26.03.2008

Faut-il être funky au boulot ?

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Dyns qui a donc 24 ans, presque le même âge que moi, à quelques années près. Dans son article du jour, elle parle de son petit grain de folie y compris au boulot et dit que ce n’est pas très adulte, qu’elle n’est plus étudiante. Et moi, je dis non ! Faut savoir être funky même au taf. Tout est question de dosage.

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A quoi ressemble une Pink Lady au taf ? Le nez sur son ordi, ses écouteurs roses dans les oreilles qui diffusent  de l’électro ou de la musique de pouffe (voire des fois de la musique classique), elle tape sur son ordi, ne dit rien. Je te jure que des fois, je sais ne rien dire. De temps en temps, la Pink s’exprime sur un sujet soit parce qu’on lui a demandé son avis, soit parce qu’elle voit un truc qui l’interpelle et qu’elle veut partager. C’est pas forcément lié au travail, ça peut être de l’actu.

Puis des fois, ça pète un peu les plombs au boulot et je suis pas la dernière à suivre le mouvement. Je suis même souvent la première. Je suis toujours à l’affût de la bonne blague à sortir histoire de faire marrer les gens. En plus, j’ai un rire communicatif, autant que ça serve à mettre la joie et la bonne humeur dans le bureau.

Le côté bout en train maîtrisé de la workin’ girl doit fonctionner comme suit. On doit avoir des moments de détente mais pas trop, histoire de pas être accusée de nuire à la productivité ou que le premier rabat-joie ait l’occasion de te tâcler : « bon, j’ai du boulot, moi ». Ce qui semble sous entendre qu’on peut pas être bouffonne et débordée. Que nenni ! Dans une journée lambda de travail, on a tous un moment un peu chiant, le dossier qu’on n’arrive pas à boucler, la baisse de concentration parce que, bordel, on n’est pas des machines, la tâche ingrate qu’on retarde le plus possible dans la journée… Bref, pendant nos 8 heures, à minima, de taf, on n’est pas 8h au top. Et franchement, un petit instant de rire à ce moment là, ça vous oxygène la tête mieux qu’une balade en forêt (surtout qu’à Paris, la balade en forêt, ça fait une pause de plusieurs heures, le temps de faire le trajet) et on repart plus léger.

Evidemment, faut pas trop en faire non plus. Depuis le temps qu’on nous dit que les blagues les plus courtes sont les meilleures, c’est pas pour rien. Quand je dis que je sors une vanne à la première occasion, ça ne veut pas dire que je me crée non plus ces occasions. Y a des jours où je suis tellement calme qu’on se demande si je suis pas malade. Ce qui fut pas mal le cas cet hiver, d’ailleurs, l’air parisien ne réussit pas du tout à ma santé. Il faut étudier la réaction de ses collègues pour voir. En gros, si le rire est spontané, c’est tout bon et s’il surenchérissent, c’est encore meilleur. Par contre, si on a droit à un rire poli suivi instantanément d’un silence de mort, stooooooop ! La blague suivante serait la blague en trop, t’as déjà mordu la ligne blanche, ne la franchis pas. Parce qu’après, ça épuise. Parce que regarde, avec qui tu préfères bosser dans ton bureau idéal :
- le rabat-joie perpétuel
- le pro des bons mots, toujours au bon moment
- le serial blagueur, une joke à la minute, même les plus nazes.
Réponse 2 !

En plus, si tu passes tes journées à faire des blagues, on va bien finir par voir que t’en fous pas une et que tu distrais tes camarades. Tu ne sais pas quoi faire de tes journées, t’as pas assez de taf et les vannes t’occupent ? Mais fais comme tout le monde : écris un blog et lis ceux des autres. Mais reste attentive à ce qu’il se dit autour de toi, histoire de pouvoir sortir des vannes de temps en temps et rester la collègue préférée de l’open space.

Demain, va falloir que je te parle de la tenue d’hôtesse de l’air de Carla Bruni-Sarkozy (faut dire les deux ou elle se fâche tout rouge !) à Londres.