19/01/2010

Un swiss ball, des Activia, mon bidou et moi et moi et moi

L’avantage quand on est blogueuse, c’est qu’il y a plein de gens pour penser à mon bien être. Comme par exemple Activia. Vous savez, le yaourt qui remet de l’ordre dans mon intérieur. Pressentant que mon intérieur était dans un désordre pas possible après les fêtes, Activia a donc décidé de voler à mon secours en me proposant un petit programme nettoyage mais surtout, SURTOUT un swiss ball.

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Ca faisait un moment que je me tâtouillais à en acheter un, trouvant ça super funky mais un poil encombrant pour une fille en studio. Surtout que moi, le sport, c’est hors maison ou pas du tout, je me connais. Mais là, puisqu’on me le propose, j’ai voulu y voir un signe du destin. Moi aussi, j’allais être musclée du périnée, mes futurs amants m’en remercieront.

Après une histoire sans intérêt de livreurs, je reçois enfin mon colis activia, tout est rangé dans un joli sac vert qui rappelle mon sac de sport de quand j’étais ado. Sauf qu’à l’époque, il ne pouvait pas y avoir écrit Activia dessus puisque ça n’existait pas  (je suis un petit peu vieille, tu sais). Toute la journée, je rêve à mon joli ballon et enfin, le soir, je peux partir, hiiiiiii ! Ballooooooooooon !

Donc je sors la bête. Avec, une petite pompe « mettez l’embout là et pompez, dans 10 mn, c’est prêt ». Ouééééééééééé !

30 minutes plus tard. Mon ballon vert est enfin gonflé et je suis déjà plus musclée des bras, ça marche d’enfer. Et je vous dis pas comme j’ai aussi travaillé la souplesse du poignet, ça fera plaisir au Bikeur ou à un autre. Bon, mon ballon est tout gonflé, faut que je joue avec ! Etape 1, je m’assieds dessus comme j’ai déjà vu faire et je sautille. Oh lala, je sens déjà mon périnée qui bosse, c’est top. Mais j’ai surtout envie de tester une bêtise. Je cale mon swiss ball sous le ventre, je lève les bras et les jambes et je tente de garder l’équilibre. Trop bien, c’est presque comme si je volais. I believe I can fly, I believe i can touch the sky ! Bon évidemment, comme je suis une super équilibriste, je reste pas trop longtemps sans tomber mais je m’éclate comme une perdue.

Et après ? Après, je ne fais pas que l’andouille avec, figurez-vous. Non parce qu’ils on dû un peu prévoir le coup chez Activia : file un swiss ball à une nana, elle va faire l’idiote avec mais pas se muscler. Donc avec mon swiss ball, j’ai un DVD de cours pour pouvoir l’utiliser intelligemment. Entre deux tentatives de vols, j’entends.

Et voilà comme je vais devenir l’hyper bonnasse du mariage de MAE cet été. Parce que je te rappelle que je suis témoin donc sur toutes les photos donc la bouée ventrale, elle va se carapater et vite fait, merci. Et c’est pas tout, j’ai aussi eu en bonus des recettes de cuisines équilibrées et super appétissantes genre la tarte fine aux figues ou la soupe épinards-pois chiche. Et comme je me fais ma petite cure d’Activia pour nettoyer mon intérieur de toute la cochonaille (j’aime bien celui aux céréales).
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PS : A propos de l’histoire de voler, là, je vous prierai de me remercier de pas avoir chanté le Titanic parce que ça, une fois qu’on l’a en tête, bon courage pour s’en débarrasser !

26/11/2008

De l’inutilité d’un argumentaire vente sexuel

 

Hier soir, en rentrant chez moi après une bonne heure de piscine à essayer de déterminer si le mec là avait un début d’érection (enfin, j’espère pour lui que c’était qu’un début sinon, c’est triste) ou un paquet mal arrangé, je pensais à mes aventures sexuelles et je réalisais ceci : plus un mec se vante, plus ça va être nase.

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Je vous ai déjà parlé de ces hommes qui se vantent de leur énorme-euh queue, ce qui laisse présager que vous êtes priée de tout faire vu qu’eux, ils amènent déjà leur gros bâton. Mais là où il faut le plus vous méfier, c’est là : « j’adore faire des cunnis, je passerais ma nuit à ça » ou à peu près. L’homme n’est pas forcément débile, il sait ce qu’il fait plaisir à sa proie et il sait qu’un bon cunni est la garantie d’une soirée réussie…pour elle. Donc forcément, il faut faire comprendre avec subtilité ou pas que monsieur aime ça et que la jouissance de sa partenaire passe avant la sienne propre.

 

Pardon mais là, j’ai comme qui dirait envie de dire « lol ». Et quand je dis lol, ça veut dire que je me moque, limite méchamment. Sinon, j’utilise pas ce mot, c’est moche et ridicule. Donc, le mec qui me dit « le plaisir de ma partenaire passe avant le mien », c’est lol. Si c’est le cas pour un mec sur 150 000, la plupart te mentent. Si je m’en réfère à ma dernière expérience en date, le mec m’avait parlé de sa passion du cunni et tout ça. Ah ouais mais ce fut bien bâclé et ma jouissance à moi, je pense qu’elle est vite passée au placard vu que j’ai juste eu droit à ça. Alors messieurs qui me lisez, notez juste qu’un cunni, ça se fait SANS le menton râpeux (c’est tout à fait possible, certains y arrivent très bien) et que la délicatesse n’est pas du tout l’ennemie de la jouissance, bien au contraire.

 

Alors je réfléchissais à tout ça et je me suis rendue compte que les meilleurs amants étaient ceux qui ne pratiquaient pas l’auto promo. Oh, ils parlaient de sexe, oui, y avait même du teasing mais pas de « je suis trop doué en la matière », de « tu vas voir comme mon sexe est énorme-euh ! » ou le fameux « la jouissance de ma partenaire est le plus important pour moi ». Ouais, c’est ça, et la marmotte…

 

Je dirais même plus : mes meilleurs amants de toute ma vie, c’était ceux qui ne « payaient pas de mine » au premier abord. Enfin, je veux dire ceux qui ne paraissaient pas forcément les plus torrides, quoi. Le feu sous la glace, c’est pas un mythe.

 

En tout cas, le prochain qui me fait le coup du « le plaisir de ma partenaire passe avant tout », il se prend direct un « mais en vrai, je suis un homme » dans sa face. Halte à l’arnaque !

04/01/2008

J’ai testé pour vous le voisin

Toute citadine qui se respecte a dans ses parages des voisins. Et plus vous êtes citadines, plus vous en avez. Et plus vous en avez, plus il y a de chances que l’un d’entre eux soit non seulement séduisant mais en plus célibataire. Alors, forcément, votre route va se croiser.

Moi, je ne connais pas mes voisins. Parce que dans mon quartier, j’y passe pour aller au boulot ou rentrer chez moi mais je ne reste pas dans la rue. Bien sûr, parfois, je vais à la supérette du coin pour faire les courses mais tout le monde est laid à la supérette, excédé par, au choix, les rayons vides parce qu’à 20h, y a plus rien, l’amabilité des caissières, la personne qui fouille ses poches parce qu’elle a pas assez de monnaie… Bon, bref, la drague à la supérette, moi, j’y crois pas. Parlons de mon voisin, donc, ami d’un ami. Mise en confiance par cette amitié commune, j’accepte de prendre un verre chez lui. J’accepte même un massage. Mais les massages, ça dérape toujours.

Donc me voici doté d’un mec qui vit à 50 mètres de chez moi et ça, c’est plutôt pratique. Pas besoin de planifier nos soirées 3 mois à l’avance, un coup de fil et hop, en 5 minutes, on est chez l’un ou chez l’autre. On peut même se retrouver très tard le soir, aucun problème de transport. C’est pas comme sortir avec un mec qui habite au fin fond de la région parisienne et qui doit venir me chercher à la gare parce qu’il n’y a rien qui va jusqu’à chez lui. Oui, ça aussi, j’ai testé.

Idéal de sortir avec son voisin ? Pas si ça dure pas. Mon voisin a estimé que non, ça le faisait pas et mieux valait en rester là. Ok, je ne vais pas insister, j’ai autre chose à penser. Une rupture tout ce qu’il y a de plus aimable comme je sais le faire parce que le lancer d’assiettes n’est pas mon sport favori. Sauf que voilà, Voisin et moi, on habite dans le même quartier. Si on ne s’était jamais croisés avant la fameuse séance de massage, rien n’indique que nos routes ne vont pas se croiser à nouveau par hasard à la gare, à la supérette ou devant le McDo. Bien sûr que la rupture s’est bien passée mais tout de même, j’ai pas envie de passer pour la folle hystérique qui se retrouve forcément en bas de son immeuble quand il en sort (alors que je passais déjà dans sa rue avant), qu’il voit qu’à la supérette, j’achète aussi du chocolat et ce genre de choses… Bref, on reste potes mais je préfère contrôler quand on se voit.

Et alors ? Et alors anecdote. Un soir, je prends le dernier train pour rentrer chez moi. Au loin, j’aperçois une silhouette élégante d’un homme accompagné de sa moitié. Malgré ma mauvaise vue, je le reconnais. Que faire ? La fille à ses côtés est manifestement sa petite amie (mais elle est moins pratique que moi, c’est pas une voisine, elle). Dois-je le saluer quand même ? Sera-t-il gêné ? Sa copine est-elle du genre jalouse à me crever les yeux parce que j’ai aussi tripoté son amoureux avant elle ? Du coup, je me planque derrière mon magazine et m’arrange pour pas passer devant lui au moment de descendre. Ben ouais, je me voyais pas trop aller taper la conversation avec sa poulette à côté. Même si elle est très jolie parce que j’aime pas quand mes exs sortent avec des filles que je trouve moches, ça me vexe.

Bref, sortir avec un voisin, c’est un bon plan tant que tout va bien. Après, si rupture y a, ça peut être plus délicat. Dans mon cas, bien sûr, les relations sont restées très cordiales parce que si on s’était vraiment fâchés, je crois que je serais allée faire mes courses à la supérette d’un autre quartier.

13/12/2007

J’ai testé pour vous le maître nageur

Nous avons toutes des fantasmes que je qualifierais de classique. Par exemple le maître nageur. Vous savez, le beau gosse musclé qui traîne torse poil sur le bord de la piscine, matant surveillant les baigneurs et baigneuses en train de nager, histoire d’assurer le bouche à bouche aux pauvres inconscientes en train de se noyer.

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Pourquoi fantasmer sur ce bel éphèbe dont on connaît le corps avant le prénom ? Parce qu’il est canon, la plupart du temps, mais surtout, toutes les filles bavent sur lui. Hé oui, à moins d’aller dans une piscine spécial aveugles, les autres les voient aussi, ses tablettes de chocolat et son fessier merveilleusement ferme et appétissant, ses biceps splendidement dessinés… Oups, je m’emporte. Donc, on est à peu près plein sur le coup mais, ô magie, c’est vous qu’il choisit, vous et vous seule, malgré votre bonnet qui cache vos cheveux, les lunettes de plongée qui dissimulent les yeux et votre maillot adidas qui poche aux fesses. Mais telle une naïade, vous soignez votre sortie de l’eau, vous virez lunettes et bonnet et vous agitez vos cheveux dans tous les sens négligemment pour les aider à reprendre un peu de volume. Forcément, maître nageur a craqué.

J’ai donc testé le maître nageur. Un corps splendidement fait et imberbe, le maître nageur étant souvent nageur tout court et les poils, c’est pas aérodynamique. Le mien avait un plus produit : un tatouage de type maori sur la fesse qui soulignait bien la fossette. Bon, le maillot n’était pas merveilleusement rempli de l’autre côté mais là n’est pas le sujet. Donc c’est moi qui ai mis la main sur la bombasse du bord du bassin.

Le maître nageur vaut-il le coup ? Hélas, si le packaging est soigné, le produit laisse à désirer. Le maître nageur plaît, il le sait. Donc si vous croyez qu’il va sortir le grand jeu à la greluche cueillie parmi tant d’autres (moi, donc), ben, vous croyez encore au Père Noël. Sans rentrer dans les détails, maître nageur venait chez moi pendant sa pause, prenait son pied et se cassait juste après pour repartir bosser. En oubliant de s’occuper de moi. Est-ce de voir tous ces corps féminins à moitié nus toute la journée qui lui coupe l’envie d’explorer les coins et recoins de ma personne, je ne sais. Mais une fois son affaire faite, le maître nageur repart et à la prochaine. Ou pas.

Alors, décevant ? Oui mais il n’en reste pas moins que ça fait toujours bien sur le tableau de chasse. De toutes les sirènes (non, pas les à moitié femmes, à moitié thons), c’est moi qui l’aies attrapée et ça, ça le fait trop pour se la jouer devant les copines. Et puis, honnêtement, vous comptiez vous mettre en couple avec un mec qui passe sa journée en slip (certes de bain) devant un troupeau de nanas ? Ben moi non plus !