03.12.2009
Tu dis ça parce que t’es jalouse !
Il y a des fois où j’ai un peu de mal à comprendre le pays de la pétassista. La pétassista est quand même souvent langue de p… vipère mais parfois, quand je fais preuve d’un peu de sarcasme, je me fais épingler direct : « Haaaaaaan, tu dis ça parce que t’es jalouse ! ». Ah oui ? Ben tiens !

J’ai surtout remarqué cette réaction quand j’épingle une people sur Save my brain, exercice que je trouve assez jouissif pour ma part même si je change parfois d’avis. Genre j’ai dit du mal de Lady Gaga alors qu’aujourd’hui, je la kiffe tellement que j’en rêve la nuit. En fait, j’étais à son concert et elle venait dans le public et elle me trouvait trop sympa donc on faisait plein de trucs rigolos ensemble et j’étais trop contente. Bon, dans mon rêve, de près, Lady Gaga ressemblait furieusement à Diams. Mais j’ai mangé deux fois au resto hier (le midi et le soir), je crois que ça explique tout.
Bref, je taquine mais pas vraiment méchamment, j’attaque même pas le physique (pour dire). Mais voilà, il suffit que ma plume titille un nom célèbre pour que de suite, on me rétorque de façon très mature et argumentée : « haaaaaaan, tu dis ça parce que t’es jalouse ! ». Jalouse mais de quoi ? De Laure Manaudou, obligée de faire un bébé pour ne pas disparaître médiatiquement ? De Sienna Miller même si elle a couché avec Jude Law (et ce pendant 3 ans je crois) ? Non mais soyons sérieux un peu !
Dans le monde des pétassistas, c’est pareil. Si tu critiques le look d’une nana, c’est parce que t’es jalouse. Ben ouais, tu comprends, on ne peut pas toutes rentrer dans un slim taille 34, trop jalouse ! On ne peut pas toutes mettre des culottes en plastique Primark, trop jalouse ! On ne peut pas toutes copier /coller les looks vus dans les magazines de mode. Mais attention, on copie/colle en adaptant : Promod et H&M plus que Dior et Gucci parce que bon, on peut pas se payer de la haute couture tous les jours non plus. Non mais moi aussi, j’aimerais troooooooop faire pareil, haaaaaaaaaan ! Ceci étant, je ne me moque pas de la blogueuse mode en général, il y a en a des top mais bon, on ne va pas applaudir tous les looks non plus, certains sont simplement ratés, on ne va pas en faire une montagne. Mais voilà, suffit que tu dises que tu n’aimes pas pour que la sentinelle bien pensante débarque « non mais on le sait que tu dis ça parce que t’es trop jalouse ». Oui, le sens de l’esthétique étant manifestement le même pour tous, seule la jalousie peut me faire parler.
Epuisant. Mais du coup, j’ai pigé un truc. La pétassista est langue de pute mais discrètement. La pétassista adoooooooooore toujours ses congénères et leurs fringues par devant, a le compliment facile et les voyelles en abondance. Mais par derrière, vlaaaaaan, ça assassine grave. Mais par devant, qu’est-ce qu’on s’aime.
Et voilà comment aujourd’hui, des gens pensent que griffouiller quelqu’un, c’est maaaaaaaal. Alors que tout le monde le fait mais plus ou moins discrètement…
19:15 Publié dans Wannabe pétassista | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : jalousie, lady gaga, critiquer, sienna miller, jude law, save my brain, primark, slim taille 34, promod, h&m, gucci, dior, monde des bisounours
15.09.2009
J’ai vécu pour vous la Vogue Fashion Night (fringuée comme un sac)
Y a des moments dans la vie où on troquerait bien sa peau contre celle de la nana hypra sapée qu’on vient de croiser. Pour moi, ce moment fut jeudi soir. Pour les accros de la mode, vous le savez, c’était la Vogue Fashion Night. Pour vous expliquer un peu, toutes les boutiques de luxe des avenues Montaigne, George V et François 1er font nocturne mais on ne rentre dans les boutiques que sur invitation. Et je peux vous dire que ça grouillait de pétassistas.

Déjà, l’an dernier, j’avais un peu mal vécu le truc. Sortant du boulot en jogging pour aller à la gym, j’ai dû me frayer un chemin parmi des pétassista tirées à 4 épingles, mon jogging, mes baskets et mon east pack sur le dos. Je n’avais pas particulièrement aimé. Cette année, quelques heures à peine (à peu près 2, à vue de nez) avant THE événement où je n’avais pas prévu d’aller, ze big boss vient me voir : « Pink, tu dois aller à la Vogue Fashion Night pour [biiiiiiiiiiiip] ». Rien de sexuel, notez, juste que je protège un peu ma vie professionnelle (je suis aussi une personne sérieuse et laborieuse dans la vraie vie, incroyable !). Sauf que pas de bol, la veille, j’avais donc dormi chez un monsieur et c’est donc le fameux jour où je portais mon jean qui fermait pas caché sous une robe t-shirt qui, sans ceinture, est globalement informe. Non mais non ! Au vu de l’heure, il est juste impossible que je repasse chez moi me changer.
La tenue (pour dire que je mens pas même si on voit rien) :
Heureusement, ze big boss demande à ma collègue de m’accompagner et, tout comme moi, elle n’est pas au mieux de son look (pourtant, elle va souvent dans les friperies et tout et a des pièces géniales). Après avoir psychoté quelques instants sur le thème « bouh, nous sommes des pouilleuses au pays des princesses », des Cendrillons qui auraient perdu leur bonne fée, on décide de changer notre fusil d’épaule : non, on va jouer les blasées, les nanas tellement fashion qu’elles ne suivent plus la mode, qu’elles ont l’audace de s’habiller en frusques au pays de la mode (y avait Lagerfeld, quand même). Allez ouais !
Et nous voilà à la Fashion night et ses aficionados (et das, quand même, surtout). Des nanas en stiletto talon de 12, des robes de soirées, du sequin, du froufrou… Ahem, pardon mais c’est pas un peu too much ? Et bah si et à l’arrivée, qui sont les plus crédibles ? Celles qui ont confondu la Vogue Fashion Night avec le bal des débutantes ou celles qui regardent vaguement les choses et n’ont pas eu droit à un regard en biais ? Ahah ! Et si, finalement, avec ma tenue de looseuse, je n’avais jamais été aussi prêt de l’ultime pétasserie, à savoir un mépris total des codes pour me constituer mon propre look casual ? Mais alors, je ne serais plus une wannabe pétassista mais une pétassista suprême ? Ah ben merde alors, comment ai-je réussi à gravir si vite les échelons sans même le faire exprès ?
En tout cas, ce fut une soirée fort drôle, quelques choses vues :
- Un défilé chez Gucci
- Des coupes de champagne abandonnées parce qu’on est blasés et riches donc on s’en fout de pas finir sa couple (moi, j’ai fini la mienne, telle la prolétaire que je suis)
- Un type genre indien (Indien Géronimo, pas Indien d’Inde) qui s’avance dans une boutique, la vendeuse lui demande son invite, il lui sourit genre je n’ai pas entendu et elle le refoule. Des fois, l’audace, ça ne paie pas.
Choses pas vues :
Chanel, trop de monde et c’est bien dommage.
Alors, tant qu’on est à parler Vogue, demain, je vous parle de The september issue. Et on se quitte sur la chanson de Madonna Vogue parce que Madonna, c’était si bien avant…
15:11 Publié dans fasheun, j'ai testé pour vous, Wannabe pétassista | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : vogue fashion night, mode, gucci, chanel, pétassista, défilé de mode, bal des débutantes, champagne, argent, boutiques, avenue montaigne, avenue george v, luxe