03.11.2009

La mode nous aide à assumer notre lose (mais c’est moche)

Parfois, la mode me donne envie de loler un petit peu quand même. Non mais j’imagine un peu le labo d’idées des créateurs (en vrai, j’ai aucune idée de comment ça peut se passer, je bosse pas dans la mode), genre petite pause clope :
« J’ai pas d’idée pour l’automne-hiver 2009-2010. Le retour aux eighties, okayyy, normal, on fait dans le cyclique. Les couleurs ternes, okayyy, c’est l’hiver. Un peu de fourrure, tu vois, un peu de bling bling, okayyy mais faudrait un truc un peu… un peu trash !
- Roh t’as vu la honte ? La meuf, là, elle a filé son collant, ça lui fait une échelle sur tout le cuissot.
- Mais trop coco, c’est ça l’idée, okayyy ! »
Je ne vois pas d’autres explications à l’arrivée surréaliste du collant filé dans la mode..

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Je suis une fille plutôt à bas et collants. Parce que la chaussette, ce n’est concevable QUE avec des chaussures fermées et un pantalon long. Sinon, c’est mort. Donc solution des bas (ou mi-bas) et collants. Sauf que toute femme qui se respecte sait à quel point la survie des collants est toujours limitée. Genre des fois le matin, tu prends  le collant et tu manques un peu de délicatesse, schrrrrrrrack. Un ongle pas bien coupé, schrrrrrrrrrrack ! En fait, des fois, rien que de les regarder, ça les déchire, ce qui me rend un peu hystérique parce que des fois, y a vraiment de beaux bas mais je refuse de mettre des sous dans un truc qui ne durera pas. Et je ne vous parle même pas du bas passé par accident dans la machine qui tortille ridiculement au sortir du supplice de la lessive.

Mais. MAIS devrais-je dire, en majuscule. Je suis désolée mais même si la mode du collant filé peut nous faire faire quelques substantielles économies et assurer à nos bas une nouvelle vie, je dis non. C’est laid, tout simplement laid. D’abord, la grille n’est pas un art qui se maîtrise et il est impossible de créer une quelconque symétrie et ça finit souvent en trou indésirable et informe. Si je veux des bas ou collants à motif, je les achète, je suis au moins sûre qu’il y a une cohérence et qu’on ne verra pas ma peau blanche comme un bidet de l’hiver. Sans parler des poils, des fois (je ne suis pas toujours épilée de près en hiver, j’avoue, ça dépend de ma vie sexuelle). Et je ne parle pas de la non maîtrise de l'emplacement du trou et s'il est mal placé, le gras du cuissot sort et vous ressemblez à un charmant saucisson... Miam !

Et puis surtout, ça fait négligé. Le grunge, c’est pas mal, hein, les jeans trop larges réinterprétés en boyfriend jeans bien élimés, ça nous rappellent nos jeans XL déchirés aux genoux. Là, on mixe : du jean trop large et du collant déchiré, deux en un. Sauf que si j’ai renoncé à mon look grunge à la sortie du lycée, c’est pas pour y replonger maintenant que j’ai 2[biiippp] ans, enfin ! Déjà que je suis censée être cloutée de partout, hein…

Mais y a quand même un avantage avec cette mode, c’est que parfois, malgré moi, je suis in. Par exemple la semaine dernière quand mon collant avait d’immenses trous partout sauf vers  les chevilles (il était planqué sous mon jean, le collant) et du coup, ça faisait illusion mais j’étais quand même totalement hype. Ce qui ne m’a pas empêché de jeter le collant le soir venu. Parce qu’à ce niveau là, autant acheter des  bas, ça ira plus vite et surtout, ça tiendra mieux.

 

Ah et ultime argument qui pète tout : la star qui surkiffe le plus le collant troué, c'est Miley Cyrus. Fin de la démonstration.

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07.08.2008

Harmonie de formes et de couleurs

Hier, je vous avais dit que je voulais vous parler culotte donc là, voilà, on y est, c’est l’article underwear, yeaaaaah ! Maintenant qu’il fait un tout petit peu plus frais, on est de suite plus motivés à aller se coller à un autre corps, il me semble.

Nous, les femmes, débattons depuis des années de l’importance d’harmoniser ou non nos dessous. Moi, je suis résolument de l’école du tout ensemble : mon soutif est forcément assorti à mon string/shorty, il ne peut en être autrement. Autant, parfois, je suis un peu fofolle et désharmonise mes chaussettes, essentiellement parce que l’une d’entre elles a disparu, autant les sous-vêtements non. D’ailleurs, j’aimerais savoir pourquoi on perd de façon universelle une chaussette ? C’est comme les petites cuillères. Je vais foutre Mulder sous le coup, je pense qu’il y a quelque chose…

 

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Donc j’harmonise, j’assortis, sauf en cas de disette de culottes propres, période dite de « j’ai encore oublié de lancer la machine » ou « mon linge mettant trois jours à sécher, je vais pas mettre un string mouillé, tu comprends ». Parce que sous-tifs et culottes ne vieillissent pas en même temps. Non pas à cause du principe du deux culottes pour un soutif (tu changes de culotte tous les jours pour un soutif tous les deux jours, je précise pour nos lecteurs mâles) mais parce que des fois, y a des accidents. Pour ma part, les classiques sont : j’ai accroché la délicate tulle de ma culotte dans la braguette de mon pantalon (je suis manche des fois) ou la baleine de mon soutien gorge a trouvé que c’était plus drôle de reprendre sa liberté. Et là, c’est plus gérable, je peux pas me balader avec un sein soutenu et l’autre pas.

Mais pourquoi est-ce que j’aime avoir des dessous accordés ? Parce que c’est esthétiquement plus joli pour commencer. Le matin, je m’habille dans ma salle de bain, au même endroit où je m déshabille le soir, d’ailleurs. Or dans ma salle de bain, il y a un gros miroir au dessus du lavabo donc je me vois très bien. Alors dès le départ, j’ai envie de voir du joli et je trouve que deux sous-vêtements coordonnés, c’est de suite plus joli, je me sens limite aussi sexy qu’un mannequin de la Redoute. On note ma modestie, j’ai pas choisi celle d’Aubade. Et puis, il faut parer à toutes les éventualités. Par exemple, Nina, sa raison principale des dessous accordés est vachement sympa : c’est en cas d’hospitalisation. Imaginons que Nina traverse la rue et paf, elle se fait renverser. Pas de bol. Ben n’empêche que ses dessous sont accordés donc c’est pas trop la honte si les pompiers lui découpent ses fringues. Surtout s’il est beau, le pompier qui coupe.

Pour ma part, les raisons sont plus triviales. Outre l’agréable effet que ça fait dans le miroir, c’est aussi une question de séduction. Je sais que les hommes ne sont guère attentifs au dessous mais quand même. D’ailleurs, lors de mon prochain rendez-vous galant, je mets mes nouveaux dessous à pois trop kawaï. Bon, si le prochain rendez-vous galant, c’est avec Ptit Dop, il va encore se sentir obligé de ne pas me faire de compliments. Pffff, ces mecs alors. Mais bon, même si je sais les hommes moins attentifs à ce genre de détails (alors que moi, j’aime bien que les hommes aient de jolis boxers et je le leur fais remarquer quand ils sont chouettes. Ptit Dop, par exemple, il en a un super un peu genre comics qui lui fait un fessier fabuleux), j’aime être irréprochable jusque sur la culotte. Même si dans ce genre de rendez-vous, le but final est de l'enlever. Mais pas tout de suite, pas trop vite...

PS : J'aurais pu mettre la photo de mon sweety shorty à pois mais j'ai eu la flemme de le prendre en photos, en fait.

17.06.2008

Mes escarpins de femme fatale

Bon, la morosité, c’est pas mon truc, je trouve que ça ne sert qu’à bouffer de l’énergie. D’ailleurs, hier soir, après la gym, j’avais un peu plus le moral. Mais en fait, demain, c’est la pleine lune donc je comprends mieux pourquoi je suis énervée comme ça. Mais j’aime pas faire du boudin donc haut les cœurs, je vais vous parler de mes escarpins de femme fatale.

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Mes escarpins, ils sont classiques, de prime abord : le bout pointu, un lacet à la cheville, le pied à moitié dénudé. D’ailleurs, ça me fait même un joli pied. Et il y a un petit talon de 4 cm, tout fin. Et c’est de lui que vient la magie. Parce que quand j’ai ces chaussures là, j’ai la démarche qui va avec. Tu sais, la démarche féline et sûre d’elle ? Voilà, celle là. Dès que j’enfile mes escarpins, j’ai l’impression que ma sexy attitude prend automatiquement des points. Je roule naturellement les hanches, je pose les pieds au sol de façon fière et conquérante, sans parler du « tac tac » très pétassista.

D’ailleurs, mes escarpins, ils font grand effet sur M. No brosse, même s’il les croit neufs à chaque fois (il est mignon). C’est pas la première fois qu’il ne remarque pas mes nouvelles coiffures mais par contre, il est attentif à mes chaussures. De là à en conclure que c’est un fétichiste…Il n’empêche que l’autre matin, il me ramène à la gare et en marchant le long du trottoir, je me la suis jouée femme fatale genre j’explose dans ma féminité. Bon, en plus, j’avais eu du sexe la veille donc en général, ça accroît le côté féminin. Ca t’arrive jamais à toi de capter plus de regards après une nuit de sexe qu’en temps normal ? Et j’interdis aux gens de dire en comm « tu dois avoir un truc suspect sur la figure, huhuhu hihihi ». Tu te crois où ? Dans Mary à tout prix ?

Le temps clément est une bénédiction pour mes pieds. Soit je mets mes escarpins, soit je mets mes sabots un peu compensés qui me font atteindre au moins le mètre 65 (ohlala), galbent la jambe et font prendre l’air à mes orteils, orteils peints pour l’occasion. Enfin, là, non, mais promis je vais le faire. C’est vrai que parfois, en hiver, je fais un peu péter les baskets avec des chaussettes dedans. Oui, des chaus-set-tes, le truc moche que certains hommes ont l’outrecuidance de garder pour me faire sauvagement l’amour. Même que des fois, je l’avoue, ce sont des chaussettes dépareillées. Alors qu’en été, il fait chaud et le pied a envie de légèreté, il y a droit comme le reste du corps. Pourquoi j’enfermerais mes pauvres petons dans des chaussettes alors que je n’enferme pas mon torse et mes bras dans un pull, hein ? Je n’évoquerai pas ici le problème de l’odeur de pieds qui transpirent, on est sur un blog de fille où tout doit être joli.

Il n’empêche qu’avec mes escarpins, j’ai plus confiance en moi, je me sens plus charismatique. Et en cette période de pleine lune, c’est vital.