13.11.2007
Le drame de la botte
Cet hiver, vous n’échapperez pas, fashionistas de tous poils : vous serez bottées ou vous ne serez pas. Cool, j’adore les bottes. Et les bottines aussi. La mode, ça a du bon parfois !
Sauf que trouver une paire de bottes jolies et pas ou peu chères, c’est un peu la recherche du Graal (recherche du Graal like, parlons communicantes). Vendredi soir, sortie de bureaux, Pink Lady marche dans la rue. Elle a besoin de nouvelles chaussures car les siennes sont un peu trop estivales et le froid lui congèle ses adorables petits orteils. Dans une vitrine, des bottes bien jolies, avec un talon comme il faut. Mais le prix, lui, ne convient pas, 149 euros. Là, il est l’heure pour la wannabe pétassista de peser le pour et le contre.
Pour : elles sont jolies, totalement fashion et feront plusieurs hiver
Contre : c’est cher quand même pour une paire de pompes, surtout si je veux des bottines aussi.

Résultat : le magasin était fermé de toute façon. Mais l’achat de ces chaussures devient une nécessité et je veux de belles bottes, comme celles de la fille devant moi sur l’escalator hier matin.
Hier soir, je décide que c’est l’heure de la revanche. Je me rends dans le centre commercial proche de chez moi et c’est parti, j’erre de magasins de chaussures en magasins de chaussures, peu convaincue. Déjà, j’adresse ici un message à Kate Moss : dis donc l’épouvantail, qu’est-ce qu’il t’a pris de mettre des bottes en caoutchouc ? Maintenant, du coup, c’est la mode et les bottes en caoutchouc, c’est tout simplement inconcevable. Jeudi, lors d’une réunion, une de mes collègue avait une paire de ces foutues bottes en caoutchouc noires avec des pois multicolores, il me semble que j’avais les mêmes quand j’avais 3 ou 4 ans. Pétassista avant l’heure, vous avez vu ? A un moment, je trouve des bottes qui me plaisent, noire, longues, avec le bout pointu et une boucle par-dessus. Ok, je les veux. Je remue le magasin pour trouver ma taille (car dans mon grand drame existentiel, je fais la même taille de chaussure qu’une grande majorité de filles). Triomphante, je les enfile et là, drame : je ne peux pas les fermer. Parce que j’ai le mollet rond, voyez, joliment galbé mais trop. Et ce n’est pas en faisant du sport que je règlerai le problème, au contraire, même, ça va l’amplifier. Alors, évidemment, je pourrais prendre ma botte la taille au dessus mais c’est pénible. En général, j’ai l’alternative de la botte chaussette mais encore faut-il qu’elle soit belle, ce qui n’était pas le cas hier.
Du coup, je suis repartie avec deux paires de bottines et je crois avoir commis une erreur de casting sur au moins l’une d’entre elles. Rentrée chez moi, je m’empressais de les chausser pour me rendre à un rendez-vous galant mais là, je me rends compte que les talons sont vraiment trop hauts, les chaussures lourdes, j’ai une démarche à peu près aussi assurée que celle d’un flamand rose bourré. Quoi, vous n’avez jamais vu de flamand rose saoul ? Mais moi non plus ma bonne dame, je me contente d’imaginer et c’est déjà pas mal. Du coup, j’ai pris les autres, qui vont moins bien avec ma robe mais avec lesquelles je peux marcher. Les autres, je vais m’entraîner à marcher avec. L’avantage, c’est que vu la hauteur des talons, en même temps que je vais apprendre à devenir un flamand rose gracieux, je vais me muscler les fesses. Tout bénef.
PS: je vous aurais bien mis une photo de super bottines à mes pieds mais mon fuckin' téléphone portable refuse d'envoyer la photo par mail, vous ne verrez donc pas mes pieds.
13:07 Publié dans Wannabe pétassista | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bottes, bottines, mode, pétassista, fashionista, se chausser, mollets
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