19.11.2007
Quand le prince charmant devient crapaud
Aujourd’hui, je vais vous parler des homme ou plutôt d’un homme, rencontré quelque part il y a longtemps (plus d’un an). Il était beau, cultivé, intelligent et travaillait dans la comm aussi. Mesdemoiselles, méfiez vous des communicants, je vous le dis. Après un verre de champagne partagé dans un bar, il m’invite à boire un verre chez lui. En général, quand une femme accepte d’aller boire un dernier verre, elle sait ce qu’il va se passer, elle n’est pas niaise. Donc nuit torride mais fin de l’aventure dès le lendemain matin. En fait, je crois que celle qu’il me présentait comme son ex était toujours son actuelle.

Après un échange de vœux en janvier, plus de nouvelles. Et là, oh, qui m’écrit un mail hier ? Monsieur beau gosse. Au début, échanges de civilité « tu deviens quoi, tu travailles pour qui ? ». Il m’informe qu’il est toujours avec sa copine et après s’être intéressé à mon statut marital (célibataire), il me demande si j’ai pas une copine à lui présenter pour fricoter. Dis donc beau gosse, je t’ai un peu dit que j’étais célibataire… Alors que je le lui fais remarquer, ça commence à partir en vrille : « tu n’aurais pas une copine sous la main pour un plan à 3 ? » De quoi, pardon ? Mais je suffis à tous les hommes, moi monsieur ! En plus, autant j’adore mes copines, autant je n’ai aucune envie de les voir en train de faire l’amour sous mon nez. Même (et surtout) si je suis impliquée dans la partie de jambes en l’air. C’est pas grave, il suggère d’aller dans un club échangiste. Ben non, toujours pas. Et là, je sens que son intérêt pour sa personne s’émousse au fur et à mesure de mes non. Pour me crucifier, il a sorti la phrase ultime « mais elle a l’air sympa ta copine, là, je crois que je vais la draguer ! ». Gosh, exterminez moi, je ne peux pas avoir vécu ça, c’est pas possible. A force de l’envoyer balader à base de « non, ça me tente pas les clubs échangistes et entre copines, on se refile pas les mecs et non, je ne sais pas où trouver une nana pour faire un plan à 3 », monsieur s’en est allé sans demander son reste.
Sur le coup, j’étais un peu dépitée puis je me suis retrouvée énervée. Je ne suis pas une pute, monsieur, on ne me commande pas des prouesses sexuelles. Et je ne suis pas non plus une fin de série, on ne couche pas avec moi parce qu’il n’y a rien d’autre sous la main. Y a qu’à voir mon livre d’or, je suis une déesse du matelas. D’ailleurs, d’après mes souvenirs, le jeune homme avait été satisfait de mes talents d’acrobates, dans le temps.
Bref, on classe le dossier dans la rubrique connard, même si ça laisse un goût amer dans la bouche. D’abord parce que ma nuit avec M. Beau gosse était un beau souvenir et qu’il vient de le piétiner. Mais surtout, je me souviens qu’après nos ébats intenses, alors qu’il s’était endormi, je me disais qu’il ferait un super John-John quand même, voir la liste de ses qualités en début d’article. Oh oui, je me serais bien vu avec ce John-John là à mon bras… Finalement, je dois remercier Mme Beau gosse : au moins, elle m’évite de trop voir dans un vilain crapaud un beau prince charmant !
16:48 Publié dans Cherche John-John désespérément | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : prince charmant, crapaud, couple, partie à 3, club échangiste





