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30.05.2008

Et toi, c'est quoi ta catchphrase ?

Il est de ces métiers qui fonctionnent essentiellement sur la parole (écrite ou orale). Tout ce qui est comm, pub, journalisme et même vente… Le but est de convaincre l'autre, l'interlocuteur, que tu ne dis pas que des conneries. Alors pour se faire, on a un vocabulaire un peu spécifique bourré d'anglicisme pour faire comprendre que, non, on n'est pas des débutants ! J'avoue que j'adore noter les expressions du genre et les faire miennes. Exemple d'un échange de mail entre plusieurs de mes collègues et moi :

Collègue 1 : Je sais pas trop, les annonceurs sont assez touchy sur ce genre de choses.

Collègue 2 : On peut essayer de faire un truc safe comme ceci.

Bon, ici, si tu ne speakes pas communicante, touchy, ça veut dire sensible, susceptible. De même qu'avec mes collègues, on a un peu notre phrases récurrentes, tels des gags à répétition. Et bé on dit pas gag à répétition mais « running gag ».

 

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Alors maîtriser le vocabulaire de base et le réutiliser est une chose mais autant le réutiliser de façon adéquate et remarquable. Par exemple, en réunion, quand on me demande mon avis sur le domaine qui me concerne, j'essaie de faire dans la métaphore amusante mais impactante, histoire de détendre l'atmosphère mais surtout qu'on retienne ce que je raconte. Par exemple :

« Non mais je comprends pas qu'ils aient embauché cette fille sur ce projet, c'est un non sens. Elle, c'est tea time au Flore alors que le projet, c'est plus Starbucks entre copines ». A dire ça de façon la plus naturelle et spontanée possible, qu'on sente pas que ça fait deux heures que vous la préparez. Et là, savourez : ça rigole et même que la chef de projet la note sur son cahier pour la ressortir. Et voilà comment passer pour une fille géniale qui sait analyser une situation en 2x2.

 

Mais là, attention, à partir du moment où tu rentres dans le jeu de la catchphrase, faut pas faiblir. Il ne s'agit pas de passer pour la fille au seul coup d'éclat, il faut avoir son rayon de métaphores chocs donc t'es priée de te tenir au courant de tout ou à peu près, histoire de ne pas regarder ta chef de projet, les yeux écarquillées, quand elle te révèle une info. Evidemment, évite de faire ta maline genre : « han, je le savais déjà ! ». Ça, ça sert surtout à se griller, pour passer pour une merdeuse qui ne respecte pas ses supérieurs et qui semblent avoir les dents qui rayent le plancher. Si tu n'étais pas censée savoir, ouvre la bouche pour faire un « ah bon ? » puis après une seconde de silence de bon aloi, jette ta catchphrase préparée depuis un moment. Par exemple : « un partenariat avec eux ? Franchement, je ne suis pas favorable. Nous, c'est strass et paillettes alors qu'eux, c'est plus chiffon et broderies. C'est cheap. » Oui, un petit anglicisme, s'il-te-plaît !

 

Alors tu vas peut-être trouver ça effrayant genre « mais merde, y a que l'apparence qui compte alors ? ». Non pas que, je me contente pas de sortir des phrases qui déchirent, je fais du vrai travail aussi. Mais je t'avoue que les catchphrases, au boulot, c'est carrément mon jeu préféré. Tellement que j'en fous partout sur ce blog !

29.05.2008

Le planning de la pétassista

Depuis que j'officie sur ce blog, j'ai réellement découvert les blogs de fille que je ne lisais pas tant que ça avant. Il faut bien que je me renseigne sur mon sujet d'étude : la pétassista. Et en lisant ces blogs, je me suis posée une question essentielle : mais comment font-elles pour tout faire ?

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La vie de la pétassista est faite d'expositions, de ventes privées, ventes presse, concerts, avant-premières et premières, soirées VIP… Et là, forcément, je suis ébahie. Prenons la journée lambda d'une wannabe (en l'occurrence, moi) : levée 8h30, arrivée au travail à 10h, déjeuner de 13h30 à 14h en moyenne, départ du boulot ente 19h30 et 20h. Alors les expos au musée, c'est le week-end ou pas du tout. Et le problème, c'est que je ne suis pas la seule dans cette configuration et la foule, c'est pas du tout mon truc. Surtout que je ne ferai jamais 1m80 (ni même le mètre 70… et sans talons, pas le 60 non plus), je suis résignée, et les gens devant les tableaux, ça gâche un peu mon plaisir.

Et encore, le musée, y a une solution mais que dire des ventes presse ? Grâce à mon facebook de blogueuse, je suis gentiment invitée à des ventes presse. Ouais, viens dépenser de la tune en pleine semaine à 10h du matin, youhou ! Mais madame, moi, à 10h, je suis au travail pour gagner mon salaire de prolétaire. Prendre un RTT ou un congé ? Si tu savais le nombre de mes RTT et de mes congés, tu comprendrais que non, c'est pas possible non plus. Moi, mes RTT, je les prends pour partir en vacances. Et je ne te parle même pas des goûters chez Ladurée, Angelina et compagnie. Même hier, quand je suis allée au Starbucks avec ma collègue, on a pris un café à emporter pour le boire au boulot. Fuckin life.

Mais comment fait la pétassista ? Elle est rentière ou quoi ? Parce que mine de rien, avec leurs ventes presse et tout ça, elles en dépensent de l'argent, il doit bien venir de quelque part. D'un salaire par exemple. Entretenue par leur mari ? Ben il doit gagner plein d'argent pour financer tout ça. Non, la pétassista travaille mais elle doit avoir des horaires super souples  pour pouvoir tout faire. Parce que le truc doit aller aux expos, aux ventes presse et tout sinon, elle tombe dans la has been pétassista. En plus, si elle est blogueuse, plus vite elle parle d'un truc, plus ça va lui faire des visites.

Quoi qu'il en soit, cet emploi du temps de pétassista fait forcément rêver. Quand je fais la liste de tout ce que je n'ai pas vu, ça me déprime. J'aimerais bien aller au musée avant d'aller au boulot, voir les films et les concerts mais le soir, je sors du boulot, j'ai pas toujours envie d'aller faire des folies derrière. A se demander si la pétassista n'a pas un pouvoir magique sur le temps, histoire de se rajouter quelques heures dans la journée. Parce qu'en plus, la pétassista se doit de dormir suffisamment sinon, elle a le teint brouillé. Puis en plus, j'ai lu qu'en dormant, on cramait je ne sais plus combien de calories et que c'était utile de dormir. Sans parler des poches sous les yeux, c'est pas du tout pétassista, ça.

Des fois, je me moque des pétassistas mais là, je les envie carrément. Moi qui aie des envies et des projets pour au moins trois vies, là, ça m'épate. Mais c'est quoi leur secret ? Et si ce n'était finalement que dans l'art de caler les rendez-vous et sorties à la minute près ? Se lever tôt et finir le travail tôt pour avoir une longue soirée pour tout faire ? Moi, je serais plutôt pour (enfin, je dis ça, le matin, je suis génétiquement incapable de me lever trop tôt) mais le problème, c'est qu'il est délicat de partir du travail à 17h30 (même si j'arrive à 8h30) vu que tout le monde y est encore et que je dois rester disponible. Alors évidemment, la pétassista a un outil indispensable : le blackberry, qui lui permet de rester connectée au cas où. Mais quand même, je ne suis pas sûre que ce soit du meilleur effet. Surtout si on passe à mon bureau pour me demander un truc et que je n'y suis plus alors qu'à 8h30, personne n'était là pour me voir travailler dès l'aube.

Finalement, je crois que je vais devenir freelance comme ça, je ferai mes horaires sans que personne ne me prenne pour une tire aux flancs.

28.05.2008

My wonderful shoes

Aujourd’hui, c’est la sortie de Sex and the city le film donc j’en parlerai pas pour me démarquer de la blogo, na. De toute façon, si tu crois que je vais aller au ciné le voir ce soir alors que ça va grouiller de monde, tu rêves. J’aime pas la foule surtout qu’à Paris, les spectateurs au cinéma sont bien indisciplinés, bien plus qu’en province.

 

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A la place, je vais vous parler de mes nouvelles wonderful shoes. Pour les nouveaux arrivants, rappelons que depuis maintenant deux semaines, je me suis mise à la gym suédoise. Après un premier cours, je me suis bien rendue compte que mes baskets étaient merdissimaux et qu’il fallait que j’investisse. Samedi, avec MAP, on a donc fait du shopping (surtout pour elle). D’ailleurs, on s’est un peu pris la honte au BHV en se moquant des sacs très très chers. Par exemple, j’avise un sac avec une lannière « chaîne » et forcément, je me gausse « hihihi, ma mamie, elle a le même ». Et là, la vendeuse nous fond dessus : « BONJOUR ! ». On est parties en courant. Au stand suivant, c’est MAP qui fait des siennes : « pfff, tu crois qu’ils acceptent les reins comme moyen de paiement » et là, la vendeuse (mais pas la même) nous a regardé pas très gentiment. Hého, c’est notre faute si ton mini sac coûte un bras ?

Bref, tout ça pour dire que je suis allée au foot locker des Halles (je déteste de plus en plus ce quartier, ça en devient viscéral) pour m’acheter mes wonderful shoes. On entre, o, va devant le rayon femme et là… ben, je sais pas, j’y connais rien en basket, je prends quoi ? Je vais demander au vendeur, tiens, c’est son métier.
« Bonjour, je voudrais acheter des baskets pour faire de la gym suédoise.
- Vous n’êtes pas déjà venue jeudi ? Car une jeune fille m’a demandé la même chose, hihi ! »
Comme je suis sympa, j’ai pas répondu que si j’étais venue jeudi, je serais pas revenue acheter une paire au prix de la basket… Après m’avoir demandé ce que c’était exactement la gym suédoise, il me réoriente vers son collègue qui me fait tout une présentation des chaussures. « Y a une couleur qui ne vous va pas ?
- C’est pour faire du sport, j’y vais en jogging, pas maquillée et y a pas de mec en plus…
- Oh mais y a plein de filles qui ne veulent pas prendre certaines couleurs ».
Quand on voit ma gueule en sortant du cours, on se dit que la couleur de mes chaussures est un peu le cadet de mes soucis.

Bref, mon regard se porte sur les nike air. C’est celles là que je veux. Je les enfile à mes pieds et OH MY GOD !!!!!!!!! J’ai un instantané et fulgurant orgasme pédologique. Oh oui, c’est bon, encore, ah ah ah, ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! C’est dans ces moments là que je me rends compte que j’ai vraiment pas des chaussures top en temps normal. Le vendeur me met dedans des semelles gel qui me remplacent le pied tout comme il faut, qu’il dit. Quand je les mets, j’ai mal. J’ai des pieds tout pourris, j’en conclus.

Du coup, dimanche, je vais au sport avec, toute contente. Ohlala, que ça rebondit bien ! Youpi, c’est trop funky ! Bon, à la fin, j’ai un peu mal au pied gauche mais ça va. Du coup, lundi, je les remets. Sauf que les semelles en gel, ça replace mon pied mais ça sent un peu bizarre avec les bas…

Mais avec mes wonderful shoes, j’irai loin, très loin. Genre péter la gueule à ces connards de prestas qui m’ont officiellement déclaré la guerre aujourd’hui. Bah tiens ! (En fait, là, ça se voit pas mais j'ai furieusement envie de dire plein de gros mots à ces enfoirés. Même qu'ils ont osé dire que j'avais traumatisé deux de leurs employés, moi ! Ils sont "terrorisés" par ma personne. Je ne fais peur à personne.)

Happathai - Yatta !

Depuis deux semaines, je vous proposais de la pouffe peu ou pas vêtue. POur plaire à mon lectorat féminin (quand même très majoritaire), je vous propose cette semaine des nippons (et pas nichons) quasi nus qui chantent un titre pour le moins entraînant. Mais sous la joke, suivez bien les paroles anti gouvernementales. Ce qui me fait un peu peur, c'est que ça me paraît coller de plus en plus à la situation française... Gloups !

Yatta !

  

27.05.2008

Maya n’est pas une abeille

L’autre jour, je me promenais sur le blog de Miss Blablabla quand je vois un petit jeu : il fallait dire dans quel film avec Marion Cotillard avait joué Maya Barsony, chanteuse de son état. A gagner : des places pour son concert au Nouveau Casino le 26 mai, hier. Et si je fais un article sur le sujet, c’est que j’ai gagné deux places, huhu. Pour situer la demoiselle, elle est la demi sœur d’Arthur H et est soutenue par Brigitte Fontaine. Ok, ça situe pas tant que ça…

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Embarquant ma fidèle MAP, nous voici à 19h30 sur place. Bon, vu que le videur n’a pas l’air motivé pour laisser rentrer qui que ce soit et qu’il fait un temps somptueux, on rentre dans le bar pour s’avaler un petit coca. Je ne commenterai pas le service déplorable, non. Mais mettre un quart d’heure pour nous apporter une bouteille de coca (en plastique), je trouve ça un peu exagéré. Bref, on avale notre boisson et on ressort faire la queue. On croise au passage Miss Blablabla, Eric L-tz, Largentula et Philippe. A 20h30, on peut enfin rentrer dans la salle. TU noteras donc qu’on a été inspirée avec MAP d’aller prendre un coca au lieu de poireauter sous la pluie.

Bon, passons directement au concert qui a commencé facile 30 mn plus tard. MAP et moi avons adoré, c’est le genre de musique qui met de bonne humeur avec des paroles plutôt amusantes. J’aime la voix un peu à la Piaf, le côté un peu rock, les paroles subtiles et pleines de sous entendus (parfois même sexuels). Et quand je regarde par la fenêtre, je me dis que ça ne peut faire que du bien (en fait, là, j’ai un peu envie de déprimer au vu du temps). Maya a bien la pêche tout comme ses musiciens, ça bouge, ça joue avec le public… Globalement une bonne ambiance même si le problème des salles debout, c’est qu’on ne voit pas toujours bien, surtout quand on fait ma taille. J’aurais bien pris des talons mais rester 3h debout en talon, j’ai déjà testé et rien que d’y penser, j’ai envie de pleurer. Et quand t’as une connasse d’1m80 devant toi qui bouge en même temps que toi, c’est un peu galère. MAP m’a gentiment dit de me mettre pile devant elle.
« Mais je vais te gêner
- Heu… non, je vois très bien ».

Par contre, y a un truc qui nous a un peu étonné avec MAP : dans le public, il y avait tout un collectif lesbien. Je le sais, la grande asperge n’arrêtait pas de rouler une pelle à une autre fille (ce qui me faisait deux têtes à contourner au lieu d’une) et deux autres se sont roulées par terre à un moment. Mais le truc, c’est qu’on a pas compris pourquoi. Bon, ok, elle est super joulie Maya mais ses chansons parlent d’hommes alors je ne sais pas… A la limite, un collectif gay, je comprendrais vu qu’elle a participé à l’album musical « une robe », histoire d’un ancien boxer devenu transformiste pour élever son fils. Bref, si quelqu’un sait… Sinon, ce n’est pas très grave. Au moins, l’avantage d’un public assez lesbien, c’est que ça sent bon, celle devant moi (pas l’asperge qui avait changé de place pour prendre des trucs chelous avec sa copine, vu comme elles étaient défoncées déchaînées après) sentait la fraise.

Bref, voilà, MAP et moi avons aimé. Que dire de plus que si ce n'est que le jour où je suis foutue comme elle (mais je garde mes seins par contre), je mettrai la même combi short blanche avec ceinture noire. Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous mets son passage su Pink TV où elle chante une chanson métaphoriquement coquine. La vidéo dure longtemps mais la chanson que 3 mn, pas de panique.

26.05.2008

Futile mais pas que…

Aujourd’hui, je te fais une annonce. Pas celle que j’ai pas écrit ce week-end parce que ça, tu l’avais remarqué. Le pire, c’est que j’ai passé ma journée d’hier à la maison et j’aurais tout à fait pu te parler d’un beau gosse de la semaine mais j’ai eu la flemme. Non, je veux te dire qu’à partir de maintenant, je serai parfois sur le site de Futiles en tant que rédactrice. Hé ouais.


Quand Vodka Tonic m’a demandé de participer, j’ai dit oui, forcément. Le futile mais pas que, c’est un peu la quintessence de ma bloguittude. Il me fallait un nom de cocktail. Ca tombe bien, le Pink Lady en est un donc j’ai le suprême honneur de garder le même pseudo sur les deux blogs, hihi. Pour info, petite recette du Pink Lady :
4 cl de gin
2 cl de jus de citrons
0.5 cl de sirop de grenadine
1 blanc d' oeufs
1 cuillère à café de crème liquide
Mélangez et servez dans un verre à cocktail. Généralement, dans les bars, y a pas le blanc d’œuf et la crème liquide, faudrait que j’essaie d’en faire un comme ça mais j’ai pas de gin chez moi.

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Mais pourquoi j’aime la futilité au fond ? Parce que je suis une fille ? Ah non, votre honneur, je refuse cette réponse. Je crois pas que ce soit question de sexe mais de personnalité. Je peux être grave et sérieuse, avoir des débats d’actualité, des opinions, tout ça, lire des livres ni drôles ni girlie… Mais, ça, c’est pas mon côté Pink Lady. Pink, le matin, elle se lève, se tartine de toutes les crèmes possibles, se maquille, se parfume, se réjouit d’un rien, regarde les jolies choses, rêve de trucs sans doute inutiles mais à portée de main. Mon côté futiles, c’est ce qui permet de rendre la vie plus agréable, plus glitter. Avoir la peau plus douce et plus hydratée ne fera pas de moi une personne meilleure (surtout que tout le monde ne peut pas toucher pour vérifier, c’est un privilège, non mais) quoique… Je pense qu’un jour, il sera scientifiquement prouvé qu’une personne bien dans sa peau est plus sympa avec son entourage et c’est donc bénéfique pour tout le monde. La preuve : les jours où je me sens moche (malgré les produits que j’étale avec entrain tout partout), je fais un peu la gueule donc je suis moins sympa. CQFD.

Il est souvent de bon ton pour une fille de fustiger tout ce qui se rattache à la futilité. Exemple : « Ah non, je lis pas de magazines féminins, je les trouve creux. Je préfère lire le Monde ». Mais pfffff, quoi ! On peut lire l’un et l’autre. J’aime bien lire les magazines féminins, ça colle mieux avec mon bain plein de sels qui pétillent et sentent la fille. Et puis, je vous le dis : un magazine résiste beaucoup mieux à une plongée inopinée dans l’eau du bain qu’un journal. Je vous jure, j’ai testé : j’ai plongé la partie inférieure d’un Elle dans mon bain de fille, il a survécu. Alors que le courrier international qui a subi malencontreusement le même sort dans la piscine de mes parents, je pouvais plus tourner les pages. Conclusion : faut pas lire Courrier International pour se détendre, ça finit mal. Et puis, j’ai beau être une fille sérieuse, j’ai pas non plus envie de l’être tout le temps non plus. La situation politique birmane, c’est fascinant comme sujet (même quand y a pas de cyclone) mais les articles m’expliquant pour la 150ème fois que je suis une fille top qui mérite un mec top et on te dit comment le trouver en 10 leçons, j’apprécie aussi. Même si ça marche pas parce que déjà, faudrait que j’arrête d’être aussi difficile et que j’arrête de commencer toute relation par « de toute façon, ça marchera pas donc je m’attache pas ».

Conclusion 1 : la futilité sauvera le monde.
Conclusion 2 : à partir de maintenant, il y aura quelques articles de ma plume sur Futiles, donc. Et comme je suis une fille super sympa, ce ne sera pas des copier/coller de ce que je peux écrire ici, ce sera de l’inédit.

23.05.2008

La culture red carpet

Hé, en ce moment, c’est le festival de Cannes. Je songe très sérieusement à renommer mon blog « le blog des scoops trop ouf, les infos avant tout le monde ». Bon, je vais te dire, à Cannes, j’y suis pas, je ne suis qu’une wannabe petassista, pas encore une vraie. Du coup, je fais ma prolétaire à Paris dans des bureaux sombres à soupirer 150 fois par jour devant l’incompétence et la mauvaise foi de certains et la lourdeur bureaucratique de tous au lieu de faire ma starlette. Mais pour toi, lecteur, lectrice, je vais t’offrir du rêve donc pas te parler de ma vie mais de montées de marches.

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Cannes, son festival, sa pluie. Oui, il pleut à Cannes, c’est un peu un rituel mais comme on dit Cannes pluvieux, Cannes heureux. On dit pareil pour les mariages et je vais te dire, c’est que du mensonge. Je connais des gens qui se sont mariés un jour de pluie, ça a duré 6 mois. Bref passons. Comme je suis une wannabe petassista, tous ces événements mondains auxquels j’assisterai un jour dans mes rêves m’interpellent. En fait, j’ai un gros handicap dans mon parcours de wannabe, outre mon désintérêt pour la mode, mon refus de la frange et mon prolétariat : je suis une godiche. J’ai souvent la sensation pénible d’être un éléphant dans un magasin de porcelaine : non seulement je manque de grâce mais en plus, j’en rate pas une. En fait, si, je m’applique à chalouper les hanches comme il faut mais je suis un peu comme ces chats dédaigneux qui marchent sur le rebord du buffet la queue bien droite et qui se vautrent.

Alors du coup, faudrait que je m’entraîne pour être au top le jour J et ce en plusieurs étapes.

1- Eviter le fashion faux pas, bien entendu. Quoi que du moment que la pire des horreurs est siglée, ça passe mieux et si les gens se moquent, on secoue la main comme pour chasser un moustique en disant : « mais qu’est-ce qu’ils y connaissent à la mode et à l’élégances, les gens de la plèbe ? Ils seraient infoutus de distinguer une tenue Chanel d’une Giorgio Armani, pfiou ! ». Dans les faits, j’ai l’impression que c’est un peu le cas de tout le monde vu que sur le site de Elle, la plupart des créateurs ne sont pas précisés. Alors évidemment, tu me diras que quand on est sublime, on peut s’habiller en sac poubelle comme Gillian Anderson. Sauf que moi, je ne suis pas sublime mais par contre très susceptible donc je veux pas me ridiculiser. Du coup, je regarde un peu les photos des robes et je me dis que quoi que je mette, ce ne sera jamais pire que les autres. Le red carpet est de plus en plus un prétexte à porter des trucs immettables, je trouve. Par exemple, Frédérique Bel (y a vraiment de la starlette pouffe tous les ans quand même) qui nous la joue sirène.

 

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2- Ne pas tomber. A Cannes, tout le charme est dans la montée des marches. De mémoire, il ne me semble pas qu’il y ait eu des histoires de chutes dans ces foutus escaliers mais je crois que c’est surtout grâce à la loi du silence. Cannes, c’est glamour, c’est paillettes, c’est pas vidéo gag ! Ceci étant dit, comme je suis très consciencieuse, un mois avant le festival, je ne prends plus aucun escalator et je fais du stepper tous les soirs. Avantage : je serai pas essoufflée en arrivant en haut des marches. Inconvénient : à force d’avoir la pêche, on risque de les monter trop vite donc de ne pas être assez vu donc ça n’a aucun intérêt. Apprendre à faire des pauses pendant la montée pour faire le fameux regard par-dessus l’épaule qui est, paraît-il, le summum de la glamouritude.

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3- Rester digne. Le problème des créateurs, c’est que ce sont en majorité des hommes qui ne savent pas que porter une robe, c’est pas pratique pratique. Du coup, bon courage pour marcher dignement avec ça sans se casser la figure, marcher dessus, montrer un sein par accident. De façon plus générale, refuser les robes vraiment trop ridicules, n’est pas Victoria Abril qui veut.

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4- Signer des autographes sans avoir la main qui tremble. Ohé, ça va, je peux rêver !


Bon, voilà, je suis parée pour Cannes… Me reste à trouver une bonne raison pour me trouver sur le red carpet.

22.05.2008

Chloé Sevigny : la souris de New York

Annonce : Je m'excuse pour mon article d'hier pas très punchy mais je suis cla-quée. Vivement dimanche que je retourne à la gym, hihihi. Ca va me mettre de bonne humeur, ça.
 
Il y a des phénomènes que je ne comprends pas, mais vraiment. Non,je ne parle pas des statues de l'Ile de Pâques ou je ne sais quel autre mystère qui fait le bonheur des éditeurs ésotériques mais d'un autre, plus modesque et plus pétassista : Chloé Sevigny. Qui c'est ? Officiellement une actrice mais elle est surtout connue pour sa passion de la mode. Si Carry Bradshaw existait en vrai, ça pourrait être Chloé.
 
Sauf que moi, je ne comprends pas. Les trois quart du temps, Chloé ne ressemble à rien. Habillée comme un sac à patate, cachée derrière ses grosses lunettes… Je sais tout ceci est hyper fashion mais c'est surtout super pas seyant. Je te ferai un article anti grosses lunettes, tiens. Bref, Chloé, de prime abord, c'est même pas la girl next door, on l'imagine plus dans le rôle de la binoclarde du lycée mal attifée à qui personne ne parle.
 
Et pourtant, Chloé est magique. Quand j'ai vu qu'elle posait en photo dans le Very Elle, j'ai soupiré très fort. N'im-por-te quoi. Bon, je sais que je ne suis pas toujours d'accord avec les pin ups du moment mais alors là, j'étais dépassée. Puis je vois les photos et…mince, elle est pas mal cette garce, quand elle est maquillée, coiffée, bien habillée, sans ses grosses binocles.

Regardons un peu :

Chloé version sexy model

 

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Chloé version "je m'a habillée toute seule" 

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Du coup, je me pose une vraie question : être petassista rend-elle moche ? Parce que bon, la mode, y a à boire et à manger. Je vous ai déjà parlé de mon aversion pour les pantalons over size et mes idées d’articles sur la question n’arrêtent pas de me venir. Je ne dirai pas lesquelles pour pas qu’on me pique mes idées. Ah oui, tiens, j’aurais pu rajouter dans mon article « tu sais que t’es blogueuse quand », quand tu crois vraiment que des gens vont te piquer tes idées. Anyway, c’est pas le sujet. Chloé, quand je la vois aux soirées, elle porte des tenues improbables et peu seyantes, elle ne ressemble à rien. Et j’ai du mal à croire qu’elle n’a pas une personnal shoppeuse quand même.

Je me demande toujours (que d’interrogations aujourd’hui) à partir de quand notre goût personnel disparaît pour laisser place au diktat de la mode. Caroline Daily a fait un article sur le sujet, hier, assez révélateur, je trouve. Pour ma part, en tant que wannabe, je peux me permettre de rester réfractaire à la mode. Comme je disais à MAP (meilleure amie de Paris, on retient le nouveau sigle, merci), nous on est « esthétiques mais pas fashion ». Seulement, voilà, peut-être qu’à force de viser la pétasserie, je vais pas aussi tomber dans ce travers de m’habiller n’importe comment, du moment que je cumule les fashioneries.

Le jour où je mets les bottes à franges, achevez moi.

Tatu - Beliy Plaschik

Clip de pouffe exceptionnellement le jeudi aujourd'hui du fait que hier, j'étais en conférence une bonne partie de la journée et que j'avais oublié de programmer un clip. Après le putassier Girlicious de la semaine dernière, fallait que je trouve un truc fort. Et qui me sort un nouveau clip ? Le groupe russe Tatu. Souvenez-vous, au début du siècle, Lena et YUlia, la brune et la rousse, se roulaient des patins devant les caméras pour vendre leur "All the things she said", clip fait pour agiter les hormones des ados : chemisiers blancs trempés, jupes plissées d'écolière, chaussettes montantes et baisers lesbiens. Si on a rapidement découvert que les deux divas n'étaient pas un couple lesbien, leur carrière se poursuit même si en France, on n'en entend plus beaucoup parler.

 

Et voici donc en exclu leur nouveau clip. Toujours les reines de la provoc commerciale, ces deux là. Cette fois-ci, elles nous gratifient de scènes de nues qui... ne servent à rien.

  PS: Dark Lady s'énerve sur Ladies room, aujourd'hui !

21.05.2008

La pétassista est-elle forcément parisienne ?

Retour un peu de ma pétassista chérie, je l’avais un peu oubliée, quand même. Je me pose une question essentielle sur elle : la pétassista vit-elle forcément à Paris, du moins en semaine ? Je parle de la pétassista française bien sûr, celle qui n’a pas de raisons d’aller vivre à New York.

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Récemment, j’ai acheté le livre « guide pour être une bonne parisienne ». Comme une pomme, j’ai cru que le livre allait me filer des tuyaux rigolos mais passés les premières pages « portrait type de différents styles de parisiennes, on vous file que des adresses ». Lu très vite, j’ai même eu peur de me retrouver en panne de lecture pendant le trajet interminable en train. Mais quand même, dans le peu que j’ai lu, je trouve que la parisienne est une vraie pétassista.

Déjà, si je prends mon cas personnel, qu’est-ce que j’ai pu me pétassiser depuis que je vis ici ! Et encore, je suis loin du compte. Faut dire que si on peut être pétassista en province, Paris reste la place to be. D’abord, en un, à Paris, y a toutes les boutiques. Dans ma province, y a même pas H&M, t’y crois ? Ni des maje, des Sandro et tout ça. Alors ok, on peut se rattraper sur les ventes privées mais moi, j’aime pas ça les ventes privées, j’ai besoin de toucher avant d’acheter.

En dehors de ça, Paris est l’endroit pour voir et être vue. En tant que bonne pétassista, tu vas prendre des thés ou des verres dans les lieux de la hype. Un petit thé chez Ladurée, un cocktail au Kong, un dîner au Curieux, etc. Elle court les expos qui viennent de débuter pour en parler avant tout le monde, elle va aux soirées de la hype et même parfois, elle croise du people. Tu crois qu’il y a un Ladurée en province ? Mais tu rêêêêêves. Et même que pour faire l’ultime pétassista, dès qu’on te parle Ladurée, plisse le nez et soupire « ça me déprime comme c’est devenu à la mode pour les macarons alors que franchement, leurs religieuses à la violette sont à se damner ».

Le problème de la mode, c’est qu’elle passe très vite. Alors dès qu’un lieu est branché, il faut y aller dans les trois jours suivant sinon tu passes dans la catégorie has been. Alors nos amies provinciales ont un handicap majeur : elles arrivent sur la capitale quand elles peuvent monter (car elles ont aussi des vies, faut pas croire) et vont dans un lieu branché. Mais dès qu’elles en parlent à leurs copines pétassistas parisiennes, elles se prennent un cinglant : « pffff, c’est devenu nul là-bas, trop de monde, c’est trop beauf. ».

Quelque part, c’est trèèèès agaçant. Déjà, moi, en tant que parisienne, j’ai du mal à suivre ce qui est in et ce qui est out en terme de lieux over branchés parce que d’abord, si j’avais les moyens de sortir tous les soirs, ça se saurait puis j’ai pas envie de passer mes soirées au bar à ne pas regarder la personne en face de moi pour guetter l’éventuel people pour me la raconter. Mais surtout, d’où la province n’aurait pas le droit à des lieux à la hype où toutes les pétassistas de la hype se damneraient pour y aller ? Pourquoi on ne parle que des macarons Ladurée alors que ceux de chez Adam (Pays Basque) sont 10 fois meilleurs ? Pétassistas de province, rebellez vous.

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