31.01.2008

Blonde attitude ou tous les livres girlie ne sont pas bons

J’avais promis une critique acide d’un roman girlie, je tiens mes promesses des fois. Comme je suis une fille hypra sérieuse des fois, j’ai acheté plusieurs romans girlie pour pouvoir faire de Clémence un modèle du genre. Bon, pour le moment, je l’écris plus mais vu que des gens l’ont réclamé (enfin, une personne), je m’y attellerai plus tard et le mettrai sur un autre blog.

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Donc en allant à la FNAC l’autre jour, dans un grand délire d’achat compulsif pour changer, j’ai acheté plusieurs romans girlie donc le Blonde attitude de Plum Sykes. Bon, déjà, une fille qui s’appelle Plum, elle n’avait pas trop le choix de son destin : soit elle écrivait des romans pour filles, soit elle faisait Paris Hilton. Mais c’est pas très sport de ma part de me moquer de cette pauvre Plum, surtout que s’il le faut, c’est son nom d’artiste, elle a trouvé ça trop bath. Passons au roman.

C’est l’histoire d’une fille qui n’est pas blonde et je me souviens même pas de son nom. Elle est New Yorkaise et vaguement journaliste. Oui, je sais, ça fait très Carrie Bradshaw spirit parce que bon, notre héroïne, elle est plus occupée à courir après les hommes qu’à écrire des articles (elle en a écrit un en 300 pages de roman). Notre amie a une meilleure amie très blonde et très riche qui s’appellerait Paris Hilton en vrai que ça m’étonnerait pas. Mais une Paris sympa. De là à déduire que notre héroïne qui n’est pas blonde et qui est anorexique s’appellerait en fait Nicole Richie… Mais non, la fille, elle a la classe, normalement et Nicole… Ben Nicole, elle l’a pas. Pas plus que Paris.

Bon bref. Donc notre héroïne, elle passe des bras d’un homme à un autre, cumulant les connards comme d’autres les Manolo Blink. Alors elle est malheureuse, oh oui, ce sont vraiment tous de vilains goujats. Mais on est rassurée sur son sort dès la page 50, à peu près, quand elle rencontre Charlie, un réalisateur « mignon ». Donc dès la page 50, on devine la fin du roman, retardée par l’arrivée de fiancés globalement transparents et sans personnalité surtout définis par leur position sociale. Déjà, on a des prénoms, c’est pas si mal.

En fait, notre héroïne est obsédée par le Brésil. Par le Brésil, je veux dire son sexe, épilé à la brésilienne. Du coup, Plum nous gave de métaphores « on est allés faire un tour à Rio », « on a visité le Brésil ». La première fois, je me suis dit que j’allais réutiliser la formule. A la fin, je me suis jurée de ne jamais, jamais associer mon petit minou au Brésil ou à un quelconque pays. Les métaphores sexuelles, c’est génial d’en avoir mais d’en abuser, ça épuise totalement le concept. Parce que notre héroïne, elle est incapable de parler sexe sans parler du Brésil, on en finirait presque par se demander si elle est pas un peu transsexuelle sur les bords. Elle peut pas juste dire « on a fait l’amour comme des fous toute la nuit et il fait les meilleurs cunnilingus de l’univers » au lieu du pudique (et à force ridicule) : « hihi, il connaît bien le Brésil ! ». Surtout que moi, j’ai connu des hommes qui connaissaient très bien le Brésil mais qui n’ont rien compris à mon Brésil, ça peut être trompeur !

En fait, cette histoire de Brésil, c’est à peu près tout ce que j’ai retenu vu que les personnages n’ont aucune psychologie et l’histoire tellement prévisible qu’on n’accroche pas. Plum semble plus écrire « la vie rêvée de Plum Sykes » qu’un réel roman. Seul passage que j’ai bien aimé, c’est le suicide raté de notre héroïne, assez amusant. Et c’est tout.

Bon, là, je fais un peu une pause dans ma lecture de romans girlie car en vrai, je ne lis pas que ça mais si je vous parlais d’un essai de géopolitique ou d’un roman un peu plus profond, vous penseriez vous être trompé de blog. Mais promis, le prochain que je lis, je vous le raconte aussi.

 

PS : En fait, je suis pas sûre d'avoir connu des hommes qui m'aient parlé du Brésil (le pays) un jour... 

26.11.2007

Le guide officiel de la pétassista

Pour les esprits libres qui vivent en dehors du temps, j’ai une info pour vous : on est lundi, début de semaine, donc. Elle a officiellement commencé pour moi il y a un peu moins de 7h, moment où je me suis assise devant mon pc au boulot et que je l’ai allumé. Et là, figurez-vous que je suis un peu fatiguée, physiquement, j’entends, et que je suis en train de lutter pour ne pas m’endormir au bureau parce que j’ai du boulot. Du coup, aujourd’hui, je ne vous ferai pas un article trop trop drôle et percutant comme je sais si bien les faire. A la place, je vous fais découvrir, pour ceux qui ne connaissent pas, le générateur de couverture trendy du moment : celui qui fait des couverture « pour les nuls ».

Pour une fois, j’ai un train d’avance (blogueuse débutante, je suis, je sais même pas comment on écrit blogueuse). Même si Sonia a déjà fait la sienne et que ça m’apprendra à faire un article sur Nicolas Sarkozy et sa nouvelle Laurence Ferrari le vendredi au lieu de faire ma maline avec ma couverture trop arty. Mais tant pis, je peux pas être pionnière partout, surtout que je suis une débutante du blog, hein.

 

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Alors voilà. Un jour, mon merveilleux blog sera édité sous forme de livre et ça en sera la couverture. Oui, je sais, il n’y a pas de quoi faire un livre de mon blog, que c’est un blog parmi tant d’autres et tout ça mais chut, ça m’amuse d’imaginer. Après tout, ma vie ressemble un peu au livre Le diable s’habille en Prada, la boss tyrannique, Vogue, New York, Starbucks et les fringues de marque à disposition en moins. Ah, j’ai pas le blackberry non plus. Ouais, en fait, moi, c’est l’histoire de la fille nature qui découvre le monde des fashionistas et doit s’y adapter. Presque pareil, je vous dis. Ca plus la recherche de John-John, ça va devenir un best seller, ce sera même adapté en film ! Avec Gael Garcia Besnal dans le rôle de John-John bien sûr. Et dans mon rôle ? Rose McGowan, j’aime bien, je la trouve méga sex ou Jennifer Connelly, plus sage, plus « moi ». Evidemment, la plus canon serait Keira Knightley mais va falloir qu’elle grossisse un peu. Je suis une femme, moi, une vraie, pas un sac d’os qui fait peur. En fait, c’est pas facile de choisir quelle actrice va jouer sa vie.

Bon, je vais prendre mes petites pilules pour la tête, je crois que ça s’impose, là !