16.11.2009

Comment agiter un troupeau de dindes

Un bon berger est équipé d’un chien qui amène les moutons là où il veut. Et bien les marketeux, c’est pareil, figurez-vous. Je suis impressionnée de voir qu’à chaque fois, ça marche, c’est fou. Dernier exemple en date : la vente Jimmy Choo chez H&M.

 

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Il est vrai que sur le papier, se payer du Jimmy Choo a moindre frais, c’est trop hiiiiiiiiii, haaaaaa. Même si c’est moche, on s’en fout, c’est Jimmy Choo, quoi ! Tu crois que t’auras l’occasion de t’en acheter pour de vrai un jour, vilaine prolo ? Mais tu rêêêêêêves. Vilaine prolo, je suis mais pas folle pour autant. Dans la vie, ce que je déteste le plus au monde, c’est la foule. Et me presser à un endroit juste pour acheter une pièce « qu’il faut kro kro avoir » en espérant qu’aucune pétasse cliente présente ne fera la même taille que moi (ce qui s’annonce déjà assez compliqué, je suis plutôt standard dans mes tailles), c’est déjà au-delà de mes forces. Moi, j’aime avoir la paix quand je furète dans les rayons, c’est comme ça.

De la même façon, je ne fais jamais les soldes le premier jour et si j’ai fait l’ouverture d’Uniqlo, c’est uniquement parce que le mec de ma collègue faisait déjà la queue et on n’a eu que 10 mn à attendre. Par contre, j’ai rien acheté car il y avait à nouveau 2h d’attente en cabine PUIS à la caisse et que je comprenais pas leur taille. Franchement, ils taillent tellement grands que je n’avais pas compris qu’il s’agissait de tailles américaines, je pensais que c’étaient des tailles japonaises. Mais sans ça, jamais oh grand jamais je n’aurais fait une heure de queue pour avoir le droit de farfouiller dans le tissu au milieu d’inconnus qui ont en plus plein de maladies, qui sèment des miasmes et qui n’éternuent même pas dans leur coude !

Ca m’épate que ça marche à chaque fois, n’empêche. Surtout quand je vois à quelle vitesse c’est revendu sur ebay. Mais qui peut décemment faire 3h de queue pour une fringue ? Certes estampillée Jimmy Choo à prix réduit mais ça fait trop peuple, justement. Tu crois que tu vas faire illusion avec ton luxe au rabais, fillette ? Tsssss. Perso, je ne regarde même pas ce qui est mis en vente ou par distraction en parcourant les blogs. Par exemple, j’avais trouvé joli une veste bleue Matthew Williamson (de mémoire). Je l’ai pas achetée, je n’allais pas me battre pour et j’en ai fait mon deuil très rapidement. En fait, je n’aime pas ce principe de « on vous met le luxe à votre portée, les pauvres, mais en toutes petites quantités, venez vous battre ! ». Jésus, lui, au moins, il les multipliait à l’infini son pain et son poisson ! Je ne sais pas, je dois être trop rôdée aux sirènes du marketing pour m’émerveiller à l’idée de faire des heures de queue pour espérer arracher une fripe en taille 32 dans laquelle je ne rentrerai jamais (même avec le meilleur régime du monde, j’ai un corps de femme) mais une fringue Jimmy Choo (ou Sonia Rykiel puisque c’est la suivante ou Williamson ou je sais plus qui…) hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!! Tellement je suis contente que je la quitterai plus jamais, elle sera toujours en boule dans mon sac et je dormirai avec, tel un doudou tout doux. Trop bien. Ou pas.

Bref, tout ça me rappelle quoi qu’il en soit que je ne suis pas une pétassista puisque moi, comme une pomme que je suis, ces jours-là, je travaille donc j’ai pas 5h à perdre pour faire la queue. Et si j’avais posé un RTT (ahahah, bonne blague, je n’en ai pas), je n’aurais pas passé la journée à me geler les fesses dans une rue. Surtout que la patience et moi, ça fait deux.

Et le pire c’est que la prochaine fois, ça marchera encore…

 

10.11.2009

Pétassista dès le lever

J'ai beau travailler dur sur la pétasserie depuis deux ans (j'ai encore oublié l'anniversaire du blog, tiens. Mon pauvre blogounet, je le bichonne pas trop), je prends encore des leçons tous les jours.

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Récemment, j'ai eu l'occasion d'observer des pétassistas au réveil et je me suis rendue compte que, là, j'étais pas du tout au point. Moi, le matin, je suis pas très jolie à voir avec un reste de maquillage sous les yeux, les cheveux éparpillés n'importe comment, enserrée dans ma vieille chemise de nuit avec nounours incorporé. Bon quand je dors avec quelqu'un, je fais l'effort de ne pas mettre la chemise de nuit nounours, voire ne rien mettre du tout. En somme, le matin, je n suis pas du tout à mon top.

Et bien, c'est une erreur. Si la pétassista est rarement pimpante au saut du lit, elle sait masquer son imperfection avec classe. Leçon n°1 : le chignon faussement négligé très sexy, tenant suffisamment la chevelure pu cacher les épis post-oreillers. Leçon numéro 2: prévoir une tenue descente de lit confortable et vite enfilé mais pas négligée. La combinaison tunique-legging EST notre amie. Mis en deux minutes, on peut faire un tour au Starbucks voisin avec comme si on était debout depuis une heure.

Mais l'essentiel est dans la leçon 3, accrochons nous. Comme je le disais au tout début de l'article, au réveil, le maquillage est imparfait voire inexistant selon si vous vous démaquillez bien ou non. Or peu de femmes sont plus jolies démaquillées que parées. Moi en tout cas, je ne m'aime pas du tout sans maquillage. Donc pour éviter d'exposer ses petits yeux au monde entier, il nous reste un allié précieux, l'outil qui nous aidera à rester digne au petit déj : les lunettes de soleil. Lunettes de soleil fashion, cela va de soi et le plus large possible. Comme celles Manoush que j'ai.

On résume : coiffure et tenue faussement négligées, lunettes de soleil fashion (même en intérieur) et voilà, telle une diva, vous êtes parée pour le petit déjeuner. C'est pas si compliqué, faut juste y penser avant de se coucher. Et si votre compagnon de nuitée s'interroge sur ce port de lunettes de soleil au réveil, il n'y a qu'un mot à retenir : pho-to-pho-bie.

Par contre, si on est seule, on peut se passer des lunettes de soleil et garder la chemise de nuit nounours. Faut pas pousser la pétasserie trop loin !

15.09.2009

J’ai vécu pour vous la Vogue Fashion Night (fringuée comme un sac)

Y a des moments dans la vie où on troquerait bien sa peau contre celle de la nana hypra sapée qu’on vient de croiser. Pour moi, ce moment fut jeudi soir. Pour les accros de la mode, vous le savez, c’était la Vogue Fashion Night. Pour vous expliquer un peu, toutes les boutiques de luxe des avenues Montaigne, George V et François 1er font nocturne mais on ne rentre dans les boutiques que sur invitation. Et je peux vous dire que ça grouillait de pétassistas.

 

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Déjà, l’an dernier, j’avais un peu mal vécu le truc. Sortant du boulot en jogging pour aller à la gym, j’ai dû me frayer un chemin parmi des pétassista tirées à 4 épingles, mon jogging, mes baskets et mon east pack sur le dos. Je n’avais pas particulièrement aimé. Cette année, quelques heures à peine (à peu près 2, à vue de nez) avant THE événement où je n’avais pas prévu d’aller, ze big boss vient me voir : « Pink, tu dois aller à la Vogue Fashion Night pour [biiiiiiiiiiiip] ». Rien de sexuel, notez, juste que je protège un peu ma vie professionnelle (je suis aussi une personne sérieuse et laborieuse dans la vraie vie, incroyable !). Sauf que pas de bol, la veille, j’avais donc dormi chez un monsieur et c’est donc le fameux jour où je portais mon jean qui fermait pas caché sous une robe t-shirt qui, sans ceinture, est globalement informe. Non mais non ! Au vu de l’heure, il est juste impossible que je repasse chez moi me changer.


La tenue (pour dire que je mens pas même si on voit rien) :

 

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Et le pantalon qui ferme pas :

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Heureusement, ze big boss demande à ma collègue de m’accompagner et, tout comme moi, elle n’est pas au mieux de son look (pourtant, elle va souvent dans les friperies et tout et a des pièces géniales). Après avoir psychoté quelques instants sur le thème « bouh, nous sommes des pouilleuses au pays des princesses », des Cendrillons qui auraient perdu leur bonne fée, on décide de changer notre fusil d’épaule : non, on va jouer les blasées, les nanas tellement fashion qu’elles ne suivent plus la mode, qu’elles ont l’audace de s’habiller en frusques au pays de la mode (y avait Lagerfeld, quand même). Allez ouais !

Et nous voilà à la Fashion night et ses aficionados (et das, quand même, surtout). Des nanas en stiletto talon de 12, des robes de soirées, du sequin, du froufrou… Ahem, pardon mais c’est pas un peu too much ? Et bah si et à l’arrivée, qui sont les plus crédibles ? Celles qui ont confondu la Vogue Fashion Night avec le bal des débutantes ou celles qui regardent vaguement les choses et n’ont pas eu droit à un regard en biais ? Ahah ! Et si, finalement, avec ma tenue de looseuse, je n’avais jamais été aussi prêt de l’ultime pétasserie, à savoir un mépris total des codes pour me constituer mon propre look casual ? Mais alors, je ne serais plus une wannabe pétassista mais une pétassista suprême ? Ah ben merde alors, comment ai-je réussi à gravir si vite les échelons sans même le faire exprès ?

En tout cas, ce fut une soirée fort drôle, quelques choses vues :
- Un défilé chez Gucci

 

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- Des coupes de champagne abandonnées parce qu’on est blasés et riches donc on s’en fout de pas finir sa couple (moi, j’ai fini la mienne, telle la prolétaire que je suis)

 

 

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- Un type genre indien (Indien Géronimo, pas Indien d’Inde) qui s’avance dans une boutique, la vendeuse lui demande son invite, il lui sourit genre je n’ai pas entendu et elle le refoule. Des fois, l’audace, ça ne paie pas.

Choses pas vues :
Chanel, trop de monde et c’est bien dommage.

Alors, tant qu’on est à parler Vogue, demain, je vous parle de The september issue. Et on se quitte sur la chanson de Madonna Vogue parce que Madonna, c’était si bien avant…

 

 

24.06.2009

London Baby !

Bon allez, aujourd’hui, je vous parle de mon trip londonien du mois de mai avec Vicky, depuis le temps que je le dis… Mais bon, en ce moment, je suis une terrible arlésienne, je dois faire des milliers de choses, raconter des tas de trucs et je ne prends pas le temps. Ceci étant, pour le prendre, encore faudrait-il l’avoir mais c’est un autre sujet.

 

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Alors Londres, l’idée était la suivante : on a  chopé un aller/retour par cher, on se fait une journée sur place pour shoppiner dans Oxford Street. But : choper des jolis chapeaux chez Accesorize pour le concert de Britney Spears et des produits de beauté méchamment trop bien. Et peut-être d’autres trucs si on trouve.

 


A peine arrivées, on sort de la gare pour retirer des sous et on se prend une belle averse, bienvenue en Angleterre. Le pire c’est que ça n’a duré qu’un quart d’heure, le temps qu’on aille s’acheter des parapluies.

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Une petite collation enfilée dans un bar typiquement anglais (mmm la bonne omelette champignon accompagnée de ses frites, le tout saturé de graisse) et nous voilà parties. En gros, on a fait Desigual (j’adoooooooooore, j’en ferai un article tiens), Newlook (un peu beurk), Uniqlo (bof, bof). Mais surtout, gardons le meilleur pour la fin :


Primark

TROP BON. Evidemment, nous n’avons rien acheté, c’est un peu l’équivalent de notre Tati mais en pire, je crois. Non mais sans rire, les culottes sont en plastique ! What’s the fuck ?? Jamais je ne mets un truc pareil, ça ruinerait mon hygiène intime, comme ils disent. Bon puis c’est un peu moche surtout et les culottes moches, je ne les mets que pendant mes règles. Culottes en plastique + règles, je vous raconte même pas le carnage… On a joué avec les lunettes en plastique puis on est parties en courant avant de se faire jeter.

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Topshop

J’ai frôlé la crise d’épilepsie juste pour dire que je suis allée à Topshop. Franchement, je n’aime pas du tout. Passons sur la musique façon techno d’ambiance pourrie et sur la clientèle très jeune et très distinguée pour s’arrêter aux produits. Ah et je ne dirai rien sur la lumière agressive non plus. Bon, c’est un peu du American Apparel bis pour moi : c’est très rigolo mais je mettrai pas de l’argent (enfin autant d’argent) pour des fringues de déguisement. On a même vu des espèces de coiffes en plume façon chef indien. N’importe quoi !

Hors boutique, ce que je retiens c’est que le centre de Londres un samedi, c’est comme Paris : y a pas un local. Du coup, la foule parlait français. Et les Français à l’étranger ont tendance à être un peu lourdingues du genre « on parle très fort en français parce que personne ne nous comprend, lol mdr ! ». Ainsi, j’ai entendu une nana dire très distinctement : « tiens, si je me teignais le pubis en rose ! ». Passionnante ta vie, ma fille. Sinon, y a avait un Bataille et Fontaine, celui qui est grand mais je sais jamais leur nom.

A part ça, j’ai trouvé le mini métro adorable, on aurait dit un métro playmo. Evidemment, je pense qu’aux heures de pointe, j’adorerais beaucoup moins. Il n’empêche qu’à chaque fois que je vais à Londres (à chaque fois, c’était la 2e, 12 ans que j’y étais pas allée), je rêve d’envie d’y vivre, je sais pas… Ca m’inspire. Pas autant que New York, je suis sûre (hin hin hin) mais quand même… Va falloir que je parle à mon boss d’ouvrir une succursale à Londres que je gèrerais. Et de la multiplication de mon salaire par deux, du coup (re hin hin hin).

En attendant, as a conclusion, voici une photo Londonienne qui… se passe de commentaires

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16.06.2009

Crache ton chewing gum, t’es pas un ruminant

Alors quand j’étais ado, rebelle et conne, je détestais quand les profs nous disaient ça, ne comprenant pas pourquoi ils ne voulaient pas qu’on mâche du chewing gum. Après tout, si on ne faisait pas de bulle et qu’on ne les collait pas dans les cheveux du voisin, qui ça dérangeait ?

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Puis j’ai grandi, j’ai perdu mes cheveux gras (le shampoing, ça aide, j’avoue), mes boutons, quelques bourrelets et surtout ma connerie et j’ai compris. Plantage du décor. Je suis dans le métro, je reviens d’un déjeuner, je suis détendue du string, tout va bien. A une station, une fille entre et je me dis « oh ouah ! ». Une belle fille comme je les aime, brune, élégante sans être arrogante, un visage fin, des cheveux un peu sauvageon, une silhouette harmonieuse. Mode sans être modasse, tout bon. Alors que j’admirais les traits de cette délicate princesse (oui, je suis esthète, je mate aussi les filles), horreur : la voilà qui ouvre et ferme sa bouche pour nous laisser admirer ses amygdales et surtout un bout de chewing gum mastiqué tout blanc. Ah mais t’as tout gâché, tu repasses au rang de roturière, vilaine !

Alors je suis désormais l’ennemie des chewing gums. Ou du moins de leur mastication flagrante et peu flatteuse. D’abord, je vous ferais dire que le chewing gum, ça fait gonfler le bidou parce qu’on avale de l’air et ce n’est pas bon. Alors y a bien une étude qui dit que le chewing gum fait maigrir mais faut mâcher très vite (100 mouvements secondes, bonjour le truc), que ça couperait l’appétit mais vous n’avez qu’à mieux manger le midi, na ! Et pour les pragmatiques de l’haleine (dont je suis), je n’ai qu’un mot pour vous : ricola. C’est sans sucre et en plus, c’est laxatif (faut pas trop en manger). Donc concrètement, le chewing gum, on peut très bien s’en passer surtout vu la durée du goût.

Et puis une fille qui mastique tout le temps, c’est vulgaire. Y a qu’à voir, dans tous les films caricaturaux, la fille vulgaire tendance péripapéticienne est blonde à grosses racines noires et pointes fourchues, ongles et lèvres rouges, bide à l’air (option bourrelets souvent), créoles aux oreilles et elle mâche du chewing gum. Même que des fois, elle fait des bulles avec, quelle pitié, quand même.  A-t-on déjà vu une femme distinguée mâcher du chewing gum ? Avez-vous déjà vu Anna Mouglalis, Ines Sastre, Carole Bouquet ou je ne sais quelle autre mâcher du chewing gum ? Imaginez Julia Ormond dans la pub pour le rouge de Chanel: « *mastique* *mastique* dis *mastique* tu l’aimes ma bouche ?*mastique* *mastique* ». Non mais soyons sérieux, le chewing gum est irrémédiablement vulgaire.

Et cerise sur le gâteau, ça fait du bruit. Et vous le savez, mes pioupioux, je suis la psychorigide de service en terme de mastication et de bruit de bouche, y a rien qui me donne plus envie de frapper quelqu’un que ça. Même quand mon N+1 fait craquer ses articulations, ça me donne moins envie de taper qu’un bruit de mastication. Ca tombe bien, je crois que je ne suis pas censée taper mon responsable direct. Mais je viens de le traiter d’andouille, je crois que c’est pas mieux (mais il m’avait traitée de quiche, je trouve que c’est un juste retour des choses).  Bref, déjà que mâcher, ça m’est auditivement pénible, mâcher un bout de caoutchouc qui n’a plus de goût au bout de 15 mn (rien que pour nous forcer à en prendre un autre), non, non, noooooooooooon ! Et puis, ce n'est juste pas du tout pétassista. La pétassista est parfaite mais ne dévoile pas ses secrets, c'est comme si elle se baladait avec des lingettes anti transpirantes sous les bras alors qu'elle est en débardeur. La pétassista est juste mystérieusement fraîche.

Voilà, ceci était un communiqué des ennemies résolues du chewing gum. Sur ce, je vais à la wifilles.

PS potin : C'est vrai qu'Inès Sastre sort avec Grégoire ??

19.05.2009

La bombe de la soirée

Jeudi, je suis allée à ma soirée cochonne en for mauvaise compagnie, d’ailleurs, je me suis fermement ennuyée. Du coup, j’ai observé les gens autour de nous. Les filles, c’était la guerre des clones du genre tunique/leggins/bottines/brunes à franges. Ca fait limite peur à force, on ne savait plus laquelle était qui et inversement, j’avais l’impression que les pages streetstyle de mes magazines féminins chéris (ou pas) avaient pris vie.

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Parmi toutes ces donzelles, il y avait la bombe. Genre la fille canon qu’on ne peut pas ne pas remarquer, qu’on imagine être approchée tous les 500 mètres par des mecs lui proposant des milliers de castings en se disant qu’ils ont trouvé la perle rare. La bombe de service doit culminer à 1m80, mince bien comme il faut avec un ventre musclé mais pas trop, de longs cheveux lisses et rouges, une tenue d’infirmière sur le dos. Bref, elle aurait des traits moins fins, plus vulgaires, elle serait parfaite pour la couverture de FHM.

Et notre bombe connaît tout son potentiel, je vous le garantis. Je la vois faire, elle ne reste que peu statique, juste pour parler à quelques personnes en riant de la gorge, un peu à la Carla Bruni, voyez, genre « on me regarde, je sais qu’on me regarde, tous mes gestes sont étudiés, strictement rien n’est laissé au hasard ». Donc on rit de la gorge en envoyant ses cheveux en arrière, l’air de rien.

Mais rester statique, c’est risquer de finir par faire partie du décor alors il faut se déplacer. Partout, dans toute la pièce, d’un air élégant et chaleureux. Car la bombe a besoin du regard de l’autre donc elle regarde autour d’elle, capte les regards, sourit, minaude. Le principe de la beauté froide à la Grace Kelly, ça va 5 minutes mais ce n’est pas le bon plan : oui, elle capte l’attention, fascine mais passe vite pour une bêcheuse. Alors que la minaudeuse paraît de suite sympa, accessible… et tout aussi fascinante.

La preuve : moi, je l’ai remarquée et je l’ai trouvé sympa sans même lui parler, la bombe. J’ai pas trouvé qu’elle pétait plus haut que son cul alors que je me suis bien rendue compte qu’elle savait être le meilleur lot de la soirée, l’aimant de tous les regards. On ne voyait qu’elle parmi les clones bien fichus tout autour.

Alors, maintenant, on travaille notre regard de chatte comme dirait Yann Barthès et on devient la queen de la night.
Petit cours pratique de distribution de gestes et regards étudiés et rire de gorge.

05.05.2009

Le pouvoir des fleurs

Toute pétassista vous le dira : ce qui compte, ce sont les apparences. Et en temps que wannabe, je ne dédaigne pas, de temps en temps, « avoir l'air ». Et rien n'est meilleur que de se balader avec des roses et faire genre que nous sommes très courtisées.

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Premier exemple : en février, mes parents passant sur Paris, j'ai rendez-vous avec eux dans le hall de leur hôtel. Peu de temps avant de quitter le bureau, je reçois d'un coup de fil : « Ouais, c'est machin de l'accueil, tu sais si bidule est là ? Non parce que j'ai un gros bouquet pour lui et je pars dans pas longtemps, s'il le prend pas maintenant, il va se fâner pendant le week-end. Tu peux le chercher? ». Je ne saurai jamais avec qui machin de l'accueil m'a confondue vu que je le connaissais pas mais j'ai retrouvé Bidule qui, pour me remercier, m'a offert une rose. Nice ! Et me voici entrant dans le hall d'un grand hôtel, une rose rouge à la main. Je vous jure que je me suis soudain sentie centre d'attention, un peu comme si j'étais la bachelorette. Et dès que j'ai rejoint mes parents, j'ai senti que j'avais perdu tout intérêt aux yeux des gens. Et non, je n'étais pas en rendez-vous galant,

 

Autre exemple : récemment, MAP m'a offert un magnifique bouquet de rose, un soir où nous dînions en ville. En rentrant chez moi, je marchais fière, le bouquet en avant, genre ce serait un prétendant qui me l'aurait offert mais comme une fille bien que je suis, je rentre seule parce qu'on ne couche pas le premier soir. Oui une fille bien n'accepte pas les bouquets d'un homme qu'elle souhaite éconduire et ne couche pas le premier soir. Mais comme je ne suis pas toujours une fille bien, j'accepte les fleurs et il peut m'arriver souvent parfois ahem de coucher le premier soir voire la première après midi.

 

En fait, j'avoue que j'adore jouer à « avoir l'air », je vous l'avais déjà raconté pour le taxi. Il ne faut certes point en abuser mais des fois, jouer à ce qu'on n'est pas, c'est drôle. J'aime marcher dans les endroits que je ne connais pas avec aplomb comme si je savais parfaitement où j'allais (ce qui n'est jamais le cas), me dire que les filles doivent me jalouser de déjeuner avec ce sublime brun aux yeux verts alors qu'en fait, c'est mon cousin. De donner de mon dessert à MAP en lui faisant goûter à ma cuillère comme si nous étions un couple, de faire ma belle mystérieuse... Bref de temps en temps, c'est rigolo de prendre la peau de quelqu'un qui vit des histoires qui ne sont pas les miennes juste pour quelques minutes.

 

Et le pire, c'est que je crois que je suis crédible.

05.04.2009

Ca m'énerve - Helmut Fritz

Je sais normalement, les clips, c'est le mercredi matin mais là, attenzione, voici THE clip que j'aurais aimé faire tant ça résume la pétasserie. C'est bon, c'est drôle, je l'écoute en boucle.

 

Je vous mets les paroles pour bien qu'on savoure ce grand moment :

J'entre au Costes boire un verre
Mais la serveuse me pompe l'air
J'ai pas la réservation
Je ressors j'ai l'air d'un con
Ca m'énerve, oui ça m'énerve
J'ai un cadeau à faire
De chez Zadig & Voltaire
Le pull où c'est marqué "Rock"
Mais y'a la rupture de stock

Ca m'éneeeeerve
Toutes celles qui portent la frange à la Kate Moss
Ca m'éneeeeerve
Le rouge à lèvres c'est fini maintenant c'est le gloss
Ca m'éneeeeerve
Toutes celles qui rentrent dans le jean slim en taille 34
Ca m'éneeeeerve
La seule vue sur le string te donne envie de les abattre
Scheisse !

Devant le club VIP y'a plein de Lamborghini
Moi j'arrive sur mon vespa on me dit tu rentres pas
Mais ça m'énerve
J'entre chez Weston une blondasse au téléphone
Me dit : « j'peux vous aider ? »
Non je vous ai pas sonné
Elle m'énerve, mon Dieu qu'elle m'énerve
J'ai bu le mojito au Milliardaire
Dans le carré j'ai tout vomi par terre
J'ai perdu mon ticket pour le vestiaire
Je trouve pas de taxi, ach, c'est la guerre !

Ca m'éneeeeerve
Toutes celles qui portent la frange à la Kate Moss
Ca m'éneeeeerve
Le rouge à lèvres c'est fini maintenant c'est le gloss
Ca m'éneeeeerve
Toutes celles qui boivent le champagne rosé
Ca m'éneeeeerve
Pour oublier qu'en Jimmy Chooo t'as mal aux pieds
Ca m'énerve tous les gens qui font la queue chez Ladurée
Tout ça pour des macarons à la Tourte
Mais bon...
Il parait qu'ils sont bons

Ca m'éneeeeerve
Toutes celles qui dansent sur le dancefloor comme des princesses
Ca m'éneeeeerve
Toutes celles comme toi qui écoutent beaucoup trop fort la musique
Ca m'éneeeeerve
Moi je monte les voir et je leurs dis avec le cric : "ça m'énerve"

Toutes celles qui dansent sur le dancefloor comme des princesses
Ca m'éneeeeerve
Si t’as la black card
eh bah tu verras leurs fesses
Ca m'éneeeeerve
Toutes celles comme toi qui écoutent beaucoup trop fort la musique
Ca m'éneeeeerve
Moi je monte les voir et je leurs dis avec le cric : "Ca m'énerve"

 

Mais pourquoi j'ai pas eu l'idée en premier, hein ? Mais je le soupçonne de m'avori copié, y a même une scène de biscuit cassé dans le café et tous ceux qui me suivent sur twitter savent qu'il n'ya rien qui m'énerve plus. Oui, ça m'énerve !

16.03.2009

Le taxi, c’est chouette

Oh my,  des fois, rien que mes titres me donnent envie de pleurer sur moi-même. Mais si y a un élément de la pétassista que je maîtrise et que j’adore, c’est le taxi. Parce que la pétassista, la vraie, ne voyage pas en métro parce que le métro, ça pue, les gens qui sont dedans ne sont pas hype (et ils puent et ont tendance à être pauvre, ce qui agace la pétassista ultime) et en plus, comme y a foule, y a tous ces gens qui ne se douchent pas tous les jours qui se frottent à leur Dreyfuss chéri et ça, c’est juste insupportable.

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La pétassista a plusieurs moyens de locomotion à sa disposition. Sa propre voiture pour commencer, une smart de préférence parce que c’est mignon, facile à garer. Marche éventuellement avec la Classe A ou la mini mais comme dirait Nina, ça fait bourgeoise salope. Sinon, y a le Velib mais le côté bobo je fais du velib en robe flottante avec mes légumes frais acheté au marché genre paysanne (sauf que le marché est au cœur de Paris et qu’on roule sur l’asphalte et pas sur des chemins de terre), ça ne marche qu’en été. A la limite, y a le scooter voire mieux, le vespa rose mais en hiver, on se les gèle quand même pas mal dessus.

Alors reste la solution du taxi, un peu à la Carrie Bradshaw. Normal que Carrie ne marche pas même si  c’est la seule fille que je connaisse capable de courir après un chien avec des mules au pied. Mais en temps normal, Carrie marche sur 10 bons centimètres de talon donc parcourir tout New York à pattes, ce n’est pas concevable. Ni en bus, les gens pourraient lui écrabouiller ses précieuses et si chère Manolo Blahnik. Déjà que moi, j’aime pas qu’on m’écrase mes Asics que tout le monde a… De toute façon Carrie est payée 4 dollars le mot, elle peut se permettre de prendre un taxi pour aller à la laverie… et ne quasi rien foutre de son temps parce qu’entre ses déjeuner avec les copines, son shopping, ses psychodrames, elle se retrouve toujours à écrire aux petites heures de la nuit et encore que quand il pleut. Je déteste cette fille.

Le taxi est un transport élégant. D’abord, le geste. Plantée sur nos talons, on lève gracieusement un bras vers le ciel, on agite la main, so chic, so féminin. Non, on ne siffle pas un taxi, c’est vulgaire ! D’ailleurs, si le taxi est déjà pris ou refuse de s’arrêter (légalement interdit), on ne dit pas « putain, fait chier », ou autres jurons du même acabit, ça ne fait pas du tout pétassista. Une fois le taxi attrapé, vous pouvez avoir la grande classe avec sièges en cuir et tellement de place pour vos jambes que vous ne voyez même pas le chauffeur. Maintenant, la plupart des taxis sont confortables, finis ceux avec le protège siège en billes qui pincent les jambes et font glisser ni odeur suspecte. Le chauffeur de taxi est en général propre, parfois dissert, parfois pas. On pose son fessier délicatement sur le siège (on n’écarte pas les jambes, personne ne doit voir votre culotte) , ceinture bouclée, c’est parti.

Ce que j’aime quand je prends le taxi, c’est de m’imaginer dans la peau de quelqu’un genre je découvre la ville, je regarde au dehors d’un air rêveur et intrigué comme si j’étais Carrie ou n’importe qui d’autre, peu importe, au fond. Je fonce vers l’univers des possibles, mon destin s’inscrit en ce moment même. Dieu seul sait d’où je pars et où je vais arriver mais en tant qu’héroïne, ce voyage en taxi n’est pas anodin, il marque une transition.

En vrai, je sais très bien d’où je suis partie et quand j’arrive, on est chez moi. J’ouvre la porte, il n’y a rien si ce n’est mon bordel. Je suis encore loin de l’ultime pétasserie.

 

En hommage à moi même, une super photo :

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Un taxi "Pink Lady"

PS : Demain, je vous dis qui a gagné le concours des livres, j'ai pas encore décidé.

20.01.2009

Appelez moi Tina Turner

Il y a des choses qui urgent dans la vie et qui doivent être mis en tête de nos agendas. Par exemple, moi, ce week-end, je dois IMPERATIVEMENT aller chez le coiffeur. Oui, impérativement en majuscule, rouge et souligné, tout ça. Parce que là, à force de cheveux longs, je ressemble à une sauvageonne.

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Dans la vie, j’ai de la chance capillaire : d’un, ils sont épais et abondants et de deux, ils poussent vite (1.2 cm par moisen moyenne, c’est pratique les couleurs, on peut se mesurer les racines). Pratique en cas de ratage capillaire du genre « oups, quand je disais 5 cm, je parlais de vrais centimètres, pas de centimètres de coiffeurs. Je me sens très proche de Britney Spears, là… ». Britney like that :

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Le problème c’est que ces derniers mois, ma vie fut un vrai marathon : entre les amis, les Ptit Dops (enfin, non, y en a qu’un de Ptit Dop, il est unique), la famille, les vacances, les trucs cools et les trucs chiants, les grippes et les sinusites, tous mes week-ends sont en flux tendus. Parce que je sors trop tard du boulot pour aller chez le coiffeur et dans mon quartier, les nocturnes, c’est jusqu’à 20h, youpi. Donc voilà, là, j’ai les cheveux trop longs et y en a trop partout. On dirait un croisement entre Lindsay Lohan post rupture avec Samantha Ronson et Tina Turner.

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Alors, c’est super, je peux les attacher dans tous les sens mais au cas où vous n’auriez pas remarqué, c’est l’hiver et l’hiver, je suis une vraie centrale électrique, je prends le jus en touchant tout et n’importe quoi. Pas cool. Par ailleurs, j’ai lu sur un blog qu’il fallait se brosser les cheveux la tête en bas… Je l’ai fait une fois et avec mon volume, j’ai gagné 10 centimètres. Sauf que j’ai du mal à assumer de devenir le sosie de Cindy Lauper.

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En plus, ma super frange destructurée est trop longue pour être encore appelée frange. Et oui, j’ai quitté malgré moi le gang des putafranges. 15 ans pour se refaire une frange, tout ça pour la perdre par manque de temps, c’est ballot. Enfin, j’en ai marre de coincer mes cheveux sous la lannière de mon Lancel qui pèse un âne mort, je vais finir par me coincer les cervicales, à force.

Alors là, c’est fini, je n’en peux plus. Je DOIS aller chez le coiffeur. Tant pis pour mon découvert équivalent au PNB du Bénin, je dois faire quelque chose. Parce que mes cheveux sont un atout séduction indéniable et que là je les néglige trop, ils commencent à fourcher. Tant pis pour les anglaises qu’ils font. De toute façon, je ne compte pas les coûter ultra court, juste aux épaules, quoi.

Ne pas avoir le temps d’aller chez le coiffeur. Je crois que je suis une mauvaise pétassista, va falloir revoir mon agenda. Tiens, ça me fait penser qu’à une époque, j’avais comme résolution d’aller voir plus d’expo. Comme quoi, mes résolutions, y en a que j’oublie vite. On dira que c’est la faute à mon découvert, là. Au moins, il servira à quelque chose.

PS : Je ne connais pas le PNB du Bénin, n’allez pas le chercher pour avoir une idée de mon découvert.
PPS sans rapport avec la choucroute : T’es allé voter sur New London sur la news Accessorizes ? Non ? Bah alors ? C’est même pas pour moi, c’est pour Petitsbouts. Pour y accéder, en bas à droite, "so much bons plans", clique sur une news (clique, j'ai pas dit vote) et choisis accessorizes dans la colonne de gauche. Je sais, c'est un poil mal foutu...

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