11/08/2009
Le rituel de l’ascenseur du matin
Je vous le disais l’autre jour, je suis une fille pleine de rituels histoire de mettre la journée sur les bons rails. Un rituel de gâché, c’est une mauvaise journée qui commence. Parmi mes dizaines de petites manies pour partir du bon pied, j’ai mis en place le rituel de l’ascenseur. Mais c’est quoi donc ?

Mon bureau se situe au deuxième étage d’un immeuble avec ascenseur. Je pourrais prendre les escaliers, je le fais régulièrement sauf que là, j’ai mes compensées aux pieds et le matin, bof l’exercice. Donc voici le rituel. J’appelle l’ascenseur, qui met toujours deux plombes à venir, des fois que je sois pressée d’aller bosser. Une fois dedans, j’appuie sur le bouton et j’attends que les portes se ferment. Attention, il est essentiel de noter que pour cet exercice, j’ai mon ipod sur mes oreilles. Porte fermée ? C’est parti ! Pendant deux étages, je m’improvise une dance floor. Ca dure 45 secondes, 45 micro secondes de danse épileptique mais ça me met de bonne humeur et c’est bon, je peux affronter la journée avec le sourire.
Mais évidemment, le destin est taquin et ne veut pas toujours m’aider. Obstacle numéro 1 : les autres. Parce que les autres n’ont pas l’air bien au courant de mes rituels, comme ceux qui me piquent MA douche à la piscine. Quoi qu’ils les ont re-réglées au printemps, les douches et la mienne n’a plus aucun intérêt vu qu’elles sont toutes à la même puissance. Donc les autres n’étant pas au courant, des fois, ils ont l’incroyable outrecuidance de venir attendre l’ascenseur avec moi. Je les soupçonne d’avoir leur propre rituel vu que partager l’ascenseur ne semble pas les réjouir. Quoi que c’est en soi très parisien comme attitude. Du coup, au lieu de passer 45 secondes à shaker mon booty, je dois me payer le même temps de silence gêné et de regards fuyants. De suite, c'est beaucoup plus long, dans ma tête.
Autre contrariété du rituel mais qui m’et cette fois imputable : le mauvais calage de la chanson. Imaginons que je marche gaiement sur un womanizer ou autre. Sauf que voilà, la chanson se finit et enchaîne sur une autre moins entraînante, qui a une intro de 2h ou même sur ma chanson fail (oui, je l’ai toujours pas dégagée). Et là, pendant 45 secondes, je pleure de ne pouvoir rien faire.
Mais au fond, mon pire ennemi, c’est l’ascenseur. Parce qu’il met toujours deux plombes à arriver, ces deux plombes qui risquent de faire venir un intrus ou de me faire finir ma chanson trop bien pour le rituel par un truc qui va pas.
La moralité pourrait être que pour deux étages, j’ai qu’à prendre l’escalier. Sauf que non parce que je me venge de tous les escalators pourris de cette capitale provocatrice qui ne marchent pas. Ma devise parisienne est : « si tu peux éviter l’escalier, fais-le. Tu n’en auras pas toujours l’occasion ».
Non mais !
Bonus :

14:50 Publié dans C'est ma laïfe | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ascenseur, rituel, matin, gêné dans l'ascenseur, lady gaga, womanizer de britney spears, douche, shake your booty, monter les escaliers à pied