15.04.2008

Vol au dessus d’un nid de pétassista

L’autre soir, dans le cadre du boulot, j’ai assisté à une soirée over prout-prout où y avait de la pétassista à tous les étages. En fait, il n’y avait que ça. Ca virevoltait dans tous les sens et entre les blouses, les sautoirs, les leggins et autres keffiehs, je me sentais atrocement pas à ma place. De là est né la révélation ultime : jamais je ne pourrai être une pétassista.

2001479431.jpg



Accrochée à ma coupe de champagne, je tiens la jambe à une de mes collègues de champagne, je tiens la jambe à une de mes collègues pas pétassista non plus et on commente : « non mais moi, me dit-elle, j’arriverai jamais à mettre autant de fric dans des fringues et pourtant, je gagne bien ma vie ». Ben pareil sans le dernier bout de phrase. Moi, je suis prolo, souvenons nous ensemble.

Puis, évidemment, au fil de la soirée, je suis allée frayer avec « l’ennemie ». En fait, on dirait pas comme ça mais j’aime bien la pétassista. D’abord, c’est une personne élégante et qui sait se tenir. La pétassista buvant quand même peu de champagne (là encore, je suis pas bonne), tu ne la verras point danser sur la table à moitié à poil. La pétassista est par ailleurs aimable et courtoise, elle te répond si tu lui parles, surtout si tu lui parles d’elle. Bon, parfois, t’as la pétassista égocentrée qui en fait ne te parle pas vraiment, elle est plus dans le monologue et calcule même pas que l’assistance s’est agrandie d’une personne. Je te jure ! Je me suis incrustée dans un groupe à un moment et l’une d’elles faisait réellement l’animation, ne cédant la parole à plus personne et quand je me suis incrustée dans leur groupe, je crois qu’elle ne m’a pas calculée une seconde.

Parfois aussi, je me sentais un peu pas concernée par les conversations « ouah, trop classe ton collant !
- Merci, je l’ai acheté chez machin et j’en ai pris un aubergine trop classe et tout »
Moi, comme une conne, j’achète mes collants chez Monoprix et ils ne sont pas couleur aubergine, en plus, ils sont juste noirs, chair ou au pire, gris. Elles se racontent des blagues où il est question de spartiates, les chaussures que je trouve les plus hideuses au monde, je souris. Je n’ai rien à dire sur la plupart des sujets abordés mais quand même, le fait est que certaines me parlent et pensent réellement que je suis intéressée par les histoires de collants aubergines ou de spartiates.

Gosh, en ce jour sacré, la wannabe que je suis a quand même fait un sacré pas en avant : j’ai été acceptées par les pétassistas. Elles pensent que je suis comme elle, alors que j’étais pas super fringuée (j’avais quand même un pantalon gris) et que je buvais pas mal de champagne. Ca voudrait dire alors que je suis pas la mini wannabe que je pense être, peut-être que mon chemin pour atteindre la pétasserie est moins long que je ne le pensais.

En attendant, moralité annexe de l’histoire : rester 3h debout en talons, c’est mauvais pour le dos et les pieds. Je m’en suis rendue compte quand mes semelles ont commencé la fusion avec ma voûte plantaire.

06.03.2008

Est-il de bon ton de fantasmer sur ses collègues ?

Aujourd’hui, j’avais prévu de te parler des hommes. Non pas que j’ai grand-chose à en dire pour l’heure, ma vie sexuelle et/ou amoureuse est à peu près aussi plate que l’encéphalogramme d’Eve Angeli. Ohlala, je suis méchante des fois, t’as vu ? Hé ouais qu’est-ce que tu crois, ça se fighte des fois, les bisounours. Si t’avais mieux regardé quand t’étais petit, tu te souviendrais qu’à tous les épisodes, ils attaquent en groupe (les lâches) leurs ennemis et leur envoient des tonnes de cœurs, arcs en ciel et fleurs.

609817075.jpg



Bon, bref, là n’est pas le sujet. Je voulais te parler de la notion de mode d’emploi de l’homme et finalement, il s’est passé un événement hier soir qui m’a fait changé de fusil d’épaule. Alors que je dormais telle une belle au bois dormant bavant sur mon oreiller, j’ai fait un rêve. Bon, je me souviens pas de tout, je crois que c’était un peu effrayant au début parce qu’il y avait un meurtre et fallait trouver le coupable mais je sais plus si on l’a trouvé. Ce dont je me rappelle par contre c’est qu’à un moment, y a un de mes collègues qui arrive et m’offre plein de ballons de baudruche et c’est un peu comme des fiançailles, même que je l’embrasse devant tout le monde, y compris mes parents.

Réveil… What’s the fuck ? Qu’est-ce que j’ai rêvé de ça, moi ? Ledit collègue est certes mignon, on a très très gentiment flirté une soirée à se faire des câlins affectueux MAIS non sexuels (on s’est même pas roulé une pelle, pour te dire), on joue un peu à la séduction quand on se croise dans les couloirs de la boîte mais ça va vraiment pas plus loin. D’abord parce que lui, c’est un jeunot de moins de 25 ans alors que moi, j’en ai 2[biiiiiiiiiiip] et que je suis encore trop jeune pour me faire des jeunots. Quoi qu’à y réfléchir, si, j’ai déjà tapé dans la case moins de 25 ans après que j’eus dépassé le quart de siècle… Enfin, là n’est pas non plus le sujet, qu’est-ce que je disgresse aujourd’hui… Donc honnêtement, le jeune homme en question, je le trouverais dans mon lit, je le renverrais pas chez sa mère mais d’un autre côté, un collègue, c’est le mal. No zob in job, je l’ai déjà dit hier. Pourtant, ça n’empêche pas le fantasme.

Moi, j’aime bien avoir un fantasme au boulot, si c’est possible. Oui parce que je vais pas fantasmer sur n’importe qui non plus, je suis un peu exigeante. Mais à partir du moment où je trouve et verrouille ma cible, c’est tout bénef : le matin, je suis heureuse d’aller au boulot car je vais pouvoir m’en mettre plein les mirettes toute la journée, me tenir bien droite en rentrant le ventre dès qu’il me regarde (c’est bon pour mes abdos), être toujours au top de moi-même en ne me négligeant jamais. Par contre, il faut s’arranger pour prendre les vacances en même temps car quand fantasme n’est pas là, c’est moins drôle d’aller bosser.

Par contre, je sais pas draguer mes collègues. D’abord, c’est pas le lieu. Moi, je drague pas en public et l’open space, c’est hypra pas romantique. Alors oui, en soirée, je me frotte à des jeunes hommes de moins de 25 ans, mais ça compte pas, tout le monde est bourré, personne ne s’en souviendra. Et puis surtout, je supporterais pas d’avoir mon John-John (ou même juste mon John) sous le nez toute la journée. Tu crois vraiment qu’après l’avoir vu 8h, j’ai envie de le ramener à la maison alors qu’il m’a pris la tête sur un dossier à la con ? Non ! Et puis du coup, j’ai pas du tout envie de galipettes avec lui, je lui fais la gueule car il a pas rendu un truc à temps et que c’est la merde. Et puis j’imagine bien les discussions post sexe : « au fait, chérie, t’as envoyé le mail au DG à ce sujet ? », « Non, tu m’as pas dit de le faire… ».

Non, non, non, comme dirait Amy. Un collègue, c’est bien pour fantasmer mais on va en rester là. Et si tu veux coucher avec un collègue quand même sur le bureau du boss parce que c’est super excitant, choisis bien. Parce que se taper toute la boîte, c’est pas bon pour sa réputation. Surtout que j’ai pas envie d’être le sujet de conversation des mâles à la machine à café du genre « Pink, elle est trop bonne », « ah non, moi, je l’ai trouvée décevante », « moi, elle a bavé sur mon oreiller, la garce ». Im-pos-sible !