15.09.2009
J’ai vécu pour vous la Vogue Fashion Night (fringuée comme un sac)
Y a des moments dans la vie où on troquerait bien sa peau contre celle de la nana hypra sapée qu’on vient de croiser. Pour moi, ce moment fut jeudi soir. Pour les accros de la mode, vous le savez, c’était la Vogue Fashion Night. Pour vous expliquer un peu, toutes les boutiques de luxe des avenues Montaigne, George V et François 1er font nocturne mais on ne rentre dans les boutiques que sur invitation. Et je peux vous dire que ça grouillait de pétassistas.

Déjà, l’an dernier, j’avais un peu mal vécu le truc. Sortant du boulot en jogging pour aller à la gym, j’ai dû me frayer un chemin parmi des pétassista tirées à 4 épingles, mon jogging, mes baskets et mon east pack sur le dos. Je n’avais pas particulièrement aimé. Cette année, quelques heures à peine (à peu près 2, à vue de nez) avant THE événement où je n’avais pas prévu d’aller, ze big boss vient me voir : « Pink, tu dois aller à la Vogue Fashion Night pour [biiiiiiiiiiiip] ». Rien de sexuel, notez, juste que je protège un peu ma vie professionnelle (je suis aussi une personne sérieuse et laborieuse dans la vraie vie, incroyable !). Sauf que pas de bol, la veille, j’avais donc dormi chez un monsieur et c’est donc le fameux jour où je portais mon jean qui fermait pas caché sous une robe t-shirt qui, sans ceinture, est globalement informe. Non mais non ! Au vu de l’heure, il est juste impossible que je repasse chez moi me changer.
La tenue (pour dire que je mens pas même si on voit rien) :
Heureusement, ze big boss demande à ma collègue de m’accompagner et, tout comme moi, elle n’est pas au mieux de son look (pourtant, elle va souvent dans les friperies et tout et a des pièces géniales). Après avoir psychoté quelques instants sur le thème « bouh, nous sommes des pouilleuses au pays des princesses », des Cendrillons qui auraient perdu leur bonne fée, on décide de changer notre fusil d’épaule : non, on va jouer les blasées, les nanas tellement fashion qu’elles ne suivent plus la mode, qu’elles ont l’audace de s’habiller en frusques au pays de la mode (y avait Lagerfeld, quand même). Allez ouais !
Et nous voilà à la Fashion night et ses aficionados (et das, quand même, surtout). Des nanas en stiletto talon de 12, des robes de soirées, du sequin, du froufrou… Ahem, pardon mais c’est pas un peu too much ? Et bah si et à l’arrivée, qui sont les plus crédibles ? Celles qui ont confondu la Vogue Fashion Night avec le bal des débutantes ou celles qui regardent vaguement les choses et n’ont pas eu droit à un regard en biais ? Ahah ! Et si, finalement, avec ma tenue de looseuse, je n’avais jamais été aussi prêt de l’ultime pétasserie, à savoir un mépris total des codes pour me constituer mon propre look casual ? Mais alors, je ne serais plus une wannabe pétassista mais une pétassista suprême ? Ah ben merde alors, comment ai-je réussi à gravir si vite les échelons sans même le faire exprès ?
En tout cas, ce fut une soirée fort drôle, quelques choses vues :
- Un défilé chez Gucci
- Des coupes de champagne abandonnées parce qu’on est blasés et riches donc on s’en fout de pas finir sa couple (moi, j’ai fini la mienne, telle la prolétaire que je suis)
- Un type genre indien (Indien Géronimo, pas Indien d’Inde) qui s’avance dans une boutique, la vendeuse lui demande son invite, il lui sourit genre je n’ai pas entendu et elle le refoule. Des fois, l’audace, ça ne paie pas.
Choses pas vues :
Chanel, trop de monde et c’est bien dommage.
Alors, tant qu’on est à parler Vogue, demain, je vous parle de The september issue. Et on se quitte sur la chanson de Madonna Vogue parce que Madonna, c’était si bien avant…
15:11 Publié dans fasheun, j'ai testé pour vous, Wannabe pétassista | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : vogue fashion night, mode, gucci, chanel, pétassista, défilé de mode, bal des débutantes, champagne, argent, boutiques, avenue montaigne, avenue george v, luxe
12.01.2009
Le jour où je fus courageuse
Et bin, j’ai pas aimé. Je suis du genre légèrement peureuse tendance autruche. En gros, ce que je ne sais pas ne peut pas me nuire. C’est pour ça que je déteste les visites médicales, j’ai toujours peur qu’on me trouve un truc pas normal. D’ailleurs, la dernière fois, j’étais pas au top de ma forme, ça me stresse, depuis. Ok, j'ai peut-être trop regardé de séries télé où c'est "c'est le bonheur jusqu'au jour où tu bascules, la maman est atteinte d'un cancer incurable et va mourir dans les 30 prochaines minutes dans l'agonie et les larmes" mais tant que mon corps se comporte normalement...

Vendredi, en rentrant chez moi, j’ouvre la boîte aux lettres et là, au milieu des 38 enveloppes envoyées par GDF qui aime la planète, je trouve cette foutue enveloppe que je craignais : la banque. Mince, ils m’ont pas oubliée en fait. Dedans, la terrible vérité : l’état de mes finances. Ok, alors, on va dire que j’ouvre pas. Ah si, il faut que je vérifie qu’un virement a bien été arrêté mais c’est tout. Et regarder les intérêts tombés sur mes comptes épargnes. Mais évidemment, mon regard louche vers mon solde. Bonne nouvelle, il est positif. Mauvaise nouvelle, il ne reste quasi plus rien et j’ai pas encore payé mon loyer.
Alors je réfléchis. J’ai des sous à récupérer de Noël, d’autres rentrées en attente dont une qui va me coûter beaucoup de temps et de cris, je sens (tout le monde n’est pas honnête en ce bas monde mais dans 3 semaines, je vais pouvoir réclamer des intérêts tout à fait légalement, hin hin hin). Après, j’ai 300 euros immédiatement disponibles sur un compte épargne, 50 euros dans ma tirelire mais en fait, ça m’ennuie un peu de taper dans mes économies parce que je voudrais m’en servir pour voyager. Ben quoi, c’est une bonne raison d’économiser, je trouve. Et puis d’abord, si on arrêtait de faire tomber les impôts à Noël (enfin, en novembre mais c’est pareil), on serait quand même moins dans la misère. Ah, ça se gargarise que les Français consomment pour Noël mais ça ne nous aide pas beaucoup, hein. Les impôts locaux, on devrait les payer en février, quand on a le même salaire pour deux à trois jours de moins dans le mois. Ou alors en plusieurs fois, ce serait bien ça aussi. Non parce que je ne suis pas de celles qui contestent les impôts en eux-même, juste le fait de les payer en une seule fois. Mais je m’égare.
Donc me voici pauvre et punie de soldes. Enfin, je m’auto punis parce que je pourrais voir à quel niveau de découvert ma banquière va m’appeler paniquée pour me dire qu’au prochain achat, je suis interdit bancaire. Ouais, c’est vrai, ça, c’est quand qu’on devient interdit bancaire ? Parce que j’ai quand même un PEL et dessus, y a l’équivalent de 6 mois de salaire net. Ouais, car-r-é-ment. Mais bon, les abysses, ça ne m’attire qu’en plongée (note que j’ai jamais fait de plongée de ma vie mais j’ai très envie) et je suis pas sûre que le frisson du « tu as un découvert qui surpasse ton salaire mensuel net et les agios vont payer la piscine de la banquière », ce soit mon truc. Ouais, je suis un peu fofolle mais pas trop non plus.

En fait, ça confirme ma théorie du pas savoir : ça fait trois jours que je fais mes comptes dans ma tête et j’ai toujours pas de robe pulls. Mais ça ne m’empêchera pas de reprendre un abonnement à la gym et m’acheter des légumes frais pour une soupette maison. Parce qu’un jour, je repasserai en positif et ce jour là, fort lointain, j’aurai sans doute besoin de me racheter des fringues parce qu’à force de me serrer la ceinture, je vais finir par perdre mon pantalon.
PS : Capitalisme, je t’aime pas trop en ce moment.
PPS : Pourquoi on ne fait jamais de prêt à la consommation à 0% pour permettre aux filles comme moi de repasser en positif et d’acheter des robes pulls ? Et même d’autres trucs ? Hein ? J’aime pas les usuriers non plus.
PPPS : Si tu tiens un journal et que tu as une pige rémunérée à me proposer, ça m'intéresse (ohé, je peux tenter). J'accepte aussi les postes de n'importe quoi à plus de 30 k€ par an. Et si c'est 35, je peux même t'épouser.
PPPPS : Au fait, j'en ai qu'une de soeur, c'est qui les 4 autres qui ont voulu que je leur file de la tune ? Gangsters !
14:14 Publié dans C'est ma laïfe | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : agios, découvert, banque, argent, pel, économies, plongée
13.08.2008
La pétassista dégaine sa gold card
Cette semaine, je parle tune surtout que j'ai bien lu toutes les petites lignes de ma déclaration d'impôt et il n'y a pas de raison que je ne touche pas la prime à l'emploi donc je suis passablement énervée, je vais les appeler.

La pétassista, je te disais lundi, elle n'a pas de problèmes d'argent. Prenons la pétassista lambda : d'abord, elle a plein de temps pour faire des expos, boire un thé chez Ladurée ou Bertillon ou n'importe quel endroit où tout est scandaleusement cher. Le soir, elle aime se délecter d'une coupe de champagne au Costes et va faire la fête au Showcase… Parfois, elle va faire du shopping, en priorité Maje, Sandro, Zadig et Voltaire, un bref passage par H&M ou Promod pour la touche cheap et populo. En vacances, la pétassista part toujours dans de belles destinations, passe ses week-ends à Londres ou New-York.
Alors, ok, je caricature mais pas tant que ça finalement. Alors, moi, j'aimerais savoir comment elles font pour avoir le temps et l'argent parce que moi, j'ai globalement ni l'un, ni l'autre. Je vois à ce phénomène injuste, dégueulasse, t’es qu’un con Ioudgine plusieurs explications :
- Notre amie pétassista est née du bon côté de la barrière. En 6e, elle rangeait ses cahiers et sa trousse dans un sac Chloé alors que nous, on avait nos East Bag tous pourris. En grandissant, l’écart entre nous et elles s’est fait croissant, elles ont été formées aux marques très tôt quand on se contentait de T-shirt XL pour planquer nos formes naissantes. Du coup à 18 ans, elle a un dressing plein de ces délicieuses fringues que dans 5 ans, elle remettra en les appelant vintage et tout le monde dira « ah oui, trop classe ! ». Parce que la mode a de ça de magique qu’elle est cyclique donc si tu n’as pas grossi, tu pourras remettre tes vieilles fringues et redevenir totalement tendance. Par contre, en général, les petites pétasses du lycée, elles ont aussi beaucoup d’ennemies, ça forge le caractère.
- Notre amie pétassista a su mettre dans son lit sa vie M. 45 k€ minimum. Du coup, pendant que M. travaille et justifie son salaire, Mme Pétassista lui emprunte sa gold et dépense plein de sous pour être la plus belle pour son homme.
- Notre amie pétassista a un super job payé très cher à ne rien faire, elle est donc consultante. Ou l’art de se mettre une profession à deux en une phrase.
- Notre amie pétassista a compris depuis sa tendre enfance, depuis qu’elle a choisi son mode de vie, que tout était dans les apparences et elle feint la richesse. Elle va dans des boutiques de marques, se prend en photo dans la cabine et fait croire ensuite que « si, si, c’est chez moi, dans mon dressing et si je suis habillée Les petites des pieds à la tête, ça ne veut rien dire ». Elle peut aussi mentir sur les marques parce que finalement, de loin, qu’est-ce qui différencie une tunique Maje d’une tunique Promod ? A part l’étiquette, pas grand-chose. Sauf à tomber sur une experte qui connaît les collections par cœur mais la plupart des pétassista prétendant être au courant plus qu’elles ne le sont réellement n’y verront que du feu. Bref, il ne faut pas être riche, il faut paraître riche.
Alors du coup, je me dis que je dois commencer à mitonner un peu pour faire croire que je suis une super pétassista. Je bosse mon sujet et je reviens dans mon rôle de super mytho.
14:35 Publié dans Wannabe pétassista | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : argent, gold card, sac chloé, maj, e sandro, promod, h&m
11.08.2008
Mon nouveau régime miracle
Hier, il m’est arrivé un drame comme il ne peut en arriver dans la vie d’une vraie pétassista mais par contre la wannabe, oui, elle connaît. J’étais tranquillement sur mon ordinateur quand je décide d’aller voir mes comptes bancaires. Quelle idée aussi. Et là énorme douche froide : reste sur le compte 109 euros. On est le 10 du mois, j’ai 50 euros qui vont partir sur mon PEL dans 5 jours… Je dirais que c’est la merde. Oui, je sais, un PEL, c’est pas glamour and glitters mais on verra qui fera la maline quand elle sera proprio de son appartement. Pour le moment, j’ai juste de quoi acheter le placard de l’entrée mais bon…
Désespérée, je viens pleurer dans les jupes de MAP sur MSN. Elle m’explique qu’elle est en train de manger un cheeseburger et je lui dis :
« Moi, je ne vais plus au McDo.
- C’est bien, je suis fière de toi !
- Non mais c’est pas pour mon régime, c’est que j’ai plus de sous ! »
Le voilà mon régime miracle : je suis fauchée. Alors on se rassure, j’ai des économies mais j’ai pas envie de taper dedans en permanence non plus, sinon, je n’en aurai plus et je pourrai même plus me payer mon placard d’entrée parisien. Du coup, fini les « je passe au McDo ce soir », les « allez, soirée sushis ! » ou « bon, j’ai rien à bouffer, je me fais livrer une pizza. ». Non, je dois faire ceinture. Et finalement, ça tombe bien, ça va me motiver pour mon régime… En fait, c’est surtout que j’ai pas le choix.
Semaine type d’une PinkLady : lundi gym, tout va bien. C’est le mardi que la tentation est la pire. Curieusement, la natation favorise l’appétit que la gym coupe, du moins coupe le temps que je rentre chez moi. Alors que quand je nage, au bout d’un moment, je l’entends bien le grooooooooouikkkkkkkk de mon estomac (aucun rapport avec un éventuel cochon, c’est juste que l’onomatopée est la même). Alors le temps que je finisse mon heure de nage, que je jacuzze un petit peu, que je me douche avec mon Dop à la cerise qui sent trop bon, que je me lave les cheveux, que je me rhabille, que je me sèche les cheveux, que je prenne le bus et que je retourne dans mes quartiers, je meurs de faim. Et là, où je m’arrête au McDo ou au Sushis resto donc entre 8 à 10 euros de dépensés. Alors là, c’est fini. Ceinture en août puis septembre pour rééquilibrer.
Vous allez me dire : « mais Pompom, comment en es-tu arrivée là ? ». Bon, je ne gagne pas ma vie comme un ministre mais je suis quand même au dessus du smic. Tellement au dessus d’ailleurs que ma prime pour l’emploi que je pensais avoir, je me la suis mise là où je pense (à sec avec verre pilé… L’amertume me rend toujours vulgaire). Alors j’ai réfléchi. Sont-ce les soldes ? Oui bon, je me suis fait un peu plaisir, surtout pour ce pantalon oversize avec bretelles non soldés alors que j’avais dit que a) l’oversize, c’était le mal et que b) je n’achetais rien qui n’était pas soldé. Mais je dis beaucoup de conneries. Sont-ce les deux allers-retours de l’été dans la maison familiale de ma province aimée à près de 150 euros chacun ? Ouais, mes 25 ans, ils sont loin et ma carte de réduction, je l’ai mise au même endroit que ma prime pour l’emploi. Sont-ce ces 100 euros de livres que j’ai achetés l’autre jour alors que j’ai déjà plein de bouquins tous neufs qui n’attendent que mes petits yeux pour les dévorer ? Si on y rajoute l’abonnement à la gym ainsi que celui de la piscine et le fait qu’en été, je sors beaucoup trop, ben tout s’explique.
Alors à partir de maintenant, je ne sors plus. Bon, je dois aller boire un verre avec ma copine de gym mercredi mais c’est tout. Ah oui, je dois aussi rencontrer TheCelinette dès qu’elle vient sur Paris mais c’est tout. Mais je peux pas passer trois semaines sans voir mes amies chéries… Et puis j’aimerais bien m’inscrire dans d’autres cours de sport, j’hésite entre la plongée et un cours d’art martial, les deux se valent en terme de prix.
Bon… Ca se vend combien un rein au marché noir ?
12:25 Publié dans Belle pomme, C'est ma laïfe | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : argent, ruine, pel, acheter un appartement, mc donald, arts martiaux, plongée