11.06.2008
Amanda Marshall - Beautiful goodbye
En ce moment, j'ai un grand jeu : retrouver mon âme romantique de mon adolescence parce que j'ai l'impression que ma sentimentalité hiberne et ça ne va plus du tout. Donc aux grands maux, les grands remèdes : je dégaine la chanson d'amour qui me faisait vibrer mon petit coeur d'ado quand elle est sortie. Je l'écoutais en boucle en rentrant du lycée, ça m'émouvait. Je vous présente donc Beautiful Goodbye, extrait du premier album éponyme d'Amanda Marshall en 97. Oui, en 97, j'étais encore au lycée, tu vois que je suis pas si vieille. Depuis la petite Amanda a sorti un 2e album, Tuesday's child, puis un 3e? Everybody got a story que j'ai pas du tout aimé. Mais je ne sais pas si c'est parce que la demoiselle a vraiment pondu un album merdique ou si c'est moi qui avais grandi.
En attendant, un peu de sentimentalité !
11:47 Publié dans Clip de pouffe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : amanda marshall, beautiful goodbye, tuesday's child, everybody got a story, sentimentalisme, âme romantique, adolescence
02.05.2008
Les ados, c'est moche, les ados en vacances, c'est pire
Une fois en janvier, je t'avais déjà expliqué que j'aimais pas les ados parce que ça fait du bruit, que ça pousse pas toujours harmonieusement, que ça a une vilaine moustache en poil de cul sous le nez et que ça s'habille n'importe comment. Et en plus, les ados se croient les rois du monde. Par exemple, ma meilleure amie de province, elle m'a expliqué qu'un soir, elle passe devant un bar de la hype de cette ville qui fut mienne et une merdeuse de 16 ans ronde comme une queue de pelle se plante devant elle et s'amuse à l'empêcher de passer. Quand elle descend du trottoir en soupirant, la nana se met à beugler : « ohlala mais comme elle est trop coincée celle la ! ». Sauf que derrière ma meilleure amie, y avait son mec, un peu large comme un rugbyman qui se plante devant la gamine et la regarde de tout son haut : « dis donc, t'es pas encore au lit à cette heure ? ». Curieusement, elle a pas moufté. Bon, je dis ça mais ado, j'étais pas géniale non plus.

Mais là, nous sommes en avril-mai et là, c'est pire que tout. En ce moment, à Paris, il y a des tas de touristes. Et comme je suis un peu une connasse de parisienne (ben ouais, mon côté provincial est super en sommeil quand je prends le métro), les touristes, ils me fatiguent un peu, essentiellement quand ils se baladent en troupeau. Par exemple, à midi, je suis allée m’acheter à manger chez Paul, comme ça, pour le plaisir. Il y avait une queue digne de la Pologne devant et pas mieux dans les autres sandwicheries et je peux te dire que c’était un joyeux mic mac de langues dans la queue, je les ai pas toutes reconnues. Y en a une, pour acheter un macaron à la pistache, elle a demandé un « green one ». Je trouve que les profs de français à l’étranger devraient faire étudier les textes issus de blogs de filles à leurs élèves. Et donc parmi tous ces touristes en goguette, on a le spécimen type : l'ado en voyage de classe à l'étranger. L'ado en voyage de classe marche en groupe, soit avec toute sa classe, soit en grappe. L'ado en voyage de classe prend le métro et parle très très fort en ce moquant parfois des autochtones parce que c'est bien connu que le Français ne comprend aucune autre langue. Ouais, c'est vrai, on a beau se vanter d'être multilingue, en vrai, c'est pas ça. Moi même, à part l'anglais, je baragouine en italien si je m'y remets mais c'est bien tout. Donc déjà que les ados se prennent pour les gens les plus puissants de la terre, avec la barrière de la langue, c’est double combo. Ohé, nie pas, on l’a tous fait en voyage scolaire, moi comprise.
Mais pourquoi ça m’énerve ? Après tout, ça pourrait être sympa ces pépiements étrangers de bon matin dans le métro, comme une exotic touch. Puis en quoi ça me dérange vu que je ne peux pas être l’objet des quolibets de ces jeunes gens ? Sauf quand mon bas tombe autour de ma cheville ou que ma semelle est décollée du reste de ma botte. Ouais, j’ai un facteur « honte en public » très élevé, je crois même que c’est carrément un pouvoir. En fait, le fait qu’ils parlent une langue que je comprends pas, je m’en fiche bien vu qu’ils parleraient français, je les écouterais pas quand même. Ce qui m’agace, c’est le phénomène troupeau. Ils sont 30 et les plus intelligents se disent que rentrer dans la rame de métro à deux portes différentes, c’est bien. Sinon, ils se tassent comme ils peuvent, s’asseyent à 3 sur le strapontin, te piétinent les pieds sans s’excuser en aucune langue. Et que dire de leur manie de stationner toujours en plein milieu ? Ah, une entrée de métro, mettons nous tous devant et surtout ne nous poussons pas. Ah, les portiques du métro, on va tous se masser devant en attendant que tous les copains soient là, empêchant les gens qui n’attendent personne de passer alors que ces gens là (moi, quoi) essaient de passer le plus vite possible pour ne pas prendre la même rame que ce troupeau ado en furie bourrés de phéromones. Surtout que souvent, qui dit voyage scolaire à l’étranger dit couples qui se forment et roulage de pelles baveux, matage libidineux des autochtones. Faudra un jour expliquer aux ados que, oui, l’exotisme peut être un facteur séduction mais pas quand t’as 15 ans et que t’es en pleine puberté (cf description supra) alors arrête de me mater ou je t’insulte en français. Comme ça, pendant ton voyage linguistique, t’auras au moins appris plein de gros mots.
14:46 Publié dans Dark Lady | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : adolescence, voyage scolaire à l'étranger, touristes, langue étrangère, rouler des pelles, métro, sandwich
13.01.2008
J’ai testé pour vous : les Halles un premier samedi de soldes
Je déteste les Halles. Les plus attentifs d’entre vous vont me dire « Mais Lady, t’avais pas dit que tu ne ferais plus jamais les soldes aux Halles et que tu éviterais aussi le samedi ». Mais je n’étais pas en train de faire les soldes, ma bonne dame, je rejoignais juste une amie dans le Marais pour boire un verre. Une fois à la station Châtelet-les Halles, j’avais le choix entre prendre la ligne 1 pour descendre une station plus loin et finir à pied, j’ai choisi la deuxième option. Et j’ai eu grand tort. D’abord, il y avait un tel monde que j’étais persuadée que l’escalator (le très grand, là) allait s’arrêter avant que j’atteigne le sommet mais non.
Je ne sais pas ce qui m’horripile le plus aux Halles, la laideur du lieu ou la « qualité » des gens qui y végètent. Peut-être les deux. En fait, je n’aime pas beaucoup les ados, je crois. Passons sur leur façon souvent catastrophique de s’habiller et sur l’ingratitude qui frappe leur visage. En fait, il me semble qu’il arrive souvent que quand on est ado, le nez et les oreilles grandissent plus vite que le reste, ce qui donne des visages étranges. Rassurez-vous, ado, j’étais pas mieux. Mais ce qui est le plus agaçant chez les ados, surtout ceux qui se précipitent sur l’escalator comme si leur vie en dépendait, c’est cette espèce de sentiment de domination du monde « tous des cons sauf nous », cet espèce de façon méprisante de voir et de considérer les autres. Sans parler de leur façon de parler agressive. Je parle pas vocabulaire, je parle intonation. Un ado est par définition en révolte et incompris. Et le pire, c’est qu’après avoir pensé « mais que c’est con un ado », je suis obligée d’admettre que j’étais comme eux à leur âge. Sauf que moi, je traînais pas aux Halles le premier samedi des soldes et j’empêchais pas une pauvre petite pomme à sortir de cette atroce station trop moche.
Les Halles, c’est le mal.
02:05 Publié dans j'ai testé pour vous | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : halles, paris, adolescence, soldes




