04.06.2009
Une méthode de drague originale
Hier, j’ai découvert malgré moi une nouvelle technique de drague dont j’ai été doublement victime. Je sais pas ce qu’ils avaient hier, d’ailleurs, ils étaient en forme et j’étais pas habillée de façon suggestive du tout. Alors j’en déduis que cette soudaine envie de me parler venait de l’objet magique que j’avais dans les mains : une grille de sudoku.

Déjà, le matin, ça partait fort. Je m’assois, un mec se pose en face de moi mais je ne fais pas trop attention, plongée dans ma grille. Soudain, je m’aperçois qu’il me parle (j’écoutais de la musique), j’enlève mes écouteurs et déjà, ça part fort : « mademoiselle, votre chemisier est ouvert… ». Non, mon chemisier n’est pas ouvert, il baille juste un peu et effectivement, selon comme je me tiens, on peut apercevoir le nœud de mon soutien gorge. Donc là, je suis déjà super à l’aise genre « le mec en face me mate les nibards », j’adoooooooore. Mais bon, il se dit que le fait que je fasse du sudoku et que j’écoute de la musique fait de moi quelqu’un d’extrêmement disponible et à l’écoute donc il reprend : « Et comment ça marche votre jeu, là ? Vous allez travailler ? » Non, j’adooooooooore me lever tôt pour faire du sudoku dans les transports en attendant qu’on vienne me parler. Bon, je descends à la station suivante, fin de l’histoire.
J’aurais oublié cette petite anecdote si j’avais pas eu droit au retour du coup de la drague sudokesque le soir même. J’attendais le bus pour aller à la piscine (et grâce à ce connard qui ne venait jamais, d’ailleurs, j’ai dû renoncer) quand j’entends qu’on me parle. Ouais, là, je faisais juste que remplir mes grilles, j’avais pas mon naïpod sur les oreilles. « Hé mamzelle, vous faites des maths ? Vous êtes trop belle, vous êtes trop trop belle ! » . Heu merci monsieur aux dents qui m’évoque un piano : une touche blanche jaune, une touche noire. A 20 ans et quelques, c’est hard. Je bredouille un « merci » et replonge dans ma grille mais il continue : « lala, comme vous zetes trop belle ! Et vous sortez du travail ? ». Je marmonne une réponse, commence à haïr la RATP et à me concentrer très fort sur ma grille. Dieu merci, une autre voix plus familière s’adresse à moi : « Hé, je t’avais pas vue ! ». Oh mon N+1 chéri, comme tu me sauves ! Pour un peu je te roulerais une pelle mais a) je roule pas de pelles en public (ça m’émoustille, les pelles), b) je crois pas que sa copine soit du genre partageuse et surtout c) je crois que ça compliquerait nos relations professionnelles.
Du coup, M. du piano m’a foutu la paix. Mais y a quand même un truc qui m’interroge dans cette histoire. Pas qu’on me drague, ça arrive, je suis pas un boudin intergalactique. Mais à priori, si je suis concentrée sur un truc et si j’écoute en plus de la musique, ça ne fait pas de moi quelqu’un de très ouvert à la discussion, il me semble. Et si en plus, après un premier échange, je replonge le nez dans mon truc, ça montre que je ne suis vraiment pas disponible. So what, je suis censée faire quoi de plus ? Les envoyer ouvertement promener ? Mais je ne suis pas une harpie…
En tout cas, je me demandais autrefois si le livre était un argument vente ou non (je pense que oui, j’en reparlerai peut-être). Ben le sudoku, oui, assurément.
Les hommes sont bizarres !
19:18 Publié dans Cherche John-John désespérément | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : séduction, drague, sudoku, drague dans la rue, dentition pourrie, chemisier, soutien-gorge apparent, i pod
10.03.2009
Modjo ou nez rouge ?
Y a des fois, j’ai tendance à un peu présumer de mon pouvoir de séduction. Enfin, je crois.
Depuis deux jours, je remarque que les regards masculins stagnent sur ma personne et je me sens en pleine explosion modjéenne. Waouh, c’est le printemps ou quoi ?

Ah oui, c’est le printemps, en effet. Et qui dit printemps dit nez qui coule pour cause d’allergie. Or que fais-je quand j’ai le nez qui coule ? Je me mouche. Dès que je sens une goutte poindre, je dégaine le kleenex. J’ai plus 5 ans, le nez morveux, c’est plus autorisé. Un peu comme le pipi dans la piscine. D’ailleurs, l’autre jour, j’avais très envie de me soulager alors que je nageais et je me suis rendue compte que c’était même pas concevable que je fasse ça là (alors que dans la mer, ça me gêne moins). Alors que petite, comme tout le monde, je me suis « oubliée » dans le bassin. C’est fou le pouvoir de l’éducation, des fois…
Donc comme je disais, je me mouche avec des kleenex car le concept du mouchoir, comme dirait Clare Fisher, c’est dégueu. Déjà que le kleenex humide, je trouve ça crade mais alors le mouchoir yeurk ! Or le kleenex, ça irrite mon petit nez et le dessus de ma lèvre en dessous. En gros, j’ai le nez en patate et l’œil pleureur par-dessus. Comme je disais à MAP, mon maquillage, c’est plus un smoky eye mais un flowing eye (j’aime recycler mes jeux de mots, même si je devrais parfois les cacher).
Alors que je commençais à me pavaner sous ses regards un peu insistants, je réalise : c’est peut-être pas moi qu’ils matent mais mon nez rouge, pelé et suintant, sans parler de ma lèvre supérieure enflée et ma bouche craquelée. Tu parles d’un modjo, j’ai l’air enrhumée et tous ces miasmes, c’est dégoûtant. Surtout que je suis un peu obligée de respirer la bouche ouverte et ce n’est pas très sexy, ça donne l’air idiot. La bouche ouverte n’est torride que quand elle est éphémère. Là, j’ai juste l’air débile.
Heureusement, contrairement au rhume, l’allergie ne touche pas mes cheveux. Sinon, j’aurais plus qu’ à rester chez moi. Déjà que je suis toute défigurée avec cette patate rouge au milieu de la figure…
PS : Ouais, du coup, je suis un peu patraque. J'ai même réfléchi deux secondes et demi sur mon nom de jeune fille. Avant de réaliser que c'était le même que mon nom tout court.
PPS : Si tu ne sais pas qui est Clare Fisher, j'aurais tendance à te traiter d'ignare mais ne connaissant pas moi-même la moitié des séries populaires, je te pardonne. Clare est la soeur dans la famille Fisher de Six Feet Under
17:22 Publié dans Déesse Dunlopillo | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : séduction, modjo, allergie, nez pelé, lèvres gercées, goutte au nez, kleenex, faire pipi dans la piscine
08.11.2008
Love at first sight
L'autre jour, dans le métro, j'ai vécu une scène digne d'un film... Enfin, presque...










Découvrez Shaggy!
02:13 Publié dans Ma vie playmo-débil | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : playmobil, métro, rencontre dans le métro, séduction, italien, cindy crawford, sac balenciaga
11.09.2008
J’ai testé pour vous le communicant
Parmi mes conquêtes, j’ai parfois des profils qui reviennent, le grand classique étant le communicant puisque à vue de nez, j’en ai tripoté une demi douzaine. Et non, je ne couche pas avec mes collègues, no zob in job, j’ai dit.
Le communicant est du genre bien mis : comme la communication est son métier (dingue), il doit être propre sur lui, chemise et pantalon à pinces. Dès le départ, ça le fait un peu plus que t-shirt et basket, avouons le. Puis quand on passe sa journée à arrondir les angles, présenter les choses sous le meilleur jour possible, ça devient un réflexe. Du coup, de prime abord, il nous fait craquer, il nous promet tant de belles choses enrobées dans de jolis mots qu’on se voit déjà à la place de Cendrillon. Avant, j’étais une miséreuse mais grâce à toi, mon communicant d’amour, je suis devenue une princesse.

Là, jeune fille, je tire la sonnette d’alarme. Hiiiiiiiiin ! Parce que le monsieur, il a tendance à s’emballer et pense souvent que la voie qui mène à ton string passe par des promesses en l’air que tu es priée de ne pas écouter et de ne pas retenir, vilaine fille crédule. Par exemple, après une nuit d’amour torride, le communicant pourra te dire : « je peux t’appeler pendant mes vacances ? » ou « on se voit ce soir sur MSN » ou « c’était une folie mais on reste amis quoi qu’il arrive, hein ? » ou encore un « je suis célibataire mais je pense encore à mon ex, j’ai besoin de temps. Mais on reste en contact ». Oui, je parle bien de 4 mecs différents, là. En vrai ça veut dire : « bon, écoute, j’ai bien baisé, c’était bien sympa mais va pas t’emballer non plus, je vais rentrer chez moi et tu vas m’oublier, merci, au revoir ». Quoi que parfois, le communicant revient dans ta vie. Il faut savoir que le monsieur n’est pas le pro de la franchise et aime endormir ta méfiance pour mieux te faire retomber dans tes filets. Par exemple, le communicant va t’envoyer un mail une fois par an ou à peu près pour savoir comment tu vas, ce que tu deviens, t’as un mec, non ? Ah, moi, je suis toujours avec ma copine mais je suis pas très fidèle tu sais. D’ailleurs, t’aurais pas une copine motivée pour qu’on se fasse un plan à 3. Je jure que cette histoire est véridique, je l’avais déjà racontée. Ou alors le communicant redevient ton pote. Mais monsieur, tu m’as déjà fait le coup, je suis pas si naïve que ça, hein…

Alors, évidemment, vous allez me dire que tous les communicants ne sont pas des enfoirés et même que parfois, certaines les épousent. Et je dirais même qu’une fois le contrat passé avec le communicant, c’est que du bonheur. Comme il doit toujours présenter les choses sous un jour le plus favorable possible, votre mariage devient un conte de fées. Vous ne vous engueulez pas, non, vous débattez vivement d’un sujet. Vous n’avez pas grossi, non, vous avez gagné en féminité. Bon, ç marche aussi dans le mauvais sens : non, il n’a pas tort, il voit juste les choses différemment et non, il n’a pas été infidèle, il est juste allé tester la force de votre amour et la résistance de la capote parce qu’on essaie d’avoir le contrat Durex, sois compréhensive un peu !

Alors suis-je en train de dire qu’il ne faut pas faire confiance à un communicant ? Non, je ne dis pas ça, je dis juste que sur mon échantillon, y a une écrasante majorité de connards spécialistes du pipeau. Au moins, le prochain, j’attendrai un peu avant de choisir le prénom de nos futurs enfants.

15:46 Publié dans Cherche John-John désespérément, Déesse Dunlopillo, j'ai testé pour vous | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : communicant, séduction, promesses, silence radio, nuit d'amour, plan à 3, mariage
19.06.2008
J’ai tout cassé mon radar
Bon, cette semaine, je fais un peu ma fixette sur les mecs mais aujourd’hui, promis, c’est rigolo. En fait depuis quelques temps, j’ai remarqué que j’avais tendance à verrouiller une mauvaise cible. Par exemple, l’autre soir, je vais en soirée et je jette mon dévolu sur un garçon qui a l’air de beaucoup m’apprécier, même qu’il me fait plein de compliments. Je glousse d’aise jusqu’à ce que je commence à douter. Il est anormalement tactile, pour commencer. Puis il est très branché look, et puis…et puis… Et puis, force est de constater que j’ai passé la soirée à draguer un homo.

Si c’était exceptionnel, je ne ferais qu’en rire mais là, c’est pas du tout la première fois que ça m’arrive et si ça me fait quand même marrer parce que personne n’est mort, ça m’interroge un peu. Comment tu veux que je trouve un John-John si je craque systématiquement sur un gay ? Parce qu’à priori, c’est un peu mal barré pour que j’en fasse l’homme de ma vie, de mes nuits, le père de mes enfants (enfin, au moins d’un, quoi), le gendre de mes parents, le plombier de mon évier…On peut toujours se marier mais bon…
Alors pourquoi oh oui pourquoi ? Avant, mon radar me permettait de classer les gens dans la bonne case ou à peu près. Maintenant plus. Alors selon des scientifiques américains, on peut reconnaître des gays selon l’utilisation de leur cerveau mais j’ai jamais mon appareil à scanner sur moi en soirée, ça prend de la place ces petites choses. Pourtant, y en a qui sont facilement détectables si seulement j’étais attentive aux détails. Par exemple, l’automne dernier, je croise un mec du genre « haaaaaaaan, il me le fauuuuuuuuut ». Je vais donc voir sur son profil facebook : « in relationship ». Ah mierda. Mais le pire : « interested in : men ». Ah oui alors finalement, c’est pas si grave qu’il soit in relationship…
Mais comment voulez-vous que je reste de marbre, aussi ? Les gays, ils passent leur temps à me faire des compliments, à me dire que je suis belle et tout ça. Et ils me font des compliments gratuitement vu qu’on ne couchera pas ensemble après. Alors, forcément, ça me tourne un peu la tête et j’ignore les signes qui me font dire que cet homme là n’aime les femmes que d’un point de vue amical et esthétique. C’est ça le problème : les hétéros, ils nous font des compliments qu’à partir du moment où on les fréquente (non, t’es bonne n’est pas un compliment) mais avant, ils se mouillent pas trop. De peur de prendre un râteau ? Mais quand une fille reçoit un compliment, si elle est normalement constituée, elle sourit et remercie, elle ne gifle pas (sauf pour un t’es bonne mais on a dit que c’était pas un compliment).
Enfin, en attendant, je deviens de plus en plus nulle en matière de mec, je sais même plus reconnaître ceux qui sont pour moi et ceux que je dois rediriger vers Blue Boy. Toute une éducation à refaire, là…
17:59 Publié dans Cherche John-John désespérément | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : homosexuel, cerveau, drague, facebook, séduction, père de mes enfants, homme idéal
22.04.2008
Tout est question de méthode
Je suis un peu du genre à croire que quand on veut, on peut et que tout n’est question que de méthode, finalement. Donc en fait, pour réussir ce que l’on entreprend, il suffit de maîtriser cette foutue méthode. Et c’est là que ça pèche, des fois.

Prenons le cas des hommes. Bon, j’avoue que ma recherche du John-John n’est pas des plus actives actuellement, sans doute parce que j’ai pas que ça à faire non plus, en ce moment. Oui, en vrai, ma vie n’est pas toujours très rose et je dois faire face à des situations que je ne te raconterai pas parce que j’ai pas crée ce blog pour chouiner, vois-tu. Il n’empêche que nonobstant (j’ai toujours kiffé ce mot) mes petits pépins actuels, je parle d’hommes avec ma collègue. Et elle, elle a tout compris.
Tu vois, un homme, c’est basique. Plus tu l’emmerdes, plus il t’aime. Par exemple, ma collègue, elle fait courir les hommes, elle joue avec, elle se fait offrir des cadeaux et tout. Moi aussi je joue avec les hommes mais pas pareil, je joue au docteur ou au papa et à la maman… Quoi que non, le papa et la maman, ça m’angoisse, on va dire le docteur. Et là, erreur stratégique majeure : je cède trop vite. Oui mais je ne suis pas patiente, moi madame. Par exemple, quand je vais à la pâtisserie (mais là non, j’ai dit que je faisais un régime), j’achète un truc pour le manger maintenant, pas trois ans plus tard. Déjà, la dernière fois que j’ai acheté des macarons (à Noël quoi), j’ai été super fière de faire traîner la boîte pendant 2 jours. Ouais 2, ça fait quand même 4 repas et 2 goûters. Mais voilà, les hommes, c’est pire que les macarons, faut que je les mange de suite et même plusieurs fois. Alors forcément, je deviens de l’acquis et je perds de mon attrait.
Mais des fois, ça me dépasse que les hommes préfèrent les chieuses. Je n’ai pas le naturel chiant. Je ne cherche pas le conflit en permanence avec mon mec parce que les disputes, ça me fatigue. Le soir, quand je rentre chez moi et que je retrouve mon roudoudou d’amour (oui, les filles aiment les surnoms ridicules, c’est un fait), j’ai envie qu’il me bichonne, qu’il me masse, qu’il me fasse l’amour comme un Dieu mais s’engueuler, bof quoi.
Des fois, je me dis que les relations amoureuses, c’est vraiment lourdingue. Les animaux, eux, au moins, ils s’embarrassent pas…Mais d’un autre côté, n’avoir du sexe que pour se reproduire, ça me tente pas non plus.
15:50 Publié dans Cherche John-John désespérément | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : méthode, chieuse, séduction, faire courir, jouer au docteur, massage, macarons
18.04.2008
Que cuisiner pour un premier repas en amoureux ?
Tu l’as voulu, tu l’as eu : Marco sourire ultrabright et fossette au menton du service compta est à vous. Après un premier échange salivaire de rigueur un soir après le boulot, voilà qu’il va venir chez toi pour un dîner en tête à tête. Là, il s’agit d’assurer.

Appart (à peu près) rangé qui sent bon les lingettes grattantes au citron de Mr Propre que je conseille à tout le monde, poils éradiqués, tu es techniquement prête. Sauf qu’il vient manger et faudrait pas lui faire n’importe quoi non plus. Les femmes modernes que nous sommes sont face à un cruel dilemme : en tant que bonnes féministes, nous refusons d’être enfermées dans le rôle de la future bonne épouse version années 60. Je m’en fous d’être bonne à marier, j’ai pas envie de me marier de toute façon. Mais doit-on, au nom de notre féminisme, servir une soupe lyophilisée à ce pauvre Marco ? Je rappelle aux lectrices les moins attentives que Marco est un homme et un homme, ça mange. D’ailleurs, sur ce point, je trouve la génétique bien injuste : ils mangent comme 4 et ne grossissent pas. Nous, si on mange autant, on peut jeter nos slims et courir chez H&M s’acheter un nouveau pantalon car H&M est le pays magique où on s’habille toutes en 36-38.
Donc si on veut que Marco nous honore comme il se doit à la fin de la soirée, il faut le nourrir, c’est un fait. Alors, autant te dire que tout ce qui comporte de l’ail ou du fromage odorant, on oublie aussi sec. Non parce qu’un homme qui t’exhale une haleine de poney pendant l’acte sexuel, c’est pas possible. Et comme on a mangé la même chose, il subit la même épreuve. Non, non et non. Idéalement, il faudrait miser sur les fruits et légumes, bourrés de vitamines, c’est bon pour le dynamisme. Mais il semble qu’homme et légumes, ça ne va pas bien ensemble, quoi qu’on fasse. Va falloir attendre un peu pour lui sortir le fameux Tian aux courgettes-aubergines, recette héritée de maman qui espérait faire de moi une bonne épouse. Dans les faits, je sais même pas écrire Tian et encore moins le faire.
Autre élément : les femmes modernes que nous sommes travaillent. Ben oui, sinon, on n’aurait jamais rencontré Marco de la compta, c’est logique. Donc on ne peut pas passer la journée à lui mitonner un bon petit plat qui le rendra amoureux (ou pas) de notre personne. Alors faut faire simple. Pour les plus wild d’entre nous, on peut commander une pizza mais rappelons que la pizza, c’est lourd à digérer et ça peut nuire aux performances sportives. Puis la pizza dès le premier rencard, c’est comme si on lui infligeait la vue de notre vieille culotte petit bateau, celle passée du blanc à un gris très clair et qui poche aux fesses. Non, sortons un peu nos casseroles. Bon, la solution : des pâtes ou du riz, les mecs adorent ça. Pourquoi pas une petite recette genre spaghettis (ou riz) poulet-gingembre ? Même si les études scientifiques montrent que le gingembre n’a aucun effet sur notre libido, on s’en fout, on joue sur la légende. « Je te fais manger du gingembre pour qu’après tu me manges, moi ». Elémentaire, ma chère Maïté.
Bon, le plat, c’est fait, un petit dessert ? Ben oui, homme aime le sucré, en général (mais pas tous, ils sont lourds des fois). Alors, là, évitons les pâtisseries trop lourdes. On l’a déjà dit, ça plombe les performances sportives et non, quoi. On s’est pas crevées à réussir de sublimes pâtes au poulet et gingembre pour tout ruiner au dessert. Alors, là, cherchons la facilité : un petit sorbet au citron, ça facilite la digestion, ça fond dans la bouche et en plus, ça donne un petit côté acidulé aux baisers qui vont suivre et c’est quand même le top.
Evidemment, un bon tête à tête ne peut être réussi sans vin mais là, on sort notre joker : c’est Marco qui va l’apporter. Oui, il croit quand même pas qu’on va tout se taper non plus, on va pas lui donner de mauvaises habitudes.
Pour finir, un petit café pour éviter un éventuel assoupissement. Et si Marco n’est pas un goujat, le vrai dessert de ce repas, ce sera nous.
08:35 Publié dans Cherche John-John désespérément | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, séduction, drague, poulet gingembre, dessert, manger, sexe
10.04.2008
Mon ami gay presque parfait
Dans la vie, j’ai aussi de vrais amis, je t’en parle pas beaucoup mais je les aime bien quand même, faut pas croire. Par exemple, laisse-moi te parler de mon ami gay. Celui à qui j’ai pas encore trouvé de surnom bien qu’on ait évoqué la question.

Je t’ai déjà expliqué l’intérêt de l’ami gay et le mien, il est quand même top de chez top. Séduisant, bien habillé et, cherry on the cake, il est même pas con. On peut parler de choses aussi passionnantes qu’art, études, sexe ou rapports de domination. On a des théories très intéressantes sur le sujet mais on n’a pas réussi à savoir ce qui faisait qu’on était plus dominant ou dominé au lit. Mais c’est pas le sujet non plus.
Donc à vue de nez, mon ami gay est parfait. Je peux parader à son bras, fière comme une pintade, en toute confiance. Nous sommes la dream team de la séduction, on a forcément le serveur dans notre poche puisque selon ses préférences sexuelles, il s’intéressera à lui ou à moi. Heure du décès de mes chevilles : 11h28. Je commence à m’inquiéter pour mon melon. Mais bon, moi, je suis plus maline que Carrie, je prends un gay qui fait baver de jalousie les copines parce que son Stanford à elle, il fait pas rêver. Déjà, j’ai jamais pu déterminer l’âge du mec.
Seulement, nul n’est parfait et j’ai pu mesurer les défauts d’ami gay l’autre soir. Nous sortons joyeusement, on rigole, on s’amuse, on boit du champagne, la soirée est wonderful. Mais le drame n’est pas loin, attention. A un moment, « ciel, il est 23h30, il va falloir se bouger ». Oui, c’était en semaine, je précise. Je me lève avec ma grâce innée puis nous traversons la salle. Une fois dehors, ami gay me dit (c’est là que la tension dramatique est à son comble) : « Ohlala, y avait un pur beau gosse qui nous a suivi quand on est parti. Je crois qu’il était pour toi ! ». Et il me dit ça en rigolant. Oui, il ri-go-lait. Je le regarde, atterrée, les larmes aux yeux, je fixe la porte avec désespoir mais beau gosse ne vient pas. Beau gosse pense que je me suis envolée vers des lits vides et froids.
La prochaine fois que je sors avec ami gay, je lui apprends à me dire qu’un beau gosse me suit AVANT qu’il ne soit trop tard. Non mais imagine, j’ai peut-être raté le père de mes futurs enfants. Ou du moins un coup fantastique. Mais rassure-toi, je n’en veux pas à mort à ami gay. C’est juste que j’avais oublié de préciser ce point de détail.
10:21 Publié dans C'est ma laïfe | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : ami gay, séduction, études, sexe, domination, drague, beau gosse
28.03.2008
J’ai couché avec un serial séducteur
On en a toute un dans nos entourages un serial séducteur, le mec qui aligne les conquêtes comme moi les emballages de schocobons. Bon là, je suis au régime donc j’en ai pas mangé depuis ma participation au concours de Babillages mais c’est pour la métaphore. Alors forcément, toutes ces filles qui leur tombent dans les bras, on se dit qu’ils ont forcément un joujou extra qui fait crac boum hue et nous aussi, on a envie de jouer avec. FBI. Fausse bonne idée.

Cas 1 : le serial séducteur autoproclamé
Lui, il doit être autiste tellement il passe son temps à nous parler de ses stats personnelles. Une telle passion des chiffres est forcément suspecte. Il nous répète donc à longueur de temps que cette semaine, il s’est tapé 4 meufs (oui, il n’en parlera jamais avec respect). Alors là, je te le dis de suite : ce mec est en vrai limite puceau. Si je prends mon cas personnel, personne ne connaît mes stats et on s’en fout. Sans déconner, imagine que j’arrive et que je t’explique avec combien de mecs j’ai couché, tu vas te demander pourquoi je te raconte ça. Et encore, je te fais pas dans le détail du one shot, du qui a eu droit à quoi… Bon, parce qu’honnêtement, ça, j’en sais rien du tout, je calcule pas tout ça, j’ai une vraie vie, des fois, quand même. Donc si le mec passe son temps à se planquer derrière des chiffres, tu peux être sûr que c’est suspect et à peu près faux. Il se vante d’être le roi du cunni car il sait que ça fait automatiquement de lui un vrai bon coup mais comme en vrai, il n’a toujours pas bien compris où se trouvait ton clitoris, cette étape passera forcément à la trappe. Contrairement à sa pipe, bien sûr. D’ailleurs, ayant testé ce genre de mec hyper vantard, je te confirme qu’il grossissait énormément le trait…
Cas 2 : le serial séducteur égocentrique
Ça peut être le même que le précédent. Alors, le gars, il vit dans un monde dont il est le total centre, l’univers tourne autour de son nombril qu’il admire à longueur de journée. Enfin, non, c’est pas son nombril le centre admirable mais sa queue, qu’il imagine superbe et indispensable aux millions de femmes insatiables et incomblées que nous sommes. Limite s’il ne pense pas qu’on doive attendre sa sainte verge pour découvrir l’orgasme. Le problème de ce mec, c’est que quand il couche avec une fille, il couche en fait avec lui même. Il fait les gestes mécaniquement, met quelques doigts histoire de dire que (et avec une telle délicatesse que tu passes très vite à autre chose de peur d’avoir des lésions irréversibles), le but étant de vite tremper son biscuit car ce qu’il l’intéresse, c’est sa jouissance à lui. De toute façon, il fait déjà l’immense honneur de t’épingler sur son tableau de chasse, tu vas pas non plus exiger qu’il te baise comme un Dieu, non ? Tu te crois où, toi ?
Cas 3 : l’homme au modjo.
Lui, il n’a plus rien à prouver. Ses stats parleraient pour lui mais il s’en fout, ça n’est pas important. Il aime le sexe et ne le cache pas, il ne te promet rien mais te file en orgasme en 2 mn chrono. Parce que lui, il a compris que le sexe, c’est encore mieux à deux. Bref, l’homme au modjo, c’est lui qu’il faut choper, pas ceux qui ont la quéquette en feu et la prétention en avant. C’est pas forcément le plus beau, certainement pas le plus bruyant, c’est juste celui qui te fout le feu au string en un regard. Parce qu’il n’a pas besoin des mots, lui.
14:21 Publié dans Déesse Dunlopillo | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : puceau, sexe, séduction, cunnilingus, pipe, statistiques, modjo
17.03.2008
Faut-il être contemplative pour séduire l’Homme
Je sais pas si t’as remarqué, toi qui ne me connais pas dans la real life, mais j’ai un trait de caractère qui saute aux yeux de suite : je suis bavarde. J’ai toujours plein de choses à dire sur tout, des choses intelligentes et d’autres qui ne le sont pas du tout. Des fois, je peux même être drôle.

Le problème, c’est que je suis pas sûre que ce soit un argument séduction. D’abord, il faut faire attention à ce qu’on dit et on revient à l’éternelle question « coconne ou intello ? ». Est-il plus glamour de parler de la situation politique du Tibet ou de la mort de Benazir Bhutto ou bien de la Nouvelle Star ? Bon, tout dépend du neurone sexuel du monsieur. Je t’explique la théorie du neurone sexuel, j’ai vu ça dans le Miel et les abeilles (je fais ma coconne, là, pour voir) : en gros, il faut trouver le truc qui excite le neurone sexuel du monsieur, qui le fait tilter. S’il adooooooooore les intellos, parle Tibet. Si tu trouves un sujet moins médiatique mais tout aussi brûlant, c’est encore mieux. Si les sujets d’actu le font partir en courant, ben, utilise un autre sujet. Je vais pas te mâcher tout le boulot non plus.
Seulement, parler trop, c’est prendre plusieurs risques :
- il ne peut pas en placer une et nous prend pour une égocentrique forcenée, mauvais plan. Et puis, non, il n’est pas d’accord avec nous mais vu qu’il n’a pas le temps de le dire, qui ne dit mot consent et il n’aime pas être violé dans ses convictions.
- plus tu parles, plus tu risques de dire une connerie. Tu sais, cette phrase de trop, tu sais au moment où tu l’as dit que tu devrais pas mais trop tard, tu es lancée. Celle qui contient le mot « mon ex », par exemple. Ou celle qui donne l’impression que ma coconne attitude n’est pas une posture mais bien une réalité. Bref, parler beaucoup, c’est risquer la phrase de trop.
- Parler, c’est ne pas ouvrir la fenêtre à baiser. Mise en situation : me voici sur mon canapé avec un jeune homme très kawai et on discute. Normalement, les corps se rapprochent discrètement mais certainement durant ladite conversation jusqu’au blanc. Ce blanc où on arrête de parler, qu’on se regarde dans les yeux et là, on conclue à grand renfort de roulages de pelles. Si tu parles trop, tu n’ouvres pas cette fenêtre et le monsieur partira sans même avoir mélangé sa langue et en pensant de toi que t’es trop bavarde tendance lourdingue. Un homme frustré est rarement sympa.
En plus, les hommes aiment bien qu’on boive leurs paroles, qu’on s’abime dans un silence contemplatif pendant qu’ils t’exposent leur vision des choses. Le problème, c’est que j’arrive pas à acquiescer quand je suis pas d’accord, c’est génétiquement impossible. Je suis une bagarreuse d’opinion. Si je suis pas d’accord, je suis pas d’accord. Mais d’un autre côté, un homme aime-t-il vraiment une cruchasse qui dit oui à tout ce qu’il dit sans plus argumenter ? Ne préfèrera-t-il pas un débat passionné plein d’arguments affûtés qui finira par une étreinte tout aussi passionnée ? Ben moi, je suis pas un mec mais je préfère, tu vois.
Mais bon, je dois quand même faire l’effort de parler un tout petit peu moins. Pour preuve, ce dialogue à midi, l’autre jour. Je mangeais avec mes collègues et j’avais un gros train de retard :
« Hé, c’est moi qui mange lentement ou c’est vous qui mangez vite ?
- C’est surtout toi qui parles beaucoup ».
Croac croac croac croaaaaaaaaaac

15:37 Publié dans Cherche John-John désespérément | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : séduction, bavarde, parler, tibet, benazir bhutto, nouvelle star, baiser