01.07.2008

Je l'ai voulu, je l'ai eu

Dans la vie, j’ai des qualités mais aussi des défauts, il faut le dire. Par exemple, ma volonté est très fluctuante et souvent nulle. Il y a des choses auxquelles je ne veux peux dire non. Alors puisque ces derniers temps, j’ai fait des efforts sur les schokobons et la clope, il fallait bien que je cède sur autre chose. De toute façon, je savais que le jour où je cèderais viendrait et j’ai eu raison : ce jour, c’était hier.

Après une bonne journée de boulot où j’ai réglé un possible conflit comme une reine, je rentre gaiement chez moi. Dans ma tête je calcule : c’est ce soir ou jamais. Alors c’est ce soir. Je rentre dans la boutique et vais droit au but, sans même regarder le reste. Je me plante devant le vendeur et lui dit ce que je veux.
« Quelle couleur ?
- Rose ! »
Puis je vais payer et là, on me remet mon nouveau jouet : l’EEEPC d’Asus. Un mini ordinateur portable pour la modique somme de 275 euros et rose. Oui, je sais, ça fait vraiment pétassista mais rappelle toi quand même que je suis une wannabe et que sans doute qu’un jour, je serai pétassista. Déjà que je suis putafrangée alors que j’avais dit que je ne me ferais jamais avoir. Si ça continue, cet été, je vais porter des spartiates. Quoi que non, faut pas déconner.

Alors évidemment, il m’a fallu l’essayer. Solennellement, je le sors de son étui, enlève le protège écran, enclenche la batterie pour qu’elle soit chargée puis je l’allume. Je ne connais pas linux mais vu que je suis pas plus bête qu’une autre, je vais y arriver. D’ailleurs, j’y arrive très bien. Bon, je vais écrire un peu pour voir vu que cet ordinateur a été acheté à ce seul effet : pouvoir écrire en vacances et dans mon lit et au Starbucks des fois que ça me prendrait. Un peu comme Carrie Bradshaw, tiens. Sauf que son ordi, il est même pas rose, quelle nase ! Bon, le clavier est un peu petit et j’ouvre plusieurs fois le menu d’aide au lieu de taper un « é » et il faut appuyer sur la flèche majuscule pour faire un point, même si la verr/maj est enclenchée. Ca, je sens que ça va un peu me saouler mais pour le reste, c’est nickel.

Voilà, moi contente, je vais pouvoir écrire un peu pendant les vacances, faire ma merdeuse dans le train et tout. Au fait, j’ai dit qu’il était rose ? En attendant, voici la bête que j’ai appelé Arthus :
 
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09.06.2008

L’immodestie de la pétassista

L’autre jour, j’ai pris une énième leçon de vie : la modestie, ça ne sert à rien. Et la pétassista, elle, elle s’en encombre pas. En fait, dans mon métier, j’ai l’occasion de croiser de temps en temps la reine ultime de la pétasserie et à chaque fois, je suis impressionnée par son immodestie. Mais de l’autre, force est de constater que c’est elle qui a raison.

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La première fois que j’ai rencontré la Reine, c’était direct chez elle, dans son immense appartement à St Germain. Imagine un peu la prolo que je suis dans cet appart qui fait facile le double voire le triple du mien, c’est limite si j’ai hésité à poser mes fesses de pauvresse sur un des fauteuils. A un moment, elle me montre un de ses travaux « regarde, c’est trop drôle ! ». Je suis un peu interloquée… Tandis qu’elle se vautre dans une autosatisfaction sans gêne, je me pose la question : serais-je capable d’en faire autant ? Ce ne fut pas la seule fois. Un jour, elle m’appelle pour que je l’aide à régler un souci technique (alors que c’était un peu 21h30) et là : « tu vas voir, ce que j’ai fait, c’est génial ! ». Huuuu ? La semaine dernière, on explose dans l’immodestie : « je pense qu’il faudrait me mettre plus en avant parce que les gens, c’est moi qu’ils veulent voir ». Une de mes collègues me demande si elle a pas pris la grosse tête, je lui réponds : « peut-être mais c’est elle qui a raison : elle sait qu’elle est la star et qu’il y a toutes les chances que ses demandes soient acceptées ».

Toute ma vie, on m’a appris que la modestie était une qualité. Que même si je suis hypra fière de moi, je ne dois pas trop me vanter et attendre que les compliments pleuvent. Qu’on me dise « oh, c’est trop génial ce que tu fais » et que je réponde en rougissant : « oh, tu sais, c’est rien, je n’ai aucun mérite », blablabla. Mais finalement, je me dis que c’est une mauvaise tactique. Ma reine des pétassista sait qu’on ne la contredira jamais. Que si elle demande un supplément de salaire pour un truc qui lui prendra 5 minutes de plus, on le lui donnera. Alors que moi, si je demande un supplément de salaire, on me rira au nez. La modestie fait de moi quelqu’un de remplaçable (n’importe qui peut faire ce que je fais) alors que son immodestie fait d’elle quelqu’un d’indispensable (je suis celle par qui ça marchera forcément). Toute une éducation à refaire.

Alors on va me dire « ouais mais du coup, tu vas devenir quelqu’un d’imbuvable ! ». Mais la reine des pétassista, tout le monde l’aime parce qu’aussi incroyable que cela puisse paraître, on n’a pas l’impression qu’elle a la grosse tête. Et puis en carrière, ce ne sont pas toujours les plus aimés qui réussissent. Si on prend au hasard Anna Wintour, tu crois que si elle avait été sympa, elle en serait arrivée là ? Tu crois que les gens qui jouent la modestie progressent réellement ? L’humilité, on se la garde pour le privé, et encore. Si je convaincs mes John que je ne suis pas une maîtresse exceptionnelle, ils auront tendance à aller vérifier s’ils ne peuvent pas trouver mieux. Alors que non, je suis le top (quoique certains, j’aimerais bien qu’ils trouvent mieux, ça m’éviterait de pas répondre à leurs messages).

Alors maintenant, la wannabe que je suis va péter plus haut que son cul, même quand il sera remonté à coup de gym, natation et muscu. Limite, je me demande si je ne devrais pas parler de moi à la troisième personne, pas comme le sushi mais plus à la Alain Delon, je me mythifie moi-même, tu vois ? Je vais tenter mais faut quand même que je garde une bonne part d’autodérision sinon, je vais m’auto-saouler et ça, c’est pas du tout pétassista.

29.05.2008

Le planning de la pétassista

Depuis que j'officie sur ce blog, j'ai réellement découvert les blogs de fille que je ne lisais pas tant que ça avant. Il faut bien que je me renseigne sur mon sujet d'étude : la pétassista. Et en lisant ces blogs, je me suis posée une question essentielle : mais comment font-elles pour tout faire ?

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La vie de la pétassista est faite d'expositions, de ventes privées, ventes presse, concerts, avant-premières et premières, soirées VIP… Et là, forcément, je suis ébahie. Prenons la journée lambda d'une wannabe (en l'occurrence, moi) : levée 8h30, arrivée au travail à 10h, déjeuner de 13h30 à 14h en moyenne, départ du boulot ente 19h30 et 20h. Alors les expos au musée, c'est le week-end ou pas du tout. Et le problème, c'est que je ne suis pas la seule dans cette configuration et la foule, c'est pas du tout mon truc. Surtout que je ne ferai jamais 1m80 (ni même le mètre 70… et sans talons, pas le 60 non plus), je suis résignée, et les gens devant les tableaux, ça gâche un peu mon plaisir.

Et encore, le musée, y a une solution mais que dire des ventes presse ? Grâce à mon facebook de blogueuse, je suis gentiment invitée à des ventes presse. Ouais, viens dépenser de la tune en pleine semaine à 10h du matin, youhou ! Mais madame, moi, à 10h, je suis au travail pour gagner mon salaire de prolétaire. Prendre un RTT ou un congé ? Si tu savais le nombre de mes RTT et de mes congés, tu comprendrais que non, c'est pas possible non plus. Moi, mes RTT, je les prends pour partir en vacances. Et je ne te parle même pas des goûters chez Ladurée, Angelina et compagnie. Même hier, quand je suis allée au Starbucks avec ma collègue, on a pris un café à emporter pour le boire au boulot. Fuckin life.

Mais comment fait la pétassista ? Elle est rentière ou quoi ? Parce que mine de rien, avec leurs ventes presse et tout ça, elles en dépensent de l'argent, il doit bien venir de quelque part. D'un salaire par exemple. Entretenue par leur mari ? Ben il doit gagner plein d'argent pour financer tout ça. Non, la pétassista travaille mais elle doit avoir des horaires super souples  pour pouvoir tout faire. Parce que le truc doit aller aux expos, aux ventes presse et tout sinon, elle tombe dans la has been pétassista. En plus, si elle est blogueuse, plus vite elle parle d'un truc, plus ça va lui faire des visites.

Quoi qu'il en soit, cet emploi du temps de pétassista fait forcément rêver. Quand je fais la liste de tout ce que je n'ai pas vu, ça me déprime. J'aimerais bien aller au musée avant d'aller au boulot, voir les films et les concerts mais le soir, je sors du boulot, j'ai pas toujours envie d'aller faire des folies derrière. A se demander si la pétassista n'a pas un pouvoir magique sur le temps, histoire de se rajouter quelques heures dans la journée. Parce qu'en plus, la pétassista se doit de dormir suffisamment sinon, elle a le teint brouillé. Puis en plus, j'ai lu qu'en dormant, on cramait je ne sais plus combien de calories et que c'était utile de dormir. Sans parler des poches sous les yeux, c'est pas du tout pétassista, ça.

Des fois, je me moque des pétassistas mais là, je les envie carrément. Moi qui aie des envies et des projets pour au moins trois vies, là, ça m'épate. Mais c'est quoi leur secret ? Et si ce n'était finalement que dans l'art de caler les rendez-vous et sorties à la minute près ? Se lever tôt et finir le travail tôt pour avoir une longue soirée pour tout faire ? Moi, je serais plutôt pour (enfin, je dis ça, le matin, je suis génétiquement incapable de me lever trop tôt) mais le problème, c'est qu'il est délicat de partir du travail à 17h30 (même si j'arrive à 8h30) vu que tout le monde y est encore et que je dois rester disponible. Alors évidemment, la pétassista a un outil indispensable : le blackberry, qui lui permet de rester connectée au cas où. Mais quand même, je ne suis pas sûre que ce soit du meilleur effet. Surtout si on passe à mon bureau pour me demander un truc et que je n'y suis plus alors qu'à 8h30, personne n'était là pour me voir travailler dès l'aube.

Finalement, je crois que je vais devenir freelance comme ça, je ferai mes horaires sans que personne ne me prenne pour une tire aux flancs.

21.05.2008

La pétassista est-elle forcément parisienne ?

Retour un peu de ma pétassista chérie, je l’avais un peu oubliée, quand même. Je me pose une question essentielle sur elle : la pétassista vit-elle forcément à Paris, du moins en semaine ? Je parle de la pétassista française bien sûr, celle qui n’a pas de raisons d’aller vivre à New York.

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Récemment, j’ai acheté le livre « guide pour être une bonne parisienne ». Comme une pomme, j’ai cru que le livre allait me filer des tuyaux rigolos mais passés les premières pages « portrait type de différents styles de parisiennes, on vous file que des adresses ». Lu très vite, j’ai même eu peur de me retrouver en panne de lecture pendant le trajet interminable en train. Mais quand même, dans le peu que j’ai lu, je trouve que la parisienne est une vraie pétassista.

Déjà, si je prends mon cas personnel, qu’est-ce que j’ai pu me pétassiser depuis que je vis ici ! Et encore, je suis loin du compte. Faut dire que si on peut être pétassista en province, Paris reste la place to be. D’abord, en un, à Paris, y a toutes les boutiques. Dans ma province, y a même pas H&M, t’y crois ? Ni des maje, des Sandro et tout ça. Alors ok, on peut se rattraper sur les ventes privées mais moi, j’aime pas ça les ventes privées, j’ai besoin de toucher avant d’acheter.

En dehors de ça, Paris est l’endroit pour voir et être vue. En tant que bonne pétassista, tu vas prendre des thés ou des verres dans les lieux de la hype. Un petit thé chez Ladurée, un cocktail au Kong, un dîner au Curieux, etc. Elle court les expos qui viennent de débuter pour en parler avant tout le monde, elle va aux soirées de la hype et même parfois, elle croise du people. Tu crois qu’il y a un Ladurée en province ? Mais tu rêêêêêves. Et même que pour faire l’ultime pétassista, dès qu’on te parle Ladurée, plisse le nez et soupire « ça me déprime comme c’est devenu à la mode pour les macarons alors que franchement, leurs religieuses à la violette sont à se damner ».

Le problème de la mode, c’est qu’elle passe très vite. Alors dès qu’un lieu est branché, il faut y aller dans les trois jours suivant sinon tu passes dans la catégorie has been. Alors nos amies provinciales ont un handicap majeur : elles arrivent sur la capitale quand elles peuvent monter (car elles ont aussi des vies, faut pas croire) et vont dans un lieu branché. Mais dès qu’elles en parlent à leurs copines pétassistas parisiennes, elles se prennent un cinglant : « pffff, c’est devenu nul là-bas, trop de monde, c’est trop beauf. ».

Quelque part, c’est trèèèès agaçant. Déjà, moi, en tant que parisienne, j’ai du mal à suivre ce qui est in et ce qui est out en terme de lieux over branchés parce que d’abord, si j’avais les moyens de sortir tous les soirs, ça se saurait puis j’ai pas envie de passer mes soirées au bar à ne pas regarder la personne en face de moi pour guetter l’éventuel people pour me la raconter. Mais surtout, d’où la province n’aurait pas le droit à des lieux à la hype où toutes les pétassistas de la hype se damneraient pour y aller ? Pourquoi on ne parle que des macarons Ladurée alors que ceux de chez Adam (Pays Basque) sont 10 fois meilleurs ? Pétassistas de province, rebellez vous.

24.04.2008

Choisis bien ton idole

Depuis que j’ai ouvert mon blog, je lis plein de blogs de filles et figure toi que je me suis rendue compte d’un truc : les filles, elles aiment bien avoir leur idole. En général une beauté d’un temps passé comme Audrey, Marilyn ou Betty ou une reine popstarisée par un film que j’ai trouvé d’un vide abyssal. Et là, je me rends compte qu’après 6 mois de blog, j’ai même pas la mienne. Je crains.

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Souvent la pétassista se constitue un personnage. Elle se choisit son idole et décide de la copier plus ou moins. Enfin, non, pas copier, c’est plus un hommage, un espèce de way of life. Alors pour ne pas être en reste et faire ma pétassista hommagiste, je me suis dit que, moi aussi, il me fallait une idole. Problème n°1 : comme je te l’ai déjà expliqué, je n’ai aucun gêne fan. J’admire personne, c’est comme ça. Alors, il faut plutôt choisir selon le personnage qu’on veut se créer. Bon, si je prenais Simone de Beauvoir ? Non : je ne veux pas de la coiffure d’Heidi de la montagne mais surtout, c’est le truc des féministes un peu ignorantes parce que Simone n’est PAS une féministe, pas du tout. Si elle a écrit le Deuxième sexe, c’était plus dans une visée anthropologique que féministe. Ca t’en bouche un coin, hein ? Bon, on peut se faire un trip écrivaine, une écrivaine dont on récupère l’univers pour le prendre comme way of life… Moi j’aime bien Virginie Despentes mais c’est pas du tout pétassista. Ouais non, dans mes livres, y a rien de très pétassista donc passons à un autre niveau.

Les actrices alors. Sauf que je n’éprouve aucun intérêt pour le cinéma, faut dire ce qui est. Je vois bien que mes collègues blogueuses, elles prennent Audrey Hepburn ou Marilyn Monroe, voire Rita Hayworth. Moi, je n’ai vu aucun film avec ces personnes, sauf La rivière sans retour mais je m’en souviens pas bien. Alors prenons le dernier film que j’ai vu, y avait Naomi Watts dedans. Alors ok, cette fille a roulé une pelle à Viggo Mortensen et à Laura Harring (mais pas dans le même film) mais euh… A la limite, je préfère prendre Laura Harring, elle est over hot, elle. Mais non.

Bon, passons dans le rayon chanteuse, j’ai pas envie d’une actrice. Bon, alors, si j’étais une bonne pétassista, je serais bobo et j’aimerais Vanessa Paradis version M. En vérité, pas du tout. J’aimais mieux Vanessa version Serge Gainsbourg parce que là, sa divine idylle et compagnie, j’aime pas. Genre j’avais envie de jeter le radio réveil par la fenêtre dès que j’entendais cette chanson de bon matin, ce qui arrivait souvent. Ouais, le Mouv’, ils me cherchent, ils diffusent toujours pile les chansons que j’aime pas quand mon réveil sonne et ça me rend ronchonne. Faut pas me chercher, moi, le matin. Je pourrais prendre Madonna qui est la hypittude incarnée devant les photographes mais elle, pareil, je l’aime pas. Cindy Sanders ? Mouahahah. Non, je sais. En ce moment, je suis en plein trip Kate Bush sans bien savoir pourquoi. En voilà une qui est parfaite. D’abord les chansons, on peut dire, « tu sais, Tori Amos s’est beaucoup inspirée d’elle ». Le look ensuite. Non mais regardez bien les deux clips qui suivent (deux parce que j’ai pas su choisir), regarde comme elle est au top de la hypittude : robe longue que toutes les fashionistas ne jurent que pas ça avec les bottes qui vont bien, putafrange avec ça, la maxi ceinture over in the mood, l’accessoire romantico-bobo dans les cheveux. Cette fille a 20 ans d’avance, pan dans nos dents. Et regardez cet air un peu paniqué, cette gestuelle hors du temps, les yeux écarquillés, ça vous rappelle personne d’autre ? Mais si Björk !

 

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Alor Kate, c’est un peu un 3 en un, sans côté la coiffure à la Patti Smith que revendiquent toutes les putafranges modasses. Alors voilà, à partir de maintenant, je suis super fan de Kate Bush, c’est décidé. Je vais me balader en robe longue en écarquillant des yeux. Mais la frange par contre, toujours pas.

 

 

 

 

08.04.2008

United colors of Petassista

L’autre soir, je rentrais chez moi quand il m’arriva une aventure. Ouais, enfin, t’emballe pas, j’ai pas croisé Gael Garcia Bernal dans le métro non plus. Un jeune homme vint m’aborder sur le principe du « je suis nouveau dans la région, je cherche des amis. Tu veux être mon amie ? Et sinon, t’as un mec, des copines célibs ? ». Oui parce que j’ai toujours un fiancé occulte dans ces cas là. Et là, le monsieur qui était black me demande : « et tu as des amis Noirs ? ». Intense réflexion : ai-je des amis noirs ?

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Tu dois trouver bizarre que je réfléchisse quand on me pose cette question mais en fait, la couleur de mes amis, tout comme leurs origines, ça me passe à 5000 pieds au dessus de la tête, les origines et couleurs des uns et des autres n’étant pas un critère de sélection. Si t’es con, tu seras pas mon ami, quelle que soit ta couleur. Mais du coup, ça m’a fait penser à un truc : la pétassista a-t-elle des amis de toutes les couleurs ? Si on prend comme référence les Sex and the city et co, la réponse est clairement non. A part Miranda qui se tape un Black à un moment, c’est blanc sur blanc. Shocking ? Bah, non, je ne trouve pas. Pour ma part, vu que le monsieur m’a fait réfléchir, je ne fréquente que peu de « gens de couleurs » mais déjà, au boulot, y en a pas. A l’agence, il me semble qu’il n’y a qu’un Black et je ne lui ai jamais parlé vu qu’on ne bosse pas du tout ensemble. Dans mon immeuble, la seule Noire, c’est la nounou des gamins du premier (ceux qui ont un papa que je pervertirais bien tant il est buono mais pas super sympa, il dit rarement bonjour). Bref, dans mon entourage, c’est pas super coloré mais qui puis-je ?

Du coup, je me demande : pour être une parfaite pétassista, dois-je avoir des amis de toutes les couleurs genre je suis over tolérante ? Je pourrais commencer toutes mes phrases par « Tu sais, ma copine Machine qui vient de tel pays… ». Ah oui, attention : avoir des amis de couleur, c’est bien mais avoir des amis de couleur d’origine étrangère, c’est mieux. Ca fait plus exotique, c’est mieux pour se la ramener. « Non mais évidement que je sais ce qu’il se passe dans ce pays, mon amie Machine en vient, tu vois ! ». Bon j’avoue qu’en vrai, j’aime bien parler à des gens étrangers, surtout ceux qui ont des accents parce que le français avec accent, c’est plus joli, et j’aime bien leur poser leurs questions sur leur pays. Mais tant que la personne ne me sort pas son pedigree, je pense pas forcément à demander. D’abord parce que tout le monde n’a pas d’accent et ensuite, je sais pas si c’est bien poli. Alors j’essaie de deviner mais je suis pas très forte. Genre un de mes ex qui était algéro-alsacien (y en a qu’un, il était pour moi), j’ai cru qu’il était Portugais… Oui, j’avais bien remarqué qu’il était mat de peau mais par rapport à moi, tout le monde l’est donc hein…Et puis imagine la scène, je vais aborder une personne de couleur « hé salut, tu viens d’où ?
- De Cergy
- Oui mais c’est quoi tes origines ?
- Françaises, bouffonne ! »
Et puis en plus, dans ma collection de gens de différentes nationalités, y aura forcément des cons. Ben oui, imaginons, je rencontre un Islandais (ou une Islandaise, whatever) et que c’est la personne la plus lourde et pénible que je connaisse. Mais comme j’ai pas d’Islandais dans mon entourage, faut que je le garde pour pouvoir commencer certaines de mes phrases par « Tu sais, Saemundur, mon pote islandais, et bien… ».

Et encore, là, je te parle nationalité mais comme la pétassista est tolérante de partout, il me faut aussi des gens de droite et de gauche, même un Sarkozyste si ça existe encore. Mais pas des gens des extrêmes parce qu’ils sont pas très tolérants et ça colle pas. Et puis n’oublions pas nos amis gays. D’ailleurs, si tu es une vraie lesbienne (une lesbienne abstinente, ça compte pas, j’en ai déjà plein), be my friend !

20.03.2008

La pétassista est-elle vénale ?

Aujourd’hui, j’avais d’abord envisagé de parler sexe mais je le ferai demain à l’occasion de la journée spécial sexe sur ladie’s room.
Journée Sexe sur Ladies Room le 21 mars
Recommandé par des Influenceurs


Après tout, c’est le printemps, les hormones vont redécoller. D’ailleurs à propos de printemps, j’apprécierais qu’on ait des températures de saison : là, j’ai vraiment trop froid.

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Alors du coup, ne parlant pas de sexe en ce 20 mars, jour de la St Herbert (tiens, mon calendrier me dit que c’est aujourd’hui le printemps. Tu parles !), j’ai décidé de te parler de la vénalité de la pétassista. De prime abord, la pétassista est vénale. Elle rôde dans les boîtes et bar de la hype pour agripper l’homme riche, pas forcément beau mais ce n’est qu’un détail. Le but n’est pas de tomber amoureuse mais de faire une belle union. Parce que ça coûte cher, une vie de pétassista. Par exemple, tu prends le Elle de cette semaine, avec Cameron Diaz en couverture. Soit dit en passant, j’aime bien cette couverture : on ne cherche pas à déformer le corps de Cameron, on lui met un T-shirt et gros plan sur sa bonne tête de meilleure copine. Donc j’ouvre au hasard, page 167, une nana en pyjama gris en coton. Enfin, non, c’est pas un pyjama, c’est un survêt couture Yves St Laurent : sweat 595 euros, pantalon 695. Tu vois que ça coûte cher.

Donc on pourrait croire que la pétassista est vénale mais faux : elle est philanthrope. Prenons nos amis des grandes bourgeoises et toutes ces pétassistas, femmes désœuvrées. Elles font de bonnes actions avec les sous de leur mari. Et ça, je trouve ça super bath ! Tu vois, je sais pas bien ce que j’ai fait de ma vénalité, je l’ai perdue très jeune et depuis, ça revient pas. Ce qui m’excite le neurone sexuel, moi, c’est le trip intello-artiste, ce qui n’est pas toujours bien parce qu’à part quelques uns qui réussissent, ils sont fauchés et surtout torturés. Et les mecs torturés, je te jure, évite. Je t’en parlerai un autre jour, tiens. Il n’empêche que malgré mon manque total de vénalité, ça me plairait quand même bien d’être philanthrope. Genre j’aurais plein de tune à dépenser et du temps libre (oui, si je suis très riche, je vais pas rester à mon poste actuel donc soit on me nomme chef, soit je m’en vais) alors autant l’offrir aux nécessiteux.

Certains se diront que c’est pour s’acheter une bonne conscience : d’un côté, je m’achète mon sac Abaco en agneau à 380 euros et de l’autre, j’aide les défavorisés de la vie. Et alors ? Je pourrais utiliser cet argent pour m’acheter une pochette en satin Lanvin (670 euros) alors je me dis que dans l’histoire, tout le monde y gagne un peu. Est-ce que ça fait de moi une meilleure personne ? Hum… Je vous ai dit que c’était le printemps aujourd’hui ?

Bon, voilà, me reste plus qu’à devenir vénale, ça doit pas être si compliqué. Il suffit que je me dise que l’argent rend beau. Même l’affreux au cigare là bas qui me regarde d’un air libidineux. Ah non, toute la vénalité du monde ne pourra pas m’encourager à rouler une pelle à un mec qui fume un gros cigare, dé-so-lée !

14.03.2008

T’es belle mais pas assez !

Samedi soir, je suis allée boire un verre avec Mlle Babillages à St Germain. Même qu’on est allées au café de flore, histoire de se la péter un peu. Faudra que je t’en parle de ça, d’ailleurs, mais un autre jour. T’as remarqué comme je commence toujours mes articles par « il faudra que je te parle de ça mais pas aujourd’hui » ? I’m the queen of the theasing ! (penser à noter tous les sujets que je promets d’aborder). Donc pendant que je sirotais mon chocolat chaud… Oui, je suis une wild trash girl, je bois un choco chaud un samedi soir… Donc je le buvais mon chocolat et on parlait de magazines de mode et notamment de Elle et sa couverture hallucinante de Sophie Marceau. Si tu l’as pas vu, regarde :

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Voilà, la tête de Sophie Marceau sur le corps d’une adolescente. Cette semaine, on a droit à ça :

 

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C’est tellement photoshopisé que j’en ai peur, figure toi. Regarde moi ces jambes interminables qui ressemblent à de la guimauve : personne ne peut tenir là-dessus, on dirait qu’il n’y a même pas d’os. Déjà, tu regardes bien, y a pas de genoux. Puis le visage, les cheveux, tout fait faux ! On dirait vraiment Barbie. Et que dire de la couv avec Monica Bellucci d’une semaine d’octobre ou novembre, je sais plus ?

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Regarde bien la poitrine : y en a pas ! un torse absolument lisse. Pour une nana qui a les formes de Bellucci, c’est quand même un comble.

Bon, bref, on parlait de ça et la miss me demandait : « tu crois pas que c’est un peu vexant de se faire retoucher tout le temps comme ça ? ». That a good question, je vais tenter d’y répondre sous vos yeux ébahis. Ooooooh ! Imaginons que je sois star. Star de quoi, l’histoire ne le dira pas, j’ai pas encore décidé. On décide de faire une séance photo pour la couv’ d’un magazine. Alors qu’il me retouche le corps, vu que je n’ai pas la taille mannequin dans n’importe quel sens que tu me prennes, ma foi, ça ne m’étonnerait pas. Et puis quelque part, le côté taille de guêpe, ventre plus plat que la Belgique, des jambes fuselées et interminables, des fesses hautes et bombées… même si c’est avec photoshop, ça fait toujours plaisir. Mais par contre, s’ils touchent à mon visage de madone italienne, je vais mal le prendre. Parce qu’à force qu’ils m’agrandissent les yeux (déjà bien grands, ma foi), qu’ils me raccourcissent le nez, pulpent mes lèvres… Bref, s’ils me refont de A à Z, je risque de me sentir pas bien du tout genre « je suis le thon ultime, seul ‘toshop peut encore me sauver ».

Dans ces conditions, comment tu veux que les stars n’aient pas recours à la chirurgie esthétique ? En 3 clics, on leur montre à quel point elles sont imparfaites. De la tête aux pieds, rien à sauver. Je sais pas toi mais moi, je suis susceptible et j’aime pas trop qu’on me fasse remarquer les trucs qui vont pas chez moi. « T’as les cheveux qui fourchent, faudrait les couper », « t’as pas un peu grossi ? » ou son pote « tu sais, avec quelques kilos de moins, tu serais mieux », « t’as un bouton, là », « t’as mauvaise mine », « Mon Dieu que t’es blanche ! », « mais t’es toute petite, en fait ! »*… Enfin, ça, j’aime pas. Alors déjà que ça m’énerve quand c’est juste sur un détail, imaginez sur la totalité de ma personne. Surtout que ça pourrait détruire mes certitudes vis-à-vis de moi. Genre je découvrirais que mes yeux ne sont pas si magnifiques que ça et qu’il faut en rajouter ou que mon nez de Venus de Botticelli même pas ravagé par la drogue est en fait, très moche au milieu de ma figure… Et j’interdis à quiconque de retoucher mes oreilles, ce sont les plus mignonnes du monde.

Bref, est-ce que, pour être belle ‘toshopement parlant, il faut ne pas avoir d’ego ? Est-ce que la fille aux jambes en guimauve regarde ses vraies jambes en ayant envie de pleurer car elle font pas 2m en vrai ? Franchement, je préfère mon anonymat et garder mes jambes qui ne font pas deux mètres mais qui ont au moins des os et des genoux (même si les mecs préfèrent les jambes très très souples pour pouvoir les mettre autour de leur tête)

* Ces remarques sont essentiellement faites par myself quand je me regarde dans la glace.

12.03.2008

Un problème ? Une lingette !

Des fois, je me dis que j’aurais dû faire de la pub, j’ai l’art de la formulation. Il faudra un jour que je te parle de mon amour des catchphrases, ce qui fait que des fois, je fantasme un peu d’être André Manoukian. Ouais, je te parlerai aussi un jour de ma carrière ratée dans la pub (ratée car non tentée) car si je me lance, je vais te faire une digression du bout du monde et je vais oublier de te parler lingettes. Parce que c’est mon sujet du jour.

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Les  lingettes. Je crois qu’à l’heure actuelle, on peut dire que les années 2000 seront lingettes ou ne seront pas. Prenons une journée type : je me lève, je me lave, m’habille, me maquille. Hop, une lingette autobronzante. Je quitte mon domicile. Un coup de chaud ? Une lingette déodorante et il ne paraît plus rien. Oh non, mon écran d’ordinateur est sale depuis que j’ai éternué mon café dessus (ça peut arriver, méfiez-vous au lieu de rigoler !) ! Hop, une lingette Vue que j’avais pas vu (quoi que là, j’ai plus envie de faire de la pub) et le voilà tout propre. Mon neveu vient à la maison et je dois le changer ? Hop, une lingette hydratante pour ses petites fesses (en vrai, j’ai pas de neveux et je suis pas sûre que les lingettes pour bébés servent à ça). Et tiens, si je faisais du ménage ? Une lingette attrape poussière, une lingette nettoie vitre, une lingette surface grattante de M. Propre (je vous les conseille). Après cette dure journée, il est l’heure d’aller au lit et hop, une petite lingette démaquillante ! Bref la lingette, c’est la vie.

Tu t’en rends peut-être pas compte mais je suis un peu feignasse sur les bords. J’aime mieux dormir que le jogging, glander devant la télé que faire mes papiers… Je me souviens de la première pub pour les lingettes, Nivea, je crois (mais on s’en fout de la marque) avec la nana d’Hélène et les garçons qui soupirait « le démaquillage ? Trop long, trop compliqué ! ». Je me disais qu’il y avait des assistées de la life quand même. Un produit, un coton, on mélange les deux, on étale sur la peau et ciao. Bon, en 97, j’ai subi un accident d’allergie. J’utilisais le démaquillant Clarins et paf, le dessous de mes yeux s’est transformé en écailles. Oui, j’ai la peau sensible, moi, monsieur. Du coup, un peu effrayée, pendant longtemps, je me démaquillais au savon (dove, si tu veux tout savoir) mais le problème du savon, c’est que ça pique les yeux, des fois.

Et puis vint la lingette. Trois gestes : tirer la lingette du paquet, la frotter tout partout sur la figure, jeter la lingette dans la poubelle. Même Eve Angeli y arriverait. Enfin, à priori…En plus, ça prend moins de place dans le sac pour aller dormir chez monsieur que la lotion démaquillante et le coton. Parce que si tu crois que ton mec, il aura du coton chez lui, tu rêves. Les hommes ne sont jamais équipés en coton, tampons et poubelles aux endroits stratégiques. Déjà s’ils ont une brosse à cheveux, estime toi heureuse.

Bref, tu me sens enthousiaste de la lingette et c’est normal. La lingette, c’est la meilleure amie de l’executive woman overbookée, une lingette, un geste, tout est propre. Toi, ton écran, ta cuisine, tes vitres, les fesses du petit… Magique. Gain de temps, je te dis. Et comme je suis une executive woman doublée d’une feignante, ça ne peut être que mon objet culte. J’attends maintenant avec impatience la lingette qui remplit les papiers administratifs à ta place. Et s’il pouvait exister une lingette qui va taffer à ma place le matin parce que j’ai pas envie de me lever, franchement, je prends.

11.03.2008

Laisse tomber les filles

Hier, je réfléchissais suite au post de Nahimage sur le matage des filles. Quel est le rapport de la pétassista aux autres femmes ? La pouffiassista, elle leur roule des pelles pour exciter les mecs parce qu’apparemment, une pouffiassista pense que ce qu’elle a de plus sexy chez elle, c’est l'autre fille au bout de sa langue. Curieux concept. La pétassista, elle, a des amies qu’elle n’embrasse que du bout des lèvres et sur la joue pour se saluer. Mais surtout, la pétassista déteste les autres femmes au-dedans d’elle.

 

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La femme dans la rue évalue ses congénères, c’est comme ça. On se compare, on se trouve plus belle, moins empotée, plus raffinée… Ou l’inverse, selon les périodes. Oui, il y a des périodes où je me sens aussi désirable qu’un petit tas de fumier et ça, c’est carrément pas pétassista, faut vraiment que je sois au top de moi-même et de ma confiance en moi tous les jours. C’est pas facile d’être une vraie pétassista, c’est du travail pour de vrai. Donc une vraie pétassista doit regarder les autres en les écrasant de sa supériorité. Je suis la plus belle, je sais que tu le sais, regarde mes formes de bombe, mon visage de Vénus de Botticelli, mes cheveux aussi doux et brillants que de la soie, mon élégance racée, mes fringues tellement bien accordées qu’on dirait que je sors direct d’une page de Vogue. Bon, en vrai, je suis très loin de ça mais je vais travailler ce point, promis.

 

Mais la pétassista a parfois des rapports amicaux avec les autres femmes, elle a des copines. Mais là, encore, c’est pas la franche rigolade. Les pétassistas détestent leurs amies au plus profond d’elles-mêmes. Si tu regardes, à part la bande de Sex and the city (qui se chamaillent quand même pas mal, on sent que Samantha et Charlotte ne sont pas les meilleures amies du monde), ce n’est qu’un ramassis d’hypocrisie. Par exemple, tu prends Blonde attitude, l’héroïne est censée être la meilleure amie de la life avec Julie mais qu’est-ce qu’elle se prend dans la gueule ladite Julie. Et dans tous les romans girlie, c’est ça. Ma meilleure amie, je l’aime trop trop et je lui souhaite que du bonheur… Mais c’est quand même un peu une sale garce et je suis tellement plus belle qu’elle et plus intelligente aussi. A ce niveau là, c’est plus de l’amour, c’est de la rage.

 

Le souci pour la wannabe que je suis, c’est que je marche précisément à l’envers. J’envie pas du tout mes copines et je ne me sens pas supérieures à elles et même qu’en vrai, je les aime et je veux pas piquer leur mec (ou leurs fringues ou leur vie). Je dis pas du mal d’elles dans leur dos, je me préoccupe de leur bien être. Les filles que je trouve belles, plutôt que de les détester, je veux être leur amie parce que tant de beauté, ça m’émeut (à dire ça, je me demande si mes doigts n’ont pas un peu raison sur mon lesbianisme, tiens…). Je suis une esthète, mon œil aime jouir des beautés de la nature, qu’elles soient mâles ou femelles. Et puis quand je suis entourée de belles personnes, j’ai un peu l’impression de vivre dans Friends ou Sous le soleil, tu sais, les vies où tous tes amis sont beaux et riches. Même cette pétasse de Rachel et ses cheveux magiques, tu l’aimes dans cette vie idyllique.

 

Mais bon, voilà, pour le moment, j’ai pas la bonne philosophaïe de la pétassista. Si je veux être au top, je dois grimper sur mes copines, les dézinguer pour les mettre plus bas que moi, les trouver moches, stupides, mal fagotées… Bref, elles ont tous les défauts de la terre et moi toutes les qualités. Sauf que je trouve ça un peu triste, au fond. J’ai envie d’avoir des vraies copines, moi, celles à qui je raconte mes potins, mes dernières amours, mes tracas, mes envies d’achat… Des choses légères et superficielles mais aussi plus profondes. Parce que tu vois, à force de détester tout le monde sauf soi, ça aigrit et l’aigreur, c’est pas bon pour le teint. Je crois que mon nouveau but, ça va être de devenir une pétassista qui aime les gens. Une pétassista au teint de rose, quoi.

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