29.10.2009

How I mess Mister Big

Je t’expliquais l’autre jour que j’avais passé le week-end à Marseille pour le body shop tour. Or sais-tu qui vit à Marseille ? Mister Big. Oui, ce mec qui m’a tout cassé le cœur y a trois ans et que j’ai pas pris la peine de réparer depuis. Lui et moi dans la même ville ? Il ne faut pas rater une occasion pareille.

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Ne vous méprenez pas sur mes intentions, je ne suis pas le genre de folles qui passe son temps à courir après tous ses exs pour se créer une histoire. J’aime la simplicité. Non, mon but premier et ultime dans cette affaire est d’écrire l’épilogue de cette histoire et de ranger le livre pour en entamer un autre. Il serait temps quand même. Parce que je veux le voir et me rendre compte qu’il n’est qu’un homme après tout. Malgré toute l’affection que j’ai pour lui, il est temps de le faire tomber un peu de son piédestal. Même si sur un point en particulier, on va dire qu’on ne va plus tester, ça pourrait être dangereux parce que c’était juste énorme (je parle pas que de taille hein !) et que certains souvenirs font bien de ne rester que des souvenirs.

Bref, Mister Big, je souhaitais revoir. Je lui envois donc un mail dix jours avant mon arrivée, pas de réponses. Bon, ce n’est pas en soi étonnant, il n’est pas un assidu du web (enfin, ne l’est plus). Bon, la veille, je me décide à lui envoyer un texto, pensant que son numéro n’était plus valable depuis tripette mais ce serait quand même idiot de rater une telle occasion. Hop, envoi.

Samedi, rien. Tant pis. Dimanche, rien. Re-tant pis. C’est sans doute parce que c’est la vie et ce n’est pas grave en soi, juste que j’aimerais régler cette histoire une bonne fois pour toute et passer à autre chose et l’occasion me semblait trop belle. 18h, texto : « Salut, ça m’aurait fait plaisir mais je ne peux pas, je suis à Toulon ». Ce à quoi je réponds : « et moi, je repars dans une heure, c’est raté de chez raté ». Bon, acte manqué certes mais après coup, je me suis posée une question : il serait parti vivre à Toulon ? Il m’avait parlé de changements professionnels à la rentrée mais je n’avais pas forcément pensé à un déménagement…D’ailleurs, j’ai demandé aux pages blanches, elles ne m’ont pas répondu (les garces).

Mais surtout, Mister Big, je lui ai récemment découvert un côté pas très clair dans sa tête, un côté schizophrène que je ne soupçoonais pas. Même pas cyclothymique il est (non, il est plutôt du genre tout le temps pessimiste). L’autre jour, sur Facebook, on me propose une personne que je ne connais pas et qui n’a aucun ami en commun avec moi. Sur le coup, je me dis « bah, encore un mec avec qui j’ai échangé quelques banalités sur MSN. Sauf qu’en scannant mes contacts, je constate qu’il s’agit de… bah oui, Mister Big. Sinon, cette histoire n’aurait eu aucun intérêt. Alors là je m’interroge surtout quand je vois que son seul ami est un pseudo du genre « banane ailée ». Watte ze feuck ? Non parce que sur le coup, j’aurais pu envisager qu’il se mette à draguer sur Facebook sans que sa copine le capte mais même pas. Les mecs, ils sont d’un compliqué.

Enfin, voilà comment je n’ai pas fini le livre Mister Big. Moi qui étais parfaitement résolue, je suis un peu déçue quand même. Tant pis, y aura peut-être une autre occasion.

PS : Si j'ai mis une photo de Dujardin, c'est que Big lui ressemble un peu (et un peu à Kassovitz aussi. Oui, j'ai bon goût, merci)

20.09.2009

La rupture

Pour cette playmo story, j'ai adopté un story board très Lelouchien (sous entendu très contemplatif), un peu nouvelle vague... Vous avez le droit de me jeter des tomates.

 

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Et oui, voilà, le 1er octobre, j'arrête de fumer, tout comme Vicky, Alexiane et on rejoint Grand Nicolas qui a déjà commencé (mais on ne commence que le 1er octobre, arrêtez de nous demander TOUS les jours où on en est, on en est pas, on a encore 10 jours avant le lancement de l'opération). Et non, je n'arrête pas parce que je suis enceinte (un collègue m'a demandé), c'est juste parce que j'en ai un peu marre de fumer. Avec les sous économisés, je vais investir dans les playmos, héhéhé !

17.10.2008

Rien de grave de Justine Lévy

Il arrive parfois que je sois un peu fouille-merde. Alors forcément, quand Carla Bruni devient première dame de France, je ne peux m’empêcher d’avoir une furieuse envie de lire ce roman de Justine Lévy, ex femme de l’ancien compagnon de la chanteuse Raphaël Enthoven. Et finalement, j’ai bien fait de l’acheter, c’est un bien joli roman.

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De façon générale, je me méfie des romans d’amour et encore plus des romans d’amour malheureux. Le côté pathos pour faire pleurer dans les chaumières, très peu pour moi. J’ai suffisamment pleuré sur mes propres ruptures pour ne pas pleurer sur celles des autres en plus. Mais là, justement, on ne pleure pas. Justine nous épargne sa douleur, elle ne fait rien pour nous émouvoir sur son sort et ça, j’aime. Elle se contente des faits, elle raconte ça comme on raconterait une histoire à un ami, sans chronologie, on est dans le passé puis dans le présent, à l’époque où elle vivait avec lui et sa vie sans lui. On s’identifie sans mal à cette histoire, la douleur de la séparation et cette espèce d’apathie sentimentale qui la suit. En fait, apathie est le maître mot de ce roman, tout est décrit avec distance. Justine n’est jamais vraiment méchante, pas même avec Paula-Carla surnommée Terminator tant elle est refaite de la tête aux pieds (j’ai appris au moins un truc) mais même cette femme qui lui vole son mari n’en prend pas trop pour son grade. L’ex mari non plus d’ailleurs. Il passe un peu pour un crétin mais est-ce la volonté de Justine ou mon avis personnel ? Je ne sais pas. Comme disait la grand-mère de Justine (enfin de Louise, son avatar dans le roman) : « c’est un poseur » et les poseurs, moi, ça me fatigue.

Sur le fond, une classique histoire de rupture, finalement, on sent le roman exutoire. Sur la forme, j’aime bien le style de Justine, léger, enlevé. Pendant la courte période où je le lisais (en une semaine, c’était plié mais si je l’avais lu en vacances, il tenait deux jours, ça se lit vite), ça m’inspirait des phrases. Ouais, c’est mon truc, ça. Dans ma tête, j’ai une espèce de voix off qui aime bien littéraliser mes pensées comme si j’étais dans un film et que je m’autocommentais, un peu à a Clara Sheller. Et j’ai remarqué que quand le style d’un auteur me plaît, j’ai tendance à être stimulée dans ma voix off, je dis encore plus de phrases dans ma tête.  Je vous fais peur, là ?

Rien de grave n’est sans doute pas le meilleur livre de la décennie mais il reste bien plaisant à lire Par contre, l’acheter juste parce qu’on déteste Carla n’est pas forcément une bonne chose vu qu’elle n’apparaît pas tant que ça dans le roman. Même si je me rends compte que c’est quand même une sacrée garce. De plus, si vous détestez BHL, évitez de lire Rien de grave car il gagne plein de points de sympathie dedans.

16.06.2008

Je peux échanger mon karma ?

Je suis devant ma page blanche virtuelle et là, c’est le drame : panne. En fait, non, j’ai un sujet qui me turlupine et qui me fait passer en mode dark lady en ce moment : les hommes. Ouais, encore. Faut dire que je cumule en ce moment. Bon y a des trucs pas très grave du genre un John ne m’invite pas à un concert de Radiohead (alors qu’à l’inverse, j’avoue que moi non plus, je l’aurais pas invité, je n’y aurais même pas pensé) ou mon fantasme qui a l’indécence de s’afficher avec sa grognasse qui fait la gueule copine. Lui, je peux le pardonner s’il revient demain à la piscine et qu’il nage à mes côtés au lieu de tenir compagnie à sa pouffe chérie qui n’est pas belle quand elle fait la gueule (alors que sur une photo que j’ai vu d’elle, j’avoue qu’elle est cute). Mais des fois, tu te rends compte que des mecs qui ne se sont pas mis en couple avec toi car « ils ne se sentaient pas prêts » ont eu moins de scrupule avec d’autres et ça m’énerve ! 

 

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Samedi, je me connecte sur mon vrai facebook, la tête bien dans le cul brouillard et là, je vois que mon ex trop beau a accepté ma request. Huuu ? Ah oui, je lui avais envoyé une invitation à l’époque où on était ensemble, y a 9 mois, donc. Oh, il a mis plein de photos. Il est super beau gosse quand même. Je le poke ou pas, hihihi. Non pas que je compte faire ma vie avec lui mais je me souviens encore avec émotion de sa dextérité digitale et bon… Puis quand même, quelle belle gueule. J’hésite, oui…non… je verrai ça demain. Le lendemain, je repasse sur facebook racheter les friends qu’on m’a volés quand je vois ce mini feed : « ex tropbeau is now in relationship ». Ouais, je l’ai laissé en anglais facebook, je préfère. Non mais what’s the fuck quoi ? Ce bâtard de fils de p… garçon m’avait quittée il y a 9 mois avec un mail : « t’es géniale et fantastique, je rate sans doute quelqu’un de bien mais là, tu vois, je veux profiter de mon célibat ». Sous titre : j’ai payé pour 6 mois sur meetic, je vais en profiter, dégage. Et je ménage ton ego pour pas que tu m’insultes. Et là, bim, in relationship.

Et là, je me suis souvenue de ce super pouvoir oublié : je suis un porte bonheur pour mec. Explication par l’exemple : en 2006, 4 mecs avec qui j’ai fricoté (ou même qu’il y en avait un, c’était mon chéri) ont trouvé une copine ou se sont remis avec leur ex moins d’un mois après mon passage et ils sont tous encore avec ! Et les 4 d’affilée. Heureusement, le 5e, je crois que c’est pas son cas vu qu’il m’a fait un appel du pied y a quelques mois mais vu que c’est M. ptite-quéquette-je-te-fous-dehors-à-0h30, j’ai pas répondu. Je te jure, ça finit par me déprimer de voir que mes exs se casent tous et moi qui suis une fille « géniale et fantastique avec toutes les qualités du monde mais je te quitte » ben peau de zob. Oui, Dark Lady est vulgaire, aussi.

Alors j’ai deux explications :
- dans ma vie antérieure, j’ai été la pire des putes, j’ai cassé un nombre pas croyable de couple donc aujourd’hui, les couples se forment juste après mon passage et moi, je reste sur le bord du chemin.
- je révèle les hommes à eux-mêmes, ils se rendent compte qu’ils sont des super coups et tout et ce serait dommage de s’arrêter à moi alors que toutes ces femmes pourraient être satisfaites… Mais la suivante les castrant, ils restent avec elle.

Il n’empêche que ça me met de mauvais poil, ces histoire. Ou alors, c’est le temps, chu pas sûre.

29.02.2008

Tokyo, c’est loin

Aujourd’hui, j’hésitais à vous parler littérature ou sexe mais comme il pleut, je choisis le premier thème. Me demandez pas le lien, j’en sais rien. Donc je vais vous parler du roman de Tania de Montaigne, Tokyo, c’est loin, un de mes cadeaux de Noël (oui ben quand on achète les bouquins compulsivement, la queue s’allonge et en plus, je les lis même pas dans l’ordre d’achat).

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Bon, je n’avais pas compris que c’était un roman assez girlie en le commandant, moi, j’ai vu Tokyo et un résumé alléchant qui est à peu près le suivant : « une femme quittée décide de partir en voyage à Tokyo pour se changer les idées et c’est le choc des cultures ». Alléchant, avouons le. Les 10 premières pages, je suis toute émoustillée. Et bien, tu vois, ce bouquin, c’est comme un mec qui embrasserait super bien mais qui serait totalement impuissant : c’est emballant au départ et à la fin, on a hâte que ça finisse. Bon voilà, on dira que j’ai atteint mon quota sexe de l’article.

Mlle de Montaigne a un style bien à elle fait de redondances. Elle commence les trois quarts de ses phrases par « toutes les trois minutes dans le monde, une femme… » et « ce que je sais ». Son grand jeu, c’est la répétition, c'est-à-dire qu’elle écrit une phrase courte. Elle la reprend dans la suivante en rajoutant une information. Elle reprend la deuxième phrase dans la troisième et y rajoute quelque chose. Donc en gros, sur 200 pages, il y a à peu près 50 pages d’inédit. Et en fait, l’inédit, je dirais que globalement, on s’en fout. Parce qu’il ne se passe rien ou presque et quand il se passe, on ne comprend rien. On ne sait pas si c’est de la métaphore ou non, on ne comprend pas le but de ce qu’il vient de se passer. En gros, Tania essaie de nous expliquer qu’une femme quittée (dans le monde, toutes les 3 minutes, une femme est quittée, nous explique-t-elle à longueur de roman, des fois qu’on ait une mémoire de poisson rouge) peut survivre. Ouais ben à 20- hum hum ans, je le savais déjà, tu vois. Et puis en plus, on ne voit quasiment pas le Japon, elle nous sort trois clichés (les hôtels capsules, les gens qui sont très polis et ordonnés…) et basta. Mais attends, Tokyo, c’est une des destinations over hype hypra pétassista, je rêverais d’y aller et je t’en ferais 20 romans.

Bon, pour ne pas dire que du mal, y a un truc qui m’a amusée, au milieu du roman, quand elle se moque un peu des manuels de langues, les « Ich spreche deutsch », « I speak english » ou « parlo italiano », c’est la manie de faire parler des personnages sur des trucs tellement anodins que ça fait peur. Genre quand Tobias, 20 ans, croit utile de dire à sa mère « maman, le chien aboie ! », « maman, le perroquet parle ! ». Je crois qu’on a eu le même manuel d’allemand. D’ailleurs, mes seuls souvenirs d’allemands sont sans doute ces petites phrases du genre « Allo Ich bin Theo, guten tag, Ich heisse Karl, Karl is eitel, Theo is schmutzig, tu bist dumm, nein, tu bist dumm, er ist dumm er is doff ! Sie ist schön ! ». Pour ceux qui ne connaissent pas l’allemand, en gros, ce sont deux chats qui se présentent puis se battant et s’arrêtent quand la chatte jolie arrive. Belle allégorie, ma foi. Bon, bref, ce passage dans le livre était marrant mais le reste, non.

Tu vois, je n’aime pas qu’on étire une expression dans tout un livre, ça m’a saoulée dans Blonde attitude avec l’autre qui métaphore sur le Brésil dès qu’il s’agit de parler sexe. Ben, là, Tania, elle fait ça tout le temps, tout le long du livre. Et c’est juste pas possible.

15.01.2008

Ecoute, je préfère qu’on en reste là

J’ai de ces idées moi, des fois. Vous proposer un article sur les ruptures foireuses, c’est bien, mais je raconte quoi maintenant ? Parce qu’en fait, globalement, dans ma vie, j’ai deux types de rupture :
- la rupture « écoute, je le sens pas, on en reste là mais on reste pote, hein ? »
- la rupture « si je la rappelle pas, elle va m’oublier », genre je suis une dinde à la mémoire de poisson rouge. Dite aussi la méthode de « j’ai pas de couilles donc je préfère ne rien dire, elle comprendra toute seule ».

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En général, je trouve la rupture révélatrice du respect qu’a le monsieur pour nous. Ils ne se rendent pas compte ces connards d’enfoirés messieurs qu’on préfère une vraie explication à une disparition pure et simple. L’hiver dernier, je suis sortie avec un mec et voilà que monsieur part en vacances en me demandant l’autorisation de m’appeler pendant ses congés. C’est trop mignon, il me demande s’il peut ! Je me demande bien pourquoi vu qu’il ne m’a jamais appelée, ne répondant pas à mes textos sauf l’agressif « j’espère que tu me fais pas le coup du silence radio » qui eut pour réponse « on a un problème de bus, c’est la merde, j’en ai marre ». Et c’est tout. Des fois, je me demande pour quoi ils me prennent ces bâtards mecs. Pour un vide couille ? Une fois servi, on jette ? Ils pourraient au moins avoir la délicatesse de faire les choses proprement. Mais en fait, je pense que le mec qui joue la disparition doit avoir des choses à se reprocher car si c’est moi qui étais en tort, ils ne seraient pas privés pour me le dire. A moins que je sorte avec des Alzheimer précoces. Quoi qu’il en soit, le monsieur du bus, j’ai fini par faire une recherche google quelques mois plus tard pour vérifier qu’il n’était pas mort, suite à une suggestion d’une amie encore plus psychopathe que moi. Là, je trouve une annonce posté 15 jours plus tôt où il vend son scooter. Et c’est pas un homonyme vu qu’il a le même numéro. Donc il n’est pas mort, tout comme les autres, d’ailleurs.

Pour ceux qui assument, là, c’est différent, on a droit au « c’est pas toi, c’est moi ». Si je comprends bien, je suis trop merveilleuse pour eux. Faudrait que je leur montre des photos de moi en soirée, ils auraient moins peur de ma perfection, comme ça. En général, l’excuse majeure c’est « je n’ai pas encore tourné la page de mon ancienne relation, tu comprends ? ». Ainsi, ma dernière rupture en date était sur ce modèle. Je tombe sur un mec beau comme un Dieu, brillant, drôle et galant. Très tête en l’air mais en dehors de ça… Au bout de deux jours de folle passion, je reçois un mail « tu es quelqu’un de fantastique mais je ne suis pas prêt à m’engager avec quelqu’un, je préfère en rester là. Parce qu’il croit sincèrement que je suis prête à m’engager au bout de 2 jours, moi ? Je m’accroche mais il n’y a rien à faire. Monsieur veut profiter de son célibat. Sous-entendu « j’ai pris un abonnement à meetic pour 6 mois, je veux en profiter merci ». Enfin, il est bien urbain, il m’a quand même dit qu’il le regretterait peut-être. Trop aimable.

C’est vrai qu’au fond, je n’ai eu, dans ma vie, qu’une rupture sanglante et j’étais jeune, c’était carrément dans une autre vie. Sans doute dois-je faire peur aux hommes pour qu’ils choisissent la fuite. Une vraie dragonne qui terrasse les princes crapauds. Pourtant, je suis une gentille. Quand on me dit « on va en rester là, je le sens pas mais c’est pas toi, c’est moi. », je ne fais pas d’esclandre, même si ça me démange de lui répondre « ah ben tiens, encore heureux que c’est pas moi ! Maintenant que t’as bien tiré ton coup, tu me largues comme une vieille chaussette et encore, ce serait de ma faute ? ». Bref, quand un homme veut rompre, il sort toujours son « c’est pas toi, c’est moi, mais je suis pas prêt à m’engager, tu comprends… ».

Faudra un jour leur expliquer que c’est pas parce qu’on sort ensemble depuis une semaine qu’on pense déjà au mariage et aux bébés.

Voilà, pas d’anecdote croustillante sur mes ruptures, il n’y en a pas. Mais je peux en inventer si vous voulez !