarquer à tout prix. Bla-sée. Enfin, évitez de taper allègrement dans le buffet. La Haute Couture, c’est luxe, on n’est pas censée mourir de fin. Surtout que je rappelle les mannequins hyper fines donc pas de bourrage d’estomac : deux petites fours, une coupe de champagne qu’il faut faire durer et basta.


Bah, finalement, c’est pas si compliqué.

23.01.2008

Celeste Garnier, épisode 7

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Chapitre 3

Céleste avait un défaut majeur : le manque total de patience. A peine sortie de l’entretien, elle développa une nouvelle manie, celle de fixer son portable en espérant qu’il se mette à sonner. Elle continuait à ne tenir au courant qu’un petit noyau de proches mais ces derniers avaient droit à l’analyse en long, en large et en travers de la situation : « Non mais tu comprends, c’est pas comme si j’étais au chômage donc je peux ne pas avoir ce boulot. Mais c’est comme si on te mettait du caviar sous le nez pour te servir ensuite des œufs de lump, forcément, t’es déçu. ». Elle avait beau tenir de grands discours pour expliquer que ce ne serait pas la fin du monde si elle ne décrochait pas ce poste, elle pensait le contraire. Depuis cet entretien, elle détestait son emploi actuel, elle avait besoin d’en changer. Par ailleurs, si Fashion ne l’embauchait pas, elle se sentirait une moins que rien, une ratée, une incapable.

Le temps s’écoulait lentement. Surtout qu’elle était persuadée que ses collègues se doutaient de quelque chose, l’une d’elles lui ayant demandé en rigolant si elle revenait d’un entretien quand elle l’avait vue bien habillée. « Bah quoi, j’ai pas le droit d’être habillée chic ? » avait-elle répondu sur un ton aimable.

Pour passer le temps, elle multipliait les sorties. Avec Anaïs et Enzo, surtout. Le soir même de l’entretien, ils étaient allés fêter cette nouvelle étape dans le Marais, arrosant la nouvelle d’alcools divers et variés. Céleste essayait toujours de rester raisonnable dans sa consommation d’alcool mais se retrouvait vite embarquée à boire plus que de raison, ce qui, pour elle, signifiait plus d’un verre. Elle se retrouvait alors à sympathiser avec tout le monde, trouver les gens « hyper sympas » et à leur raconter leur vie. Ainsi, alors que certains de ses amis ne savaient même pas qu’elle avait été approché par Fashion, une bonne vingtaine d’inconnus croisés dans un bar, eux, étaient au courant. « Non mais tu vois, ce boulot, je le veux trop, trop trop et puis peut-être que je pourrai avoir plein de fringues gratuites et tout, un peu comme le Diable s’habille en Prada. Enfin, j’espère que j’aurai pas de boss vache, hein, hihi ! Mais je le veux trop ce boulot parce que le mien, il est pourri et je veux plus d’argent parce que je le mérite ! Puis Fashion, c’est tellement moi ! Je veux dire, je ne suis pas trop la mode mais j’adore la regarder ! ». Ce qui est bien avec l’alcool, c’est qu’on n’a à aucun moment conscience qu’on peut être pénible à radoter.

Par désoeuvrement et pour passer le temps, elle reprit contact avec Romain, son sex friend, comme on dit. Elle essayait de mettre un maximum de distance pour éviter de trop s’attacher, ce qu’il ne faut surtout pas faire avec un sex friend, c’est tacite. Elle avait beau être une femme en phase avec son temps, à savoir ne pas confondre sexe et sentiments, elle avait parfois du mal à tout gérer. A force de voir Romain à raison d’une fois par semaine pendant plusieurs mois, elle ne savait plus trop définir leur relation. Et s’il considérait qu’ils étaient en couple et avait omis de la prévenir ? Ne passerait-elle pas pour la pire des garces si elle fricotait avec d’autres hommes ? Mais s’il ne disait rien, elle ne pouvait pas deviner non plus. Romain n’était pas le meilleur amant qu’elle ait connu mais elle aimait bien discuter avec lui, ne serait-ce que parce qu’ils ne fréquentaient pas du tout le même milieu. Il avait un regard assez neuf sur sa situation. Quand elle lui avait parlé de Fashion, ça ne l’avait pas ému plus que ça, il n’avait pas été surexcité à l’idée qu’elle puisse un jour travailler avec Aurore Watremont, dans la mesure où il n’avait pas la moindre idée de son existence. Quand elle lui avait raconté son entretien, il s’était contenté d’un « c’est bien, je suis sûr que tu vas l’avoir », avant de lui sauter dessus.

Le temps passait. Pour ne pas se mettre la pression, elle avait décrété qu’elle n’aurait pas de réponse avant une bonne quinzaine de jours et essaya tant bien que mal d’oublier cet entretien. Après tout, elle avait du travail, il s’agissait de ne pas le saboter. En effet, depuis la réception du mail de Paul, elle avait un peu tendance à lâcher du lest, espérant très fort qu’elle était en train de vivre ses derniers instants dans son actuelle entreprise. Parfois, elle culpabilisait un peu, telle une femme infidèle, car elle ne pouvait nier qu’au départ, elle avait apprécié ce travail. Sa patronne lui avait appris pas mal de choses mais elle sentait qu’elle était arrivée au bout de sa mission. Surtout, elle était assise à côté d’un collègue qu’elle avait du mal à supporter tant il était bruyant, suffisant et glandeur. Il était particulièrement fort pour déléguer et pour jouer l’inspecteur des travaux finis mais elle se demandait parfois ce qu’il lui restait à faire quand il avait distribué tout son travail aux autres. A moins que sa mission soit « animateur musical de l’open space ». En la matière, il excellait, sauf qu’il n’écoutait pas forcément les mêmes choses qu’elle. Et entendre la même chanson tous les jours et même trois fois par jour, ça devenait vite lassant.

Mais tant qu’elle n’avait pas la garantie de changer d’entreprise, elle ne devait pas trop se relâcher. Parce que si elle pouvait éviter une remontée de bretelles pour travail bâclé, ça l’empêcherait de stresser davantage.

22.01.2008

Tu vas dormir chez un homme ? Prends ta trousse !

L’autre jour, je vous parlais d’un drame existentiel, le fait que l’homme n’avait pas toujours du gel douche se mariant avec ma féminité. Heureusement, depuis, le monsieur a acheté plein d’Ushuaïa donc un à la grenade. C’est donc un mec bien. Mais là n’est pas le sujet, bien sûr.

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Donc, vous êtes invitée par votre chéri/amant ou ce que vous voulez à passer une nuit torride. Et là, ne faites pas l’erreur d’y aller les mains vides, il faut se préparer. Car n’oubliez pas qu’après la nuit à un moment, faudra rentrer chez vous et l’homme, aussi parfait soit-il, a rarement du maquillage, des produits de beauté ou autre. Alors voici le contenu de mon sac quand je vais dormir chez un monsieur :

Hygiène/beauté :
- une brosse à dent
1097132972.2.png - un tube de savon (suite à vos conseils)
- des lingettes démaquillantes
- un déodorant

Non, pas de shampoing. Parce que d’après mon expérience, l’homme n’est en aucun cas équipé d’un sèche cheveu et encore moins d’une brosse, même quand il est chevelu. D’ailleurs, pense à prendre ta brosse, c’est indispensable.

Maquillage :
Ca dépend comment tu te maquilles, bien sûr, pour moi, c’est la complète crayon pour les yeux, mascara, far à paupière, fond de teint et parfum. Pour les lèvres, du baume parce que passe la nuit à embrasser un monsieur, ça irrite un peu. Pense également à une petite crème hydratante car le frottement de la joue râpeuse d’un homme contre la nôtre, ça agresse notre petit épiderme fragile. Le secret, c’est de se maquiller le lendemain comme tous les jours, histoire que le bureau ne soient pas au courant de vos (dé)coucheries.

Accessoires divers
:
Evidemment, des dessous de rechange mais ça, était-ce la peine de le préciser?  Dans un domaine plus pratique, prends des capotes. Oui, normalement, c’est celui qui reçoit qui pourvoit mais imagine que le monsieur ait mal calculé son coup et qu’il y en ait plus, ça nous fera deux frustrés. Si c’est la première fois, évite de prendre des capotes XL, c’est pas Noël tous les jours. Avec de la chance, le monsieur s’en sort avec les honneurs mais si son appendice est à chercher à la loupe, dans une capote XL, ce sera ridicule. Pour les amatrices d’amour côté face, gérez également le lubrifiant. Et pour les amatrices de jeux avec accessoires, évitez de ramener votre panoplie sado maso en cuir sans en avoir parlé à monsieur, faudrait pas l’effrayer. Surtout que gardez le sens pratique : faut que tout rentre dans votre sac, là, c’est une valise qu’il vous faut. Et débarquez à une soirée romantique avec une valise, vous pourrez rapidement rentrer chez vous…

21.01.2008

Tout est question de poil.

Tout blog girlie qui se respecte doit parler épilation parce que c’est le drame de la vie d’une femme. Oui, le drame, j’aime avoir un vocabulaire théâtral. Ca doit faire pas loin de 15 ans que je traque le duvet disgracieux qui s’obstine à repousser quoi que je fasse. Le problème avec les indésirables, c’est que tu les mets dehors par la porte, ils reviennent par la fenêtre. Tsssss !

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Je vais pas faire l’éventail des techniques existantes pour se débarrasser d’eux, vous les connaissez toutes. Et j’ai pas très envie de lancer un débat « épilateur électrique vs cire vs rasoir vs crème » parce que chacune sa méthode. Et la seule qui me paraît bien, c’est l’épilation définitive mais ça coûte un poil cher. Je suis très drôle, des fois. Mais un jour, moi aussi, je goûterai les joies de l’épilation laser ou à lumière pulsée, j’ai pas encore décidé. Ma première victime : les aisselles. Imaginez le bonheur que ce doit être de pouvoir mettre des débardeurs quand on veut sans devoir improviser une opération épilation sous la douche en urgence car il fait soudain 35° dehors et qu’on va pas tenir avec un t-shirt manche longue.

Mais le problème des poils, outre le fait que c’est pas politically correct de les exhiber (et qu’en toute franchise, je trouve ça moche), ça pose un problème quand on a un rendez-vous galant. Quand un monsieur qui se lave avec du Axe vous propose une entrevue improvisée et que vous avez du poil partout et que vous n’êtes pas chez vous, vous êtes obligée de décliner. Et expliquer à un mec que vous ne pouvez pas le voir parce que vous n’êtes pas épilée, ça fait perdre 10 points de glamour. Pourtant, eux, ils s’épilent pas. Certains taillent le buisson mais quand un mec m’explique que non, il s’épilera pas le dos ou les épaules parce que ça fait mal, j’ai envie de lui poser une bande de cire sur l’aine, juste pour qu’il compatisse à ma douleur à moi, pauvre petite chose fragile. Mais bon, la bonne wannabe pétassista a bien retenu la leçon : devant un homme épilée tu apparaîtras. Du coup, dès lors que j’ai un rendez-vous supposé galant ou même que je sors en boîte (ce qui n’est pas arrivé depuis pfiou lala), je m’épile, des fois que. Non parce que arrêter monsieur au moment où il se dit que les câlins sur canapé, c’est mieux sans vêtements parce que « je peux pas, je suis épilée », ça casse une ambiance. Et ces messieurs ont beau me dire qu’ils s’en foutent, c’est comme dégainer la vieille culotte petit bateau en coton défraîchi qui poche aux fesses, ça fait négligé. L’épilation approximative, c’est jamais le premier trimestre, c’est péché.

Ou alors je tombe sur un mec très généreux qui me paie une épilation définitive. Ca, ce serait vraiment bien.

EDIT : Les grands esprits se rencontrent, un petit strip sur le love blog sur les poils

18.01.2008

Comment parler sexe tout en restant glamour ?

Il n’y a pas de secret : pour attirer un lecteur sur son blog, rien ne vaut le sexe comme sujet. Quelqu’un m’a dit un jour que 50% des requêtes google concernaient ce sujet hautement jouissif. Des préliminaires à la gestion de la capote après la partie de jambe en l’air (ou comment l’enlever sans casser la communion de ces deux êtres), tout intéresse les internautes. Et si y a des photos cochonnes, c’est encore mieux, bien sûr. Y a qu’à voir le nombre de fois où le mot « nu » apparaît dans mes provenances google. Y a même des gens qui cherchent « Pénélope jolie cœur nue ». Si tu veux voir Pénélope toute nue, clique .

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La pétassista est souvent sexuée, comme n’importe quelle fille, en fait. Entre filles, on parle beaucoup de sexe, beaucoup plus que les hommes entre eux, en fait. On peut aller très loin dans les détails mais ça dépend du mec, en fait. Quand je suis très in love de mon John-John (parce que je ne suis pas toujours célibataire, quand même), j’évite de trop en dire. Par contre, pour les amants et surtout pour les coups d’une nuit, j’y vais plus franchement, détaillant technique et même taille du membre. D’ailleurs, je vous prépare des j’ai testé pour vous relatifs à la taille du sexe.

Mais comment en parler sur son blog ? On peut détailler ses nuits torrides mais j’ai pas très envie, en fait. Ici, je ne parle pas tellement de ma vie privée et on va rester comme ça. Et puis, honnêtement, ça vous intéresse, vous, de savoir si j’ai pratiqué l’amazone ou la levrette la nuit dernière voire les deux et dans quel ordre ? D’abord, la nuit dernière, j’ai rien pratiqué du tout, j’ai dormir seule. J’ai fait un rêve érotique, par contre, avec deux messieurs en plus, rien que ça. Mais je vais pas vous raconter ça non plus.

Le problème, c’est qu’il me semble parfois dur de parler sexe sans tomber dans la vulgarité assez rapidement. Déjà, prenons les mots usuels de la chose : bite, chatte, pipe, par exemple, c’est vulgaire. De l’autre côté pénis, vulve ou fellation, ça fait un peu trop cours de biologie. Parler de son vécu, ça fait exhibitionniste, parler en général fait très « je suis le docteur sexe de vos nuits ». Bien que j’aime bien faire un peu ma doctoresse sexe à énoncer des vérités générales sur le sexe, le souci étant que mon vécu à moi n’est pas forcément révélateur d’une généralité. Ca n’empêche pas que j’ai un avis et qu’à force de lire tout un tas de magazines féminins, je peux citer le Dr Leleu (ze sexologue des mags féminins écrits, à la télé, c’est Catherine Solano que je trouve assez rigolote), je peux en dire des généralités.

Ce blog n’est pas un blog sexe, comme vous avez pu le remarquer, même si j’en parle un peu, j’effleure le sujet. Après tout, une déesse Dunlopillo peut parler aussi de son art. Evidemment que si je parlais cul avec luxe de détails, j’aurais plein de lecteurs qui voudraient tous tester mon matelas et ils seraient déçus car en vrai, c’est pas un Dunlopillo mais un futon pourri. Ou alors ils voudraient m’inviter chez eux pour me montrer qu’ils ont pas que du savon Axe, comme c’est ce qui m’intéressait, tssss ! Comme la plupart des filles célibataires de mon âge, je pratique un sexe décomplexé, j’ai des fuck friends ou sex friends, chacun son terme. Mais parler sexe à longueur de blog, j’aurais peur de tourner en rond et de finir sur un « tiens, hier soir, j’ai couché avec John, le roi du cunni. Alors je vous raconte ». Je pourrais aussi vous montrer mes fesses mais elles sont plus au chaud dans mon pantalon alors laissons les là où elles sont.

Enfin, argument choc : c’est dur de parler sexe avec raffinement, de façon à ce que ça soit excitant. J’ai déjà lu des blogs sexe, interdit ou non aux mineurs. Certains ont de belles plumes et ça fait frémir de partout, surtout du string. D’autres, c’est épouvantable, ça donne envie de prendre une douche tant ça paraît dégoûtant. Un « je me suis fait défoncer le cul puis éjaculer à la gueule », non, je trouve pas ça excitant. Ce n’est pas une question de pratique mais vraiment une question de style littéraire et de vocabulaire. Il m’est arrivé de me retrouver toute chose à la lecture de pratiques qui ne m’attirent pas, pas même après la lecture, mais quand c’est bien écrit…

Alors, pour répondre à la question, comment parler sexe en restant glamour, je dirais qu’à part dans une stricte intimité, on n’a vraiment pas besoin de détails. Et parler sexe sans être vulgaire ou trash, c’est juste une question de volonté.

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