15.09.2009

J’ai vécu pour vous la Vogue Fashion Night (fringuée comme un sac)

Y a des moments dans la vie où on troquerait bien sa peau contre celle de la nana hypra sapée qu’on vient de croiser. Pour moi, ce moment fut jeudi soir. Pour les accros de la mode, vous le savez, c’était la Vogue Fashion Night. Pour vous expliquer un peu, toutes les boutiques de luxe des avenues Montaigne, George V et François 1er font nocturne mais on ne rentre dans les boutiques que sur invitation. Et je peux vous dire que ça grouillait de pétassistas.

 

La-Vogue-Fashion-Celebration-Night-le-10-septembre-2009.jpg

 

Déjà, l’an dernier, j’avais un peu mal vécu le truc. Sortant du boulot en jogging pour aller à la gym, j’ai dû me frayer un chemin parmi des pétassista tirées à 4 épingles, mon jogging, mes baskets et mon east pack sur le dos. Je n’avais pas particulièrement aimé. Cette année, quelques heures à peine (à peu près 2, à vue de nez) avant THE événement où je n’avais pas prévu d’aller, ze big boss vient me voir : « Pink, tu dois aller à la Vogue Fashion Night pour [biiiiiiiiiiiip] ». Rien de sexuel, notez, juste que je protège un peu ma vie professionnelle (je suis aussi une personne sérieuse et laborieuse dans la vraie vie, incroyable !). Sauf que pas de bol, la veille, j’avais donc dormi chez un monsieur et c’est donc le fameux jour où je portais mon jean qui fermait pas caché sous une robe t-shirt qui, sans ceinture, est globalement informe. Non mais non ! Au vu de l’heure, il est juste impossible que je repasse chez moi me changer.


La tenue (pour dire que je mens pas même si on voit rien) :

 

DSC00160.JPG
Et le pantalon qui ferme pas :

DSC00163.JPG

 


Heureusement, ze big boss demande à ma collègue de m’accompagner et, tout comme moi, elle n’est pas au mieux de son look (pourtant, elle va souvent dans les friperies et tout et a des pièces géniales). Après avoir psychoté quelques instants sur le thème « bouh, nous sommes des pouilleuses au pays des princesses », des Cendrillons qui auraient perdu leur bonne fée, on décide de changer notre fusil d’épaule : non, on va jouer les blasées, les nanas tellement fashion qu’elles ne suivent plus la mode, qu’elles ont l’audace de s’habiller en frusques au pays de la mode (y avait Lagerfeld, quand même). Allez ouais !

Et nous voilà à la Fashion night et ses aficionados (et das, quand même, surtout). Des nanas en stiletto talon de 12, des robes de soirées, du sequin, du froufrou… Ahem, pardon mais c’est pas un peu too much ? Et bah si et à l’arrivée, qui sont les plus crédibles ? Celles qui ont confondu la Vogue Fashion Night avec le bal des débutantes ou celles qui regardent vaguement les choses et n’ont pas eu droit à un regard en biais ? Ahah ! Et si, finalement, avec ma tenue de looseuse, je n’avais jamais été aussi prêt de l’ultime pétasserie, à savoir un mépris total des codes pour me constituer mon propre look casual ? Mais alors, je ne serais plus une wannabe pétassista mais une pétassista suprême ? Ah ben merde alors, comment ai-je réussi à gravir si vite les échelons sans même le faire exprès ?

En tout cas, ce fut une soirée fort drôle, quelques choses vues :
- Un défilé chez Gucci

 

DSC00156.JPG


- Des coupes de champagne abandonnées parce qu’on est blasés et riches donc on s’en fout de pas finir sa couple (moi, j’ai fini la mienne, telle la prolétaire que je suis)

 

 

DSC00158.JPG

 


- Un type genre indien (Indien Géronimo, pas Indien d’Inde) qui s’avance dans une boutique, la vendeuse lui demande son invite, il lui sourit genre je n’ai pas entendu et elle le refoule. Des fois, l’audace, ça ne paie pas.

Choses pas vues :
Chanel, trop de monde et c’est bien dommage.

Alors, tant qu’on est à parler Vogue, demain, je vous parle de The september issue. Et on se quitte sur la chanson de Madonna Vogue parce que Madonna, c’était si bien avant…

 

 

16.06.2009

Crache ton chewing gum, t’es pas un ruminant

Alors quand j’étais ado, rebelle et conne, je détestais quand les profs nous disaient ça, ne comprenant pas pourquoi ils ne voulaient pas qu’on mâche du chewing gum. Après tout, si on ne faisait pas de bulle et qu’on ne les collait pas dans les cheveux du voisin, qui ça dérangeait ?

7d8a6a2b1feffort.jpg

Puis j’ai grandi, j’ai perdu mes cheveux gras (le shampoing, ça aide, j’avoue), mes boutons, quelques bourrelets et surtout ma connerie et j’ai compris. Plantage du décor. Je suis dans le métro, je reviens d’un déjeuner, je suis détendue du string, tout va bien. A une station, une fille entre et je me dis « oh ouah ! ». Une belle fille comme je les aime, brune, élégante sans être arrogante, un visage fin, des cheveux un peu sauvageon, une silhouette harmonieuse. Mode sans être modasse, tout bon. Alors que j’admirais les traits de cette délicate princesse (oui, je suis esthète, je mate aussi les filles), horreur : la voilà qui ouvre et ferme sa bouche pour nous laisser admirer ses amygdales et surtout un bout de chewing gum mastiqué tout blanc. Ah mais t’as tout gâché, tu repasses au rang de roturière, vilaine !

Alors je suis désormais l’ennemie des chewing gums. Ou du moins de leur mastication flagrante et peu flatteuse. D’abord, je vous ferais dire que le chewing gum, ça fait gonfler le bidou parce qu’on avale de l’air et ce n’est pas bon. Alors y a bien une étude qui dit que le chewing gum fait maigrir mais faut mâcher très vite (100 mouvements secondes, bonjour le truc), que ça couperait l’appétit mais vous n’avez qu’à mieux manger le midi, na ! Et pour les pragmatiques de l’haleine (dont je suis), je n’ai qu’un mot pour vous : ricola. C’est sans sucre et en plus, c’est laxatif (faut pas trop en manger). Donc concrètement, le chewing gum, on peut très bien s’en passer surtout vu la durée du goût.

Et puis une fille qui mastique tout le temps, c’est vulgaire. Y a qu’à voir, dans tous les films caricaturaux, la fille vulgaire tendance péripapéticienne est blonde à grosses racines noires et pointes fourchues, ongles et lèvres rouges, bide à l’air (option bourrelets souvent), créoles aux oreilles et elle mâche du chewing gum. Même que des fois, elle fait des bulles avec, quelle pitié, quand même.  A-t-on déjà vu une femme distinguée mâcher du chewing gum ? Avez-vous déjà vu Anna Mouglalis, Ines Sastre, Carole Bouquet ou je ne sais quelle autre mâcher du chewing gum ? Imaginez Julia Ormond dans la pub pour le rouge de Chanel: « *mastique* *mastique* dis *mastique* tu l’aimes ma bouche ?*mastique* *mastique* ». Non mais soyons sérieux, le chewing gum est irrémédiablement vulgaire.

Et cerise sur le gâteau, ça fait du bruit. Et vous le savez, mes pioupioux, je suis la psychorigide de service en terme de mastication et de bruit de bouche, y a rien qui me donne plus envie de frapper quelqu’un que ça. Même quand mon N+1 fait craquer ses articulations, ça me donne moins envie de taper qu’un bruit de mastication. Ca tombe bien, je crois que je ne suis pas censée taper mon responsable direct. Mais je viens de le traiter d’andouille, je crois que c’est pas mieux (mais il m’avait traitée de quiche, je trouve que c’est un juste retour des choses).  Bref, déjà que mâcher, ça m’est auditivement pénible, mâcher un bout de caoutchouc qui n’a plus de goût au bout de 15 mn (rien que pour nous forcer à en prendre un autre), non, non, noooooooooooon ! Et puis, ce n'est juste pas du tout pétassista. La pétassista est parfaite mais ne dévoile pas ses secrets, c'est comme si elle se baladait avec des lingettes anti transpirantes sous les bras alors qu'elle est en débardeur. La pétassista est juste mystérieusement fraîche.

Voilà, ceci était un communiqué des ennemies résolues du chewing gum. Sur ce, je vais à la wifilles.

PS potin : C'est vrai qu'Inès Sastre sort avec Grégoire ??

14.04.2009

J’ai testé pour vous le doublage en anglais

Dans la vie, j’ai une double casquette : le jour, je suis une gentille cadre dans le monde de la comm et du marketing, la nuit, je suis blogueuse so influent VIP tout ça. Je me la pète ? Si peu… Vous en connaissez beaucoup des blogueuses tellement influentes qu’en un comm, elles transforment le contenu d’une note. Bon, alors…

cine_cars_24.jpg



Donc, je faisais ma pétassista influenceuse (note que je commence à particulièrement maîtriser) et figure-toi que dans le cadre de mes folles activités bloguesques, j’ai fait un truc vraiment fun : du doublage. Je t’explique un peu le pourquoi du comment : suite à la soirée fais pas ci fais pas ça où j’ai fait une photo avec Bruno Salomone (Ouh ! Ah !) et bu du champagne (Ouh ! Ah !), Sarah qui était un peu l’organisatrice avec ma Véro préférée nous a convié à doubler quelques scènes de la série…en anglais. Oh my, we won’t cry.

Rendez-vous est pris samedi, 14h, dans un studio de doublage à Boulogne. Pour être sûre de me perdre, je prends ma copine qui a autant le sens de l’orientation que moi, à savoir Vicky. Manquait plus que Nina et on se retrouvait à l’autre bout de l’Ile de France. Mais non, en fait, on n’est arrivées qu’avec 15 mn de retard et avant Osmany et Chandleyr. Quelle garce de balance, je suis. On nous dit bonjour et on nous met la pression : « Ahlala, ils étaient trop forts ceux du matin, on va voir si vous pouvez faire moitié aussi bien ». Je veux pleurer. On regarde la scène avec le texte en anglais qui défile à toute vitesse dessous. Je vais encore plus pleurer.

Premier groupe : Manu, Mao et un garçon que je ne connais pas (sorry le garçon si tu passes par là) débutent. Merde, ils sont anglophones ou quoi ?? C’est quoi ce traquenard ? Vicky, donne moi la main. Deuxième groupe, les Barbies et Osmany se lancent. Ah ouais, ok, ils parlent tous anglais sauf moi dans ce truc. Même Vicky ne peut pas me soutenir dans cette terrible épreuve qui s’annonce, elle a vécu un an en Angleterre la garce. Oh, Mme ma prof d’anglais de terminale grâce à qui j’ai eu un 13 au bac (totalement inespéré), je t’en prie, va m’allumer un cierge quelque part, je vais mourir de honte.

Troisième groupe, here we go. A ma droite, Vicky et Chandleyr, à ma gauche, le mur. Super, je joue Fabienne aka Isabelle Gélinas et ma scène débute sur un…crachat. Bois la coupe jusqu’à la lie, ma fille. Le texte, il va vite, je vais jamais y arriver. Bon, je me lance. Pas si mal si on excepte le fait que je me suis arrêtée en pleine tirade, ne captant pas que je devais continuer à parler. Finalement, je trouve ça drôle, je voudrais encore en faire, ouiiiiiiiiiiiii ! Même que Véronique, elle a dit qu’on aurait cru que j’avais pris des cours de théâtre tant j’étais à l’aise alors que non, je n’en ai jamais fait (une erreur ?).

Bon, voilà, maintenant, je veux faire doubleuse dans ma vie…ou pas. On peut le faire juste le week-end ? En attendant, les gens ont tous été super sympas, les gens de France 2, du studio, Sarah et Véro et les blogueurs, of course. Seul bémol : à 15 dans un studio, on a eu TRES chaud. Du coup, j’ai chopé la crève. Pfff

Vous voulez voir le résultat ? Mais évidemment mes pioupioux. On retient, moi, je suis la mère (Isabelle Gélinas) et Vicky la fille. Chandleyr, c’est Bruno Salomone aka le seul mec de la scène, je pense que vous l’auriez deviné sans moi.

 

PS : Doubler cette scène accroit les risques d'hyperventilation

05.04.2009

Ca m'énerve - Helmut Fritz

Je sais normalement, les clips, c'est le mercredi matin mais là, attenzione, voici THE clip que j'aurais aimé faire tant ça résume la pétasserie. C'est bon, c'est drôle, je l'écoute en boucle.

 

Je vous mets les paroles pour bien qu'on savoure ce grand moment :

J'entre au Costes boire un verre
Mais la serveuse me pompe l'air
J'ai pas la réservation
Je ressors j'ai l'air d'un con
Ca m'énerve, oui ça m'énerve
J'ai un cadeau à faire
De chez Zadig & Voltaire
Le pull où c'est marqué "Rock"
Mais y'a la rupture de stock

Ca m'éneeeeerve
Toutes celles qui portent la frange à la Kate Moss
Ca m'éneeeeerve
Le rouge à lèvres c'est fini maintenant c'est le gloss
Ca m'éneeeeerve
Toutes celles qui rentrent dans le jean slim en taille 34
Ca m'éneeeeerve
La seule vue sur le string te donne envie de les abattre
Scheisse !

Devant le club VIP y'a plein de Lamborghini
Moi j'arrive sur mon vespa on me dit tu rentres pas
Mais ça m'énerve
J'entre chez Weston une blondasse au téléphone
Me dit : « j'peux vous aider ? »
Non je vous ai pas sonné
Elle m'énerve, mon Dieu qu'elle m'énerve
J'ai bu le mojito au Milliardaire
Dans le carré j'ai tout vomi par terre
J'ai perdu mon ticket pour le vestiaire
Je trouve pas de taxi, ach, c'est la guerre !

Ca m'éneeeeerve
Toutes celles qui portent la frange à la Kate Moss
Ca m'éneeeeerve
Le rouge à lèvres c'est fini maintenant c'est le gloss
Ca m'éneeeeerve
Toutes celles qui boivent le champagne rosé
Ca m'éneeeeerve
Pour oublier qu'en Jimmy Chooo t'as mal aux pieds
Ca m'énerve tous les gens qui font la queue chez Ladurée
Tout ça pour des macarons à la Tourte
Mais bon...
Il parait qu'ils sont bons

Ca m'éneeeeerve
Toutes celles qui dansent sur le dancefloor comme des princesses
Ca m'éneeeeerve
Toutes celles comme toi qui écoutent beaucoup trop fort la musique
Ca m'éneeeeerve
Moi je monte les voir et je leurs dis avec le cric : "ça m'énerve"

Toutes celles qui dansent sur le dancefloor comme des princesses
Ca m'éneeeeerve
Si t’as la black card
eh bah tu verras leurs fesses
Ca m'éneeeeerve
Toutes celles comme toi qui écoutent beaucoup trop fort la musique
Ca m'éneeeeerve
Moi je monte les voir et je leurs dis avec le cric : "Ca m'énerve"

 

Mais pourquoi j'ai pas eu l'idée en premier, hein ? Mais je le soupçonne de m'avori copié, y a même une scène de biscuit cassé dans le café et tous ceux qui me suivent sur twitter savent qu'il n'ya rien qui m'énerve plus. Oui, ça m'énerve !

19.01.2009

C’est de la vodka en tube, ton truc

Hier soir, j’ai commis une erreur stratégique : je me suis connectée sur MSN avant d’aller faire du rameur. Je n’ai donc pas ramé car des gens sont venus me parler. Parmi les gens, mon amant du bout du monde, celui qui vit plus de la moitié de l’année en Océanie ou Afrique. On discute de tout et de rien, il m’explique qu’en ce moment, il se fait de grands restos et a envie de s’acheter du caviar. J’ai envie de lui répondre que s’il ne sait pas quoi faire de son argent, moi y en a être pauvrette mais dans ma tite tête, recevoir de l’argent d’un mec avec qui on galipette, ça fait prostituée quand même.

A un moment, Dieu seul sait pourquoi, il m’envoie vers une photo d’une de ses camarades du bout du monde et voici que je découvre :

144527365_b1a6e2db84.jpg



Ouais, tu rêves pas, c’est de la vodka en tube. Et là, je dis non. Non, non, nooooooooooon ! Déjà, de prime abord, ça a l’air dégueulasse, autant le dire. Moi, les tubes comme ça, ça m’évoque le lait concentré (que j’aime bien) alors avec un goût de vodka, j’ai du mal à concevoir.

Et puis je me suis demandée surtout pourquoi ? Pourquoi on faisait un truc pareil qui me donne envie de vomir rien que de le voir. Alors j’ai un peu fureté sur le web et voilà ce que j’ai appris : la consistance de cette vodka est un peu plus épaisse que d’ordinaire et déjà aromatisée à la fraise, orange ou citron. Mais surtout, c’est le truc magique : tu peux le trimballer sur la piste de danse et le mettre dans ta poche, tu ne risques ni de le casser ni de le renverser parce que tu as toujours le bouchon du tube. Et plus produit : on peut pas mettre de GHB ou autre cochonnerie dedans, ouais ! Et en plus, y a deux formules : une avec 4% d’alcool dans le tube et pour les plus warriors, ça monte à 10%.

go_wodka_2.jpg



Ouais. Bon, ok, je saisis bien le truc pratique mais quand même, ça continue de ne pas me convaincre. D’abord, quand je vais en boîte, je ne lâche pas mon verre tant qu’il n’est pas fini et je ne danse pas avec car le parfum champagne (parce que j’ai quand même de sacrés gênes pétassista de base), je ne trouve pas ça si sexy que ça. Et en plus, au prix de la coupe de champagne rapport à la quantité servie, je vais pas m’en faire une douche… De toute façon, je ne laisserais pas traîner non plus mon tube de vodka, c'est si vite subtilisé... En plus, je trouve que ça a un côté pouffiassista assez prononcé, y a qu’à voir la vidéo sur leur site Internet (attention, y a du son quand on va sur le site et impossible de désactiver). Sans parler du prix : je suis sûre que c’est plus cher pour un goût plus dégueulasse. Parce que leur vodka épaisse, là, j’y crois pas.

L’avantage, c’est que ça doit faciliter le dégobillage dès que la nausée pointe le bout de son nez.

PS : Ok, c'est pas nouveau mais j'en ai jamais vu en France. Sans doute parce que je ne vais plus en boîte.

EDIT en forme de PPS : Je t'ai pas dit mon piou piou mais si tu m'aimes très fort, tu peux lire un autre article de moi, là, c'est le goûter de mon enfance. Je mets même la bannière, allez !

Le Goûter
Recommandé par des Influenceurs

12.11.2008

Hou la menteuse !

Et me revoici avec un vrai article, ça se faisait rare ces derniers temps mais à partir de la semaine prochaine, ça devrait aller mieux. Si, si. Mais, là, tu vois, j’ai un peu hâte d’être à 2009 et surtout aux splendides vacances de Noël qui s’annonce. Faut que je fasse ma liste, tiens.

 

fccdc5952d6e1469a5f002d88917b6fb.jpg



Alors pour me faire pardonner de ne pas avoir été à la hauteur ces derniers jours, je te propose du cadal. Aujourd’hui, à gagner : 3 cd de la BO de Clara Sheller. Et elle est bien la BO. Je le sais, j’ai le CD ! Idéal pour écouter dans ta voiture ou dans ton i pod si tu as peur, comme moi, de conduire à Paris, idéal pour une soirée détente dans le bain ou pour une ambiance lounge. Tu le veux, hein ? Déjà, tu en as eu un mini rikiki aperçu là

 

clara.jpg



Alors j’ai réfléchi dans mon for intérieur et je me suis demandé comment les faire gagner. Alors, c’est très simple. Tu vas me raconter une anecdote mytho. Tu vois, Clara a un peu tendance à mentir tout le temps et à se foutre dans la panade donc il me paraît logique que tu me racontes une anecdote où un mensonge t’a mis dans une situation impossible. Mes 3 préférées remportent le CD. Tu as jusqu’au 19 novembre pour jouer, jour de la diffusion des premiers épisodes de la saison 2 (et mais c’est dans une semaine !)

 

dorothee.jpg



Il n’empêche que le travestissement avantageux de la vérité, je trouve ça terriblement pétassista. Moi, vois-tu, je ne sais pas mentir, du moins pas les yeux dans les yeux. Au téléphone ou par mail, ça va mais en fait, quand je mens, je rougis. Plus flag, tu meurs. Or parfois, un mini mensonge rend la vie plus belle. Un exemple : ce beau manteau que vous avez tous adooooooooooré sur ma playmobilette, c’est un simple Promod. Hé ouais. J’aurais été une menteuse, j’aurais pu dire qu’elle venait de chez Maje ou Zadig & Voltaire… Quoi ? Ca n’a aucun intérêt de mentir sur une photo découpée/collée sur un playmo ? Ah mais euh… ouais, ok mais c’est juste pour l’exemple. C’est pour dire que la pétassista, en mitonnant un peu, elle peut avoir une vie drôlement plus glam & glitters. Par exemple, là, je pourrais te raconter que je compte faire du shopping en sortant du boulot mais dans les faits, c’est pas vrai car je viens de faire le règlement pour ma taxe d’habitation et j’ai juste envie de rentrer pleurer sur mon lit. Parce que je suis encore fauchée, ça devient une habitude. Ca te fait rêver ? Non, je préfère te raconter que je suis allée faire un tour du côté des boutiques so fashion puis que je suis allée boire une petite coupe au Fluid Café parce qu’au moins, ça évite de m’énerver sur la redevance. Le reste je dis pas mais la redevance, grrr…

Mais je te le dis, je mens mal. Les mensonges alibi, ça ne marche jamais avec moi. Je me souviens, quand j’étais petite, j’étais invitée à l’anniversaire d’une copine auquel je ne voulais pas aller, ma maman me dit donc de raconter que ma mamie était malade et que je devais aller la voir. Ouais, ma mère est une graine de délinquante, des fois. Trois mois plus tard, ladite copine me demande si ma mamie va mieux. Là, mon visage se transforme en immense point d’interrogation. Héééééé ? Il y a aussi la fois où je devais rendre un travail (rassure toi, pas important et j’étais scandaleusement en stage donc à 300 euros par mois, faut pas demander la lune non plus) et je n’avais pas fini à temps donc j’avais envoyé un mail « Salut, voici le doc, ciao ! ». Une demi heure plus tard, coup de fil : « y a pas de pièce jointe », moi : « oooooooooh, non, j’ai oublié de la mettre et je suis hors de chez moi, je déjeune avec bidule. Je te l’envoie à mon retour ». Le problème, c’est qu’il m’a pas trop crue. Du coup, après, si je rendais pas le truc à l’heure, plus aucune excuse ne marchait, même si je pouvais en avoir une bonne du genre : « tu me paies des clopinettes, tu crois que je vais bosser 12h par jour en plus ? Dans ton cul, ouais ! ».


Bref, va falloir que je prenne des cours de mensonge et surtout que j’apprenne à les doser, histoire de pas me retrouver dans des histoires pas possible comme quand Clara raconte que…. Oups, j’ai failli spoiler. Sache juste que la demoiselle raconte du mensonge mais XXL. Tu verras. Mais bref, faut faire gaffe sinon, on finit comme Alexandra Paressant.

Bon, en attendant, tu me racontes ton mensonge ?

 

EDIT : au fait, look la playlist et la pochette :

1.Mirwais - Naive Song

2.Benjamin Biolay - Dans le merco benz

3.Plain White T's - Hey there Delilah (Abbey road version)

4.Blondie - Heart Of Glass

5.Teki Latex duo avec Katerine - La petite fille qui ne voulait pas grandir

6.The Stranglers - Golden Brown

7.Brian Eno - By This River

8.Bat For Lashes - What's a girl To Do ?

9.Air Traffic - Empty Space

GetAttachment.aspx.jpg
Et si t'as pas envie d'attendre le 19 pour regarder les deux premiers épisodes de la saison 2, clic clic !

30.10.2008

Signe extérieur de pétasserie

Le hasard fait parfois bien les choses. Hier soir, en sortant du boulot, je pénètre dans le métro et qui vois-je, assis sur un strapontin ? Une jeune fille en train de jouer avec son iPhone d’un air concentré. Mais, cherry on the cake, elle avait un gros casque de walkman qui criait à la rame entière : « HE REGARDE MON IPHONE, JE SUIS HYPE ! ». Parce qu’en tant que bonne pétassista, elle ne regardait personne, arborant un air hautain.

 

athes1.jpg



Je me rends compte que je dois énormément progresser sur les signes ostensibles de pétasserie. Quand j’écoute de la musique en public (ce qui n’arrive globalement jamais vu que je suis obligée de mettre le son à fond dans le métro et que ça me fait peur pour mes tympans. Même si j’aime bien marcher sur de la musique de pouffe pour faire comme si j’étais une héroïne de film ou de clip. Ca va bien dans ma tête, oui, merci), j’ai les écouteurs de base, ceux qui se glissent dans l’oreille. D’ailleurs, à ce propos, je tiens à dire que je suis farouchement opposée à ceux qui ont le bout de plastique qui rentre dans le conduit auditif comme des boules Quiès. Ca glisse, ça fait mal et franchement, c’est quand même un peu crade. Même si  je me lave les oreilles.

Etre pétassista, c’est un étalage. Dès qu’on est dans le métro, on sort son iPhone/blackberry ou assimilé, on visse son gros casque sur la tête et d’un air affairé, on tapote l’écran tactile, notre sac coûtant un smic négligemment accroché à notre bras. En gros, pour être une pétassista digne de ce nom, faut quelques basiques et en user et en abuser. Ca peut être le sac, l’étole ou le foulard, les chaussures, à la limite le manteau mais attention, n’investissez pas n’importe comment. Par exemple, un pantalon noir de marque ne sautera pas de suite aux yeux alors qu’un it bag si. D’autant qu’en hiver, les fringues ne se voient guères puisque sous le manteau fermé.

Il faut donc de l’ostensible, du reconnaissable puisqu’il est hors de question de coller l’étiquette de sa fringue over fashion sous le nez des gens, c’est d’un vulgaire. Car la pétassista est classe, elle ne signale pas sa hypitude, elle fait en sorte qu’on la remarque. C’est la différence majeure entre la pétassista et la pouffiassista. La pouffiassista dira : « t’as vu, je viens de m’acheter le glossy Bayswater de Mulberry ! » alors que la pétassista s’entendra dire : « oh mais quelle est cette merveille à ton bras ? N’est-ce pas le Bayswater de Mulberry ? Oh il est magnifique, je le veux ! ». La différence peut paraître faible mais elle est totalement essentielle.

Alors pour cette saison 2 de mes aventures (comme j’me la pète), nous verrons comment étaler ses it trucs de pétassista sans avoir l’air de vouloir en foutre plein la vue aux autres. Et je vous jure que c’est pas facile. La preuve, un an après, je suis toujours une wannabe et je suis totalement incapable de reconnaître un Balenciaga d’un Chloé ou d’un Jimmy Choo si c’est pas écrit dessus. La voie de la pétasserie est longue.

07.10.2008

Une touche d’excentricité

Hier soir, aux petites heures de la nuit, alors que je lisais le rigolo « Fashion circus » d’Imogen Edwards-Jones dont je vous parlerai quand je l’aurai fini mais pour le moment, il est pas mal du tout. A un moment, elle explique que les stylistes et couturiers ont d’étranges manies et exigences et là, j’ai percuté. Pour être une bonne pétassista, je dois me dégoter quelques rituels pour m’individualiser.

 

devilwears2.jpg



Je ne suis pas vraiment une fille originale dans ma conduite. J’ai quelques petites manies sympas mais rien d’extravagant, rien de pétassista. Prenons par exemple la déesse de l’univers pétassista, Anna Wintour, caricaturée dans le Diable s’habille en Prada. Elle a tout un tas de manies, habitudes, rituels qui font d’elle cette déesse insupportable mais en même temps impressionnante. Alors je commence à réfléchir. Je me fiche que mon café soit à 20,5°, du moment qu’il est buvable. Je reprendrais bien l’idée de l’Hermès blanc mais j’ai pas les moyens de m’en payer un seul alors plusieurs que je sèmerais à tout vent, c’est pas possible. Pourtant, c’est sympa comme idée. Je pourrais faire avec des mouchoirs mais qui utilise encore des mouchoirs de nos jours ? Et semer des kleenex, ce n’est pas du tout glamour, je vous le dis.

Non parce qu’attention, faut pas choisir n’importe quoi comme manie. Par exemple, allumer et éteindre 17 fois la lampe avant de dormir (17, pas 18 sinon on dormira pas), ça n’est pas du tout pétassista, c’est un toc et ça vous vaudra un passage chez Delarue, c’est tout. Franchement, je sais ce qui est le plus nase : Delarue (où est passé Cindy Sanders, pour situer le truc) et Confessions intimes (où sont passés plein de gens qui vous font pitié). Alors non, on va se choisir quelque chose d’élégant, de raffiné, d’excentrique mais point trop. Par exemple, J-Lo, elle fait toujours repeindre sa loge en blanc et c’est beau le blanc. Sauf que bon, pour l’heure, je suis pas J-Lo et je ne souhaite pas le devenir donc je ne suis pas sûre que ma requête du tout blanc soit acceptée. Bon, alors, il me faut une fleur ou une couleur fétiche, quelque chose, une touche bien à moi. J’aime bien le lys comme fleur, c’est joli comme nom, déjà, le lys. J’aime bien les hortensias aussi mais ça se fait moins en bouquet. Les roses, c’est trop commun. Mais l’idée pourrait être que sur mon bureau, y a toujours un soliflore avec un lys dedans. Bon, je crois que c’est cher mais ça peut être une idée.

 

lys-rose.jpg



Puis il faut du caprice, quelque chose qui me tient à cœur pour une raison X ou Y. Tiens, il me faut un truc de prolétaire qui a réussi dans la vie genre « je n’ai pas oublié d’où je venais ». Genre faire mes pâtes moi-même ? Non, c’est pas du tout pétassista, ça. Et surtout, ce n’est pas un caprice. Il faudrait que je sème des trucs aussi, comme Anna genre « I was there ».  Je sème naturellement mes briquets déjà mais vu qu’on n’a plus le droit de fumer dans les lieux publics, je perds ce potentiel. Je peux faire pareil avec des stylos mais à moins qu’ils soient griffés « PinkLady », aucun intérêt. So what ?

En fait, je me rends compte que l’édification d’un caprice, d’une manie qui nous fait entrer dans le mythe n’est pas si facile à trouver. Ca se construit, ce genre de choses, ça ne s’improvise pas en une matinée. Je suis en train de m’en faire une, je vous tiens au courant dans quelques jours voir si c’est top ou si c’est flop. Le chemin de la pétasserie est encore long.

PS : Ca vit longtemps un lys ?
PPS : QUelqu'un a une manie de pétassista ici?

PPPS : Si je deviens chef d'entreprise ou rédactrice en chef d'un magazine de mode (au moins), je peux exiger que les seules pommes qu'on le droit de manger mes employés, ce sont des PinkLady?

24.09.2008

Ma veste marron…que tout le monde a la même

A chaque automne, je vis le même drame fashion : ma veste marron est sur toutes les femmes. Damn it ! Pourtant, elle ne paie pas de mine, ma veste marron, elle est surtout pratique pour la mi saison (je peux mettre un pull dessous), passe partout… Alors pourquoi je croise toujours une fille qui a la même ?

5897193.jpg


Ce matin, encore, je somnole dans l’escalator (oui, je ne monte pas l’escalator, je me pose dessus et j’attends qu’ils me tracte en haut. J’ai droit, hier, j’ai fait une heure de nage, quelques pataugements en plus et en plus du plus, j’ai dormi chez Ptit Dop. Et quand je dis dormir, pas que, quoi. Donc je peux me permettre de faire ma feignasse). Devant moi, une fille, une parisienne lambda sans pantalon carotte et là, je m’étouffe : encore la même veste que moi ! Je me sens dramatiquement fondue dans la foule des vestes marron cintrées. Je sais que vestimentairement parlant, je brille peu par mon originalité mais mince, elle est même pas fashion cette veste. En plus, je l’ai achetée chez Promod en 2005. Je sais que le vintage est hype (c’est pratique, ce mot, vintage, on le colle partout) mais sommes-nous à ce point dramatiquement fauchées pour qu’on mette la même veste trois ans d’affilée et ce dans une si belle unanimité ?

Ou alors… Promod oserait-il ressortir ses vieilles fringues en les estampillant nouvelle collection ? Nous sommes en présence ici d’une veste simple, cintrée et ceinturée marron, de l’universel en somme. Or j’ai déjà pris Promod en flagrant délit de recyclage de collection non soldé. Cette année, je vais en effet dépenser mes derniers deniers en soldes avec ma stagiaire qui me montre un top « nouvelle collection ». Super, j’ai acheté exactement le même l’an dernier ! Du coup, j’hésite. Je louchais sur une de leurs vestes en cuir mais si c’est pour me retrouver avec une quinzaine de clones dans la rue, je ne suis pas convaincue. Je ne sais pas comment elles font les pétassistas pour enfiler sans grogner la tenue réglementaire de toute leur caste mais je n’ai jamais aimé les uniformes. Tu vois, moi, j’aimerais qu’on me dise « ouah, trop cool, ta veste, tu l’as achetée où ? » et pas « ouah, trop cool ta veste, j’ai acheté la même y a quelques semaines ! ».

Du coup, je me dis que je devrais aller dans le moins classique mais sans aller jusqu’au difficilement portable. Par exemple le jaune fluo, je suis contre. C’est devenu la couleur des beaufs, de ceux qui mettent leur gilet de sécurité sur l’appuie-tête du siège passager. Mais mon Dieu pour-quoi ? Le orange, c’est à bannir aussi parce que j’aime pas et j’ai pas besoin d’argumenter plus. Les motifs à fleur, trop tapisserie. J’opterais bien pour du rouge. J’ai vu un joli manteau dans une vitrine l’autre jour, c’est dans une boutique qui fait des grandes tailles donc l’avantage, c’est que je pourrais y mettre tous mes seins, pulls, écharpes, gilet de sauvetage (la Seine n’est jamais très loin) et même tomber enceinte… Mais comme j’ai pas prévu de tomber enceinte et que j’aime bien qu’on voit un peu ma silhouette (surtout que j’ai une taille marquée), ça va pas le faire.

Alors, est-il possible de sortir un peu de la clonisation de la foule ? Vous allez me dire : « mais pourquoi faire, à Paris, les gens ne te voient pas ! ». Pas faux. Il est fort possible que la dame ce matin n’est pas capté que nous avions la même veste… Bon, j’étais derrière elle sur l’escalator donc ça ne l’a pas aidée à me repérer… Alors du coup, je veux la veste en cuir et je m’en fous si tout le monde l’a. Ahah, vous ne m’aviez pas vue venir ! La prochaine fois, je vous expliquerai mon dilemme rapport à la chapka en renard.

 

blouson-cuir-promod.jpg



PS : Quand je dis « je veux », je veux bien entendu dire « je veux qu’on me l’offre », je suis hyper pauvresse en ce moment.
PPS : J’ai tenté de convaincre Ptit Dop de me faire un cadeau ce matin, vu qu’il m’expliquait qu’il faisait plein d’économies en ce moment, il m’a répondu « pourquoi pas » et quand je lui ai dit que je voulais une veste en cuir, un poncho et une chapka, il a répondu « ahahah ! ». J’y étais presque !

15.09.2008

Pétassista parisienne

Tu le sais, dans la vie, je flirte avec la pétasserie, me demandant chaque jour si un jour, je serai une pétassista digne de ce nom ou si je résisterai à la tentation ad eternam. Parce que techniquement, les pétassistas, je les aime bien mais je n’ai pas leurs moyens et je suis plus flingueuse de tendance que mouton de la mode.

Et pourtant, il y a des fois où je me rends compte que je ne suis pas si wannabe pétassista que ça. Vendredi, je me promène dans le quartier des grands magasins avec une amie de collège de passage sur la capitale. De temps en temps, je l’interromps pour détailler le contenu d’une vitrine. Faut dire qu’elle est un peu monomaniaque et passer la soirée à l’entendre m’expliquer que tous les hommes sont à ses pieds et qu’elle a dû coucher avec la moitié de la planète (alors qu’elle m’a déjà menti, j’en reparlerai, raison de plus pour être saoulée) donc changer de sujet ne serait-ce que trente secondes, c’est toujours ça de pris. « Tu vois, la mode, cet hiver, c’est le rouge. Là, il n’y a que quelques touches, idéalement, faut tenter le total look ». Vitrine suivante : « ahlala, y a vraiment du tartan partout, cette année ! ». Là, elle me regarde effrayée : « du tar quoi ? ». Je la regarde, un peu étonnée. Mince, j’ai dit tartan en sachant tout à fait ce que c’est. Je suis en train de muter pétassista.

tartan1.JPG



Mais que s’est-il passé ? Dire qu’il n’y a pas 10 ans, je détestais les magazines pour filles, je trouvais les produits de beauté trop chers pour mériter un tel investissement et je mettais du mascara pour cheveux parce que je trouvais funky d’avoir des mèches bleues. Ceci étant dit, je trouve toujours funky d’avoir des cheveux bleus mais le mascara de cheveux, c’était mal foutu, je m’en mettais partout et ça collait le cheveux. A l’époque, je ne savais pas ce qu’était du tartan, je me foutais totalement de la mode vu que je m’habillais toujours en noir, je pensais que Vanessa Bruno et Isabel Marrant jouaient dans Sous le soleil. Aujourd’hui, je passe mon temps à me tartiner la figure et le corps de crèmes qui l’hydratent, le parfument, le colorent, le nourrissent, l’amincissent… Je sais quelle est la mode cet hiver (ce n’est pas pour autant que je vais la suivre si je n’en ai pas envie mais je le sais), je connais une foule de produits de beauté et j’ai même mes chouchoux, j’ai une carte sephora, une carte de gym, une carte de piscine et je m’en sers. J’achète des magazines féminins, j’aimerais gagner plus pour shoppiner plus, me payer du sport, des massages, des soins, des vêtements… Nyaaaaaaaa. En fait, je me demande si devenir pétassista ne va pas faire de moi une frustrée capitaliste permanente. Il faut que je me trouve vite un mec riche qui va me faire plein de cadeaux, je m’en sortirai pas sinon.

Je plaisante mais quand même, c’est étrange de voir comme on change. Quelque part, ça me fait plaisir, je me dis que si je fais des efforts sur certains points, je pourrai devenir la fille que je veux. Chassez le naturel, il revient au galop, ok mais petit à petit, je peux convaincre mon naturel de changer un peu, nan ? Prochaine étape : être sportive ET ordonnée. Y en a un qui est mieux parti que l’autre.

Toutes les notes