03/02/2010

Les WC de la détente

La vie t’offre parfois des trésors de détente insoupçonnés. Comme vous le savez mes pioupious, je suis passablement débordée, les jours se suivent et ne se ressemblent pas même si j’ai la sensation de toujours entendre : « Hey, Pink, tu me fais ça pour hier ? T’es top ! ». Un peu de léchage de fesses ne fait pas de mal, même si c’est le cucul du back office, ça le motive.

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Lundi, suite à l’absorption rapide de mon mug de café, arrive ce qu’il devait arriver : pause pipi. Je me dirige donc aux toilettes et là, attention, son et lumières : les néons sont en train de décéder et décident de partir en beauté en se prenant pour des stroboscopes. Deux minutes plus tard, je sors de là la pupille dilatée, des formes étranges devant les yeux et totalement hallucinée. Plus fort que le LSD et totalement gratuit : le néon des WC.

Décidée à ne pas revivre une telle expérience, je fais donc ma folle et choisis de faire pipi dans le noir. Oui, comme la plupart des femmes (et même toutes celles de ma connaissance mais il ne faut jamais oublier la possibilité de personnes marginales et/ou fantasques), je fais pipi assise donc une fois posée sur le siège, je ne risque plus grand-chose. A part de faire tomber le pshit désodorisant en cherchant le PQ, PQ qui a tendance à un peu trop se promener dans ces toilettes, je trouve (on le laisse à gauche de la cuvette, c’est le plus simple, arrêtez de le percher sur le distri PQ que personne n’utilise !). Donc je dégrafe mon pantalon dans le noir, exercice que je maîtrise sans trop de difficultés bien que je sois plus habituée aux déshabillages en pleine lumière, je m’assois, je m’abandonne à mes bas instincts et là… le pied !

Ce n’est pas tant le fait de se soulager qui me fait soudain me sentir bien, ça fait 2[biiiip] ans que je fais pipi, je connais le truc. Mais rester plongée quelques instants dans le noir, dans un silence relatif, en pleine journée boulot, c’est géniaaaaaaaaal ! D’abord, ça repose mes chtits yeux et ça fait plaisir à mon ophtalmo. Et puis quel paix, quelle sérénité, on oublie sa subtance, son corps pendant ces quelques instants bénis de soulagement.

Evidemment, il y a des risques. Outre celui de faire tomber le rouleau de PQ dans la cuvette, ce qui serait un peu la lose, il y a le risque d’assoupissement. Détendus, dans le noir, on peut s’endormir, c’est un fait. Et une pause toilettes de 15 à 30 mn n’est pas bon pour notre réputation glamour and glitter, voyez… Mais surtout, il y a un piège plus fourbe encore dont j’ai failli être victime tout à l’heure. Suite à ce clignotement pénible, quelqu’un a enlevé ladite ampoule. Du coup, je rentre dans les toilettes, pas de lumière. Ok, pas grave, je maîtrise le pipi dans le noir. Je me désape, je m’assois et… Mais qui a rabattu le couvercle ? Je suis à peu près sûre que c’est n+1, je ne sais pas si c’était pour enlever l’ampoule ou faire une blagounette mais, Dieu merci, j’étais pas hyper pressée, on a frôlé l’incident très très gênant.

Mais en dehors de ça, je suis définitivement convaincue que faire une pause pipi dans le noir est une bonne idée. Enfin pour les filles parce que les mecs, déjà qu’en pleine lumière, vous êtes capables d’en mettre à côté, on va dire que soit vous apprenez à faire pipi assis, soit vous gardez la lumière allumée.