14/05/2009
Brèves de bureau
Il se passe des choses étranges dans mon open space. Article qui aurait pu aussi s’appeler : « franchement, pourquoi j’essaie de ne pas avoir une réputation de coquinette avec toutes les conneries que je sors ».

Lundi :
Mon N+1 : Tu le sors d’où, le budget ?
Moi : Je l’ai récupéré dans le B.I.T… Heu, enfin, l’O.I, pardon.
N+1 : C’est quoi le mot que tu cherchais à épeler.
Moi : Mais rien voyons !
Alors forcément mardi :
Mon N+1 : T’as déjà cherché sextape dans google images ?
Moi : … Mais pourquoi tu me demandes ça ?
Mon N+1 : Non parce que je viens de le faire et je savais pas que toutes ces filles en avaient fait !
Je me demande si je peux pas lui faire un procès pour harcèlement sexuel. Aux Etats-Unis, je pourrais, surtout qu’il a dit à un de ses potes qu’il pouvait me poker sur Facebook. Non mais oh !
Et puis y a des fois où je le cherche un peu aussi :
Collègue masculin : Hé, elle pète ta chemise rose fluo !
Moi : Ouais, je suis invitée à une soirée cochonne.
Collègue masculin : Heu… hein ?
Moi : Une soirée sur le thème grippe porcine !
Mais sinon, on bosse hein.
17:08 Publié dans Workin girl | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : collègues, open space, b.i.t, soirée cochonne, images de sextape sur google, harcèlement sexuel, grippe porcine
30/05/2008
Et toi, c'est quoi ta catchphrase ?
Il est de ces métiers qui fonctionnent essentiellement sur la parole (écrite ou orale). Tout ce qui est comm, pub, journalisme et même vente… Le but est de convaincre l'autre, l'interlocuteur, que tu ne dis pas que des conneries. Alors pour se faire, on a un vocabulaire un peu spécifique bourré d'anglicisme pour faire comprendre que, non, on n'est pas des débutants ! J'avoue que j'adore noter les expressions du genre et les faire miennes. Exemple d'un échange de mail entre plusieurs de mes collègues et moi :
Collègue 1 : Je sais pas trop, les annonceurs sont assez touchy sur ce genre de choses.
Collègue 2 : On peut essayer de faire un truc safe comme ceci.
Bon, ici, si tu ne speakes pas communicante, touchy, ça veut dire sensible, susceptible. De même qu'avec mes collègues, on a un peu notre phrases récurrentes, tels des gags à répétition. Et bé on dit pas gag à répétition mais « running gag ».

Alors maîtriser le vocabulaire de base et le réutiliser est une chose mais autant le réutiliser de façon adéquate et remarquable. Par exemple, en réunion, quand on me demande mon avis sur le domaine qui me concerne, j'essaie de faire dans la métaphore amusante mais impactante, histoire de détendre l'atmosphère mais surtout qu'on retienne ce que je raconte. Par exemple :
« Non mais je comprends pas qu'ils aient embauché cette fille sur ce projet, c'est un non sens. Elle, c'est tea time au Flore alors que le projet, c'est plus Starbucks entre copines ». A dire ça de façon la plus naturelle et spontanée possible, qu'on sente pas que ça fait deux heures que vous la préparez. Et là, savourez : ça rigole et même que la chef de projet la note sur son cahier pour la ressortir. Et voilà comment passer pour une fille géniale qui sait analyser une situation en 2x2.
Mais là, attention, à partir du moment où tu rentres dans le jeu de la catchphrase, faut pas faiblir. Il ne s'agit pas de passer pour la fille au seul coup d'éclat, il faut avoir son rayon de métaphores chocs donc t'es priée de te tenir au courant de tout ou à peu près, histoire de ne pas regarder ta chef de projet, les yeux écarquillées, quand elle te révèle une info. Evidemment, évite de faire ta maline genre : « han, je le savais déjà ! ». Ça, ça sert surtout à se griller, pour passer pour une merdeuse qui ne respecte pas ses supérieurs et qui semblent avoir les dents qui rayent le plancher. Si tu n'étais pas censée savoir, ouvre la bouche pour faire un « ah bon ? » puis après une seconde de silence de bon aloi, jette ta catchphrase préparée depuis un moment. Par exemple : « un partenariat avec eux ? Franchement, je ne suis pas favorable. Nous, c'est strass et paillettes alors qu'eux, c'est plus chiffon et broderies. C'est cheap. » Oui, un petit anglicisme, s'il-te-plaît !
Alors tu vas peut-être trouver ça effrayant genre « mais merde, y a que l'apparence qui compte alors ? ». Non pas que, je me contente pas de sortir des phrases qui déchirent, je fais du vrai travail aussi. Mais je t'avoue que les catchphrases, au boulot, c'est carrément mon jeu préféré. Tellement que j'en fous partout sur ce blog !
11:29 Publié dans Workin girl | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : catchphrase, communication, anglicismes, formules, annonceurs, collègues, partenariat
06/03/2008
Est-il de bon ton de fantasmer sur ses collègues ?
Aujourd’hui, j’avais prévu de te parler des hommes. Non pas que j’ai grand-chose à en dire pour l’heure, ma vie sexuelle et/ou amoureuse est à peu près aussi plate que l’encéphalogramme d’Eve Angeli. Ohlala, je suis méchante des fois, t’as vu ? Hé ouais qu’est-ce que tu crois, ça se fighte des fois, les bisounours. Si t’avais mieux regardé quand t’étais petit, tu te souviendrais qu’à tous les épisodes, ils attaquent en groupe (les lâches) leurs ennemis et leur envoient des tonnes de cœurs, arcs en ciel et fleurs.

Bon, bref, là n’est pas le sujet. Je voulais te parler de la notion de mode d’emploi de l’homme et finalement, il s’est passé un événement hier soir qui m’a fait changé de fusil d’épaule. Alors que je dormais telle une belle au bois dormant bavant sur mon oreiller, j’ai fait un rêve. Bon, je me souviens pas de tout, je crois que c’était un peu effrayant au début parce qu’il y avait un meurtre et fallait trouver le coupable mais je sais plus si on l’a trouvé. Ce dont je me rappelle par contre c’est qu’à un moment, y a un de mes collègues qui arrive et m’offre plein de ballons de baudruche et c’est un peu comme des fiançailles, même que je l’embrasse devant tout le monde, y compris mes parents.
Réveil… What’s the fuck ? Qu’est-ce que j’ai rêvé de ça, moi ? Ledit collègue est certes mignon, on a très très gentiment flirté une soirée à se faire des câlins affectueux MAIS non sexuels (on s’est même pas roulé une pelle, pour te dire), on joue un peu à la séduction quand on se croise dans les couloirs de la boîte mais ça va vraiment pas plus loin. D’abord parce que lui, c’est un jeunot de moins de 25 ans alors que moi, j’en ai 2[biiiiiiiiiiip] et que je suis encore trop jeune pour me faire des jeunots. Quoi qu’à y réfléchir, si, j’ai déjà tapé dans la case moins de 25 ans après que j’eus dépassé le quart de siècle… Enfin, là n’est pas non plus le sujet, qu’est-ce que je disgresse aujourd’hui… Donc honnêtement, le jeune homme en question, je le trouverais dans mon lit, je le renverrais pas chez sa mère mais d’un autre côté, un collègue, c’est le mal. No zob in job, je l’ai déjà dit hier. Pourtant, ça n’empêche pas le fantasme.
Moi, j’aime bien avoir un fantasme au boulot, si c’est possible. Oui parce que je vais pas fantasmer sur n’importe qui non plus, je suis un peu exigeante. Mais à partir du moment où je trouve et verrouille ma cible, c’est tout bénef : le matin, je suis heureuse d’aller au boulot car je vais pouvoir m’en mettre plein les mirettes toute la journée, me tenir bien droite en rentrant le ventre dès qu’il me regarde (c’est bon pour mes abdos), être toujours au top de moi-même en ne me négligeant jamais. Par contre, il faut s’arranger pour prendre les vacances en même temps car quand fantasme n’est pas là, c’est moins drôle d’aller bosser.
Par contre, je sais pas draguer mes collègues. D’abord, c’est pas le lieu. Moi, je drague pas en public et l’open space, c’est hypra pas romantique. Alors oui, en soirée, je me frotte à des jeunes hommes de moins de 25 ans, mais ça compte pas, tout le monde est bourré, personne ne s’en souviendra. Et puis surtout, je supporterais pas d’avoir mon John-John (ou même juste mon John) sous le nez toute la journée. Tu crois vraiment qu’après l’avoir vu 8h, j’ai envie de le ramener à la maison alors qu’il m’a pris la tête sur un dossier à la con ? Non ! Et puis du coup, j’ai pas du tout envie de galipettes avec lui, je lui fais la gueule car il a pas rendu un truc à temps et que c’est la merde. Et puis j’imagine bien les discussions post sexe : « au fait, chérie, t’as envoyé le mail au DG à ce sujet ? », « Non, tu m’as pas dit de le faire… ».
Non, non, non, comme dirait Amy. Un collègue, c’est bien pour fantasmer mais on va en rester là. Et si tu veux coucher avec un collègue quand même sur le bureau du boss parce que c’est super excitant, choisis bien. Parce que se taper toute la boîte, c’est pas bon pour sa réputation. Surtout que j’ai pas envie d’être le sujet de conversation des mâles à la machine à café du genre « Pink, elle est trop bonne », « ah non, moi, je l’ai trouvée décevante », « moi, elle a bavé sur mon oreiller, la garce ». Im-pos-sible !
16:08 Publié dans Cherche John-John désespérément | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : sexe au bureau, fantasme, collègues, bisounours, câlins, soirée