15.09.2008

Pétassista parisienne

Tu le sais, dans la vie, je flirte avec la pétasserie, me demandant chaque jour si un jour, je serai une pétassista digne de ce nom ou si je résisterai à la tentation ad eternam. Parce que techniquement, les pétassistas, je les aime bien mais je n’ai pas leurs moyens et je suis plus flingueuse de tendance que mouton de la mode.

Et pourtant, il y a des fois où je me rends compte que je ne suis pas si wannabe pétassista que ça. Vendredi, je me promène dans le quartier des grands magasins avec une amie de collège de passage sur la capitale. De temps en temps, je l’interromps pour détailler le contenu d’une vitrine. Faut dire qu’elle est un peu monomaniaque et passer la soirée à l’entendre m’expliquer que tous les hommes sont à ses pieds et qu’elle a dû coucher avec la moitié de la planète (alors qu’elle m’a déjà menti, j’en reparlerai, raison de plus pour être saoulée) donc changer de sujet ne serait-ce que trente secondes, c’est toujours ça de pris. « Tu vois, la mode, cet hiver, c’est le rouge. Là, il n’y a que quelques touches, idéalement, faut tenter le total look ». Vitrine suivante : « ahlala, y a vraiment du tartan partout, cette année ! ». Là, elle me regarde effrayée : « du tar quoi ? ». Je la regarde, un peu étonnée. Mince, j’ai dit tartan en sachant tout à fait ce que c’est. Je suis en train de muter pétassista.

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Mais que s’est-il passé ? Dire qu’il n’y a pas 10 ans, je détestais les magazines pour filles, je trouvais les produits de beauté trop chers pour mériter un tel investissement et je mettais du mascara pour cheveux parce que je trouvais funky d’avoir des mèches bleues. Ceci étant dit, je trouve toujours funky d’avoir des cheveux bleus mais le mascara de cheveux, c’était mal foutu, je m’en mettais partout et ça collait le cheveux. A l’époque, je ne savais pas ce qu’était du tartan, je me foutais totalement de la mode vu que je m’habillais toujours en noir, je pensais que Vanessa Bruno et Isabel Marrant jouaient dans Sous le soleil. Aujourd’hui, je passe mon temps à me tartiner la figure et le corps de crèmes qui l’hydratent, le parfument, le colorent, le nourrissent, l’amincissent… Je sais quelle est la mode cet hiver (ce n’est pas pour autant que je vais la suivre si je n’en ai pas envie mais je le sais), je connais une foule de produits de beauté et j’ai même mes chouchoux, j’ai une carte sephora, une carte de gym, une carte de piscine et je m’en sers. J’achète des magazines féminins, j’aimerais gagner plus pour shoppiner plus, me payer du sport, des massages, des soins, des vêtements… Nyaaaaaaaa. En fait, je me demande si devenir pétassista ne va pas faire de moi une frustrée capitaliste permanente. Il faut que je me trouve vite un mec riche qui va me faire plein de cadeaux, je m’en sortirai pas sinon.

Je plaisante mais quand même, c’est étrange de voir comme on change. Quelque part, ça me fait plaisir, je me dis que si je fais des efforts sur certains points, je pourrai devenir la fille que je veux. Chassez le naturel, il revient au galop, ok mais petit à petit, je peux convaincre mon naturel de changer un peu, nan ? Prochaine étape : être sportive ET ordonnée. Y en a un qui est mieux parti que l’autre.

31.07.2008

Les filles, c’est chouette

Comme dirait Jacques Dutronc, j’aime les filles. Mais ceci n’est pas un coming out parce que déjà que ma vie privée est compliquée, si en plus j’étais bi, ça deviendrait ingérable. Mais quand même, j’aime les filles. Mais pas toutes parce que y en a qui sont tellement laides en dedans que ça finit par se voir en dehors. Mais passons. Ah, au fait, aucun message caché dans la phrase précédente, ce blog n’est qu’amour !

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Hier soir, j’ai passé la soirée en compagnie d’une amie pas vu depuis un an par manque de temps, hélas. On a pas mal discuté de nos vies, de nos projets et de nos amours, bien sûr. Elle me parle d’une de ses dernières relations, vous savez, celle qui fait de vous un puzzle 50 000 pièces et qu’on va mettre du temps à reconstruire. En ce moment, j’entends un peu trop ce genre d’histoire à mon goût. Les femmes, c’est comme des oisillons, faut pas les déstabiliser et les faire tomber du nid. J’aurais pu faire un parallèle avec les chatons mais on n’est pas sur un blog kikoo lol les petits cœurs clignotent.

Alors forcément, quand je vois toutes ces filles précieuses à mon cœur, ça me file toujours un coup de les voir malheureuses. Parce que oui, ces filles, je l’aime d’amour, le meilleur qui soit : l’amour pur et chaste appelé communément amitié. Plus je les aime et moins je supporte qu’on leur fasse le moindre mal. Puis avec les filles, je peux être moi, arrêter de jouer les gros bras. Je peux leur dire que j’ai pleuré quand un mec m’a jetée par mail au bout de 2 jours et elles ne trouvent pas ça ridicule (alors que moi, si, un peu, quand même). Avec elle, j’ai pas peur de montrer que je suis tendre, affective, attentionnée et même romantique. Mais je leur dis quand même que je déteste les comédies romantiques parce que, ça, c’est vrai. Non mais je vais pas payer pour aller voir un film dont je connais déjà la fin, quand même.

Avec elle, je suis futile et sans complexes. On parle fringues, cheveux, pompes, produits de beauté…. On potine un peu aussi, on parle de nos expériences sexuelles, des mecs. Ouais, les mecs, ça nous occupe un moment comme sujet de conversation parce qu’on a du mal à les comprendre des fois. Pourquoi ils sont méchants avec nous qui sommes belles, intelligentes, cultivées, douces, patientes… Non mais franchement ?

En fait, j’aime les filles parce que je retrouve mes doutes, mes peurs, chez elles. Et là, je me rends compte que j’ai pas de soucis à me faire : je ne suis pas la fille la plus angoissée du monde, je suis une fille tout court. Mais au moins avec elles, je n’ai pas à calculer mes élans de peu de les effrayer. Entre filles, on s’aime telles qu’on est. Ou on se déteste, au choix.

PS : Oh et puis zut, j'assume mon côté blog de filles et je me lâche :

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Demain, je mets des dauphins.

04.04.2008

Les vacances, c’est jamais assez long !

Et voilà, même pas une semaine que je suis partie et va falloir penser à revenir, retrouver la vie trépidante parisienne, houuuuuuuu ! D’un côté, j’ai pas envie de rentrer et de l’autre, la jungle urbaine me manque un peu. Hé oui, je suis à la fois urbanista et campagnarde (mais pas trop, je suis allergique au pollen). Un jour, je règlerai cette terrible schizophrénie qui fait que mon cœur a toujours la nostalgie de mon domicile parisien et de mon domicile provincial. Idéalement, il me faudrait un jet privé pour aller rapidement de l’un à l’autre.

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Bref, un petit bilan !
Heures dormies par nuit : entre 8 et 9 en moyenne
Nuits dormies sur un vrai matelas : 8 (en comptant celles de ce soir et de demain)
Cernes diminuées : 2
Produits Nuxe offert par maman à fifille : 3
Junk food : néant
Peeling : 1
Amis vus : 2 (sur les 3 que je voulais car personne n’est resté, finalement)
Nouvelle coupe de cheveux : 0 (va falloir que je me trouve un coiffeur sur Paris)
Nombre de personnes qui m’ont demandé si j’avais pas minci, par hasard : pleiiiiiiiiin !
Nombre de compliments de ma grand-mère qui est plutôt du genre harpie : pleiiiiiiiiin aussi (mais tu as minci, mais tu es resplendissante, ravissante, superbe, et que tu es bien maquillée (nude powaaaaa), j’espère que je ne suis pas la seule à le remarquer, hihi !)
Heure de décès de mes chevilles suite au point précédent : 15h58
Heures de sport pratiquées : 1h mais si on compte le port des valises de mon chez moi au train (à l’aller et au retour), on monte à quasi 3h. C’est nul…
Poisson mangé : plein
Légumes avalés : pareil
Livres lus : 1 seul en entier, puis j’ai attaqué un gros pavé donc ça prend du temps
Articles écrits pour mon blog : à part ceux publiés cette semaine, aucun
Articles écrits pour ladie’s room : 0
Articles écrits pour un autre blog participatif, je vous tiendrai au courant quand j’y serai : 0
Heures de glande : quasi toutes celles où je ne dormais pas
Argent dépensé : 60 euros donc 40 rien qu’en faisant le plein de la twingo (y a 3 ans, ça me coûtait 10 euros de moins…)

Bon, en somme, je suis reposée, resplendissante, j’ai acheté des produits pour être encore plus belle mais je ne suis pas allée chez le coiffeur, là, c’est mal. Mais vu que je suis toujours pas sûre de ce que je veux faire de ma chevelure, ça me laisse du temps pour réfléchir. Blond ou brun ? Court ou long ? Non, vraiment, je sais pas mais ça urge, j’ai trouvé des fourches… Le problème, c’est que j’ai pas de coiffeur sur Paris alors si toi, qui me lis et qui m’aime (non parce que si tu m’aimes pas, tu vas me filer un coiffeur pourri, je le sais), si tu connais un coiffeur super top plutôt côté rive droite voire nord ouest voire 8e-17e , ben te prive pas pour me filer le tuyau (tu peux me mailer à pomme.acidulee(a)gmail.com). Je suis prête à ré enfiler ma panoplie de wannabe pétassista même si l’idée de reprendre le taf me fait peur. Je l’adore mon taf mais une semaine de vacances, imagine ce qui m’attend au retour, pfff. Puis en plus, là, j’ai dit que j’allais reprendre le sport pour finir de devenir une bombasse…

Je veux pas rentrer !

31.03.2008

La beauté qui vient du dedans de toi

La beauté est une science compliquée. Y a qu’à jeter un œil dans les magazines, y a des produits pour tout et à chaque fois, on te dit que c’est le produit trop révolutionnaire que si tu l’as pas, tu es condamnée à être un laideron.

Mais tu pourras acheter tous les produits du monde, il ne faut pas négliger la beauté qui vient de l’intérieur. Non, je parle pas de la beauté de l’âme parce que celle là, elle passe pas sur les photos. Je ne te parle pas non plus d’actimel, activia, danacol et je sais plus quoi. A la limite, je te parlerai un jour de ma nouvelle passion pour la carotte en vue des futures vacances d’été mais c’est pas le sujet du jour.

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Prenons une fille lambda, célibataire, c’est important. Prenons la un jour de déprime solitudinale et écoutons : « bouh, y a aucun mec qui ne veut de moi, je suis moche ! ». Oui selon une loi mathématique venue de nulle part, il semblerait que célibataire = moche. Et c’est proportionnel : plus longtemps t’es célibataire, plus t’es moche. Et bien figure toi que je vais te prouver que c’est faux. Ouais, je suis mathématicienne de la life à mes heures perdues.

Si tu es une fille prise dans cette logique mathématique débile, assieds toi sur un banc et observe les couples qui passent, surtout la fille. Bon, tu peux regarder le mec mais l’exercice du jour n’est pas « pique le mec d’une autre fille », tut tut tut. Donc regarde les filles en couple et tu vas te rendre compte qu’elles ne sont pas toutes forcément jolies. Certaines sont même carrément moches bien que la beauté, c’est subjectif, tout ça, tout ça et qu’il ne faut pas oublier la beauté de l’âme. N’empêche que moi, je connais une fille qui n’est ni jolie, ni bien fagotée ni sympa et elle est en couple comme quoi, ça n’arrive pas qu’aux gens jolis. Donc le célibat n’est pas une question de beauté ou de laideur. D’ailleurs, si on fait entrer en ligne de compte la règle de la négligence matrimoniale (quand on est en couple, ça se relâche), je dirais même que plus t’es célibataire, plus t’es canon. Mais là, encore, c’est une loi mathématique un peu aléatoire, ça dépend de qui on parle. Mais moi, par exemple, quand je suis en couple, j’ai tendance à reprendre les kilos perdus au moment de mon célibat à cause de la loi gastronomique qui veut que les hommes n’aiment pas les légumes et grossissent moins que nous.

Mais tout ça ne démonte pas l’angoissante équation du célibataire = moche. Alors je vais te révéler le secret de la beauté qui vient du dedans, sans rapport avec un quelconque aliment. Si tu te trouves moche, tu as tendance à ne plus faire d’effort : tu te négliges. Sans parler de l’attitude épaule rentrée, regard qui fixe les pieds, tout ça, tout ça. Et ça, ce n’est pas glamour du tout, pas du tout pétassista. Dans la rue, tu dois te considérer magnifique, même si tu le sais, toi, que t’as un minuscule bouton, juste là. Allez, mets toi devant la glace et liste tout ce qui te plaît, pour changer du « oh, j’ai une bouche affreuse et t’as vu mon cul adipeux ? ». Pourquoi toujours lister ce qui ne va pas au lieu de se féliciter de ce qui va ? Parce que si t’as pas confiance en toi, aucun produit de beauté ne va changer ça. Et ça, c’est une loi universelle.

Smile, you are beautiful.