03.07.2008

Tu fais quoi dans la vie ? Chu chroniqueuse !

Suite à une conversation passionnante avec mes collègues l’autre jour, j’ai trouvé ma nouvelle vocation : je serai chroniqueuse. Ouais, ça me plaît ce métier, je veux le faire. Pourquoi ? Parce qu’être payée à débiter des conneries, je trouve ça quand même super kiffant.

 

Prenons une émission de télévision au hasard (mais en fait non) : On a tout essayé. J’ai compté sur le site officiel 24 chroniqueurs. Or sur les 24, on compte des gens dont animer un plateau télé est carrément un métier : un psy (Miller), un bourriquet de la téléréalité (Steevy), une on ne sait pas trop quoi (Peri Cochin), une minette de moins de 40 ans (Elsa Fayer), des comiques ou assimilés (Jean-Luc Lemoine, Christophe Alévèque, Arnaud Gidoin, Raphaël Mezrahi), une retraitée qui s’ennuie (Claude Sarraute), une actrice (Valérie Mairesse…mais où est Isabelle Mergault, tiens ?)… Bon, bref, que des gens qui n’ont rien à voir avec la télé, qui ne sont spécialistes de rien mais qui viennent quand même donner leur avis sur tout et n’importe quoi. Et moi, donner mon avis, j’adore.

 

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Je parle d’On a tout essayé mais c’est partout pareil. Aujourd’hui, n’importe qui peut se retrouver chroniqueur sans raison particulière, juste parce que son nom est un peu connu. Imaginons que je me retrouve chroniqueuse sur un plateau parce que mon blog est devenu méga célèbre ou que j’ai fait un truc permettant de faire connaître mon nom. Genre j’aurais piqué Gael Garcia Bernal à la plate Natalie Portman (bon, ok, elle est belle mais je peux aussi être de mauvaise foi). Donc, voilà, je serais assise sur un plateau télé ultra maquillée pour être belle comme le jour bien que la beauté ne soit pas une nécessité chez le chroniqueur, t’as qu’à voir la liste au dessus, hein… Et là, je donnerais mon avis sur tout. La libération d’Ingrid Bétancourt, la vidéo off de Sarkozy sur France 3, l’accouchement d’Angelina Jolie, le divorce de Madonna, la situation politique au Zimbabwe, le dernier disque de Carla Bruni, le dernier film à la mode… On me demanderait mon avis sur tout, même et surtout si j’y connais rien. De toute façon, je peux pas atteindre le niveau de Steevy en matière d’inculture et de connerie innée.

 

A bien y réfléchir, un chroniqueur, ce n’est ni plus ni moins qu’un blogueur surpayé. C’est vrai, le blogueur commente tout et n’importe quoi sans être forcément spécialiste, moi comme les autres. Quoi que je m’abstiens de parler actualité ici, ce serait totalement incongru. Ce qui ne veut pas dire que j’ai pas d’opinion mais sur un blog girlie concon, on peut pas faire « je suis une pétassista mais quand même, l’avenir de l’Europe après le non irlandais, les doutes polonais et la remise à zéro des négociations sur l’adhésion de la Turquie m’interpelle ». Oui, en vrai, je suis pas si décérébrée que ça mais chut. Ceci étant dit, je suis pas non plus une spécialiste de la question européenne (mais alors pas du tout) et mon avis est à peu près aussi éclairé que celui du clampin du coin. Parce qu’au fond, les chroniqueurs à la télé, ils ne font ni plus ni moins que nous dans les dîners en ville : ils donnent leur avis, même et surtout s’ils ne savent pas de quoi ils parlent. Finalement, je crois que la quintessence ultime de ce genre d’émission fut 93 faubourg St Honoré où là, le côté non spécialiste des gens qui discutent était totalement assumé : on dîne, on papote et voilà.

 

Bon… Me reste plus qu’à trouver un moyen de faire connaître mon nom pour devenir chroniqueuse. Ou coucher. Mais avec qui?

 

PS : Je me rends compte qu'il y a plein de chroniqueurs chez Ruquier que je ne connais même pas... Mais comment qu'ils font? 

30.05.2008

Et toi, c'est quoi ta catchphrase ?

Il est de ces métiers qui fonctionnent essentiellement sur la parole (écrite ou orale). Tout ce qui est comm, pub, journalisme et même vente… Le but est de convaincre l'autre, l'interlocuteur, que tu ne dis pas que des conneries. Alors pour se faire, on a un vocabulaire un peu spécifique bourré d'anglicisme pour faire comprendre que, non, on n'est pas des débutants ! J'avoue que j'adore noter les expressions du genre et les faire miennes. Exemple d'un échange de mail entre plusieurs de mes collègues et moi :

Collègue 1 : Je sais pas trop, les annonceurs sont assez touchy sur ce genre de choses.

Collègue 2 : On peut essayer de faire un truc safe comme ceci.

Bon, ici, si tu ne speakes pas communicante, touchy, ça veut dire sensible, susceptible. De même qu'avec mes collègues, on a un peu notre phrases récurrentes, tels des gags à répétition. Et bé on dit pas gag à répétition mais « running gag ».

 

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Alors maîtriser le vocabulaire de base et le réutiliser est une chose mais autant le réutiliser de façon adéquate et remarquable. Par exemple, en réunion, quand on me demande mon avis sur le domaine qui me concerne, j'essaie de faire dans la métaphore amusante mais impactante, histoire de détendre l'atmosphère mais surtout qu'on retienne ce que je raconte. Par exemple :

« Non mais je comprends pas qu'ils aient embauché cette fille sur ce projet, c'est un non sens. Elle, c'est tea time au Flore alors que le projet, c'est plus Starbucks entre copines ». A dire ça de façon la plus naturelle et spontanée possible, qu'on sente pas que ça fait deux heures que vous la préparez. Et là, savourez : ça rigole et même que la chef de projet la note sur son cahier pour la ressortir. Et voilà comment passer pour une fille géniale qui sait analyser une situation en 2x2.

 

Mais là, attention, à partir du moment où tu rentres dans le jeu de la catchphrase, faut pas faiblir. Il ne s'agit pas de passer pour la fille au seul coup d'éclat, il faut avoir son rayon de métaphores chocs donc t'es priée de te tenir au courant de tout ou à peu près, histoire de ne pas regarder ta chef de projet, les yeux écarquillées, quand elle te révèle une info. Evidemment, évite de faire ta maline genre : « han, je le savais déjà ! ». Ça, ça sert surtout à se griller, pour passer pour une merdeuse qui ne respecte pas ses supérieurs et qui semblent avoir les dents qui rayent le plancher. Si tu n'étais pas censée savoir, ouvre la bouche pour faire un « ah bon ? » puis après une seconde de silence de bon aloi, jette ta catchphrase préparée depuis un moment. Par exemple : « un partenariat avec eux ? Franchement, je ne suis pas favorable. Nous, c'est strass et paillettes alors qu'eux, c'est plus chiffon et broderies. C'est cheap. » Oui, un petit anglicisme, s'il-te-plaît !

 

Alors tu vas peut-être trouver ça effrayant genre « mais merde, y a que l'apparence qui compte alors ? ». Non pas que, je me contente pas de sortir des phrases qui déchirent, je fais du vrai travail aussi. Mais je t'avoue que les catchphrases, au boulot, c'est carrément mon jeu préféré. Tellement que j'en fous partout sur ce blog !

25.04.2008

Revendication légitime

Cher DG qui est mignon et qui sent bon*

Je travaille dans votre agence depuis plusieurs mois et je pense que vous n’avez pas à vous plaindre de mon travail. Rigueur, sérieux mais également bonne humeur, voici mes credo. De façon générale, je suis très satisfaite de travailler au sein de votre entreprise.

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Mais, il y a un mais. Depuis que je travaille chez vous, je suis soumise à une tentation permanente à laquelle il est difficile de résister, surtout pour quelqu’un qui n’a aucune volonté comme moi. Mes collègues achètent beaucoup de petits gâteaux comme des Pims, des petits écoliers, des chamonix, des pailles d’or… Et ils m’en proposent à chaque fois. Comme je suis une personne extrêmement polie, je ne peux qu’accepter. Mais cette semaine, la ligne rouge a été franchie : ma collègue d’en face a ramené des mini Mars.

Vous n’êtes sans doute pas au courant, ébloui par ma silhouette de bombasse, mais je suis actuellement un régime à base de crèmes amincissantes qui coûtent chers mais sentent bon et rendent les fesses douces. Je fais aussi du sport dans ma tête, je mange équilibré ou presque. Pour atteindre une silhouette bombesque, j’ai même renoncé aux schocobons. C’est pour dire ma motivation. Mais voilà, je ne suis qu’une femme qui ne sait pas dire non donc voilà, je mange des cochonneries à longueur de journée. Alors mes crèmes, elles ont un peu de mal à diminuer mes énormes fesses adipeuses.

En conséquence, je vous demanderai donc de m’attribuer un bureau individuel où personne ne me proposera à manger. D’autant que mes collègues sont joueurs et ont mis des posters de foot juste à côté de moi (j’ai des photos, je vous les montrerai). Même qu’il y en a un qui m’est tombé sur la tête, vous comprenez que je l’ai jeté du coup. Ainsi, entre les posters de footeux et les gâteaux, vous comprendrez que je ne peux plus travailler dans ses conditions.

Si toutefois il n’est pas possible d’accéder à ma requête, j’accepte en compensation que vous me payiez un abonnement de un an au club med gym de mon choix. Y en a un de whaou juste à côté de chez moi, d’ailleurs, je dis ça, je dis rien.

En vous remerciant,

Mlle Pink Lady

PS : Est-ce qu’on pourrait aussi avoir une poubelle dans les toilettes ? Y a certains jours dans le mois où c’est très gênant de ne pas en avoir.

* En vrai, j’ai pas reniflé mon DG mais un peu de flatterie ne nuit pas.

14.04.2008

Je suis une collègue over funky

Je suis quelqu’un de très préoccupée par le bien être de mon entourage. Par exemple, j’aime amuser mes collègues pour détendre l’atmosphère. Et je ne parle pas de mes sculptures en pâte à modeler ou ma revendication à avoir un boa rose comme déco (ce qui est immanquablement reçu par un « non ! » assez général. Tssss !). Non des fois, j’envoie des mails rigolos aussi.

 

Il y a quelques temps, j’avais reçu un mail me posant la question cruciale suivante : « quelle est la taille maximale du pénis et le volume de sperme éjaculé ». Si tu veux savoir pourquoi on m’a posé cette question, je te répondrai que j’en sais rien. Alors forcément, quand j’ai trouvé cette photo, j’ai pas pu m’empêcher de faire tourner

 

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(tu peux cliquer pour bien voir l’image mais fais gaffe, y a du kiki).

 

Mais vendredi, je me suis surpassée. Entre deux tâches, je vais me promener sur facebook et surfe sur le groupe « fesse book » où il y a plein de photos. En les matant, je trouve le sosie d’un de mes supérieurs hiérarchiques cul nul.

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Ni in, ni deux, j’envoie le cliché à deux des collègues. Quel succès ! Du coup, le mail échoue sur une 3e boîte puis une 4e, l’une d’entre nous décide de faire suivre à toute la bande. Et là, mon chef qui l’avait déjà reçu commence à dramatiser : « non mais fais gaffe, ça va finir par arriver sur la boîte du gars et tu vas être mal, Pink ! ». Là, je blanchis un peu : je m’imagine convoquée par big boss : « Mlle Lady, vous faites circuler des photos à caractère érotique d’un de vos supérieurs hiérarchiques… ». Non mais ce serait trop horrible. Surtout que c’est pas lui, on a cherché sur le net le nom du vrai propriétaire du fessier et vérifié qu’il n’était pas pote avec le gars en question parce que la ressemblance au niveau du visage est incroyable. Au niveau du fessier, je sais pas et je vais pas aller vérifier, fidèle au no zob in job (puis j’ai pas envie du tout du tout). En attendant, une collègue est persuadée que c’est lui et de là naît le mythe : « mais qui a pris cette photo ? Y aurait pas des histoires sexuelles là-dessous ? ».

 

En attendant, aucune nouvelle de Big boss. Ceci étant, si la photo atterrit chez lui, sa réaction sera sans doute : mouarffff ! On rigole, on s’amuse dans la comm !

 

Sinon demain, tu mets un masques et tu vas sur Ladies Room. Moi, je vais jouer et ça va être du Pink Lady new style.

 

15 Avril : Journée Bas les masques sur Ladies Room
Recommandé par des Influenceurs

26.03.2008

Faut-il être funky au boulot ?

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Dyns qui a donc 24 ans, presque le même âge que moi, à quelques années près. Dans son article du jour, elle parle de son petit grain de folie y compris au boulot et dit que ce n’est pas très adulte, qu’elle n’est plus étudiante. Et moi, je dis non ! Faut savoir être funky même au taf. Tout est question de dosage.

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A quoi ressemble une Pink Lady au taf ? Le nez sur son ordi, ses écouteurs roses dans les oreilles qui diffusent  de l’électro ou de la musique de pouffe (voire des fois de la musique classique), elle tape sur son ordi, ne dit rien. Je te jure que des fois, je sais ne rien dire. De temps en temps, la Pink s’exprime sur un sujet soit parce qu’on lui a demandé son avis, soit parce qu’elle voit un truc qui l’interpelle et qu’elle veut partager. C’est pas forcément lié au travail, ça peut être de l’actu.

Puis des fois, ça pète un peu les plombs au boulot et je suis pas la dernière à suivre le mouvement. Je suis même souvent la première. Je suis toujours à l’affût de la bonne blague à sortir histoire de faire marrer les gens. En plus, j’ai un rire communicatif, autant que ça serve à mettre la joie et la bonne humeur dans le bureau.

Le côté bout en train maîtrisé de la workin’ girl doit fonctionner comme suit. On doit avoir des moments de détente mais pas trop, histoire de pas être accusée de nuire à la productivité ou que le premier rabat-joie ait l’occasion de te tâcler : « bon, j’ai du boulot, moi ». Ce qui semble sous entendre qu’on peut pas être bouffonne et débordée. Que nenni ! Dans une journée lambda de travail, on a tous un moment un peu chiant, le dossier qu’on n’arrive pas à boucler, la baisse de concentration parce que, bordel, on n’est pas des machines, la tâche ingrate qu’on retarde le plus possible dans la journée… Bref, pendant nos 8 heures, à minima, de taf, on n’est pas 8h au top. Et franchement, un petit instant de rire à ce moment là, ça vous oxygène la tête mieux qu’une balade en forêt (surtout qu’à Paris, la balade en forêt, ça fait une pause de plusieurs heures, le temps de faire le trajet) et on repart plus léger.

Evidemment, faut pas trop en faire non plus. Depuis le temps qu’on nous dit que les blagues les plus courtes sont les meilleures, c’est pas pour rien. Quand je dis que je sors une vanne à la première occasion, ça ne veut pas dire que je me crée non plus ces occasions. Y a des jours où je suis tellement calme qu’on se demande si je suis pas malade. Ce qui fut pas mal le cas cet hiver, d’ailleurs, l’air parisien ne réussit pas du tout à ma santé. Il faut étudier la réaction de ses collègues pour voir. En gros, si le rire est spontané, c’est tout bon et s’il surenchérissent, c’est encore meilleur. Par contre, si on a droit à un rire poli suivi instantanément d’un silence de mort, stooooooop ! La blague suivante serait la blague en trop, t’as déjà mordu la ligne blanche, ne la franchis pas. Parce qu’après, ça épuise. Parce que regarde, avec qui tu préfères bosser dans ton bureau idéal :
- le rabat-joie perpétuel
- le pro des bons mots, toujours au bon moment
- le serial blagueur, une joke à la minute, même les plus nazes.
Réponse 2 !

En plus, si tu passes tes journées à faire des blagues, on va bien finir par voir que t’en fous pas une et que tu distrais tes camarades. Tu ne sais pas quoi faire de tes journées, t’as pas assez de taf et les vannes t’occupent ? Mais fais comme tout le monde : écris un blog et lis ceux des autres. Mais reste attentive à ce qu’il se dit autour de toi, histoire de pouvoir sortir des vannes de temps en temps et rester la collègue préférée de l’open space.

Demain, va falloir que je te parle de la tenue d’hôtesse de l’air de Carla Bruni-Sarkozy (faut dire les deux ou elle se fâche tout rouge !) à Londres.

07.02.2008

Peut-on écouter de la musique de pouffe au boulot ?

Je fais partie de ces gens qui travaillent en open space. Un jour, j’aurai mon bureau à moi mais en attendant, je partage mon espace. Or comme je suis sympa, quand j’écoute de la musique au casque pour ne pas l’imposer à mes collègues.

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Le problème est qu’il m’arrive régulièrement d’écouter de la musique de pouffe ou de l’électro, genre le truc qui prend possession de mon corps et me donne envie de me trémousser. Oui, j’adore danser, ce qui ne veut pas forcément dire que je sois douée en la matière mais j’aime gigoter en rythme. Donc, là, je sens que t’imagines bien la scène : je suis assise à mon bureau, en train de travailler, l’air concentré et là, ça commence à s’agiter. D’abord les pieds qui commencent à battre l’air en rythme. Puis c’est tout mon corps qui commence à se balancer de droite à gauche. Aaaaaaaaaaah, ça me démange de me lever et de me la jouer Britney grande époque (non parce que sa prestation aux MTV awards, j’aurais pu faire pareil), d’aller m’enrouler autour d’une barre pour me faire une petite pole dance. Mais bon, y a pas de barre dans l’open space et c’est pas plus mal vu que la pole dance, je la pratique que dans ma tête et j’ai pas envie de me prendre la honte quand tout le monde se rendra compte en même temps que moi que je suis ultra débutante dans la discipline. Bon, alors, y a pas un parapluie que je me la joue Rihanna ?

Et puis après, ça donne envie de chanter. Faut savoir que j’adore chanter à tue-tête mais ça ferait désordre dans l’open space que je me mette à beugler « GIMMIGIMMIGIMMIMORE !!! ». Mais malgré ces menus inconvénients de gigotage et d’envie de chanter, j’adooooooooore. Déjà, ça rend les journées plus gaies. En fait, j’ai ma playlist selon les humeurs : rock brutal et électro quand je suis fatiguée, musique de pouffe quand je suis de bonne humeur, musique classique quand je suis énervée. En plus, comme je n’écoute que d’une oreille, je peux suivre les blagues de l’open space aussi. Par contre, quand une collègue (oui, c’est toujours une) passe une chanson qui me sort par les yeux, ça me permet d’y couper. Genre on a eu droit à du Feist en boucle, du VIP de Philippe Katherine, du Amy Winehouse, la dernière de Vanessa Paradis ou encore la chanson de la boum 1 ou 2, peu importe. Dans la liste qui précède, je n’aime rien. Enfin, Feist et VIP, ça passait mais là, je peux plus. J’attends en tremblant le jour où elles vont découvrir Kate Nash. Je sais, c’est pas politiquement correct de pas aimer Kate Nash mais c’est un peu comme Mika : quand j’entends ça au réveil, j’ai tendance à jeter mon radio réveil pour qu’il se taise. Et on s’étonne que je sois en retard après. C’est comme Madonna, depuis sa collaboration avec Mirwaïs, je l’aime plus du tout, j’ai cru mourir quand on pouvait plus faire un pas sans entendre Hung up.

Bon, pour être un peu pratique, voici un peu ma playlist de pouffe, que vous pouvez compléter ou conspuer car je suis une connasse d’avoir dit que j’aimais pas Kate Nash, Mika, Amy Winehouse, Madonna… Mais en vrai, je préfère Britney Spears. Sauf Piece of me, celle là, c’est naze.

- Britney Spears : Baby one more time, Slave for you, Oups I did it again, Toxic, Gimme more
- Madonna : Like a prayer, Vogue, Like a virgin, Frozen
- Christina Aguilera : Genie in the bottle, Dirty
- Donna Summer : Hot stuff
- Rihanna : SOS, Umbrella
- Tori Amos : Raspberry swirl
- Justin Timberlake : Sexy Back
- Etienne de Crecy : Someone like you
- Adrienne Pauly : Je veux un mec
- Yael Naïm : New soul
- Micky Green : Oh
- Julien Doé : Moi Lolita
- Alyzée : Moi Lolita
- Hayley Bennett : Buddha’s delight
- Fatal Bazooka : Parle à ma main
 - Beyonce : Crazy in love, Naughty girl
- Gloria Gaynor : I will survive
- Infernal : From Paris to Berlin
- Gwen Steffany : What are you waiting for
- Black eyed peas : Hey mama, let’s get it started, my humps
- Alanis Morrissette : My humps
- Kylie Minogue : Can't get you out of my head
- Danni Minogue : I begin to wonder

Même pas honte !! Et rien que pour vous, mes lecteurs chéris, une poufferie ultime :

31.12.2007

Légère comme une dilettante

Comme je suis une fille du genre attachante, les gens aiment bien me donner des conseils. Par exemple, un ami me disait l’autre jour « Fais attention à qui tu te rapproches ». En gros, attention dans le choix du camp. Sauf que moi, j’essaie au maximum dans la vie d’agir en dilettante : se rapprocher mais pas trop, sympathiser sans se mettre des gens à dos. En gros, on dit souvent « les ennemis de mes amis sont mes ennemis ». Moi, j’aime mieux le « les ennemis de mes amis, je les connais pas alors ce ne sont pas mes ennemis ».

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Cette théorie s’applique surtout dans le domaine du travail. Non parce qu’en amitié, si quelqu’un fait un vrai coup de pute à un de mes amis, je ne vais pas apprécier du tout. Mais le monde du travail est dur, on le sait. Les alliances peuvent être positives mais peuvent aussi jouer contre vous donc il faut faire très attention. Surtout dans la comm, c’est un tout petit univers. En général, les gens m’ont souvent à la bonne et je suscite les confidences, sans trop savoir pourquoi. Le problème de la confidence, c’est qu’on vous demande vite de prendre parti. Exemple, A vous parle et vous dit que B est un sale enfoiré qui a fait ça, ça ou ça. Evidemment, le but de la manœuvre est de discréditer B à mes yeux. En général, quand une personne dit du mal, comme ça, elle attend que vous l’approuviez. Erreur, ça peut se retourner contre vous. Mais défendre B, aussi. Alors, voici ma botte : « Oh, moi, B, je le connais pas alors j’ai pas d’avis dessus ». Surtout que si B n’aime pas A, je risque de me retrouver dans la situation inverse et dire du mal de tout le monde dans son dos, c’est mal. Et ça se retourne contre vous.

D’où la voie du dilettantisme : je suis amie avec toi mais tes bisbilles avec les autres, je m’en fiche. Pourquoi faudrait-il toujours choisir un camp ? C’est comme les blogs. L’autre jour, Violette faisait un article sur les clans des blogs de fille et sur la mauvaise ambiance de la blogo girlie. Moi, la mauvaise ambiance, je la vois pas trop puisque je suis une petite bloggeuse, sur ma bulle. Bien sûr, si j’avais envie, en regardant les liens et qui commente chez qui, les clans, je les verrais. Mais ça ne me regarde pas, au fond. Je lis qui je veux, je zappe celles qui ne me plaisent pas et fin de l’histoire. Pourquoi devrais-je choisir un clan et m’empêtrer dans des histoires qui ne sont pas les miennes ? Ma vie privée n’est pas toujours un long fleuve tranquille alors si je me mêle en plus des histoires qui ne sont pas les miennes…

De toute façon, moi, les clans, je suis contre.

07.12.2007

Mon bureau en open space

J’ai déjà parlé des joies de l’open space. A l’heure où j’écris ces lignes, le mien est paisible, chacun vaquant à ses occupations. J’ai donc un bureau à moi, collé à celui de mes collègues. Sur mon bureau, on trouve : un ordinateur, un téléphone, un cahier pour écrire des choses, des magazines, du café lyophilisé, ma tasse Quick, un calendrier. Et c’est tout. Oui, ça manque de personnalisation.
 
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Si je regarde le bureau de mes collègues, la principale personnalisation est notre mug perso. C’est triste. Bon, dans une rebellion ultime, j’ai collé mes étiquettes « pink lady », celles qui sont sur mes pommes sur mon calendrier mais niveau personnalisation, on repassera. Des fois, j’ai des envie de plante, de Nazbatag, de froufrous, de photos… Bref de trucs inutiles qui permettraient de dire que ce bureau là, celui parmi tant d’autres, c’est celui de Pink Lady. Et qu’on le sache autrement que par mes étiquettes de pommes. Sauf que décore ton bureau, je te dirai qui tu es.

Je lisais y a quelques temps un article dans un magazine, j’ai oublié lequel. Biba ou Glamour, à moins que ce ne soit Elle. Pas Cosmo, en tout cas, ça parle quasi pas travail. Ce journal-que-je-sais-plus-lequel-c’est expliquait en gros que la règle n’était pas déjà la même pour les hommes et les femmes. En gros, je mets une photo de mes enfants (des fois que j’en aurais), ça voudrait dire que je suis pas tout à fait à ma tâche mais plus préoccupée par ma progéniture alors que si mon collègue mâle met une photo de sa descendance sur le bureau, ça voudrait dire que c’est un bon père. De toute façon, je me vois mal mettre des photos sur mon bureau (surtout que j’ai pas d’enfants, donc) parce que des photos de quoi ? De John-John ? Vu ma fréquence de changement (même si c’est pas ma faute), je risquerais de passer pour une fille facile et je préfère que mes collègues soient pas au courant. Puis ça fait guimauve au possible, eurk. Ma famille, genre mes parents et consort ? Ah oui, là, je passe plus pour une fille facile mais pour une vieille fille. Les copains ? La plupart des photos de soirées, je suis pas la plus claire du monde. Mais est-ce ma faute à moi si un verre de vin suffit à me rendre pompette ? Donc ne voulant pas passer pour une fille facile, vieille fille ou dépravée, les photos persos, c’est mort.

Maintenant, le fond d’écran, en voilà un lieu de personnalisation. Mais là encore, hors de question de mettre n’importe quoi. Genre si je mets des chatons ou des dauphins, je passe automatiquement dans la catégorie nunuche. De toute façon, jamais je n’adopterais un tel fond d’écran. Oui les dauphins et chatons, c’est hypra kawaï mais je préfère encore les voir en vrai. Les stars, on oublie aussi, ça fait midinette. Le fond d’écran Gael Garcia Besnal, je le garde pour la maison surtout que ce serait contre-productif : pendant que je bave devant regarde avec attention mon fond d’écran, je ne fais rien d’autre puisque dès que j’ouvre une fenêtre, la garce se superpose automatiquement sur mon fond d’écran et me cacher Gael serait un sacrilège. Donc non. Alors soit je garde celui de base de quand j’ai récupéré cet ordinateur, à savoir une prairie verte sous un ciel bleu avec option nuage, soit je met un truc hypra fashion tendance arty. Je me vois bien avec un truc bien rose (mais arty) parce que bon, je veux bien être conformiste, faut quand même que j’assume un peu mon côté wannabe petassista, sacrebleu.

Pour le reste, un Naztabag, ça me plairait bien parce que ça a beau servir à rien, tout le monde viendrait le voir et je serais un peu la star high tech du bureau. Alors si tu veux m’en offrir un, tu m’écris un mail à pomme.acidulee’at’gmail.com et je te file mon adresse. Ou alors, des trucs vraiment froufrou. Dans un bureau voisin « où c’est normal que ce soit girlie », y a des lampes roses, des boas roses et surtout, une horloge coucou rose. Bon, l’horloge coucou, je fais impasse mais je me dis qu’un boa fuschia autour du pied de mon écran, ça aurait quand même sacrément la classe. Bon, je vais aller faire un tour à Maison du Monde, si je trouve une guirlande du genre, promis, je l’achète et je la mets.

Comme je suis trop audacieuse, des fois quand même !

PS sans rapport avec la choucroute : à la demande générale de quelques personnes, à partir de lundi, je publie le matin. Mais pourquoi quand je demande quand je publie, tout le monde me demande si Sarko couche avec une-journaliste-blonde-qui-a-le-même-nom-que-la-voiture-de- Schumacher ? Bon, dès qu’ils m’invitent à une partie à 3 (apparemment, je suis la personne toute indiquée pour ça), je vous préviens.

27.11.2007

De l’importance du carnet d’adresse

Dans la comm, on a un outil indispensable à notre disposition : le carnet d’adresse. Dedans, on a tout le monde. Nos anciens profs et surtout les intervenants extérieurs qui travaillent dans de grandes entreprises de communication, nos anciens camarades de classe (qu’on a depuis tous réunis sur facebook et/ou viadeo et/ou linkedin), même notre voisin avec qui on jouait au bac à sable et qui, depuis, a bien grandi et joue dans la cour des grands, au sein d’un milieu médiatique qui peut toujours nous servir

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Donc je collectionne les cartes de visite, recopie mes numéros dans un agenda qui reste chez moi, des fois qu’on me volerait mon téléphone portable. Mais avoir des relations, ça ne sert à rien si on n’a pas de bonnes relations. Je lis actuellement un roman rigolo sur le milieu de la télé et des médias et le personnage principal a une réflexion clé dès le premier chapitre : il faut toujours être aimable avec les gens quand on monte car on peut les recroiser quand on descend. En gros, ne te mets jamais personne à dos. Même le petit stagiaire qui ne paie pas de mine et qu’on peut maltraiter à souhait, non, c’est mal ! Parce qu’on ne sait pas de quoi est capable le stagiaire, son futur parcours fera peut-être qu’un jour, ce sera à lui de vous prendre de haut. Toujours bien traiter les gens biens et laisser une bonne impression, l’ascenseur finira toujours par revenir.

1097132972.png Je l’ai appris encore hier ou j’ai pu me la péter « nana qui a un réseau » au boulot en délivrant une info confidentielle. Parce que je connais la bonne personne. Et cette personne, comme beaucoup dans ce métier, il vaut mieux l’avoir avec soi que contre soi. Moi-même, sans être rancunière, il y a des gens que je n’oublie pas. Des gens qui abusent de leur statut, de leur autorité. Les roues tournent et si un jour, j’ai moyen de la faire tourner en leur défaveur, je vais pas me priver. Mesquin. Non, retour d’ascenseur. Ca marche dans les deux sens. Mais il est vrai que quand l’ascenseur s’arrête à mon étage alors que je n’avais rien demandé à personne, je trouve ça plutôt jouissif.

Bref avoir un réseau, c’est bien, le bichonner, c’est mieux. Mais pas trop quand même, les coucheries ne sont pas toujours une bonne idée non plus ! Nous sommes grands, on peut gérer, c’est pas un souci. Moi-même, certains amants à qui j’aimerais subir les pires atrocités en privé, si on doit bosser ensemble, je prendrai sur moi. Mais si je peux éviter, c’est mieux. Mais c’est nul, je pourrai même pas dire pour me venger qu’il a une petite bite.

12.11.2007

Do you speak communicante ?

Chers lecteurs nombreux et déjà fous de moi,


 Vous l’avez remarqué, mes articles sont trouvés d’over hypittude qui peut être gonflante, je le conçois. Pourquoi donc j’écris comme ça ? Mais parce que je parle comme ça, je suis comme ça, je suis une communicante, avec tout le phrasé que ça implique.

 

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 En fait, je n’en avais pas conscience jusque là, tout est venu jeudi, alors que je discutais avec une collègue : « machine quand je parle, je la comprends pas, elle parle d’updater, de kali, je comprends rien ». Moi, je comprends tout puisque machine est une collègue avec qui je taffe et on parle pareil. C’est notre langage à nous, les communicantes, et on l’intègre sans s’en rendre compte. Déjà, on anglicise tout. On n’est pas débordées mais overbookées, on ne met pas à jour, on update, on ne veut pas un produit de qualité mais un produit quali… Non seulement, ça va plus vite mais surtout, on donne l’impression de savoir de quoi on parle et ça rassure le client. Le client, il aime qu’on lui parle buzz, teasing, happening, event, gossip, créa et tout ce qui va avec. Il aime qu’on lui parle trendy, arty, « machin like » (vous mettez ce que vous voulez à la place de machin, c’est pour dire faire comme. Par exemple, si vous dites fashionista like, ça veut dire comme une fashionista). Et c’est vrai qu’à force d’être dans notre bulle, on ne se rend pas compte qu’on est pas toujours compréhensible pour les autres, ceux qui ne font pas le même métier que nous mais qui aimeraient converser avec nous avec des mots qu’ils comprennent, merci.


Depuis que je suis une communicante, je n’ai jamais autant utilisé d’anglicisme, ce qui n’est pas un mal en soi, j’ai rien contre la langue de Shakespeare. D’ailleurs, ces années de cours d’anglais n’ont pas servi à rien, ce sont mes profs qui vont être contentes. Evidemment, il y a des limites à tout, il ne faut pas se la jouer Jean-Claude Vandamme. Le Jean-Claude Vandamme like, ce n’est pas bon, ça fait de suite amatrice qui ne sait pas de quoi elle parle et utilise plein de mots anglais pour masquer son incompétence. No, no, no, comme dirait Amy. Il faut utiliser les bons mots. Si tu veux devenir communicant et que tu commences çà flipper en lisant mon article, pas de panique ! Les mots, tu les intègres limite malgré toi. Avant, je ne parlais jamais de buzz, teasing ou preview alors que maintenant, j’en parle comme de la météo.


Bon des fois, je grossis le trait aussi, histoire de rigoler un peu. Quand je lis ma petite prose ici, je me rends compte que je truffe mes articles de mots trendy et que ça m’éclate, même si des fois, je me demande si je suis compréhensible. Mais grâce à moi, vous aussi, vous speakerez communicante !

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