16/03/2010

J’agis pour la déforestation… de ma chatounette

Et de mes aisselles aussi.


Voilà, en tant qu’adulte responsable et gonflée par la sempiternelle question de l’épilation, j’ai décidé d’agir. Conseillée par E. qui s’est aussi lancée, j’ai appelé la clinique du poil pour prendre rendez-vous. Petits poilous, je vais vous cramer au laser.

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Oui parce que y en a marre. Quand je vous épile à la cire, je me crame ou me fais des hématomes. Ah, j’étais super sexy avec des petits bleus le long de mon aine la dernière fois… Alors reste la crème qui pue et le rasoir qui fait des poils incarnés, tu parles d’un choix. Oh, je sais, je pourrais aussi m’accepter telle que Mère Nature m’a fait, soit avec des poils mais non. Et comme je vais régulièrement à la piscine, je me dois d’être au top de la glabritude. Donc en désespoir de cause, laser. Ca tombe pile poil avec une rentrée d’argent imprévue, cool !
Donc lundi dernier, je suis allée à la clinique du poil. Déjà, la clinique, elle est dans le quartier le plus riche de Paris et quand tu marches dans la moquette, tu crois que tu vas t’y enfoncer jusqu’aux genoux tellement elle est moelleuse.


Après 10 mn d’attente, je pénètre dans le cabinet du docteur en sous sol, accueilli par une charmante jeune fille. Faut plus faire 10 ans d’études pour être docteur ? Ah, c’est son assistante. Elle me pose des questions, je réponds, je lui montre mes poiloux de dessous de bras « ah, oui, ils sont bien noirs ! ». Alors, là, pardon mais je m’inscris en faux, ils sont pas noirs, ils sont châtains ! Namého, c’est important. Donc je précise que je veux les aisselles et un maillot brésilien. "Ah oui, c'est mieux comme ça, vous avez le sillon interfessier !". Ils vont me cramer les fesses !

Là, le docteur arrive, j’écarte mon pull pour lui montrer mon aisselle « ouais, super, top cool, super peau, on peut le faire ». Alors j’admire le regard bionique du monsieur qui peut juger de la qualité de ma peau à 5 mètres de distance et de mes poiloux rikiki (je les avais rasé une semaine avant). Mais bon, comme ils font 50% en mars (soit une économie de 350 €), on va dire qu’il sait ce qu’il fait.

« Oh pardon, je vous ai pas demandé si vous faisiez des UV ?
- Hihi, je pense que ça se voit
- Hihi, en effet ! »
Je suis donc officiellement blanche comme un cul.

Voilà fin de la consultation, le première cramage aura lieu le 26 mars au petit matin (hiiii). Seul gros hic : j’ai plus le droit de m’épiler d’ici là. Drame ! Déjà pour la piscine, c’est la lose mais que va dire Wannabe John John. Et bien il a très précisément dit : « ahahah, tu vas avoir des poils, ahahah ! » et le lendemain, quand on a pris notre douche en même temps, il s’est amusé à me savonner les aisselles en me disant un truc du genre « tiens, je te nettoie les poils ». Y a des jours, j’ai un peu du mal à croire qu’il est plus vieux que moi…