30.06.2008
Chiennes de soldes
Des fois, j’ai des FBI, fausses bonnes idées. Et un humour potache, aussi. Vendredi, par exemple, j’ai eu une vraie FBI première catégorie. Dans ma tête, une petite voix m’a dit : « hé, t’as pas envie de faire les soldes, là ? Le combi short pour la plage et les maillots et tout ? Allez, ferme ton ordi et on y va ! ». Y a des jours où je ne devrais pas écouter petite voix, elle ne dit pas que des choses biens.

Donc 18h30, estimant que j’avais assez travaillé pour la souffrante que j’étais keuf-keuf, j’ai pris mes affaires et j’ai filé au centre commercial proche de ma maison. Je ne voulais pas vraiment faire les Soldes avec un grand S, juste un tour au H&M pour quelques tenues de plages parce que dans une semaine, à cette heure-ci, je serai en train de vérifier l’efficacité de mon régime carottes-oenobiol houuuuuuuuu ! Honnêtement, j’étais un peu fatiguée mais je me suis forcée : si j’y vais pas ce soir, je n’irai jamais.
Je rentre donc dans ce H&M et là, ma tête se met à tourner : dans un dégueulis de couleurs flashy qui me rappellent American Apparel (je n’aime pas American Apparel mais alors pas du tout), je vois des fringues partout… sauf là où elles devraient être. C’est fripé, jeté en vrac sur les portants, trainant au sol et cruellement piétiné… Non mais what’s the fuck quoi ? Bon, moi courageuse, moi pas peur, j’enjambe les cadavres tas de vêtements et je pars à la recherche des maillots. Je renonce aux combi shorts d’entrée de jeu, je n’ai pas le courage de me battre dans les rayons. Bon, les maillots, comment dire… C’est soit moche, soit triangle incompatible avec ma poitrine, soit y a pas ma taille. Je trouve un joli maillot uni marron, je trouve la bonne taille pour le haut mais pour le bas, on culmine au 34… Ah, ça y est, je trouve ce qu’il faut mais… C’est pas un peu un string cette chose ? Non mais ça va pas ? Tu crois que tout le monde a le droit de me voir en string ? Non, c’est réservé à mes John et la prof de gym mais elle, elle m’a montré ses seins. Bon, j’en ai marre, je vais aller voir au Promod voisin ce qu’il se trame.
On dirait que c’est mieux rangé mais c’est juste l’entrée : au fond, c’est un bordel monstre. Je trouve un combi short noir, sympa, mais en 36, j’y rentre rien. Je ramasse deux ou trois trucs qui me plaisent bien mais je ne vois pas les maillots. Je joue à la lutte avec les nanas qui voudraient regarder d’un peu trop près ce que j’ai dans les mains. C’est typiquement le truc qui m’énerve : les nanas qui viennent te coller alors que tu essaies de voir quelque chose dans tout ce fatras. Tu peux pas aller de l’autre côté du magasin où il n’y a personne ? ‘C’est mon magnétisme animal qui t’attire comme ça ou juste le plaisir de faire chier ton monde ? Opération « tu me touches, je te massacre du regard ». Finalement, je trouve ma combi short dans la bonne taille mais quand je vois la queue et aux cabines et en caisses, je repose tout à sa place parce que je suis bien élevée, moi, et je me tire, de mauvaise humeur.
Je sais pas toi mais moi, depuis que je suis sur Paris, je déteste les soldes, vraiment. Le plaisir de faire des bonnes affaires ? Mais comment tu veux trouver des trucs dans un fatras pareil avec des femmes prêtes à mordre pour piquer le truc que tu as dans la main alors qu’on ne fait manifestement pas la même taille ? Je sais que la foule rend con mais restons un peu civilisées, que diable ! Tu fais tomber une fringue, tu la ramasses. Si un truc ne te plaît pas, tu le donnes à la vendeuse ou tu le remets à sa place au lieu de l’abandonner n’importe où. Et cette année, les stocks sont massifs donc inutile d’essayer de chiper ce que regarde la fille à côté, il y en aura pour toi aussi et dans ta taille, pas de panique.
Bon, c’est décidé, je profiterai de mes vacances pour faire les soldes en province, je n’ai pas envie de perdre un membre, mordue par une chienne de soldes.
13:18 Publié dans Dark Lady, fasheun | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : soldes, h&m, promod, american apparel, fringues fripées, oenobiol, agressivité
24.06.2008
Je ne sortirai pas en chemise de nuit
Des fois, la mode, je la trouve incompréhensible. En ce moment, c’est un peu le printemps l’été et comme on est passé sans transition d’un glacial 10° à un tropical 28, toutes les filles ont envie de se balader à poil dans les rues de Paris. Mais elles sont civilisées et ne le font pas, au grand dam de ces messieurs. Mais cette année, la modasse nous a sorti le bon plan imparable de l’été : la chemise de nuit.

Ok, en vrai, ce n’est pas une chemise de nuit, juste des blouses ou des T-shirt longs à porter de préférence avec des bottes ou des ballerines ou ce que tu veux, en fait. Mais il n’empêche que ça ne fait pas fini comme tenue. L’autre jour, je vais au starbucks avec Collègue. Comme c’est pas un jour ouvré et qu’on fait du shopping, on s’est posées dans le starbucks. Alors que je sirotais mon moka blanc sauce caramel 3000 ka, je vois passer une fille en liquette. Oui, juste ça, une liquette blanche rayée bleu clair, une veste en jean et des ballerines. Je lui signale qu’elle a oublié son pantalon ou pas ?
Il est vrai qu’un pantalon, c’est pas toujours notre ami, surtout en été : il tient chaud et il est toujours le premier à nous rappeler qu’on a pris un peu au niveau des cuisses, fesses et/ou ventre. On a grossi, quoi. L’avantage de la chemise de nuit, c’est qu’elle est fluide, ne moule pas trop le bourrelet disgracieux qui s’est incrusté depuis l’hiver et ne veut pas partir. Je le sais que je suis confortable, M. Bourrelet, mais là, t’es lourd, quand même… Bref, elle ne moule pas et laisse voir nos belles gambettes autobronzées. Et puis quel gain de temps le matin : pas besoin d’enfiler de bas, juste une culotte (oui, faut pas trop tenter le diable quand même puis quel est l’intérêt de montrer sa moule par inadvertance quand on n’est pas Britney Spears, hein ? Même quand on l’est, d’ailleurs…), une ceinture, une veste par-dessus et à nous la belle vie. C’est mieux qu’une robe parce que la robe, faut la fermer dans le dos et c’est chiant et en plus, elle aussi, elle ne nous pardonne aucun écart. D’ailleurs, y a des robes, passé le 20e jour de mon cycle, je peux même pas espérer les mettre du fait que mes seins trouvent que 95 C-D (ça dépend des marques), c’est pas encore assez. Oh, ça vous gêne si je veux encore voir mes pieds, les gars ?
Donc ouais, la chemise de nuit en ville, c’est la légereté et la fluidité du coton, l’espièglerie façon Petit Bateau, des formes suggérées plus que montrées… Sauf qu’on n’est pas chez mémé ! A chaque fois que je vois une fille habillée de la sorte, j’hésite à lui dire qu’elle a pas fini de s’habiller, des fois que ça la vexerait. Par exemple, l’autre jour, j’ai vu un mec en charentaise au Starbucks… C’est fou les gens qui confondent le Starbucks avec leur chez eux, d’ailleurs…Bref. Le monsieur, j’ai pas osé lui dire pour ses pantoufles et ce pour deux raisons :
- c’est peut-être fait exprès et il va être vexé comme un pou que je prenne sa tentative fashion pour une erreur d’étourderie
- il s’en est rendu compte lui aussi et prie très fort pour qu’il soit le seul. Si j’arrive en lui disant « hé monsieur, vous avez gardé vos pantoufles ! », il va se rendre compte que les gens le voient et je vais le miner.
- il s’en est pas rendu compte mais vu qu’il n’a pas de paire de chaussures à faire apparaître comme par magie, ça lui fait une belle jambe.
Donc que cet oubli du bas soit volontaire ou non, il est de mauvais ton de le faire remarquer. Ceci étant dit, quand je vois que dans une relation amoureuse je mets minimum un trimestre avant de me montrer en chemise de nuit à mon homme (en général, je dors toute nue quand je suis pas seule) parce que je trouve ça tue l’amour, m’exhiber ainsi dans la rue, ça me paraît totalement inconcevable !
16:59 Publié dans fasheun, flingueuse de tendances | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : mode, fashion, starbucks, la moule de britney spears, chemise de nuit, liquette, ballerines
17.06.2008
Mes escarpins de femme fatale
Bon, la morosité, c’est pas mon truc, je trouve que ça ne sert qu’à bouffer de l’énergie. D’ailleurs, hier soir, après la gym, j’avais un peu plus le moral. Mais en fait, demain, c’est la pleine lune donc je comprends mieux pourquoi je suis énervée comme ça. Mais j’aime pas faire du boudin donc haut les cœurs, je vais vous parler de mes escarpins de femme fatale.

Mes escarpins, ils sont classiques, de prime abord : le bout pointu, un lacet à la cheville, le pied à moitié dénudé. D’ailleurs, ça me fait même un joli pied. Et il y a un petit talon de 4 cm, tout fin. Et c’est de lui que vient la magie. Parce que quand j’ai ces chaussures là, j’ai la démarche qui va avec. Tu sais, la démarche féline et sûre d’elle ? Voilà, celle là. Dès que j’enfile mes escarpins, j’ai l’impression que ma sexy attitude prend automatiquement des points. Je roule naturellement les hanches, je pose les pieds au sol de façon fière et conquérante, sans parler du « tac tac » très pétassista.
D’ailleurs, mes escarpins, ils font grand effet sur M. No brosse, même s’il les croit neufs à chaque fois (il est mignon). C’est pas la première fois qu’il ne remarque pas mes nouvelles coiffures mais par contre, il est attentif à mes chaussures. De là à en conclure que c’est un fétichiste…Il n’empêche que l’autre matin, il me ramène à la gare et en marchant le long du trottoir, je me la suis jouée femme fatale genre j’explose dans ma féminité. Bon, en plus, j’avais eu du sexe la veille donc en général, ça accroît le côté féminin. Ca t’arrive jamais à toi de capter plus de regards après une nuit de sexe qu’en temps normal ? Et j’interdis aux gens de dire en comm « tu dois avoir un truc suspect sur la figure, huhuhu hihihi ». Tu te crois où ? Dans Mary à tout prix ?
Le temps clément est une bénédiction pour mes pieds. Soit je mets mes escarpins, soit je mets mes sabots un peu compensés qui me font atteindre au moins le mètre 65 (ohlala), galbent la jambe et font prendre l’air à mes orteils, orteils peints pour l’occasion. Enfin, là, non, mais promis je vais le faire. C’est vrai que parfois, en hiver, je fais un peu péter les baskets avec des chaussettes dedans. Oui, des chaus-set-tes, le truc moche que certains hommes ont l’outrecuidance de garder pour me faire sauvagement l’amour. Même que des fois, je l’avoue, ce sont des chaussettes dépareillées. Alors qu’en été, il fait chaud et le pied a envie de légèreté, il y a droit comme le reste du corps. Pourquoi j’enfermerais mes pauvres petons dans des chaussettes alors que je n’enferme pas mon torse et mes bras dans un pull, hein ? Je n’évoquerai pas ici le problème de l’odeur de pieds qui transpirent, on est sur un blog de fille où tout doit être joli.
Il n’empêche qu’avec mes escarpins, j’ai plus confiance en moi, je me sens plus charismatique. Et en cette période de pleine lune, c’est vital.
17:32 Publié dans fasheun | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : escarpins, sabots, jambes galbées, chaussettes, pull, femme fatale, vernis à ongles
11.06.2008
Je ne suis pas Pocahontas
Sous titre : les pompes à franges, c’est le mal
La flingueuse de tendance que je suis est de retour et ça va saigner, mouahahah. Il te fait peur mon rire sadique, hein ? Bon, la mode, je l’aime pas toujours mais alors un truc que je comprends pas, c’est cette manie de mettre des franges à toutes les chaussures. Tout comme cette volonté de porter des bottes en daim frangées alors qu’il fait chaud et que l’odeur de pied, ce n’est pas vraiment mon odeur préférée. Faites comme moi, faites péter les compensés nu pieds (faut que je me vernisse les ongles des orteils, tiens).

Mais revenons en à nos franges. Mes parents ont eu la bonne ou la mauvaise idée de se reproduire en France, pays où il n’y avait pas d’Indiens quand Christophe Colomb le découvrit puisque Christophe Colomb n’a pas découvert la France, rappelons le, en cette période d’examens pour nos ados chéris. N’ayant pas le moindre gêne amérindien, même en cherchant bien, les chances que je sois descendante de Pocahontas sont d’aucune. Y a qu’à voir ma tronche. Avec ma peau de porcelaine et mes yeux clairs, si je devais jouer dans un film sur les origines de l’Amérique, je jouerais la femme du colon, pas Pocahontas. Ou alors à la limite j’aurais le rôle de l’Indienne blanche recueillie par les Indiens qui auraient massacrés mes parents, sont bien urbains. Et après, je roulerais des pelles à Kevin Kostner qui aurait pu se raser la moustache. Donc déjà, génétiquement, rien ne me prédispose à porter ce genre de pompes.
Mais passons sur ces considérations génétiques pour arriver à des considérations esthétiques. C’est moche. Prenons une fille lambda de type "j’ai de belles jambes, je les montre dès qu’on dépasse le 15°". La voilà donc dans une superbe robe courte moulante laissant apparaître de fines jambes de gazelle. Et là, HERESIE, Belle Gambette nous met au pied des bottes d’Indienne en daim qui lui pètent la jolie courbe de ses jambes en 30 secondes chrono (et ça la fait puer des pieds aussi mais ça, faut vraiment être très proche pour s’en rendre compte). Elle a la même grâce que Pamela Anderson en moumoute boots, le truc que tu comprends pas qu’on puisse même avoir l’idée d’en vendre en Californie.
Et puis je te parle même pas des sandales à frange. Faut savoir, les sandales, c’est le moins de matière possible donc pourquoi on en rajouterait soudain ? Surtout qu’en bonne entomophobique que je suis (je sais pas si le mot existe, j’ai un peu la flemme de chercher), des bouts de tissus qui frôlent ma peau au moindre pas, je vais avoir l’impression d’être attaquée par une volée de je ne sais quelles bêtes. C’est juste impossible.
Enfin, quand je marche, je ne vois pas l’intérêt d’attirer l’attention sur mes pieds avec des choses qui volètent autour alors qu’en haut, j’ai mes sublissimes cheveux qui flottent au vent, tel un appel à la sensualité. Franchement, si on faisait un match mon visage vs mes pieds, je sais très bien que le premier s’en sortirait haut la main car j’ai une tête plus jolie que des chevilles. De toute façon, un pied (et la cheville qui va avec), ça se doit d’être léger, primesautier… Donc on vire toutes les fanfreluches qui voudraient se caler autour et on avance !
16:08 Publié dans fasheun, flingueuse de tendances | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : bottes à frange, sandales, chaussures, chevilles, cheveux, kevin kostner, christophe colomb
28.05.2008
My wonderful shoes
Aujourd’hui, c’est la sortie de Sex and the city le film donc j’en parlerai pas pour me démarquer de la blogo, na. De toute façon, si tu crois que je vais aller au ciné le voir ce soir alors que ça va grouiller de monde, tu rêves. J’aime pas la foule surtout qu’à Paris, les spectateurs au cinéma sont bien indisciplinés, bien plus qu’en province.

A la place, je vais vous parler de mes nouvelles wonderful shoes. Pour les nouveaux arrivants, rappelons que depuis maintenant deux semaines, je me suis mise à la gym suédoise. Après un premier cours, je me suis bien rendue compte que mes baskets étaient merdissimaux et qu’il fallait que j’investisse. Samedi, avec MAP, on a donc fait du shopping (surtout pour elle). D’ailleurs, on s’est un peu pris la honte au BHV en se moquant des sacs très très chers. Par exemple, j’avise un sac avec une lannière « chaîne » et forcément, je me gausse « hihihi, ma mamie, elle a le même ». Et là, la vendeuse nous fond dessus : « BONJOUR ! ». On est parties en courant. Au stand suivant, c’est MAP qui fait des siennes : « pfff, tu crois qu’ils acceptent les reins comme moyen de paiement » et là, la vendeuse (mais pas la même) nous a regardé pas très gentiment. Hého, c’est notre faute si ton mini sac coûte un bras ?
Bref, tout ça pour dire que je suis allée au foot locker des Halles (je déteste de plus en plus ce quartier, ça en devient viscéral) pour m’acheter mes wonderful shoes. On entre, o, va devant le rayon femme et là… ben, je sais pas, j’y connais rien en basket, je prends quoi ? Je vais demander au vendeur, tiens, c’est son métier.
« Bonjour, je voudrais acheter des baskets pour faire de la gym suédoise.
- Vous n’êtes pas déjà venue jeudi ? Car une jeune fille m’a demandé la même chose, hihi ! »
Comme je suis sympa, j’ai pas répondu que si j’étais venue jeudi, je serais pas revenue acheter une paire au prix de la basket… Après m’avoir demandé ce que c’était exactement la gym suédoise, il me réoriente vers son collègue qui me fait tout une présentation des chaussures. « Y a une couleur qui ne vous va pas ?
- C’est pour faire du sport, j’y vais en jogging, pas maquillée et y a pas de mec en plus…
- Oh mais y a plein de filles qui ne veulent pas prendre certaines couleurs ».
Quand on voit ma gueule en sortant du cours, on se dit que la couleur de mes chaussures est un peu le cadet de mes soucis.
Bref, mon regard se porte sur les nike air. C’est celles là que je veux. Je les enfile à mes pieds et OH MY GOD !!!!!!!!! J’ai un instantané et fulgurant orgasme pédologique. Oh oui, c’est bon, encore, ah ah ah, ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! C’est dans ces moments là que je me rends compte que j’ai vraiment pas des chaussures top en temps normal. Le vendeur me met dedans des semelles gel qui me remplacent le pied tout comme il faut, qu’il dit. Quand je les mets, j’ai mal. J’ai des pieds tout pourris, j’en conclus.
Du coup, dimanche, je vais au sport avec, toute contente. Ohlala, que ça rebondit bien ! Youpi, c’est trop funky ! Bon, à la fin, j’ai un peu mal au pied gauche mais ça va. Du coup, lundi, je les remets. Sauf que les semelles en gel, ça replace mon pied mais ça sent un peu bizarre avec les bas…
Mais avec mes wonderful shoes, j’irai loin, très loin. Genre péter la gueule à ces connards de prestas qui m’ont officiellement déclaré la guerre aujourd’hui. Bah tiens ! (En fait, là, ça se voit pas mais j'ai furieusement envie de dire plein de gros mots à ces enfoirés. Même qu'ils ont osé dire que j'avais traumatisé deux de leurs employés, moi ! Ils sont "terrorisés" par ma personne. Je ne fais peur à personne.)
18:25 Publié dans fasheun | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : nike air, basket, sport, gym suédoise, bhv, sac hors de prix, les halles
22.05.2008
Chloé Sevigny : la souris de New York
Annonce : Je m'excuse pour mon article d'hier pas très punchy mais je suis cla-quée. Vivement dimanche que je retourne à la gym, hihihi. Ca va me mettre de bonne humeur, ça.
Il y a des phénomènes que je ne comprends pas, mais vraiment. Non,je ne parle pas des statues de l'Ile de Pâques ou je ne sais quel autre mystère qui fait le bonheur des éditeurs ésotériques mais d'un autre, plus modesque et plus pétassista : Chloé Sevigny. Qui c'est ? Officiellement une actrice mais elle est surtout connue pour sa passion de la mode. Si Carry Bradshaw existait en vrai, ça pourrait être Chloé.
Sauf que moi, je ne comprends pas. Les trois quart du temps, Chloé ne ressemble à rien. Habillée comme un sac à patate, cachée derrière ses grosses lunettes… Je sais tout ceci est hyper fashion mais c'est surtout super pas seyant. Je te ferai un article anti grosses lunettes, tiens. Bref, Chloé, de prime abord, c'est même pas la girl next door, on l'imagine plus dans le rôle de la binoclarde du lycée mal attifée à qui personne ne parle.
Et pourtant, Chloé est magique. Quand j'ai vu qu'elle posait en photo dans le Very Elle, j'ai soupiré très fort. N'im-por-te quoi. Bon, je sais que je ne suis pas toujours d'accord avec les pin ups du moment mais alors là, j'étais dépassée. Puis je vois les photos et…mince, elle est pas mal cette garce, quand elle est maquillée, coiffée, bien habillée, sans ses grosses binocles.
Regardons un peu :
Chloé version sexy model

Chloé version "je m'a habillée toute seule"

Du coup, je me pose une vraie question : être petassista rend-elle moche ? Parce que bon, la mode, y a à boire et à manger. Je vous ai déjà parlé de mon aversion pour les pantalons over size et mes idées d’articles sur la question n’arrêtent pas de me venir. Je ne dirai pas lesquelles pour pas qu’on me pique mes idées. Ah oui, tiens, j’aurais pu rajouter dans mon article « tu sais que t’es blogueuse quand », quand tu crois vraiment que des gens vont te piquer tes idées. Anyway, c’est pas le sujet. Chloé, quand je la vois aux soirées, elle porte des tenues improbables et peu seyantes, elle ne ressemble à rien. Et j’ai du mal à croire qu’elle n’a pas une personnal shoppeuse quand même.
Je me demande toujours (que d’interrogations aujourd’hui) à partir de quand notre goût personnel disparaît pour laisser place au diktat de la mode. Caroline Daily a fait un article sur le sujet, hier, assez révélateur, je trouve. Pour ma part, en tant que wannabe, je peux me permettre de rester réfractaire à la mode. Comme je disais à MAP (meilleure amie de Paris, on retient le nouveau sigle, merci), nous on est « esthétiques mais pas fashion ». Seulement, voilà, peut-être qu’à force de viser la pétasserie, je vais pas aussi tomber dans ce travers de m’habiller n’importe comment, du moment que je cumule les fashioneries.
Le jour où je mets les bottes à franges, achevez moi.
16:04 Publié dans fasheun | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : chloe sevigny, very elle, personnal shoppeuse, grosses lunettes, bottes à franges, fashionista, pétassista
13.05.2008
Non au pantalon oversize
Comme toute pétassista qui se respecte, je dois m’intéresser à la mode et pour le moment, ce blog est terriblement amodique. Parce qu’en vrai, la mode me passe à des kilomètres au dessus de la tête, je ne prends que ce qu’il me plaît et je jette le reste. Et en plus, je suis prolétaire. Alors pour justifier mon non suivi de la mode, j’ai décidé d’argumenter contre les fringues over fashion du moment qui ne passeront pas par moi.

Première victime : le pantalon over size. Depuis quelques temps, ça fleurit dans mes magazines féminins : l’over size. Prenez une mannequin ultra slim genre « je fais du 34 mais je suis un peu gonflée ce matin ». On apprécie ou pas cette minceur mais c’est son métier à la fille d’être fine comme du papier à cigarette. Et pour la féliciter de tout ce travail pour avoir une silhouette longiligne, on la case dans un pantalon 44 qui est même trop grand pour moi. Et l’effet « je suis une petite fille qui a piqué le pantalon de mon papa », moi, je trouve ça intolérable.
En tant que fille, je fais un régime, c’est comme ça. De toute façon, on a toute un régime en cours, pour mincir ou pour grossir… C’est un peu un gimmick. « Non, je peux pas reprendre de dessert, je suis au régime… Bon, juste une lamelle, alors, hihihi ». Donc je rêve tous les jours en mangeant mes carottes à la silhouette canonissime que j’aurai à la plage, histoire de passer du statut de cachalot albinos échoué à celui de Pamela Anderson (sauf que je suis pas siliconée, nananère). Je vous passe la liste de mes crèmes amincissantes et co, j’en ai déjà parlé. Les magazines féminins me survendent la minceur, t’as pas une page de pub qui ne traite pas du sujet, je vous prépare une petite vidéo sur le sujet. Sois mince ma fille, tel est ton destin.
Et voilà, page une, on me dit que je dois faire du 36 ou mourir et page 2, voilà que je vois ces filles à la silhouette parfaite enfiler des pantalons 3 fois plus grands pour elles qui ne moulent ni leur ventre plat, ni leurs fesses en béton, ni leurs cuisses fuselées. Non mais are you kiddin me ? Parce que si c’est ça, moi, je suis d’accord, je mets de l’over size mais je revends mes crèmes sur ebay et je laisse tomber l’idée de m’acheter un wiifit. Bon, en fait, l’idée, je l’ai jamais vraiment eue vu qu’il est impossible que j’installe la planche devant ma télé vu qu’il y a déjà la table basse et le canapé. Et je reprends les schokobons. Non mais quitte à mettre du 44, autant le remplir avantageusement.
Et puis surtout, je suis contre la mode versatile. L’été dernier, on s’est toutes suppliciées pour rentrer dans nos slims ou porter avantageusement des leggins (avec une blouse large, certes), bref, des fringues tellement prêts du corps que ça nous faisait un effet deuxième peau et là, tout à coup, on passe à l’inverse. Non mais vous nous prenez pour des girouettes messieurs les créateurs ou quoi ? En plus, l’over size, ça prend plus de place dans les placards.
Mais comme je suis magnanime, je vais faire l’effort de trouver une qualité majeure à l’over size (outre dissimuler le fait que j’ai un peu acheté un paquet de schokobons la semaine dernière). Et j’en ai une : alors qu’avec le slim, c’était string obligé pour ne pas laisser la moindre marque disgracieuse, avec l’over size, on peut mettre nos vieilles culottes en coton qui pochent aux fesses, personne ne le verra. Sauf les jours de rendez-vous galants, bien entendu.
09:26 Publié dans fasheun, flingueuse de tendances | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : pantalon oversize, mode, slims, régimes, mannequins, pamela anderson, wiifit
27.12.2007
Il est tout chaud mon manteau
Cette année, papa Noël a été très sympa, il m'a apporté le manteau que j'avais demandé. Bon, c'est pas celui là que je voulais mais ma mère veut toujours m'offrir des doudounes. C'est pas forcément flatteur à la silhouette mais l'avantage, c'est que c'est très chaud. Avec le manteau, j'ai eu droit à deux belles écharpes et un sac.

Et puis comme je suis une coquette à l'extérieur et à l'intérieur, j'ai eu droit à un bel ensemble d'intérieur rouge rubis. Non mais regardez moi ces couleurs, elles sont sublimes, j'adore.

Si avec ça, je chope pas un John-John, c'est que c'est désespéré. Quoi? Je ne sors jamais en nuisette dans la rue? Oui bah si c'est un vrai John-John, il devinera que j'ai un très bel ensemble d'intérieur.
Promis, je vous ponds un vrai article bientôt, j'ai un petit "j'ai testé pour vous" ! A suivre.
10:10 Publié dans fasheun | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : manteau, nuisette, écharpe, sac, robe de chambre, vêtements, noël
21.12.2007
Sans dessus dessous
Mes lecteurs adorés qui m’aimez d’un amour fou et déraisonné, je vais vous parler d’un sujet qui me tient à cœur aujourd’hui : les sous-vêtements. Oui, vous l’aurez remarqué, je passe mon temps à monter mes sous-vêtements et pour cause : ils sont jolis. Enfin, je trouve.

Les sous-vêtements, c’est important, même si tout le monde ne les voit pas. Même en ce moment, personne ne les voit, les miens, sauf moi et c’est pas si mal. Parce que je passe beaucoup de temps devant ma glace et que j’aime être jolie quand je me regarde, na. Et puis, être bien dans ses dessous, c’est très important. Vous les hommes, vous ne savez pas mais les filles, vous comprenez ce que je veux dire. Je ne supporte pas quand les baleines de mes soutien gorges me rentrent dans la chair ou quand mon string décide de tenter une pénétration sournoise et sans lubrifiant, en plus. D’autant que le string qui rentre dans les fesses, ça donne une démarche un peu guindée, genre « j’ai un parapluie dans le cul ». Sauf que c’est pas un parapluie, c’est un string ! Je suis très glamour, ce soir.
Longtemps, genre quand j’étais jeune et pucelle, je croyais qu’il fallait toujours avoir des jolis dessous quand on a rendez-vous avec un homme, des fois qu’il m’enlève mes habits. Puis en vieillissant, je me suis bien rendue compte qu’ils s’en foutaient royal. Bon, si je mettais la sale vieille culotte usée et trouée, là, ils pourraient tiquer quand même. Mais bon, pour le reste, vu la vitesse à laquelle ils se pressent pour les enlever avec si peu d’empressement alors que c’est fragile ces petites choses, quand même. Non mais y a quand même un truc qui m’épate : moi, depuis ma plus tendre adolescence, je sais attacher mes soutiens gorges alors que je dois les attacher dans mon dos et un mec adulte, lui, il n’arrive jamais à le défaire alors qu’il a une meilleure vue d’ensemble. Quand au fin bout de tissu qui protège mon intimité, ils le jettent sans ménagement dans un coin de la pièce. Comme si je jetais leur boxer, moi…
Quoi qu’il en soit, être bien dans sa culotte, c’est important. Et puis il faut avouer qu’en tant que femme, on a de la chance, on a vraiment l’embarras du choix au niveau formes, couleurs, matières… Dentelle ou soie, clair ou foncé, shorty ou string… C’est agréable d’être belle en dessous, aussi ! Faudra que je vous parle des bas, aussi, mais ça, ce sera une autre fois.
10:00 Publié dans fasheun | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : sous-vêtements, dessous, culotte, string, shorty, soutien gorge, bas
20.12.2007
Mon blouson de pétasse (pas –ista)
Lecteurs chéris, je vis un vrai drame. Je vous dirais bien que j’aime pas l’hiver mais ça, c’est pas follement original. Mes cheveux sont rendus indisciplinables par l’électricité statique, mon teint est tristounet, les lèvres gercées. Donc déjà, la fille, elle est pas au top de sa séduction.
Mais en plus, je me rajoute des handicaps. Il y a un mois, ma doudoune longue et chaude a rendu l’âme. Enfin, pas elle mais la fermeture éclair. Du coup, je me gelais et comme j’ai décidé de ne pas mourir d’une pneumonie, j’ai récupérer un vieux manteau gris, miteux et en plus qui me tient pas chaud. Bon, je n’ai plus le choix, je n’ai plus qu’un recours : ma veste de pétasse.

Examinons la chose : blanc, matelassé avec une capuche. Ai-je besoin d’en dire plus ? C’est pas classe du tout. Alors elle a l’avantage d’être très chaude mais comme vous pouvez le voir, elle est courte. J’ai donc les fesses exposées. C’est pas que je mets pas de pantalon mais en hiver, on sent la différence. Surtout quand on s’asseoit sur un banc de la gare, vous savez, les bancs en fer là. Ben, moi, inconsciente, je me suis assise dessus et j’ai eu peur de ne plus jamais pouvoir me lever, le froid ayant soudé mes pauvres fesses au siège. Mais en fait, tout est bien qui finit bien, j’ai pu me lever et même prendre mon train. Et mes fesses ont retrouvé leur délicate couleur rosée. Non, je ne mettrai pas de photo.
Et puis en plus, la veste de pétasse, ça ruine une silhouette en moins de deux. On dirait que je suis un mutant, mi femme mi bibendum Michelin. Même Carla Bruni ou Laure Manaudou, elles auraient pas la ligne avec ça. Bon, je sais, les mots clés qui marchent, j’aurais dû les mettre dans le titre mais excusez moi de parler tous les jours d’un sujet fascinant, moi. Bon, ok, je me tape pas un Président de la République et j’ai pas tourné dans une sextape (à ma connaissance) mais je suis sympa quand même, j’ai de vrais problèmes existentiels. Alors, voilà, je suis un bibendum sur pattes mais j’ai renoncé à être sexy en hiver vu que quand il fait vraiment froid, je rajoute à la panoplie un chapeau enfoncé jusqu’aux yeux, une écharpe et des gants parce que si le bleu était une jolie couleur de teint, ils en auraient fait des teintes pour fond de teint, justement. Or, c’est pas le cas, c’est donc que nous ne sommes pas destinées à ressembler à des Schtroumpfs. Surtout que corollaire de « je me les gèle », on s’enrhume et le nez qui coule, tout rouge et qui pèle parce qu’on a une peau fragile, je vous jure, ça n’attire pas les John John.
Mais ne pleurez pas sur moi, n’allez pas allumer des cierges à l’église Ste Coco, sainte patronne des pétassista, ma vie de bibendum touche à sa fin : j’ai commandé un nouveau manteau pour Noël !
10:00 Publié dans fasheun | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : veste, froid, mode, moche, bidendum, carla bruni, laure manaudou




