15/12/2009
Quand on n’a pas de tête, on a de la monnaie
Ya des fois, je me collerais des baffes. Un pif paf tourné retourné de derrière les fagots qui me mettrait du plomb dans la tête. Car sachez mes pioupioux que je suis imparfaite… Oui, je sais, vous êtes tous bouleversifiés derrière vos écrans mais oui, j’ai des défauts en tête duquel, le plus insupportable : je suis étourdie.

On pourrait croire que l’étourderie est charmante, touchante, un petit colibri qui volète un peu trop dans les nuages pour se préoccuper du matériel. Tu parles ! Là, par exemple, faut que je paye mes impôts right now pour pas me prendre un majoration (et à la place, j’écris un article, super)[j’ai payé mes impôts juste après avoir écrit cette phrase (ouais, j’étais limitée au 15 décembre moi)] et si je ne l’avais pas écrit dans cet article, il y aurait eu une chance que j’oublie. Tête de linotte, tel est mon destin.
Vendredi, un jour anodin. J’arrive à la salle de sport pour suer à grosses gouttes, je commence à occuper l’espace (j’ai tendance à beaucoup m’étaler) quand je me rends compte que mon cadenas n’est plus dans mon gros porte-monnaie. Je me disais aussi qu’il y avait un truc en moins et que ce n’était pas ce foutu tampon que je dois sortir à chaque fois que je cherche une pièce (je le laisse là car j’ai tendance à oublier de prendre des tampons quand j’ai mes règles). Bon. Je fouille dans mon sac à main, je fouille dans mon sac de sport. Bé non, le dit cadenas a dû rester fièrement accroché au vestiaire la dernière fois que je suis venue et s’est envolé dans des mains chanceuses. Merde. Merde et merde. Dieu merci, il me reste un peu de monnaie et il y a des cadenas dans le distributeur de boissons. 6.50 € l’étourderie. Ce n’est certes pas la fin du monde mais vu la somme impliquée mais rajoutez à ça les tickets de métro que je dois acheter parce que j’ai oublié mon pass navigo (et dès que je suis pas en règle, vlan, je me fais contrôler), les briquets que je perds, les croissants parce que j’ai oublié mes biscuits ptit déj à la maison et je ne sais quoi encore, ça finit par coûter cher.
Et ça m’énerve. Ca m’éneeeeeeeeeeerve ! Parce que si je faisais juste un peu plus attention, je n’aurais pas à fouiller dans mon porte monnaie (avec le tampon dedans) ou dégainer la carte bleue à la moindre occasion pour pallier ma légère étourderie. Tout ça parce que je suis une cérébrale (mode je me la pète, attention) et que je suis perdue dans mes pensées sur le sens de la vie, de l’univers. Bon, ok, je pense plus souvent au fait que je dois faire mes courses ou ma machine et à réfléchir à des plans pour trouver un John-John en 2010. Et à plein de conneries aussi. Et puis dans les vestiaires, je mate un peu les autres filles pour voir si je peux me balader nonchalamment à poil ou si ça choque (non, tout le monde s’en fout, je confirme). Mais bon, comme parfois, la réalité du moment X est d’un ennui pas croyable (genre se rhabiller dans une salle de sport), je m’évade, loin, loin… Loin de mon cadenas, de mon bentô oublié dans un bar, d’un sac dans un resto (pas sac à main), d’une pochette contenant un document important au DAB…
Bon… Petit papa Noël, j’espère que tu vas bien, tout ça. Dis, est-ce que tu pourrais me donner une tête pour Noël ? Ca m’aiderait bien, merci !
PS : Le premier qui dit que j’ai pas été sage et que le Papa Noël va oublier mon petit soulier, je lui dis plein de gros mots.
16:36 Publié dans C'est ma laïfe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : étourderie, tête en l'air, tête de linotte, colibri, imparfaite, payer ses impôts, cadenas, salle de sport, sac à main, sac de sport, pass navigo, biscuits ptit déj, bentô
30/06/2009
Y a des fois où je me sens vraiment très conne
Y a des jours, comme ça, où je m’auto insulte tellement je suis conne. Mais cooooooooonne d’une force. Disons que je suis la pro du « j’ai tout dans ma tête, j’oublie rien ». Mais hin hin hin, en vrai, j’oublie quand même certains trucs. Exemple : jeudi dernier.

Replaçons les choses dans leur contexte. Petite soirée entre amis pour le départ de Tatiana, il y avait plein de vingtenaires, une Vodka Tonic, un Matt qui aime les BD, une fille aux humeurs capillaires, MAP et moi. On discute, on rigole, la piña colada est divine. Non parce que la piña, j’hésite toujours à prendre car j’adore ça mais y en a qui sont sacrément dégueulasses, il faut dire ce qui est. De toute façon, en ce moment, je ne bois que du mojito, ça va très bien avec la chaleur estivale (même si après, j’ai un peu de mal à bien parler et à marcher droit). Donc je sirotais ma piña colada, j’étais bien, détendue du string, j’ai commandé un bagel au poulet, tout était sous contrôle.
Et soudain, au détour d’une conversation, l’effroyable drame. Effroyable, carrément. Je réalise tout à coup que j’avais failli dans ma mission de ne rien oublier. Petit retour 15 jours en arrière, en ouvrant ma boîte aux lettres, je trouve un petit mot du concierge m’avertissant que les digicodes allaient changer. Ouais ok, je note dans ma tête que ça va changer le jeudi 25. Mercredi 24 en tapant le code pour rentrer, je me dis « ahah, n’oublie pas l’enveloppe avec les codes demain ! ». Evidemment, comme vous êtes d’une intelligence supérieure mes pioupioux, vous m’avez vue venir : jeudi matin, je partais le cœur vaillant et la tête dans le cul sans l’enveloppe magique. Or évidemment, dans mon immeuble, il n’y a pas de clés qui ouvrent les portes à codes. Et quand je réalisais ça, il était déjà tard donc je n’aurais pas pu être chez moi avant 23h. Heure indécente pour sonner chez le gardien ou espérer qu’un voisin rentre chez lui (je vis dans un immeuble de vieux).
Bref, alors que je paniquais en me traitant de conne, MAP me dit de venir dormir chez elle. Dans ce genre de situation, avoir une MAP est on ne peut plus pratique : d’abord, elle a un appart mais en plus, elle avait une culotte (propre) à moi. Si c’est pas magique ! Du coup, j’ai été logée, lavée (enfin, le lavage, je me le suis assurée toute seule), j’ai testé son super shampoing Timotei qui me fait des cheveux encore plus beaux et le lendemain matin, je suis arrivée super en avance à mon taf. Comme ça, j’ai pu vite appeler le concierge et me sentir une nouvelle fois très conne.
Conclusion : la prochaine fois, j’attends pas, je note de suite le numéro dans mon téléphone.
Mais quelle cooooooooonne des fois !
17:42 Publié dans C'est ma laïfe | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : étourderie, digicode, être enfermée dehors, culotte, bagel au poulet, pina colada, mojito, être conne
20/05/2008
Instant ultime de blondeur
Je dois vous dire un truc : en vrai, je suis blonde. Pas à l’extérieur, non. Mais à l’intérieur, par contre, j’ai le même platine que Loana et Eve Angeli, c’est pour dire. La scène suivante se passe samedi dernier, le 17, soir de la nuit des musées.
Avec Vodka Tonic, on avait décidé de profiter de la nuit des musées pour aller voir l’expo Kiraz au Carnavalet. Après avoir dîné, nous voici parties bras dessus bras dessous dans le Marais. Elle me demande si je sais où c’est et je réponds, confiante : « oui, oui, j’y suis déjà allée deux fois ». Sauf que nous avions contre nous 3 paramètres :
- il faisait nuit
- j’avais pas mes lunettes (hier, je les ai cherchées 5 minutes alors qu’elles étaient juste à côté de moi)
- je n’ai jamais eu aucun sens de l’orientation.
Donc après quelques rues, je vois une grande porte et m’écrie : « c’est làààààààà, j’ai trouvé, je suis trop forte ! ». On rentre dans la cour et on se met à la fin d’une queue assez importante. Un groupe de musique un peu chelou assure une animation, tout va bien. Le décor est quand même plutôt sympa : ciel bleu marine, pierres sable (on dit pas beige, c’est moche, beige, comme mot), jardin à la française tout mignon, fond de l’air agréable. La dame derrière moi me demande si je suis déjà venue « Oui, je l’ai fait deux fois, le Carnavalet ».

20 à 30 minutes plus tard, on est à la porte du musée, ce sera bientôt à nous. Mais Vodka n’est pas tranquille : « Pink, je vois pas l’expo Kiraz nulle part.
- Je sais pas, j’ai pas mes lunettes. Mais c’est marrant, avant, on rentrait là bas. »
On avance encore un peu et on nous donne le programme de l’année. De Kiraz, il n’y a point. Tiens, je savais pas que le Carnavalet était appelé musée historique de Paris…
« Pink…
- Quoi ?
- On n’est pas au Carnavalet, on est aux archives.
- … »
Enorme moment de solitude. On rentre quand même, on mate vite fait deux ou trois trucs mais on voit rien de toute façon et un mec qui regarde la déclaration constitutionnelle de l’abolition de la peine de mort qui ne date que de 2007 (je me suis un peu cultivée quand même) refoule grave. Faudrait apprendre aux gens que les douches, c’est mieux quand c’est une fois par jour. Du coup, on repart en courant en espérant avoir le temps de faire le Carnavalet. Au passage, Vodka m’apprend pourquoi la Place des Vosges s’appelle ainsi : parce qu’avant, elle s’appelait la cour royale et quand il a fallu la rebaptiser, comme les Vosgiens ont été les premiers à payer leurs impôts, c’est devenu place des Vosges.
23h30, on arrive devant le musée, une queue immense. Bon… C’est ce qu’on appelle un beau raté. Du coup, on a regardé les vitrines à la place, c’était bien aussi. Alors oui, je crains de ne pas avoir percuté qu’on n’était pas au bon endroit alors que je le connais ce foutu Carnavalet mais j’ai aussi droit à mes moments de faiblesses. D’ailleurs, en ce moment, je devrais plutôt réclamer le droit à mes moments d’éclat parce que j’en ai pas beaucoup.
16:22 Publié dans C'est ma laïfe | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : blondeur, étourderie, nuit des musées, kiraz, les parisiennes, musée carnavalet, les archives