24.11.2009
Ma friperie préférée ? Le placard de maman
(Ceci n’est pas un article sponsorisé)
En tant qu’individu de sexe féminin, j’ai une certaine faiblesse : les fringues. Bien que je sois très exigeante, je ne craque pas pour n’importe quoi. Je dis non à plein de tendances mais j’ai tendance à être agacée quand des gens s’extasient sur un truc. Par exemple, le truc Google wave, là, tout le monde brade ses invitations mais moi, même pas j’ai envie de tester, trop entendu parler. Faudra aussi que je vous parle de l’Iphone, tiens.

Le problème des vêtements, c’est que c’est un peu payant et des fois payant cher. Je dirais même des fois scandaleusement chers parce qu’une robe mini rikiki, je vois pas d’où ça devrait coûter des centaines d’euros parce que quelqu’un a cousu une étiquette avec un nom de couturier dessus. Si je coûts une étiquette Jean-Paul Gauthier sur une robe Tati, elle va aussi plus valoir ? Hein ? Je suis sûre que oui en plus. Soupirs. GROS Soupirs. Avec un s, oui. Mais j’arrête de soupirer, j’hyperventile après.
Bref, tout ça pour dire que j’aime le vêtement mais j’ai pas les moyens de porter une nouvelle fringue par jour, je suis obligée de remettre les miennes (pas toujours les mêmes non plus, hein), je vis pas dans une sitcom. Mais il existe un endroit magique où je peux choper quelques pièces bien chouettes et gratos en plus… C’est… le placard de ma maman.
Dans la vie, on a de la chance ou on en a pas, on peut avoir une mère qui s’habille funky ou une plus Marie-Chantal spirit, si tu vois ce que je veux dire (et si tu t’appelles Marie-Chantal, toutes mes confuses). Donc ma mère est plus du genre Cop’copine que jupe plissée marine et serre-tête assorti. Et à chaque fois que je retourne chez elle, il y a toujours un moment où j’ai besoin d’une tenue que je n’ai pas, ne baladant pas mon placard avec moi. Par exemple, la dernière fois, nous devions aller dans un resto un peu habillé, ma tenue était plutôt en adéquation SAUF le manteau vu que je n’avais que ma veste en cuir qui fait trop motarde rebelle de la life. Ceci étant, c’est bien sympa la veste de rebelle mais ça fait cailler des fesses. Donc me voici sans pelure et en ce moment, sortir de nuit sans manteau, c’est risquer de choper la mort voire pire, la grippe A. Donc je vais voir maman et je lui dis la phrase magique : « diiiiiiiis, tu me prêtes un manteauuuuuuu ? » Hé me voici parée d’un superbe manteau en velours noir et boutons ronds dorés qui me donne une classe folle (à ce qu’il me semble en tout cas).
Maintenant, faut la jouer fine : « ohlala mais comme il me va trop bien ton manteau, maman, tu trouves pas, dis, dis, tu trouves pas qu’il me va super ton manteau ? Ohlala mais j’aime trop ! ». Jusqu’à ce qu’elle me dise « ben prends le s’il te plaît » et que je fasse 4 fois le tour de la maison les bras en l’air en faisant : « hiiiiiiiiiiiii, merciiiiiiiiiiiiiii ». Je suis fatigante quand je suis contente.
Donc me voici avec un nouveau manteau, sans compter les jeans qu’elle m’a donné cet été car elle avait minci et qu’ils ne lui allaient plus (ma maman est un peu de gabarit crevette, il faut le savoir), même que j’étais contente de carrer mon cul pépère dans des jeans en 38. Surtout les jeans parce que c’est le truc, quand ils sont propres, ils sont tellement rigides que si t’as la fesse ronde, c’est un peu compliqué de la caser dedans.
Je me demande ce que je vais lui piquer à Noël… Pas ses chaussures en tout cas, elle a des pieds de lilliputiens. Et les pieds, aucun régime ne leur fait perdre une taille.
19:25 Publié dans fasheun | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vêtement, mode, friperie, piquer des fringues à sa maman, cop'copine, tati, jean-paul gauthier, marie-chantal, jupe plissée, manteau
17.09.2009
The september issue, une vogue histoire
La semaine dernière, j’ai rejoint plein de copinettes à la projection de The september Issue, un documentaire sur la sortie du numéro de septembre 2007 du Vogue US, THE numéro à ne pas rater de l’année.

Qui dit Vogue dit Anna Wintour, elle est même sur l’affiche du film. Alors je vais être honnête avec vous, si vous voulez voir le film juste pour Anna Wintour, laissez tomber. Elle est certes présente mais le docu concerne bien la réalisation du numéro dont Anna est certes le maître d’œuvre mais elle est loin d’être la seule. D’ailleurs, si vous y allez uniquement pour démêler le vrai du faux du Diable s’habille en Prada, laissez tomber. De un, on ne la voit pas avec ses assistantes, on la voit juste en train de bosser et de mener son entreprise d’une main de fer. Mais si elle est parfois dure et que ses silences sont plus effrayants que bien des mots, je ne la trouve pas plus insupportable qu’une chef d’entreprise qui fait tourner sa boîte.
De toute façon, ce que je retiens avant tout de ce film, ce n’est pas Anna Wintour finalement (produit d’appel logique) mais la directrice artistique, Grace Coddington. Cette femme est juste géniale. En fait, Anna et elle sont arrivées le même jour chez Vogue et elles sont un peu un yin et un yang. Grace est très positive et laudative, enthousiaste et il faut avouer que nombre de ses clichés étaient magnifiques, même ceux rejetés par Anna. Car au fond, tout ce numéro de septembre est le résultat des confrontations entre Grace et Anna. Et c’est là tout le sel de ce reportage finalement car Grace est la seule à réellement imposer ses vues à Anna.
Pour le reste, on retiendra en vrac : Sienna Miller a des cheveux ternes (moches, quoi), un haut employé de Vogue joue (mal) au tennis avec une serviette Vuitton sur les épaules, quand on travaille dans la mode, on s’habille assurément très mal et on marche avec la grâce de la patate (comme quoi, malgré ma démarche altière, j’étais dans le vrai à la Vogue Fashion Night). Et Jean-Paul Gaulthier parle atrocement mal l'anglais
Alors, je vous le conseille ? Oui si vous vous intéressez au monde de la mode, à la confection d’un magazine, éventuellement à la photographie. Par contre, si vous n’y allez que pour Anna Wintour ou pour revivre un Diable s’habille à Prada, non.
19:06 Publié dans Un peu de cérébralité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : the september issue, anna wintour, vogue, grace coddington, mode, sienna miller a les cheveux ternes, anna wintour s'habille mal, le diable s'habille en prada, séances photo, conception d'un magazine, vuitton, jean-paul gaulthier
15.09.2009
J’ai vécu pour vous la Vogue Fashion Night (fringuée comme un sac)
Y a des moments dans la vie où on troquerait bien sa peau contre celle de la nana hypra sapée qu’on vient de croiser. Pour moi, ce moment fut jeudi soir. Pour les accros de la mode, vous le savez, c’était la Vogue Fashion Night. Pour vous expliquer un peu, toutes les boutiques de luxe des avenues Montaigne, George V et François 1er font nocturne mais on ne rentre dans les boutiques que sur invitation. Et je peux vous dire que ça grouillait de pétassistas.

Déjà, l’an dernier, j’avais un peu mal vécu le truc. Sortant du boulot en jogging pour aller à la gym, j’ai dû me frayer un chemin parmi des pétassista tirées à 4 épingles, mon jogging, mes baskets et mon east pack sur le dos. Je n’avais pas particulièrement aimé. Cette année, quelques heures à peine (à peu près 2, à vue de nez) avant THE événement où je n’avais pas prévu d’aller, ze big boss vient me voir : « Pink, tu dois aller à la Vogue Fashion Night pour [biiiiiiiiiiiip] ». Rien de sexuel, notez, juste que je protège un peu ma vie professionnelle (je suis aussi une personne sérieuse et laborieuse dans la vraie vie, incroyable !). Sauf que pas de bol, la veille, j’avais donc dormi chez un monsieur et c’est donc le fameux jour où je portais mon jean qui fermait pas caché sous une robe t-shirt qui, sans ceinture, est globalement informe. Non mais non ! Au vu de l’heure, il est juste impossible que je repasse chez moi me changer.
La tenue (pour dire que je mens pas même si on voit rien) :
Heureusement, ze big boss demande à ma collègue de m’accompagner et, tout comme moi, elle n’est pas au mieux de son look (pourtant, elle va souvent dans les friperies et tout et a des pièces géniales). Après avoir psychoté quelques instants sur le thème « bouh, nous sommes des pouilleuses au pays des princesses », des Cendrillons qui auraient perdu leur bonne fée, on décide de changer notre fusil d’épaule : non, on va jouer les blasées, les nanas tellement fashion qu’elles ne suivent plus la mode, qu’elles ont l’audace de s’habiller en frusques au pays de la mode (y avait Lagerfeld, quand même). Allez ouais !
Et nous voilà à la Fashion night et ses aficionados (et das, quand même, surtout). Des nanas en stiletto talon de 12, des robes de soirées, du sequin, du froufrou… Ahem, pardon mais c’est pas un peu too much ? Et bah si et à l’arrivée, qui sont les plus crédibles ? Celles qui ont confondu la Vogue Fashion Night avec le bal des débutantes ou celles qui regardent vaguement les choses et n’ont pas eu droit à un regard en biais ? Ahah ! Et si, finalement, avec ma tenue de looseuse, je n’avais jamais été aussi prêt de l’ultime pétasserie, à savoir un mépris total des codes pour me constituer mon propre look casual ? Mais alors, je ne serais plus une wannabe pétassista mais une pétassista suprême ? Ah ben merde alors, comment ai-je réussi à gravir si vite les échelons sans même le faire exprès ?
En tout cas, ce fut une soirée fort drôle, quelques choses vues :
- Un défilé chez Gucci
- Des coupes de champagne abandonnées parce qu’on est blasés et riches donc on s’en fout de pas finir sa couple (moi, j’ai fini la mienne, telle la prolétaire que je suis)
- Un type genre indien (Indien Géronimo, pas Indien d’Inde) qui s’avance dans une boutique, la vendeuse lui demande son invite, il lui sourit genre je n’ai pas entendu et elle le refoule. Des fois, l’audace, ça ne paie pas.
Choses pas vues :
Chanel, trop de monde et c’est bien dommage.
Alors, tant qu’on est à parler Vogue, demain, je vous parle de The september issue. Et on se quitte sur la chanson de Madonna Vogue parce que Madonna, c’était si bien avant…
15:11 Publié dans fasheun, j'ai testé pour vous, Wannabe pétassista | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : vogue fashion night, mode, gucci, chanel, pétassista, défilé de mode, bal des débutantes, champagne, argent, boutiques, avenue montaigne, avenue george v, luxe
08.09.2009
Mon papounou et la mode
Mini playmostory qui accompagne l'article sur mes lunettes top fasheun immettables (mais je les mets quand même)


10:56 Publié dans early adopteuse, fasheun, Ma vie playmo-débil | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : lunettes de soleil manoush roses, mode, victime de la mode, famille, vacances
12.08.2009
Je ne suis pas fiable
Y a des fois, je me rends compte que je suis suprêmement intelligente. Non pas parce que j’arrive au bout de mes grilles de sudoku mais parce que comme on dit « y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ». Et des fois, je suis une vraie girouette. En particulier en terme de mode.

Rituel classique du mois : lecture de magazines féminins. Je lis, je feuillette, je commente « non mais le treggins lamé or, c’est juste totalement pas possible ! » « Non mais la superposition de motifs sur cette photo, là, ça me donne envie de faire une crise d’épilepsie ! ». Bref, pour tailler des shorts à la mode, ah ça, je suis très forte. Sauf que la mode finit toujours par gagner notre bras de fer et son arme la plus forte ? Le matraquage.
Exemple type : les pois. Pendant très longtemps, j’ai trouvé les poids pas jolis du tout, jamais flatteurs, l’air toujours un peu trop vintages. Donc les pois, je dé-tes-tais et ce de façon définitive. Du moins, le croyais-je. Ca a commencé par une écharpe grise à pois offerte de bon cœur. Bon, c’est un cadeau, mettons là. Oh mais en fait, elle est jolie… Mais surtout, ma pire volte face, ça a été une sublime robe bustier à pois Mim (oui, roh, ça va, on peut pas toutes kiffer Maje non plus. En plus, moi, Maje, c’est comme Zadig & Voltaire, je trouve que ça n’a ni forme ni tenue, je n’aime pas). Cette robe, je la voulais à tout prix, je me voyais déjà la porter… OH MY ! I did it again : une volte face modesque.
Et le pire du pire, vous savez ce que j’ai fait ? Moi, Pink Lady, j’ai acheté un… oh, c’est dur à admettre mais j’ai acheté un… leggins. Des années que je combats farouchement cette chose que je juge immonde et voilà, face à la pression générale et à l’envie irrépressible de porter un t-shirt long avec (un peu comme une liquette, une autre de mes cibles fashion, tiens), j’ai cédé. Dieu merci, c’étaient des leggins à paillettes qui, une fois enfilés, grattaient et piquaient horriblement. Comme il était hors de question que je passe le concert de Britney à me gratter les fesses, je l’ai enlevé à peine mis et abandonné chez Vicky en lui expliquant que je lui donnais de bon cœur (sachant qu’elle avait acheté le même que moi et qu’elle l’avait jeté quasi aussi vite).
Alors j’ai peur car je dois changer mes lunettes donc je risque de me retrouver avec les énormes carreaux à la Annette (quoi que non, ça ne m’ira pas, je pense) et que l’an prochain, je saignerai des orteils en spartiates alors que je déteste avoir mal aux pieds et aux orteils (surtout maintenant qu’ils sont tous doux grâce au baume naturaderm, ce qui m’a fait choper un nouveau tic : je lis en me frottant les pieds). Et… et… et même que peut-être je vais porter des treggins lamés or hors déguisement.
Pitié, vous me tuerez avant, hein ?
Bonus :




16:03 Publié dans fasheun, flingueuse de tendances | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : mode, tendances, early adopteuse, leggins, pois, matraquage publicitaire, treggins lamé or, grosses lunettes, maje, zadig & voltaire
15.04.2009
Des petits nœuds, des petits nœuds
La mode et moi, il y a des fois où on ne se comprend pas. Oh, vous le savez, je tape assez souvent dessus et encore, j’ai des dizaines de victimes potentielles. D’ailleurs, va falloir que je vous parle du sarouel sérieusement. Ca ne va plus être possible…

Mais en attendant, je suis heureuse car une nouvelle tendance se dessine et s’impose : le nœud. J’aime les nœuds. Non pas ceux là de nœuds (enfin si mais c’est pas le sujet. D’où ça sort ce surnom débile d’ailleurs), les jolis nouages de rubans qui font joli sur nos tenues. Tout a commencé alors que je sillonnais la rue Montaigne. Pas pour du shopping, non, juste pour aller bosser. Donc tous les matins, je passe devant la boutique Chanel et chez Chanel, ils aiment les nœuds, ils en mettent partout et je soupire d’admiration. C’est classe, sobre, ça habille une tenue à moindre coût. Et surtout le nœud peut donner un air petite fille sage bien sympa.
Le top du top de ce que j’aime, ce sont les robes empire à nœud, ça fait pas mal Charlotte York dans l’esprit. Mais si ce côté « petite fille modèle » glace, y a mieux. Même si de façon toute personnelle, le côté petite fille sage qui peut se dévergonder face à un beau mââââle, je trouve ça très chouette. Mais si, toi, mon pioupiou, tu n’aimes pas ça, je te sors la déclinaison ultime du nœud que j’aime encore plus plus : le nœud papillon ! Alors pas forcément autour du cou (quoi que…) mais en customisation. On connaît déjà le serre tête Victor and Rolf (en situation là) ou la fascination d’Alexis Mabille qui en fait des sacs et qui en met partout dans ses défilés. Bon, pour Mabille, à 2000 euros le sac, moi, je vais passer mon tour. Mais l’idée du nœud pap comme petit plus chic, moi, j’adhère, j’adhère.

Et quand j’ai un coup de foudre modesque, c’est le drame. Même si mes finances ont repris du poil de la bête, je ne dois pas trop craquer. Mais là, j’ai envie de nœuds, de nœuds, de nœuds partout. La bonne nouvelle, c’est qu’avec de petites mains agiles ou presque et quelques rubans, je peux bidouiller des broches ou autre pour faire illusion, je peux même me concocter des serre-têtes pour faire comme Betty. Bref, c’est une customisation pas trop compliquée à faire et même que si j’ose, je peux aller dans les couleurs flashy, dorées, bling bling. Genre je ferais comme si j’étais une pétassista pleine de sous alors que j’ai tout fait toute seule.
Ca y est, mes petits doigts boudinés me démangent. Dimanche, je me fais mon petit atelier couture ! En attendant, je crois que je vais craquer pour la robe Promod que j'ai mise l'autre jour. Vous pensez que ça irait pour le mariage de MAE (je la remets ici pour les feignasses du clic) ? Je la trouve un peu trop casual quand même.

15:40 Publié dans early adopteuse, fasheun | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : mode, noeuds papillon, ruban, chanel, alexis mabille, promod, robe empire, charlotte york, serre-tête viktor and rolf
12.02.2009
Des copines fashion
Hier, alors que je travaillais très dur, je reçois un mail de ma MAP adorée qui me propose une virée au H&M du passage du Havre (le plus mieux). Oh ben oui, tiens mais je n’achèterai rien, rapport au fait que l’argent ne pousse toujours pas sur les arbres et que j’ai déjà fait une razzia la semaine dernière.
On se retrouve comme il faut, on potine un peu puis on pénètre dans l’antre du shopping et de la dépense. Et là, toutes les deux, on la repère du coin de l’œil, là, juste à gauche. L’adorable robe d’été blanche avec de grosses fleurs noires dessus. Mince de mince, un coup de foudre fashion commun, ça va être serré.
On fait le tour, on papote et nous voici devant la fameuse robe.
« Elle est belle, hein
- Oh oui alors
- Elle me plaît
- A moi aussi ! »
On regarde les tailles et me voilà éliminée, ça monte pas au dessus du 38 ou du 40. Or il faut savoir qu’à H&M, la taille en moins, ça ne marche que pour les pantalons. Pour le haut, c’est exactement pareil. Je me souviens la fois où j’eus la folle audace d’essayer un chemisier en 40 : il bâillait tellement au niveau de la poitrine qu’il aurait été plus simple de sortir carrément en soutien gorge.
Or une femme n’aime guère voir ses fringues sur le dos d’une autre. Par exemple, tout le monde a les mêmes belles baskets de ville que moi et ça m’éneeeeeeeeerve. Tout le monde a la même veste marron que moi et ça m’éneeeeeeeeerve. I’m not a clone ! C’est pas parce que je m’habille chez H&M ou Promod que je dois faire partie de la masse.
Donc je regarde la robe enamourée et désolée. MAP va en cabine, je l’aide à la fermer. Oh mais qu’elle est trop belle. Qu’elle irait bien avec ma ceinture avec une fleur, là. Soupir, soupir, soupir.
« Diiiiiiiiiis… Tu m’en voudrais si j’achetais la même si je la trouve dans ma taille ?
- Bah, on aura qu’à la mettre les jours où on se voit pas ! ».
Ca, c’est de l’amitié fashion !
PS : Pour cause de j'ai pas trouvé la photo de la robe, cet article ne sera pas illustré
18:42 Publié dans fasheun | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : robe h&m, robe blanche avec fleurs noires, ceinture noire, mode, amitié, filles habillées pareil
08.01.2009
Le petit ange et le petit démon
(spéciale kassdédi à la fille qui m’a fait cette métaphore hier, si elle me lit aujourd’hui. Sinon, elle est raté ma kassdédi et ça me ferait mal aux fesses).
Dans la vie, j’ai un ange et un démon, comme sur cette playmo BD là. En général, mon ange et mon démon se disputent surtout sur le fait que j’ai envie de faire un craquage alimentaire avec, en arbitre corrompu, ma mauvaise foi. Exemple avant-hier soir :
PinkLady : Bon, je rentre chez moi, je passe pas au Monoprix, je n’ai envie de rien, de rien, de rien.
Ange : Oui, tu es boudinée, arrête de manger n’importe quoi.
Démon : Oh, allez, un petit chamois d’or avec du pain, ça n’a jamais tué personne. Puis tu dois t’acheter un crayon correcteur donc quitte à aller au Monoprix…
Mauvaise foi en guise d’arbitre : Je suis convalescente, j’ai besoin de forces pour récupérer de toute façon.
Ouais, ok, les légumes, c’est mieux pour les vitamines et tout mais j’ai fait un repas par jour pendant une semaine (le reste du temps, je dormais) alors zut de zut puis je retourne au sport la semaine prochaine alors ça va hein !
Mais là, c’est tempête sous un casque depuis ce matin. En fait, j’ai eu une idée pas du tout saugrenue ce matin, à savoir mettre ma jupe pull avec un pantalon par-dessous histoire de la rentabiliser sans perdre une jambe d’hypothermie. Or en me regardant dans la glace, je me suis surkiffée alors que rappelons que j’ai fait deux repas fromage cette semaine (bé oui, j’allais pas non plus le manger en une fois le chamois d’or), que je suis pas allée au sport et que je suis dans la partie du cycle où je gonfle. Sous entendu là, je devrais me trouver boudin quoi qu’il arrive. Or du coup, j’ai envie d’une tempête de robes pulls parce que bon, j’en ai qu’une et je vais pas la mettre tous les jours…
Alors ok, ce sont les soldes mais je suis pauvre… Alors évidemment, mes voix intérieures s’en mêlent :
Ange : Tu avais décidé d’être sage ce mois ci pour rétablir la balance !
Démon : A découvert pour à découvert… Puis ce sont les soldes.
Mauvaise foi : Puis il fait froid et l’hiver n’est pas fini
Ange : Elles sont moches les robes pull cette année
Mauvaise foi : Ouais c’est vrai
Démon : Mais y en a quand même des sympas. Tu dois aller au Monoprix ce soir pour acheter du champagne, jette un œil
Ange : Les soldes, c’est le mal, y a du monde, tu fais une heure de queue en cabine, une heure en caisse et ça pue la transpiration
Démon : Vas-y un matin !
Mauvaise foi : Genre elle va se lever aux aurores ! C’est une feignasse.
Démon : Mais oh, t’es de quel côté toi ?
Mauvaise foi : Celui de la triste réalité.
Démon : Ouais. Il n’empêche que tu n’as toujours pas reçu ton relevé bancaire de décembre et il est fort probable que ta banquière soit partie en vacances au soleil et t’aies oubliée.
Ange : En vacances grâce à nos agios. Puis tu dois encore des sous à ta sœur, à MAE, tu dois encore acheter le cadeau de Noël de MAP aussi.
Démon : On rétablira la balance en février. Février, c’est moins de jours avec le même salaire, année même pas bissextile. Et en plus, tu ne fêtes pas la St Valentin, même quand t’es en couple alors tu vois.
Ange : Les agios, ça fait mal au cul.
Démon : Ben au moins, t’auras eu un frisson sexuel dans l’année.
Ange : Mais comme il me cause, lui ! Arbitre !
Mauvaise foi : Heu…
Bon, mon incapacité notoire à prendre la bonne décision me paralysant et considérant le fait que mon œil gauche veut sortir de son orbite (conséquence de la grippe : sinusite) et que ça m’empêche de réfléchir, j’ai une idée. Lecteur de mon cœur, mon pioupiou adoré, va sur le blog it express et dis moi ce que je dois faire.
PS : Tu sais que c’est demain que se termine le concours de boule ? Alors tu bouges tes fesses, merci, sinon, je vais te fournir un frisson sexuel inédit, moi. Ah non, d’ailleurs, je vais t’en priver, t’auras pas le lubrifiant effet froid, na !
18:13 Publié dans C'est ma laïfe | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : soldes, dépenser de l'argent, découvert, agios, sodomie, robes pull, mode
17.11.2008
Tiens, look my panty
Y a des jours, je rêve d’être une créatrice de mode. Si, si. Parce que tout ce qu’on propose est vu comme du génie alors que parfois, on se demande ce qu’ils ont fumé comme drogue. Ainsi, je vous l’annonce, la tendance printemps-été 2009 est au panty. En tant que pantalon.

Comme je suis une fille qui ne fait pas les choses à moitié, je ne colle que deux choses sous mon pantalon : un string ou un panty (dit autrefois shorty mais ce mot est définitivement has been, révise ton vocabulaire, s’il te plaît). Ca dépend de mon humeur et de la période du mois, aussi, vu que je gonfle en fin de cycle et le ventre qui déborde du string, c’est over moche. Donc le panty, à la base, j’aime. Mais le panty comme tenue, là, je suis profondément dubitative. D’abord, j’ai du cuissot celluliteux et je pense qu’imposer leur vue à la foule qui n’a rien demandé, c’est pas très sympa.
Mais surtout, le panty, je le porte comment ? Déjà, suis-je censée mettre un string en dessous ? Non parce que si la réponse est non, ça revient à se promener en culotte en ville et je ne suis pas sûre que ce soit très autorisé, je n’ai pas non plus envie de me prendre un procès pour attentat à la pudeur alors que je m’adonnais à de la modasserie. Ensuite, que mettre en guise de top ? Non parce qu’il faut pas qu’il soit trop long, sinon on va bêtement croire que j’ai oublié mon pantalon puis ça va casser mon effet modasse. D’un autre côté, je pense qu’un top « je montre mon nombril » avec le panty ça risque d’être un peu too much dans le genre « je ne suis pas fan de tissu sur ma peau ».Faut trouver un T-shirt qui tombe pile au niveau du panty, histoire de ne pas casser un effet liseré joli du dessous-dessus.
Et mes jambes ? Bon, c’est l’été donc on peut se passer de chaussettes, collants, bas et autres leggins. Sauf que je me demande si on aurait pas intérêt à investir dans l’un des deux (sachant que je n’admets les leggins que dans des bottes, pour pas qu’on voit la coupure aux chevilles, on n’est pas en cours d’aérobic, madame !) parce que trop de peau tue le sexy nude. Je suis une militante du « pas montrer mais suggérer ». Là, à la limite, avec un leggins ou un collant, j’y crois un peu plus au panty mais quand même… La seule à avoir tenté le dessous dessus, c’est Britney Spears dans le clip Slave for you (qui est mon clip préféré de Brit Brit), qui met son string fushia sur le string et elle n’a pas fait d’émules. Alors que c’est Brit Brit quoi.

Alors, on early adopte le panty ou pas ? Si ça me donne une parfaite excuse pour aller chez Princesse Tam Tam, à la limite, je dis pas non. Puis comme ça, la terre entière profitera de mon charmant panty blanc à pois beiges qui irait super bien avec mes nouvelles baskets urbaines et ça éviterait que seul Ptit Dop en profite (surtout qu’il ne m’a même pas dit qu’il était joli. Tous des goujats, je te jure).

PS : Je sais que j’ai pas playmobilé ce week-end mais j’étais au vert pour recharger les batteries. J’ai retrouvé l’eye du tiger, ça va faire mal, je ne vous dis que ça.
11:35 Publié dans early adopteuse, fasheun | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : panty, mode, leggins, collants, strings, shorty, princesse tam tam
24.09.2008
Ma veste marron…que tout le monde a la même
A chaque automne, je vis le même drame fashion : ma veste marron est sur toutes les femmes. Damn it ! Pourtant, elle ne paie pas de mine, ma veste marron, elle est surtout pratique pour la mi saison (je peux mettre un pull dessous), passe partout… Alors pourquoi je croise toujours une fille qui a la même ?

Ce matin, encore, je somnole dans l’escalator (oui, je ne monte pas l’escalator, je me pose dessus et j’attends qu’ils me tracte en haut. J’ai droit, hier, j’ai fait une heure de nage, quelques pataugements en plus et en plus du plus, j’ai dormi chez Ptit Dop. Et quand je dis dormir, pas que, quoi. Donc je peux me permettre de faire ma feignasse). Devant moi, une fille, une parisienne lambda sans pantalon carotte et là, je m’étouffe : encore la même veste que moi ! Je me sens dramatiquement fondue dans la foule des vestes marron cintrées. Je sais que vestimentairement parlant, je brille peu par mon originalité mais mince, elle est même pas fashion cette veste. En plus, je l’ai achetée chez Promod en 2005. Je sais que le vintage est hype (c’est pratique, ce mot, vintage, on le colle partout) mais sommes-nous à ce point dramatiquement fauchées pour qu’on mette la même veste trois ans d’affilée et ce dans une si belle unanimité ?
Ou alors… Promod oserait-il ressortir ses vieilles fringues en les estampillant nouvelle collection ? Nous sommes en présence ici d’une veste simple, cintrée et ceinturée marron, de l’universel en somme. Or j’ai déjà pris Promod en flagrant délit de recyclage de collection non soldé. Cette année, je vais en effet dépenser mes derniers deniers en soldes avec ma stagiaire qui me montre un top « nouvelle collection ». Super, j’ai acheté exactement le même l’an dernier ! Du coup, j’hésite. Je louchais sur une de leurs vestes en cuir mais si c’est pour me retrouver avec une quinzaine de clones dans la rue, je ne suis pas convaincue. Je ne sais pas comment elles font les pétassistas pour enfiler sans grogner la tenue réglementaire de toute leur caste mais je n’ai jamais aimé les uniformes. Tu vois, moi, j’aimerais qu’on me dise « ouah, trop cool, ta veste, tu l’as achetée où ? » et pas « ouah, trop cool ta veste, j’ai acheté la même y a quelques semaines ! ».
Du coup, je me dis que je devrais aller dans le moins classique mais sans aller jusqu’au difficilement portable. Par exemple le jaune fluo, je suis contre. C’est devenu la couleur des beaufs, de ceux qui mettent leur gilet de sécurité sur l’appuie-tête du siège passager. Mais mon Dieu pour-quoi ? Le orange, c’est à bannir aussi parce que j’aime pas et j’ai pas besoin d’argumenter plus. Les motifs à fleur, trop tapisserie. J’opterais bien pour du rouge. J’ai vu un joli manteau dans une vitrine l’autre jour, c’est dans une boutique qui fait des grandes tailles donc l’avantage, c’est que je pourrais y mettre tous mes seins, pulls, écharpes, gilet de sauvetage (la Seine n’est jamais très loin) et même tomber enceinte… Mais comme j’ai pas prévu de tomber enceinte et que j’aime bien qu’on voit un peu ma silhouette (surtout que j’ai une taille marquée), ça va pas le faire.
Alors, est-il possible de sortir un peu de la clonisation de la foule ? Vous allez me dire : « mais pourquoi faire, à Paris, les gens ne te voient pas ! ». Pas faux. Il est fort possible que la dame ce matin n’est pas capté que nous avions la même veste… Bon, j’étais derrière elle sur l’escalator donc ça ne l’a pas aidée à me repérer… Alors du coup, je veux la veste en cuir et je m’en fous si tout le monde l’a. Ahah, vous ne m’aviez pas vue venir ! La prochaine fois, je vous expliquerai mon dilemme rapport à la chapka en renard.

PS : Quand je dis « je veux », je veux bien entendu dire « je veux qu’on me l’offre », je suis hyper pauvresse en ce moment.
PPS : J’ai tenté de convaincre Ptit Dop de me faire un cadeau ce matin, vu qu’il m’expliquait qu’il faisait plein d’économies en ce moment, il m’a répondu « pourquoi pas » et quand je lui ai dit que je voulais une veste en cuir, un poncho et une chapka, il a répondu « ahahah ! ». J’y étais presque !
16:55 Publié dans fasheun | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : veste cintrée, veste en cuir, pétassista, pantalon carotte, mode, gilet de sécurité sur le repose tête, promod